Salut, c'est JEANNE !
Ça va, les lecteurs ? Moi, allez savoir pourquoi, je suis de super bonne humeur et c'est pourquoi je vous poste cet histoire écrite il n'y a pas vraiment longtemps. Je tiens avant tout à dire que je ne connais presque rien à la psychologie, donc si vous remarquez des trucs qui vous paraissent pas normaux, no panic ! Peut-être que ça ne vous plaira pas, mais je prends quand même le risque de poster aujourd'hui. Et, je ne suis vraiment pas douée en titre, comme vous pourrez le remarquer ! Bisous à vous tous, bonne lecture et n'hésitez (toujours pas) à laisser des reviews, positives ou négatives. Et, j'allais oublier: j'organise une révolte contre Mandie, parce que elle a pas posté depuis 21 jours UR. Allez, tout le monde la harcèle ! LECTEURS EN COLÈRE !
P.S: Héloïse, je poste pour toi aujourd'hui parce que tu as posté pour moi hier (deux fois, en plus !) ! En plus, c'était trop chou ... Allez, tout le monde va lire House-Huddy-Lisa.
Le bruit lourd de sa canne percutant le sol de la salle d'attente à l'entente de son nom. Il doit être le dernier patient de la journée. Quand il entre dans la salle, elle est à quatre pattes sur le sol, ayant apparemment perdu quelque chose. Quand la psychologue entendit le bruit de la porte se claquer, elle se retourna avant de se lever le plus vite possible et d'aller serrer la main à son patient.
Elle devait être gênée, pensa-t-il. Tant pis pour elle. Il prit place dans le sofa, et attendit qu'elle retrouve ce qui semblait être une boucle d'oreille, tombée plus tôt par terre. Elle l'accrocha à son oreille droite, levant auparavant quelques mèches brunes et bouclées pour le faire correctement.
- Je suis Lisa Cuddy.
- Je sais. Vous croyez que je ne me renseigne pas sur les médecins que je vais consulter avant de prendre rendez-vous ? Riposta-t-il sèchement.
Elle prit entre ses mains sa tasse de café, encore chaude, et en avala une gorgée du liquide.
- Vous êtes Gregory House.
- Non, je suis un patient schizophrène qui s'est échappé de psychiatrie.
- Très bien. Résumons votre problème, fit-elle en levant les yeux au ciel.
Il grogna.
- Quel est votre problème ?
- Ce n'est pas à vous de me le dire ?
- A vrai dire, si vous ne me donnez aucunes informations sur la raison de votre venue au cabinet, je ne pourrais pas faire grand chose pour vous.
Il se massa légèrement la jambe droite.
- Une crampe ? Demanda-t-elle.
Il serra les dents.
- Non.
Elle l'interrogea du regard.
- J'ai fait un infarctus du muscle de la cuisse, et pour calmer la douleur, je n'ai que ces foutus flacons. Elle a trouvé bien de me faire aller en désintoxication pendant trois mois et donc, de me priver de ce qui peut m'aider.
- Qui est "elle" ?
- Ma petite-amie, triple idiote.
- Et, pourquoi a-t-elle décidé de vous faire interner ?
- C'est quoi ces questions ? Vous êtes psychologue, et ça, c'est ma vie privée !
Elle soupira un bon coup.
- Monsieur, vous allez me laisser faire mon travail à partir de maintenant. Je pose les questions, et vous y répondez. C'est tout. Est-ce que vous avez bien compris ?
Il détailla son visage, maintenant qu'ils étaient en face l'un de l'autre. Elle avait des yeux gris, et des cernes. Ce métier devait vraiment la fatiguer.
- Vous êtes mariée ? Questionna-t-il.
- Ça ne vous regarde pas, monsieur House.
- House. Dites simplement House.
- Très bien, House. Ce qui ne change toujours pas ma réponse.
- A vos yeux, je dirais non. Vous semblez épuisée de faire des rencontres avec des hommes plus crétins les uns que les autres.
Ne pas se laisser désarmer.
- A vrai dire, je suis mariée. Et épanouie.
- Et, vous avez des enfants ?
- Oui. Trois.
L'infirme se mit à examiner la pièce dans laquelle il se trouvait. Hormis une photo de ce qui semblait être son médecin plus jeune, il ne voyait rien qui pouvait montrer qu'elle avait une famille.
- Je vois.
La psychologue se racla la gorge. Comment pouvait-il tout savoir sur elle sans jamais l'avoir croisé auparavant ?
- Revenons-en à votre jambe.
- Je ne vois vraiment pas de quoi nous pourrions parler.
- Quand est-ce que l'accident s'est produit ?
Il leva les yeux au ciel, comme si répondre à cet interrogatoire ne lui servirait à rien.
- Pendant une partie de golf.
Il croisa le regard de la femme.
- 7 ans, lui avoua-t-il, comme si il avait entendu sa prochaine question.
