Discraimer: Le manga et les personnages appartiennent à Masami Kurumada, sauf mes chevaliers d'or adultes et mémé.

Rating: K


Graines de chevaliers


Dans un compartiment de train, un homme dormait paisiblement.

Sortant de son rêve, il émergea lentement de sa torpeur et bailla à s'en décrocher la mâchoire. Ses yeux noirs se posèrent alors sur le siège en face de lui et ce qu'il y vit lui parvient au cerveau au ralenti.

Un siège vide.

Le chevalier à la peau mate et aux cheveux noirs allait à nouveaux fermer les yeux quand cette information pris toute son importance dans sa tête.

Il se tourna alors violemment vers la porte de la cabine, une envie de meurtre se peignant sur son visage.

Ouverte bien évidemment !

C'est que son 'captif' en avait dans la caboche : le bassiner avec des histoires plus stupides les unes que les autres en attendant qu'il s'endorme pour filler à l'anglaise. Il devait admettre un certain génie sadique chez celui qu'il savait être le prochain porteur de son armure.

Un sourire cruel vient prendre possession de ses lèvres, oui ce petit sera parfait pour l'armure d'or du scorpion, il n'en doutait pas et plaignait déjà les futures victimes du petit monstre.

Enfin pour l'instant ce n'était pas sa préoccupation première.

Il devait retrouver l'enfant et ce avant que le train dans lequel il se trouvait et qui était actuellement en gare ne se remette en marche. Il était hors de question qu'en sortant du train pour retrouver l'enfant ce même train reparte sans eux, ho ça non !

Il n'avait pas la patience d'attende encore une heure avant qu'un nouveau train à destination d'Athènes ne se pointe dans cette foutue gare, pas avec ce petit diable de cinq ans qui hurlait à plein poumon qu'il l'avait kidnappé (même si ce n'était pas faux). Les regards qui l'avait suivi et les incessants chuchotements outrés de la part des badauds l'avait profondément énervé dans la précédente gare et s'il n'avait pas eu avec lui son armure d'or il aurait été interpellé et livré au commissariat le plus proche, il le savait.

Tout en passant dans le couloir il fit le vide en lui et chercha à localiser l'énergie crépitante de son petit disciple. Il le localisa alors à l'arrière du train et à la vitesse de la lumière il se retourna et fila en direction de ce cosmos si particulier, qu'il avait ressenti il y a quatre jours à peine alors qu'il se morfondait dans son temple.

….

Son ami du verseau ainsi que plusieurs autres chevaliers d'or étaient partis aux quatre coins du monde quand ils avaient ressentis le cosmos de leurs futurs apprentis flamboyer. Lui s'ennuyait à mourir et se disait que ses jours tranquilles allaient vite finir quand il devrait lui aussi entrainer le futur scorpion.

Ce fut donc avec une joie (à peine) dissimulé qu'il était allé toquer à la porte du grand pope pour lui dire qu'il avait enfin localisé son apprenti. Le soir même il était partit à sa recherche.

…..

Les cheveux lui claquant au visage, il s'arrêta sur le bord du train, la main droite se crispant sur la barre métallique du train, la tordant légèrement de par sa force phénoménale et la colère qui suintait à travers son corps. Oh non le garnement ne s'en sortirait pas comme ça, et c'est en grommelant mille menaces d'entrainements diaboliques qu'il ramena son apprenti vers lui, le tenant par le col de la chemise, de sa main gauche.

Les hargneux petits yeux bleus qui se posèrent sur lui ne le firent même pas tressaillir, et c'est pour la première fois la petite tête blonde qui baissa les yeux le premier, sous la fureur de ceux du chevalier d'or.

Tout en essayant de se calmer (il s'était tout de même fait avoir par un gosse de cinq ans, et ce trois fois de suite depuis qu'il l'avait emmené loin de son village natal) il repensa justement à sa première rencontre avec l'enfant.

….

Alors que le chevalier du scorpion arrivait aux abords du village ou il ressentait ce cosmos maintenant familier, perdu dans ses pensées pour le moins dépressives à cette heure (il était chevalier d'or quoi, pas baby-sitter !), il fut percuté par un petit boulet de canon blond qui leva immédiatement la tête pour s'excuser.

Là le chevalier reconnu son successeur, en plongeant ses yeux dans la galaxie bleutée que formait ceux du petit. Un sourire chaleureux vient alors adoucir son visage. Il se mit à la hauteur du gamin sans rompre le contact de leurs yeux, le gamin semblait aussi fasciné que lui par les yeux de son vis-à-vis.

