Disclaimer : Aucun des personnages ne m'appartient... et je ne me fait aucun argent sur cet écrit. Ce disclaimer est valable pour tousles chapitres de cette histoire.
Ça fait des années que je n'ai pas écrit sur l'univers potterien, mais j'avais envie de m'y remettre. Il me manquera sans doute des choses. C'est un entraînement pour quelque chose de plus grand. J'avais envie de mettre ça dans une plus grande fic mais ça ne colle pas avec l'histoire que j'ai imaginé. D'où une certaine frustration. Et cette petite chose.
NOTE Ceci est une deuxième version de la fic. En me relisant, j'ai trouvé des choses trop rapides, et quelques fautes tellement stupides que j'en ai saigné des yeux ^^ Ma première relecture avait été bien trop proche de la rédaction, donc je n'ai pas tout vu. L'histoire en elle même ne change pas. Je rajoute juste quelques détails ça et la. A peu près une dizaine de phrases ont été ajoutées/modifiées dans ce document, et la mise en page des dialogues aussi. Je ne sais pas si c'est correct, mais c'est plus facile comme ça et ça me permet de rajouter des choses. Il y aura plus de modifications vers le milieu de la fic.
Merci de m'avoir (re)lue !
CHAPITRE 1 Update
Rémus tournait en rond. La dernière pleine lune l'avait épuisé. Comme d'habitude, ou un peu plus que d'habitude. Ses transformations lui avaient fait perdre un temps précieux, et son inquiétude allait en grandissant.
Zut. Il fallait qu'il fasse quelque chose. Ça faisait pratiquement une semaine qu'il n'avait pas eu de nouvelles d'Harry. Le deal avait été : une lettre tous les trois jours. Ses trois derniers courriers n'avaient déjà pas été très satisfaisants, mais cette absence de nouvelles le dérangeait au plus haut point.
Il prit une bande de parchemin.
« Albus. Je vais voir ce qu'il en est. Je ne tiens plus. RL »
Ca suffisait. Le Directeur comprendrait très bien de quoi il parlait, et il ne pouvait de toutes manières pas se permettre d'être trop explicite. Il appela son hibou et lui confia le mot avant de transplaner devant chez les Dursley.
A 23 heures, il frappa à leur porte.
OoOoOoOoOoOoOoOo
FLASHBACK
Trois semaines avant, ce lundi là, Harry s'était réveillé en sursaut, encore une fois, ravalant un hurlement. Ou plutôt croyant l'avoir ravalé. Il se leva, tremblant et en sueur, et descendit vers la cuisine. Les Dursley s'étaient un peu adoucis avec lui. A peine, mais juste assez pour qu'il puisse vaquer à ses occupations sans être dérangé. Ils essayaient -enfin sa tante essayait- même d'être un minimum courtois avec lui. Il ne pensait pas que le petit avertissement de Fol'Oeil à la fin de l'année les aurait autant marqué.
Il s'assit à table. Sa tante lui lança un vague « bonjour » auquel il répondit tout aussi vaguement. Il se servit un café lorsque son oncle se racla la gorge et émergea de derrière son journal, le teint rougeâtre.
-Tu leur a écrit ?
-Oui.
-Tu en es sûr ?
-Oui.
-Très bien. Maintenant, mon garçon, laisse moi te dire une chose. Il serait bon que tu arrêtes tes jérémiades. Le ton du gros bonhomme était clairement dédaigneux, et Harry ouvrit de grands yeux choqués.
-Tu cries toutes les nuits, continua son oncle avec un air moqueur. Je ne sais pas ce que tu fabriques, mais nous on ne dort presque plus. Duddy a besoin de calme tu sais. Il est en pleine croissance, il a besoin de se reposer la nuit.
-Oui c'est ça, bien sûr.
Il but son café et sortit de la cuisine, se maudissant lui même, lorsqu'un hibou passa par la fenêtre ouverte, par dessus la tête de l'oncle Vernon qui vira au violet, et se posa près de Harry qui s'était retourné. Il décrocha la grande enveloppe que lui tendait le volatile.
La tante Pétunia ouvrit un œil curieux.
- Qu'est ce que c'est ?
Harry la fixa de manière incrédule.
- Mes résultats d'examens je pense.
Il ouvrit doucement l'enveloppe et sortit les parchemins qu'elle contenait.
Sur la première page, une lettre.