Elle prenait des notes. Sans cesse, elle notait tout ce qu'il semblait dire d'important, à ses yeux. Cet homme avait été blessé par la vie et n'avait plus personne en qui faire confiance. Il était seul.
- Avez-vous parlé à d'autres personnes de ce mal, avant moi ?
- Si je peux considérer cet homme comme une personne, oui.
- Pourquoi dites-vous ça, House ?
Ses yeux s'emplirent d'un mélange de haine, de colère et de tristesse.
- C'était mon ami. Et, il a cru que cette cure serait pour mon bien. Je n'ai qu'une envie, maintenant.
- La violence ne résout rien, soyez plus intelligent. Et, si il a fait ça, pensez-vous que c'est dans le but de vous faire du mal ?
L'homme réfléchit quelques instants en regardant le sol puis, il leva les yeux vers elle.
- Ils ont détruit ma vie.
Puis, un long silence régna quelques minutes à la suite dans la pièce. Lui, était dans ses pensées et elle, essayait de trouver pourquoi cet homme s'était formé une carapace, presque impossible à briser.
- Je n'ai pas d'enfants, lui avoua-t-elle.
- J'avais remarqué. Vous n'avez aucunes photos sur votre bureau, ni d'horribles coloriages accrochés aux murs.
- Et je ne suis pas mariée non plus.
- Je sais. Vous ne portez pas d'alliance.
- Comment faites-vous pour remarquer toutes ces choses, House ?
- Je suis diagnosticien. C'est une partie de mon métier, les détails.
La jolie brune croisa les jambes et griffonna, encore une fois, quelques mots sur son carnet rouge. Pendant qu'elle écrivait, l'homme l'observa. Elle portait un tailleur gris, et un joli haut en coton, en col V. Des jolis seins, il ne pouvait le nier. Elle était vraiment mince, et il se surprit à fantasmer sur elle, durant quelques secondes. Il reprit le contrôle de lui-même quand elle remonta le regard dans sa direction.
- Vous sentez-vous heureux dans votre vie ? Demanda la femme aux yeux gris.
- Joker. Je change de question.
- Est-ce que votre jambe est la seule raison du fait que vous soyez seul dans votre vie ?
- J'ai combien de jokers, exactement ?
- Vous avez utilisé le seul.
- Oui. C'est que les femmes me trouvent sexy, à première vue. Mais, dès qu'elles s'approchent et qu'elles voient de plus près la trace de l'accident, elles partent en courant.
Elle hocha de la tête, faisant comme si elle le prenait au sérieux.
- Pourquoi avez-vous choisi de faire médecine ?
Il fronça les sourcils et planta ses yeux bleus dans ceux de sa psychologue.
- Je ne répondrai pas à cette question.
Elle avait touché le point faible. Maintenant, il n'y avait plus qu'à creuser, encore et encore, jusqu'à trouver d'où cette histoire débutait.
- Quelles étaient vos passions, enfant ?
Il sourit, et répondit le plus simplement du monde :
- Recoudre les souris.
- Ah oui ? Fit-elle en affichant un grand sourire.
- C'est ridicule, je sais, répondit-il en rigolant.
- Non, continuez, je vous écoute.
Il prit une grande inspiration, comme si il allait dévoiler à la brunette le secret de toute sa vie.
- J'avais un chat. Et, il mangeait souvent des souris dans la maison. Je les retrouvais mortes, des fois dans la salle de bain et d'autres fois dans la cave. Ensuite, j'allais piquer une aiguille à coudre et de la ficelle à ma mère. Je pense qu'elle s'en apercevait, mais qu'elle ne disait rien. Mais un jour, mon père m'a surpris et m'a ...
Il bloqua sur ce passage, mais elle voulait qu'il continue.
- Il m'a dit que je ne devais plus pratiquer de telles interventions dans la maison.
Ils savaient aussi bien l'un que l'autre que ce n'était pas la vérité. Mais, House avait parlé trop vite à cette femme qui lui inspirait confiance. Pris au piège.
- Vous avez continué ?
- Oui.
Elle rit, légèrement, mais il put entendre ce son qui lui était encore inconnu sortant de sa bouche, mais tellement beau.
- Vous n'écoutez rien de ce qu'on vous dit. Vous ne suivez pas les conseils qu'on vous donne, et vous n'obéissez jamais aux règles. J'ai besoin de comprendre pourquoi, parce que là, je sèche complètement.
- Peut-être parce que je suis comme ça.
- Pourquoi vous n'essayez pas de changer ?
- Les gens ne changent pas, docteur Cuddy. Vous devriez le savoir, avec votre métier.
- Avec mon métier, je vois surtout des gens qui sont prêts à changer leurs habitudes, leur vie entière. Mais vous, au lieu de ça, vous passez votre temps à lamentez sur le fait que personne n'évolue. Alors, comment voulez-vous arrêter la Vicodin si vous n'en avez pas la volonté ?
- J'ai la volonté, et je n'ai besoin que de ça pour y parvenir.
