Salut les gens, alors je suis pas très douée pour les introductions, donc je vous présente juste le début de mon histoire, en fait c'est juste mon imagination qui travaille sans que je lui demande rien, je n'ai fait que le mettre (péniblement) en mots (et cette nulle elle n'a aucune notion de chronologie alors je rame derrière pour rassembler les bouts…).
Une version de la fin de l'histoire, un peu bizarre, et ça a parfois tendance à partir dans tous les sens, donc j'espère avoir réussi à être cohérente.
Dites moi si ça vous plaît et si vous voulez la suite, ou si je remballe mon bordel et je retourne dans mes cours…
Biz tout le monde !!!
Précision (inutile) : les perso ne sont pas miens (hélas), l'histoire oui (hélas aussi ? meuh non…)
Note : Kuro x Fye léger dans ce chap, moins dans les suivants, allergiques au yaoï s'abstenir…
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Chapitre 1
Il ne fait pas très chaud dans ce pays… Même si les derniers rayons du soleil caressent encore mon visage, ils n'apportent aucune chaleur. Mais je suis un ninja, je n'ai pas besoin de chaleur… pas de celle-ci en tous cas.
Les deux gosses dorment déjà, le manju blanc entre eux, et le silence est incroyablement reposant. Mais plutôt curieux, dérangeant, même. Tu ne dis rien ? Pas de surnom idiot qui annoncerait une ânerie, pas de bavardage stérile sur le monde où nous venons d'atterrir, aucune idée farfelue à me soumettre de toute urgence ? C'est étrange comme ce silence me semble pesant, tout à coup… D'ailleurs, à bien y réfléchir, ce n'est pas tant le silence en général qui me trouble, c'est ton silence…
Qu'est-ce que tu as, petit mage, serais-tu malade ? Où alors c'est que tu m'en veux encore… Je sais bien que je n'aurais pas du insister, mais cette obscurité qui t'entoure, cette peur et cette douleur sourde qui soudain transparaissaient nettement dans tes yeux hier m'ont rendu…inquiet, je crois. L'avouer, ne serait-ce qu'à moi-même face au jour qui tombe est bien assez bizarre… Je me suis soudain senti très inquiet pour toi… Ton sourire a si brutalement disparu… Je me demande ce que tu as bien pu voir ou entendre qui t'a fait un tel effet… J'aimerais tant que tu me le dises, mais je sais que tu ne me diras rien.
Tu es un mystère… un mystère silencieux, assis là, à quelques mètres, l'air perdu dans tes pensées, tes genoux repliés contre ta poitrine comme pour te protéger du reste du monde… Ou de moi. C'est curieux aussi, ça, pourquoi ça me gêne ? Je m'en fiche, tu fais ce que tu veux, de toute façon ça ne m'intéresse pas.
Vraiment ? Ben voyons, pourquoi je pense ça alors, si ça ne m'intéresse pas ? Pourquoi ai-je tellement envie que tu me parles, si ça ne m'intéresse pas ? Pourquoi je me sens prêt à tout pour que tu me souries, si ça m'intéresse si peu ? Je voudrais que tu me souries, vraiment, réellement, pas de ces sourires qui ont l'air si naturels alors qu'ils ne sont qu'un rempart derrière lequel tu te caches, mais un vrai sourire, un de ceux qui illuminent tes yeux, qui les fait pétiller de mille étoiles…
Mon imagination fait des siennes, je ne t'ai jamais vu sourire comme ça… Je ne sais même pas si tu en es capable. En fait à bien y réfléchir je ne sais rien de toi. Tu es un magicien, il paraît, mais tu ne fais pas de magie. Tu viens d'un monde dont tu ne parles jamais, ni des paysages, ni des gens qui y vivent, ni de ta vie à toi, ni de ce que tu y a laissé… Ni de qui tu y as laissé… Cet Ashura dont le nom te fait frémir… dont la pensée te fait trembler… et dont tu refuses obstinément de parler.
