Cela faisait maintenant une bonne partie de la nuit que le prédateur traquait sa proie à travers la forêt de Mystic Falls. A la lisière d'une clairière il s'immobilisa, et renifla l'air ambiant. Il y sentit la peur et entendit les battements d'un cœur affolé non loin de lui. Décidant de faire durer encore un peu le plaisir, il avança au milieu de la clairière, se mettant à découvert pour que de sa cachette sa proie voit à qui elle avait affaire, et panique un peu plus encore. A la vue de son bourreau, le cœur de la victime se mettrait alors à battre encore plus fort, faisant circuler le sang plus vite et plus fort dans ses veines, l'odeur de la peur s'intensifierait de plus et l'excitation de Klaus serait alors à son comble.
Avec l'agilité d'un félin, le prédateur traversa l'étendu d'herbe, et d'un bond se retrouva perché sur une branche, son regard implacable balayant les alentours, puis il la repéra. La jeune blonde apeurée tentait de se cacher derrière des fourrés. Son souffle était court, son regard apeuré cherchait à deviner d'où viendrait l'attaque, car elle savait. Elle savait que ses minutes étaient comptées car elle venait de croiser le pire des prédateur du moment : Klaus Mickaelson.
Décidant enfin de mettre un terme à sa nuit de chasse, Klaus sauta de de l'arbre sur lequel il s'était perché et atterrit à quelques mètres de la fille. Elle était vraiment jolie, avec ses yeux bleus clairs, ses pommettes rosées et ses longs cheveux blonds. Ses traits fins évoquaient une poupée de porcelaine, fragile, et désormais à sa merci. La jeune fille poussa un cri d'effroi quand elle se retrouva face à face avec l'Originel et tenta de fuir, mais d'une main de fer, ce dernier l'attrapa par le bras et l'attira à lui. D'un geste sûr, il posa une main derrière sa nuque, attrapa ses longs cheveux blonds qu'il enroula autour de son poing pour l'attirer à lui et mordit son cou gracile afin d'en extraire ce précieux liquide qui non seulement le nourrissait, mais qui lui conférait un sentiment inestimable de puissance.
Peu à peu la vie quitta le corps de la fille, et quand tout fut fini, Klaus la laissa tomber à terre. Dieu que c'est bon pensa t'il en contemplant le corps sans vie à ses pieds. Pourtant, malgré cette sensation d'être pleinement repus, un sentiment de frustration le parcouru rapidement. La blonde étendue à ses pieds n'était finalement qu'une pâle copie de celle qu'il voulait.
- Bientôt ce sera ton tour Caroline murmura t'il doucement en s'éloignant….