- C'est impossible, car d'après votre hypothèse émise il y a quelques secondes, les gens ne changent pas. Ce qui signifie que vous resterez un con égoïste durant le restant de vos jours.
- Les gens ne changent que sur des détails minimalistes.
- Vous considérez votre addiction comme un détail "minimaliste" ?
- Bien sûr que non. C'est juste que cette drogue, ce n'est pas toute ma vie.
- Résumez-moi votre vie, dans ce cas.
- J'ai un travail. Je sauve des gens.
Elle attrapa son stylo, et écrit, plus longtemps qu'avant, avant de poser d'un geste brusque le carnet sur la table qui la séparait de son patient.
- Vous avez un problème. Un gros problème.
- Je vous écoute.
- Vous n'avez rien dans votre vie, à part ce travail et des pilules. Il est temps que vous fassiez quelque chose du temps qu'il vous reste.
- Donnez-moi des exemples.
- Allez au Japon.
- Déjà fait. J'avais goûté un tsukemono dans un restaurant, délicieux.
- Achetez-vous une nouvelle maison.
- Je suis très bien dans mon appartement.
- Rencontrez des nouvelles femmes, finit-elle par lâcher avant de baisser les yeux vers le sol.
House se mordait la lèvre inférieure.
- De quel style ?
- Quelqu'un qui vous plaise.
- Brune de 1,60m aux yeux gris.
Soudainement, la psychologue devint rouge pivoine.
- Quel est votre plat préféré, demanda-t-elle bêtement, en essayant de détourner l'ancien sujet de conversation.
- Le couscous. Très épicé, lui répondit-il d'un air provocateur.
- Arrêtez-moi ça tout de suite.
- De quoi parlez-vous, exactement ?
- Ne jouez pas à ce petit jeu avec moi, House. J'ai des patients beaucoup plus difficiles à gérer, mais j'y arrive.
- Mais ils ne sont pas aussi sexy que moi.
C'en était trop. Elle explosa.
- Quel est votre putain de problème ? Vous dépassez vraiment les limites. Je suis professionnelle et je ne me suis jamais mise dans un tel état avec un autre patient que vous.
- C'est parce que vous avez eu le feu au cul dès que vous m'avez aperçu.
Elle se leva, et il fit de même. Et là, le drame. Il se prit une gifle. Il l'avait bien cherché, après tout. Mais, elle semblait sur le point de pleurer.
- Je suis désolée ... Je vais aller chercher des glaçons, restez ici. Je vais m'occuper de ça, excusez-moi, je vais soigner ça.
Elle était troublée. Mais, pas lui. Des gifles, il en avait reçu, et il pouvait considérer celle-là comme la moins forte qu'il n'ait jamais reçu. Quand elle revint, une poche de glaçons entre les mains, il la regarda comme si elle débarquait d'une autre planète.
- Vous étiez sérieuse, docteur Cuddy ? Vous êtes allée chercher du froid pour ça ? Ce n'est pas avec vos poings de Chipmunks que je risque d'avoir un coquard, je vous rassure.
- Je suis désolée, je n'ai pas pu me contrôler.
- Dès maintenant, au lieu de me claquer à chaque fois que je vous énerve, donnez-moi un baiser. Vous ne pensez pas que ça vous ferait économiser des glaçons ?
Un fin sourire s'étira sur son visage.
- C'est une des séances les plus mouvementées que j'ai pu connaitre, ma carrière entière.
- Pourquoi ?
- Parce que vous êtes un homme égocentrique et imbu de lui-même, mais vous arrivez quand même à me faire sourire, lui avoua-t-elle en bougeant légèrement le gant, qui ne tarderait pas à se remplir d'eau.
- Vous êtes bien la seule.
- Ne dites pas ça. Vous trouverez bien un jour la femme qu'il vous faut.
Elle le regarda dans les yeux en le rassurant.
- Mieux vaut être seul que mal-accompagné, House.
- Oui, c'est ce qu'on dit.
- Notre rendez-vous est terminé, filez.
- Il n'y a pas de bonus ? Gémit-il, prenant sa tête d'enfant triste.
- Pas aujourd'hui.
- Vous n'avez pas dit "jamais". Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir.
- Jamais House.
- Bonne soirée, Lisa, osa-t-il sortir.
Elle ne semblait pas vexée, au contraire.
- A vous aussi, Gregory.
Puis, il claqua la porte une dernière et ultime fois. Cette femme l'avait fortement perturbé. Un mélange de fatigue et de tristesse était présent dans son regard. Mais sa joie de vivre envahissait toute la pièce, dès qu'elle y était présente. Quand elle avait ri, ou encore son petit sourire en coin quand elle était gênée.
Tout ça semblait prometteur. Vivement le prochain rendez-vous ...
Je ne sais pas encore si je ferais une suite ... Je verrais. En attendant, n'oubliez pas de me donner votre avis ! Pleins de bisous.