Le charme pris soudain fin quand une petite fille tenant à peine sur ses jambes vient s'écrouler dans le dos du gamin, qui tourna la tête vers elle et lui sourit alors qu'elle riait à gorge déployée de cette blague qu'elle venait de faire et qu'elle seule semblait comprendre.

Ignorant à présent royalement le chevalier d'or, le bambin reconduisit la petite vers les autres enfants du village et recommença à jouer avec eux.

Une femme de soixante ans environ vient se présenter à lui, alors qu'il se relevait et cherchait autours de lui quelqu'un qui aurait pu le renseigner sur l'enfant.

-L'enfant s'appelle Milo, lui avait répondu la dame avec un regard en coin vers l'enfant. Pourquoi ? Avait-elle rajouté en reposant son regard sceptique sur le chevalier en face d'elle.

Ne voulant pas faire de détours et sachant que le village entier se liguerait contre lui, le chevalier répondit franchement à son interlocutrice.

-Parce que je ressens en lui l'énergie du futur chevalier d'or du scorpion. Même si ce village reste loin d'Athènes j'imagine que vous savez ce que cela signifie, n'est-ce pas ?

Pour toute réponse, le chevalier eu droit à un regard mauvais et un claquement sec de la langue de la part de la vieille dame, qui se retourna et appela le bambin pour qu'il vienne faire sa sieste. Alors que le gamin arrivait vers sa 'mémé' comme il l'appela en lui faisant les yeux doux pour qu'elle le laisse encore jouer un peu dehors avec ses amis, la vieille dame le traina sèchement à l'intérieur d'une petite maison, ne lui laissant pas le temps de protester. Sans un regard de plus pour le chevalier elle claqua la porte derrière elle, laissant le scorpion seul.

Si la réponse avait été plus qu'explicite, le chevalier ne se découragea pas, et voyant une jeune femme passer dans la rue il lui demanda des renseignements sur la famille qui vivait dans la maison qu'il lui indiqua.

Il apprit donc que la dame habitait avec son mari, qui malgré son âge continuait d'aider dans les champs à cette heure-ci. Il apprit de plus que le petit Milo était leur petit-fils, dont les parents étaient morts l'année dernière d'une maladie qui avait fait des ravages dans les villages alentours. Les grands-parents avaient alors pris en charge le bout-de-chou, qui lui aussi touché par la maladie s'en était sorti miraculeusement malgré son petit âge.

Tout en remerciant la jeune fille pour sa gentillesse, le chevalier ne put retenir un soupir d'exaspération en pensant aux difficultés qu'il allait rencontrer pour obtenir l'enfant, quand un seau d'eau glacé lui fut jeté par la fenêtre de la maison de Milo. La voix de la vieille dame lui sauta alors au visage.

-Ce n'est pas parce que vous êtes chevalier qu'il faut que vous vous croyez tout permis. Ce petit ne vous appartient pas, il est mon petit-fils et rien, j'ai bien dit rien au monde ne me fera vous le donner, pas pour que vous l'envoyez à une mort certaine au nom des anciens Dieux ! Si la population vous craint et vous révère encore un peu ce n'est pas une raison suffisante pour moi pour vous céder la chaire de ma chair. Disparaissez et que je ne vous revoie plus à tourner autour de ce petit, ou vous aurez à faire aux gens de ce village, je vous le jure !

Pour être claire, c'était claire. Les yeux de la vieille dame laissaient passer son irritation et sa détermination, jamais le chevalier ne gagnerait contre elle il le savait. Il fit alors la seule chose qui lui restait à faire, malgré son profond dégout pour cet acte futur, le scorpion se résigna et attendit la nuit, non loin du village sous un arbre.

Lorsque minuit sonna au clocher du village le chevalier se releva et s'étira comme un gros chat (ou comme un gros chevalier d'or du Lion) et se redirigea vers le village. Laissant ses sens vagabonder vers ce lieu son sourire se fit peiné. Les villageois avaient décidés à l'unisson d'aider le vieux couple, une patrouille surveillait l'entrée du village et le petit dormait dans une autre maison, plus à l'est. Pour un quelconque humain ne pas retrouver l'enfant ou il s'y attendait aurait de quoi déstabiliser mais les chevaliers d'Athéna étaient bien plus qu'humain et aucun des pièges mis en place ne parviendrait à contrarier le scorpion, habitué à des missions mille fois plus dangereuses et complexes.

