Note de la traductrice :

Un grand merci à Youngbountygirl qui a accepté que je traduise sa fanfiction : tous les compliments lui reviennent. J'espère qu'elle vous plaira autant qu'à moi. C'est une petite histoire de 11 chapitres, 21 000 mots, qui est terminée.

À ce jour, la traduction est terminée. Je posterai une fois par semaine, le samedi, pour avoir le temps de faire les dernières corrections qu'elle nécessite.

Les dialogues entre guillemets '' et en italique sont les discussions mentales ou des pensées.

Les mots ou groupes de mots en italique sont prononcés avec emphase.


Chapitre 1 : Que les jeux commencent

Il faisait sombre et froid, très froid. Yûgi tremblait et n'arrivait pas comprendre pourquoi. Il était également très mal installé dans une étroite petite boîte en métal. Une boîte en métal ! Les yeux de Yûgi s'écarquillèrent aussitôt à cette pensée. L'endroit était sombre... trop sombre. Il essaya de se relever mais sa tête heurta le haut de la boite dans lequel il était coincé. Ses mains touchèrent le plafond.

Yûgi avait peur. Il avait constaté qu'il était encore en pyjama et la dernière chose dont il se souvenait était d'être allé se coucher. Cela devait être un rêve... n'est-ce pas ? Oui, juste un cauchemar. Ses mains tâtonnaient sur le haut de sa prison. Il y avait un trou de la taille d'un poing. Yûgi passa sa main à travers et sentit alors une piqûre aiguë sur son index. Du sang se mit à couler.

- Bonjour, Yûgi. Je vois que tu es réveillé, déclara une voix sombre et mystérieuse.

- Qui... qui êtes-vous ? Où suis-je ? demanda Yûgi, effrayé.

'Yami, je crois que nous avons des problèmes'.

Il n'eut pas de réponse de la part de son alter ego.

'Yami ? Tu es là ?'

La peur envahit le jeune garçon. Il le sentit ensuite sur sa poitrine : le puzzle du millénium avait disparu ! Yami avait disparu !

'NON !'

- Et où est mon puzzle ?

- Tu veux dire le Pharaon ? Oui, je sais tout de ton cher ami, mais je ne m'inquiéterais pas pour lui si j'étais toi. A cet instant, tu es emprisonné dans un coffre-fort qui ne peut s'ouvrir que de l'intérieur. La clé de ton évasion se trouve dans ce petit trou au-dessus de toi mais, comme tu peux le voir, il y a du verre tranchant qui te coupera la main. Si tu ne te dépêches pas, tu mourras étouffé ou brûlé dans la fournaise au-dessus de laquelle se trouve le coffre.

Yûgi remarqua alors qu'il commençait à percevoir des bruits de machinerie. Il ne pouvait pas sentir la boite bouger mais il savait que c'était le cas. Il commença à trembler alors que ses mains étudiaient de nouveau le trou qu'il avait trouvé plus tôt. S'il n'agissait pas rapidement, son ami pourrait avoir de gros ennuis. Peut-être en avait-il déjà. Une chose était certaine : ce n'était pas un rêve.


Tristan avait mal à l'estomac. Non seulement à cause du fait qu'il avait mangé quatre hamburgers la nuit dernière avant de se coucher, mais aussi parce que l'environnement dans lequel il se trouvait le rendait mal à l'aise. Un frisson parcourut sa colonne vertébrale. Il était allongé sur une table. Une fois qu'il réalisa que ce n'était pas normal, il ouvrit les yeux. Tout était sombre, à l'exception de la lumière d'une fenêtre et d'une seconde lueur au-dessus de lui. Il constata également que ses mains étaient attachées à la table et que seules ses jambes étaient libres de bouger.

Un gémissement se fit entendre et les lumières s'allumèrent. Tristan regarda à sa gauche et vit Duke Devlin, attaché à une table semblable par ses mains et ayant lui aussi ses pieds libres de se mouvoir.

- Duke ? Qu'est-ce qu'il se passe ? demanda Tristan.

- À toi de me le dire !

Duke le dévisagea avant regarder au dessus de lui. Une expression choquée apparut sur son visage.

- S'il te plaît, dis-moi que ce n'est pas le Puits et le Pendule !

Tristan leva les yeux et découvrit que la lueur au-dessus de lui était une réflexion faite par un grand pendule. Il arbora la même expression que Duke.

- Oh merde ! lâcha-t-il.

- Bonjour, Tristan, Duke, dit une voix.

Les garçons tournèrent la tête et virent un écran de télévision montrant une marionnette pâle avec des spirales pourpres sur les joues qui était presque aussi effrayante que la poupée Chucky.