Parler, ça tu sais faire, mais de tout et de rien, de choses idiotes, sans importance, comme une façon d'éviter de parler de ce qui compte vraiment. Moi parler ce n'est pas mon truc, je sais me battre contre des démons, des monstres, des soldats, mais les grands discours c'est pas mon genre. De toute manière tu parles assez pour nous deux. Enfin, d'habitude, parce que là…
Je lève les yeux vers toi, doucement, pour que tu ne me remarques pas… Je ne comprends pas pourquoi ça m'arrive de plus en plus souvent, cette envie de te regarder en douce, comme si je ne voulais pas me faire surprendre… En fait c'est juste que je ne veux pas que toi tu le saches… Je détaille les moindres contours de ta silhouette fine, et je remonte vers ton visage à demi caché derrière tes délicates mèches blondes…
En vérité, celui qui a inventé l'adjectif délicat devait penser à toi ; mon regard s'attarde sur tes mains blanches aux longs doigts fins, ton cou à l'air si fragile, les courbes de ton visage fin, douces et bien dessinées, ton nez droit, tes grands yeux bleu saphir ornés de longs cils noirs et surmontés de fins sourcils doucement arqués, tes lèvres fines et joliment ourlées, à l'air si douces… Je sursaute intérieurement, je crois que mon esprit s'égare. Ou peut-être pas tant que ça, finalement… C'est pas croyable, qu'est-ce qui me prend, d'un coup ? Je sens un sourire étirer mes lèvres, qui se transforme en un léger rire de dérision troublée… Je suis troublé… Par toi… Fye…
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Je fixe mes pieds chaussés de noir, noir comme les pensées qui s'agitent dans ma tête, noir comme mes idées… Noir comme toi… Tu ricanes, je ne sais pas pourquoi, mais ça me met mal à l'aise… Pourquoi j'ai l'impression que c'est de la dérision, du mépris qui m'est adressé ? Probablement parce que je ne mérite pas mieux de ta part… Tu m'as vu redresser la tête, et tu baisses la tienne, avec toujours ce rictus sardonique sur les lèvres.
Je sais ce que tu penses de moi. Je suis inutile à tes yeux, pauvre magicien misérable incapable de faire autre chose que de peser sur vous comme un boulet qu'on traîne derrière soi, à contrecoeur… Je n'ai plus envie de sourire, je n'en ai jamais vraiment eu envie d'ailleurs… Mais là, la force me manque pour ériger ce si efficace bouclier. C'est bien la première fois, et j'ai horreur de ça, je me sens vulnérable, transparent. J'ai peur, si tu savais comme j'ai peur…
Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours eu peur. Peur de moi, peur des autres, de leurs regards si durs, de leurs paroles si haineuses. Peur des actes, peur des conséquences, peur du noir, de la solitude, du froid. Peur aussi du bonheur, de la joie, peur de ce que la vie offre et qu'on m'a toujours repris… Mais face à toi, je suis perdu, démuni, je me sens sans défense, vulnérable, à découvert, et j'ai peur de ce que tu pourrais voir en moi. Ne t'approches pas de moi, ne me touches pas, même si j'en meurs d'envie, lâches-moi… Je t'en prie, laisse-moi partir, m'éloigner comme je sais si bien le faire, je ne veux pas m'attacher à toi, ni à personne.
Je suis maudit, condamné à errer pour l'éternité dans le froid glacial de mon existence, un être vide, sans lumière ni chaleur, juste une coquille sans âme… Je porte malheur, aux autres comme à moi-même, et je ne veux pas vous entraîner dans cette chute sans fin, dans cet abîme où je sombre un peu plus profondément chaque jour.
J'ai cru que rester près de vous n'aurais aucune conséquence si je ne m'attachais pas, si je maintenais une certaine distance entre vous et moi, mais j'ai échoué. Vous étiez la lumière que je cherchais, et comme un papillon de nuit condamné à l'obscurité est attiré par la lueur qui brille au loin, et même si je savais le danger, je me suis brûlé les ailes. Mais je viens seulement de le réaliser, et c'est déjà trop tard.
J'ai mal, à nouveau. Je connais pourtant par cœur cette douleur familière, si familière qu'elle n'était plus qu'une pression sourde au plus profond de mon esprit. Et maintenant qu'Ashura est là, elle me déchire le cœur, et je m'aperçois que je ne m'étais pas rendu compte qu'elle était partie… Que tu l'avais faite fuir, toi le grand guerrier au caractère aussi sombre que ta chevelure… Kurogane…