C'est donc attristé à l'idée de devoir détruire cette petite famille que le chevalier du scorpion enleva son jeune apprenti, au nez et à la barbe de tous et qu'il l'emmena au sanctuaire, loin de ce qui aurait dû être pour lui une vie heureuse et normale, pour vivre dans cette prison de justice et d'abnégation que sera bientôt pour lui le sanctuaire.

….

Seulement le gamin n'entendait pas se laisser faire si facilement et cherchait depuis qu'il s'était réveillé il y a cinq heures déjà à s'enfuir par tous les moyens pour retourner chez lui, même si pour l'instant il ne savait pas du tout ou il était. Quelqu'un saurait de toute façon qui était sa mémé et son pépé, il n'en doutait pas une seconde.

Foi de Milo il ne laisserait pas le grand monsieur pas beau aux yeux bizarres l'emmener loin de sa famille ! Mémé devait être morte d'inquiétude de ne pas savoir où il était, et savoir sa mémé triste lui brisait son petit cœur d'enfant.

C'est en callant son pouce dans sa bouche -mauvaise habitude qu'il ne parvenait pas à changer- que le petit Milo chercha un nouveau moyen pour s'évader. Pour l'instant tous ses plans avaient ratés. Par il ne savait quelle magie le grand monsieur parvenait toujours à le rattraper, même quand il était sûr d'avoir réussi, comme cette fois.

Son petit cœur avait eu un raté quand le grand pas beau l'avait rattrapé par sa chemise alors qu'il descendait de ce drôle d'engin qu'il n'avait jamais vu et qui l'avait tout d'abord fasciné avant qu'il ne se rende compte que sa allait drôlement vite et qu'il s'éloignait de chez lui. Il avait réussi à faire s'endormir le prétendu chevalier (comment ça un chevalier d'Athéna ne se bat pas avec une épée ?, c'est pas un vrai chevalier alors !) et quand il avait senti le train s'arrêter il s'était tout doucement faufilé dans le couloir, pour courir de toutes ses forces jusqu'à une sortie quand il fut sûr que le grand méchant ne pouvait plus l'entendre.

Seulement sa avait raté et vu la tête du faux chevalier kidnappeur il ne se laisserait plus avoir si facilement maintenant, zut !

Nullement préoccupé par les pensées du petit démon blond, le chevalier tentait plutôt de contenir sa colère envers celui-ci, mais au vu des gesticulations du petit pour se libérer de sa poigne il dû se résigner, il n'avait pas trente-six mille solutions pour calmer le petit démon et c'est en soupirant que le scorpion en titre assomma son terrible apprenti.

C'est aux abords du sanctuaire que le jeune Milo se réveilla, balloté sur l'épaule de celui qui prétendait être son futur maître. Aussitôt le gamin voulu hurler à l'aide, mais il constata que quelque chose lui bloquait la bouche. En effet le chevalier du scorpion, qui en avait plus qu'assez de la révolte du gamin avait décidé de le ligoter et de le bâillonner pour ne plus avoir à supporter sa petite voix stridente.

Quand l'enfant réalisa sa situation, il se débâtit comme il le pouvait et poussa un hurlement mental, chose qui n'échappa aucunement au scorpion en titre et à un autre homme qui venait dans leur direction. De cinquante ans environ, aux cheveux châtains, à la peau pâle et aux yeux vairons marron et miel, il dégageait une aura glacée qui renforça la crainte du petit Milo envers ses hommes 'bizarres'.

Le nouveau venu venait d'ailleurs à leur rencontre, tenant par la main un autre petit garçon du même âge que Milo. Le garçonnet semblait lui aussi peu enclin à devenir un preux chevalier d'Athéna, si l'on tenait compte du fait qu'il utilisait toute sa petite force pour tirer en arrière et planter ses pieds dans le sol pour ne pas avancer.

Le chevalier du scorpion sembla d'ailleurs surpris que son ami du verseau se laisse aussi facilement faire par le petit mioche qui trainait la patte derrière lui. C'est en abaissant sa tête pour regarder le disciple de son ami qu'il tomba sur les joues rougies du petit. Nul doute que le verseau ne s'était pas laissé faire, mais tout comme lui il était tombé sur une petite teigne, les nombreuses cicatrices qui ornaient les bras et le cou de son collègue le prouvait bien.

Souriant, le scorpion décida de s'amuser de l'air exaspéré de son camarade, pourtant toujours si inexpressif.