- Ok, maintenant je sais que c'est une blague à la con, sourit Duke.

- Je pensais la même chose, approuva Tristan.

- J'ai peur que ce ne soit pas une blague mais vous pouvez appeler ça un jeu, continua la voix.

- D'accord, alors quelles sont les règles ? demanda Duke sans être sérieux.

- Au-dessus de vos têtes se trouve un pendule qui va lentement se balancer de gauche à droite. Il vous coupera tous les deux en deux mais, si vous voulez vivre, il y a une lame sur la table entre vous deux.

- Donc ... on a juste à prendre le couteau et on coupe la corde. Assez facile, lâcha Duke.

- En général, je préfère le jeu des Monstres des Capsules, mais si vous voulez jouer de cette façon, je suis votre homme, fit Tristan en haussant les épaules, ne prenant pas sa situation au sérieux.

- La tâche ne sera pas aussi facile que vous le croyez. Même si vous vous échappez, un autre jeu attend chacun de vous. C'est seulement le niveau un. Ce niveau est toujours le plus facile. Les jeux deviendront plus difficiles à mesure que vous essayerez de vous battre pour votre survie. Que le jeu commence, termina la marionnette avant que le téléviseur ne s'éteigne et que le pendule ne commence à se balancer.

La lame du pendule déchira instantanément une vache qui pendait à l'envers au-dessus d'eux et de la chair tomba lourdement. Tristan et Duke poussèrent un cri de surprise.

- Ok, peut-être que ce n'est pas simplement une farce, murmura Tristan en évitant les bouts de chair découpée.

- Cette chose va nous trancher comme du beurre à moins que nous n'atteignions ce couteau, déclara Duke.

Tristan enleva sa chaussure et essaya de prendre le couteau. Malheureusement, celui-ci tomba de la table sur le sol. Les deux garçons se regardèrent avec sidération.

- Bien joué, génie, lâcha Duke en le fusillant du regard.

- C'est toi qui m'as dit de l'atteindre, protesta Tristan.

- J'ai dit que nous avions besoin de le prendre. C'est évident que nous devons utiliser nos deux pieds puisque nos orteils n'ont pas de pouces.

- Alors peut-être que tu aurais dû être plus précis !

Les garçons furent coupés par le son du pendule descendant d'un niveau. Ils savaient que leur mort était proche.

- Oh non, dire que je n'ai même pas encore commencé à sortir avec Sérénity ! s'étrangla Tristan.

- Nous sommes sur le point d'être hachés menu et tu trouves le moyen d'être macho? lança Duke.

- Au moins, je ne flirte pas avec TOUTES LES FILLES CÉLIBATAIRES DE L'ÉCOLE !

- Je ne peux rien y faire si ces dames pensent que je suis très beau. À l'exception de Téa.

- Et de Randy !

- Randy ? Je croyais que c'était un gars.

- T'es sérieux ? ricana Tristan. C'est ma sœur.

- ... Tu as une sœur ?

Le pendule tomba d'un autre niveau et les garçons se concentrèrent de nouveau. Leurs visages étaient remplis de terreur alors qu'ils regardaient le balancier osciller de gauche à droite.


Yami sentit sa tête le lancer comme si elle était brûlée par un produit chimique. En parlant de ça, l'endroit sentait les produits chimiques. De l'essence, c'était ça ! Yami pouvait voir qu'il se trouvait dans une pièce sombre. Il était également conscient qu'il ne pouvait pas contacter Yûgi et avait le sentiment qu'il était en grave danger. Il frissonna et remarqua qu'il ne portait rien. Pas de chemise, de pantalon, de sous-vêtement, ou quoi que ce soit. Il était complètement nu.

Le point positif était il n'y avait personne à part lui, mais l'endroit dans lequel il se trouvait était très dangereux. Yami examina les alentours. Non seulement il était nu, mais son corps était couvert par un liquide, de l'essence. Il vit également une bougie posée sur le dessus d'un coffre, ainsi que des tessons de verre tout autour de lui et de nombreux chiffres inscrits sur les murs.

- Bonjour, Pharaon. Je vois que tu as un bon aperçu de la situation. À l'intérieur du coffre se trouve la clé de ta liberté ainsi que quelques vêtements... expliqua une voix, résonnant dans la pièce.

Les yeux de Yami se rétrécirent encore plus.