"Cher Monsieur Potter
Vous trouverez ci joint les résultats de vos examens, ainsi que la liste de fournitures établie à partir de ceux ci.
Vous aurez également un document à rendre dans lequel vous stipulerez les options que vous voudrez continuer ou commencer pour les ASPICS.
Chaque professeur vous a également donné une petite liste de travaux à effectuer pour la rentrée.
Certains de ces devoirs nécessitent de pratiquer la magie, ainsi le Ministère lève provisoirement la restriction pour les élèves concernés.
Sachez que je suis fière de vous.
Minerva Mc Gonagall
PS : Le Directeur a insisté auprès du Professeur Snape pour qu'il accepte également les élèves ayant obtenu un Effort Exceptionnel en Potions, vu le peu d'Optimal attribués dans cette matière. Vous serez donc ravi d'apprendre que vous pourrez continuer les potions, ce qui arrange votre souhait de carrière d'Auror."
Sur la seconde, ses notes.
BREVET UNIVERSEL DE SORCELLERIE ELEMENTAIRE
CYCLE 1
MONSIEUR HARRY JAMES POTTER
ECOLE DE SORCELLERIE POUDLARD
MATIERES PRINCIPALES
METAMORPHOSES : -EFFORT EXCEPTIONNEL
SORTILEGES : -EFFORT EXCEPTIONNEL
POTIONS : -EFFORT EXCEPTIONNEL
HISTOIRE DE LA MAGIE : -DESOLANT
DEFENSE CONTRE LES FORCES DU MAL : -OPTIMAL
ASTRONOMIE : -ACCEPTABLE
BOTANIQUE : -EFFORT EXCEPTIONNEL
OPTIONS
SOINS AUX CREATURES MAGIQUES : -EFFORT EXCEPTIONNEL
DIVINATION : -PIETRE
Nous vous invitons à prendre rendez vous avec votre directrice / directeur de maison dès la rentrée.
La troisième page comprenait une liste de travaux écrits à rendre à la rentrée, un devoir par matière. Le gros des devoirs consistait à résumer les apprentissages acquis au cours des cinq premières années, ce qui s'averrait particulièrement ardu en Potions par exemple, ou il lui faudrait dresser une liste de toutes les potions faites en classe, des ingrédients rares utilisés et de leur effets.
Harry soupira. Il avait totalement oublié la présence de sa famille auprès de lui. Sa tante Pétunia se racla la gorge d'un air gêné.
- Tu as réussi ?
Harry la regarda, de plus en plus étonné.
- Je crois oui.
Il leva les yeux vers elle, et tenta le tout pour le tout.
- Tu veux voir ?
L'oncle Vernon faillit s'étouffer quand sa femme fit un petit oui de la tête. Harry pensa qu'il était entré dans une autre dimension et tendit les parchemins à sa tante, qui les lut rapidement.
- Tiens... Tu as eu pratiquement les mêmes notes que ta mère... sauf qu'elle a eu un Optimal en Potions.
Harry n'en revenait pas. Sa tante ne lui avait quasiment jamais parlé de sa mère, et encore moins de son monde. Quelque chose se brisa en lui et pour la première fois de sa vie, ses deux mondes n'en formaient plus qu'un.
- Tu as eu connaissance des notes de ma mère ? Et tu t'en souviens encore ?
- Bien sûr. Pétunia eut un reniflement méprisant, avant de continuer. Ça avait fait tout un tra la la a l'époque. Nos parents étaient tellement fiers de sa réussite. Et moi... Passons. Tu n'a jamais dit que tu voulais être Auror.
Vernon risqua une interruption, mais fût superbement ignoré.
- Pourquoi aurais-je dû te le dire ? Tu ne m'as jamais rien demandé. Que pourrais-je faire d'autre ? Avec ce qu'il se passe en ce moment, et... laisse tomber.
Pétunia leva les yeux.
- Que veux tu dire ?
-Laisse tomber.
Sous le choc, Harry tendit la main, et récupéra ses papiers. L'oncle Vernon regarda sa femme et son neveu comme s'ils étaient tous les deux devenus fous. Harry sortit de la cuisine et monta les escaliers quatre par quatre jusqu'à sa chambre, ou il prit une plume et du parchemin.
"Cher Lunard
J'ai eu mes résultats. Je crois que j'ai plutôt bien réussi. Je vais pouvoir continuer pour tenter de devenir Auror.