-Alors comme ça tu n'as même pas pensé à le ligoter ? Et après c'est toi qu'on dit le plus intelligent des chevaliers d'or.

Pour toute réponse, le scorpion n'eut droit qu'à un « Bonjour à toi aussi » qui le fit hurler de rire, tandis que son disciple parvenait enfin à mettre à exécution son plan, à savoir jeter son petit pied sous la mâchoire du chevalier, qui se mordit la langue sous le choc et laissa tomber le petit.

Le chevalier du verseau ne put empêcher un semblant de sourire sadique de fleurir sur ses lèvres et laissa échapper.

-Pour répondre à ta question si, je l'ai déjà ligoté, mais il ne lui a pas fallu moins d'une heure pour mettre à profit la situation, comme le semble si bien l'avoir fait ton petit.

Soupirant il ajouta :

- Je l'ai depuis plus longtemps que toi je suppose et il m'en a fait voir de toutes les couleurs, je n'en peut déjà plus.

Pour entendre de tels propos de son ami du verseau, d'habitude si peu prolixe sur ses sentiments ou problèmes, mais aussi chevalier d'or possédant un égo surdimensionné, c'est qu'il fallait vraiment en vouloir. Tendant la main vers son disciple pour le rattraper, alors que celui-ci cherchait à s'enfuir en imitant le vers de terre, il comprit que les deux petites teignes qu'il voyait allaient devenir leurs enfers personnels.

Les yeux des deux adorables petits anges, comme le dirait surement leur grand pope quand il les verra, se rencontrèrent, alors que le petit Milo se sentait soulever en l'air et que le petit Camus cherchait de ses petits yeux intelligents quelque chose qui pourrait l'aider à s'enfuir.

Les petits tressaillir alors qu'ils virent, là dans les yeux de l'autre un immense pouvoir, quelque chose qu'ils ne pouvaient expliquer et qui les lia irrémédiablement. Cessant tout mouvement ils continuèrent à se regarder, sentant ce si puissant cosmos résonner en eux.

Quelque part dans leurs esprits un serment antique résonna :

« Chevaliers ! Je vous offre le pouvoir de créer des miracles et de sauver ce monde. Unissez-vous et devenez l'espoir dont l'humanité a besoin, car ensemble vous vaincrez ».

Sans s'en rendre compte les petits se mirent à pleurer, à la fois de joie et de tristesse, conscients du rôle qui serait le leurs dès à présent.

Les adultes qu'en à eux ressentirent aussi l'appel de leur déesse, comme au premier jour où ils s'étaient rencontrés et ils ne purent s'empêcher de prendre les enfants dans leurs bras pour les réconforter.

Petits qui se montrèrent d'ailleurs bien réceptifs à cet appel de tendresse, épuisés par leur lutte continuelle contre les adultes. Ils s'endormirent alors dans les bras de leurs maîtres, soufflés comme une bougie par les évènements qu'ils avaient vécus.

-Je te propose un petit remontant mon ami, dit alors le scorpion au verseau avec un sourire à nouveau joyeux, nous en avons bien besoin et ça nous permettra de nous détendre avant que ces petits diables ne se réveillent.

Le verseau ne put que donner raison au scorpion et c'est en écoutant les élucubrations de son si volubile ami sur la petite teigne d'apprenti dont Athéna l'avait pourvu qu'ils se dirigèrent vers la maison du scorpion, saluant les gardiens d'or qu'ils croisaient sur leur passage.

Arrivés dans la maison du scorpion ils laissèrent les enfants aux bons soins des servantes tandis qu'ils se dirigèrent vers la partie cuisine de la maison.

Les servantes posèrent les enfants dans un grand lit de la partie réservée aux apprentis et les laissèrent dormir. Une fois prés l'un de l'autre les enfants se tortillèrent de façon à ce qu'ils se retrouvent dans les bras de l'autre, et c'est toujours en dormant qu'ils poussèrent à l'unisson un soupir de bonheur, détendus de se plonger corps et âme dans ce cosmos qui les appelait depuis si longtemps déjà, à la lisière de leur conscience.

...

Voilà voilà, c'était mon tout premier texte de ma toute première fiction alors s'il vous plaît laissez-moi des reviews, pour me dire si vous avez aimé ou pas et sur quel(s) point(s) je dois m'améliorer. Vous en serez récompensés je vous l'assure … Mais si, par un travail de meilleure qualité (normalement) !