- La combinaison est quelque part sur le mur, mais fais attention aux éclats tranchants et à cette bougie. Si tu ne l'avais pas encore remarqué, même je suis sûr que c'est le cas étant donné que tu es le Roi des Jeux, ton corps est complètement recouvert d'essence. Si tu ne t'échappes pas à temps, non seulement tes amis souffriront, mais cet endroit deviendra ta tombe. Sois prudent : si tu brûles vif ou si tu saignes à mort, ce jeu sera ennuyeux. Que le jeu commence.

Yami esquissa un sourire en coin en faisant doucement glisser le verre avec ses mains pour créer un chemin vers le coffre. Il savait que la bougie lui fournirait de la lumière pour trouver la combinaison du coffre, mais elle le brûlerait aussi s'il ne faisait pas attention. La bougie était petite, donc la prendre n'était pas une option. Il la regarda attentivement alors que de la cire commençait à couler sur le coffre. Yami vit cela comme un avantage. Ses doigts se pressèrent contre le bas de la bougie jusqu'à ce qu'elle se maintienne en place. Il ramassa ensuite le coffre et éclaira soigneusement les murs pour chercher la combinaison.

Yami avait beaucoup de choses en tête. Il savait qu'il devait se concentrer ou ses amis payeraient le prix exigé par Jigsaw. Yami se souvenait d'avoir lu le journal avec Grand-père au sujet du tueur en série qui jouait des jeux mortels. Des témoins avaient déclaré que Jigsaw n'était techniquement pas un meurtrier puisqu'il poussait ses victimes à provoquer la mort de quelqu'un d'autre ou à se tuer elles-mêmes. Cet homme était dangereux et impitoyable. Tout ce qu'il faisait, c'était tuer, parce qu'il détestait la nature sombre des gens.

Yami prêta attention aux nombres sur les murs. La combinaison n'en nécessitait que trois. S'il y en avait autant, comment pouvait-il réduire les possibilités à trois simples nombres. Il ferma les yeux et réfléchit profondément, espérant que l'essence ne lui coule pas dans les yeux.

'Il doit y avoir un schéma quelconque !' pensa Yami.

Puis il réalisa quelque chose.

'Attendez !'

L'esprit reprit le coffre et observa les chiffres de plus près. Les nombres en formaient de plus grands. Si la lumière n'avait pas été si faible, ça aurait pu facilement être vu. Yami sourit et grava les chiffres dans sa tête : 45... 33... 10. Il y avait six combinaisons différentes. Il prit son temps pour résoudre le code du coffre.

'Ne vous inquiétez pas, j'arrive.'


Joey se réveilla assis sur une chaise, ce qui était inhabituel. Il se demanda s'il s'était assoupi pendant qu'il était chez un ami. Puis, il se rendit compte que des chaînes étaient enroulées autour de sa taille. Des lumières s'allumèrent instantanément. Elles étaient si vives qu'elles l'aveuglèrent. Une chose était certaine, il était seul.

L'adolescent remarqua alors qu'il avait un magnétophone à la main. Il appuya sur play mais rien ne se passa. Joey soupira profondément avant de fouiller dans ses poches pour y trouver une cassette portant l'inscription «Écoutez-moi». Joey n'était pas sûr de ce qui se passait mais il n'aimait pas tout cette situation.

- Hey ? Il y a quelqu'un ici ? appela-t-il, même s'il était sûr que personne ne répondrait. Je crois que ça répond à ma question.

Il glissa la cassette dans le magnétophone et appuya sur play. La bande débuta et une voix sombre s'éleva.

- Bonjour, Joey. Tu ne me connais pas, mais moi je te connais. Comme tu peux le voir, des chaînes sont enroulées autour de ton corps et de la chaise. N'essaie pas de t'enfuir avec elle, car elle est collée au sol. En d'autres termes, tu resteras enchaîné à moins que tu ne puisses t'échapper à temps pour ne pas mourir. Derrière toi se trouve une perceuse qui percera un trou dans ton cœur. Tu dois trouver un moyen de te libérer si tu veux vivre. Que le jeu commence.

La perceuse s'alluma automatiquement et Joey tourna la tête avec une expression paniquée. La mèche, de la taille d'une balle de base-ball, était sur le point de le transpercer. Tout ce qu'il savait, c'était qu'il devait s'échapper à temps pour trouver le gars qui était responsable de tout ça et lui donner une bonne leçon.

- Il doit y avoir un moyen de sortir d'ici ! s'écria Joey en essayant de s'extirper hors des chaînes.

Il n'avait aucun moyen de les ôter et aucune clé pour les déverrouiller. Il commença à haleter en voyant la perceuse se rapprocher de son dos.

- À L'AAAAIIIIDE !