Il s'est passé quelque chose d'étrange... ma tante m'a parlé de ma mère. Je ne sais pas trop quoi en penser, surtout qu'elle à l'air de la detester plus qu'autre chose...
Si tu savais comme j'ai hâte de te revoir. Vous me manquez tous beaucoup.
Harry"
Il appela Hedwige et lui confia son pli. Ce fut la dernière vraie lettre qu'il envoya à Rémus.
Il s'attela au travail dès le lendemain. Plus tôt le travail sera fait, plus tôt il pourrait profiter de ses vacances. Et cette activité remplissait bien ses journées, si bien qu'il ne voyait que très peu les Dursley. Lorsqu'il s'entraînait pour les sorts, il insonorisait la pièce et posait des boucliers sur les murs pour ne surtout rien abîmer. L'espace était restreint, et ce n'était pas évident de s'entraîner seul à la défense, mais c'était toujours mieux que rien. Il avait bien l'intention de se rattraper quand il verrait Ron. Il avait également pris l'habitude d'insonoriser la pièce la nuit, après un rêve particulièrement horrible, dans lequel il avait revu le combat au ministère, et le départ de Sirius. Il ne pouvait toujours pas parler de mort. La blessure était bien trop profonde. Mais ce rêve la avait été pire que les autres, il les avait tous perdus, tous envoyés à la mort... Ron, Hermione, Neville, Luna, Rémus... Personne n'avait survécu. Les hurlements qu'il avait alors poussé avaient rameuté tout le monde dans sa chambre, et c'est baigné de larmes qu'il s'était fait enguirlander. L'oncle Vernon était bouffi, Dudley rouge de colère et la tante Pétunia était étrangement calme. C'est sans doute les avertissements reçus au tout début des vacances qui avaient retenu le poing de l'oncle Vernon. Il se rappela avoir hurlé sur Voldemort dans son rêve. Il ne savait pas s'il l'avait fait en vrai ou pas.
Il mangeait de moins en moins, passait le plus clair de son temps enfermé dans sa chambre, a travailler. La tante Pétunia avait tenté de savoir pourquoi il avait parlé de Voldemort. Il l'avait envoyée paître sous le regard courroucé de son mari. Il ne se sentait vraiment pas prêt à discuter de ça avec elle, tant il lui semblait que cette attention soudaine était feinte.
La Prophétie ne le quittait plus et tournait en boucle dans sa tête. Ses lettres se résumaient à des simples « je vais bien ». Il ne voulait plus qu'on s'inquiète pour lui. Il ne voulait plus avoir la mort de qui que ce soit sur la se surprenait parfois à noircir des pages entières de la Prophétie, et retrouvait souvent le prénom de Sirius coincé entre ses lignes.
Il dormait de moins en moins, se disant que sans sommeil, il n'y aurait pas de rêves non plus. Son état général était de moins en moins bon, mais il ne le voyait pas, et personne n'osait lui faire de remarques. Il avait maigri, et les vêtements trop grands de son énorme cousin pendaient sur lui encore plus lamentablement que d'habitude.
Son travail scolaire étant quasiment fini, il se permettait tout de même de sortir prendre le soleil, et rentrait de plus en plus tard. Il ne trouvait plus la porte verrouillée. Fol'Oeil avait vraiment fait une forte impression.
Un matin, il sortit de la maison avec un morceau de pain, et ne rentra pas. Il était allé au parc, et avait passé la journée sur une vieille balançoire. Il s'était mis à pleuvoir, et Harry, simplement vêtu d'un jean et d'un t shirt, ne sentit pas les gouttes de plus en plus grosses s'écraser sur lui. Il n'avait pas non plus remarqué que l'air s'était considérablement rafraîchi, et que le vent s'était levé. Il pleurait de plus en plus souvent, et se noyait dans ses pensées. Un violent orage avait éclaté après la tombée de la nuit, et c'étaient les gros coups de tonnerre qui l'avaient finalement sorti de sa torpeur. Il se mit en route vers la maison, trempé et gelé. Il monta dans sa chambre, et s'allongea sur son lit, la fenêtre encore ouverte et sans prendre la peine de se déshabiller. Hedwige pépia doucement. Cela devait bien faire cinq ou six jours qu'Harry n'avait plus envoyé aucun courrier.
