Le Péché est le Propre de l'Homme
Auteur : Niea
Source : Harry Potter
Genre : Yaoi, OOC, POV, une chtite lime de temps à autre mais rien de bien méchant
Couple : Surprise, la curiosité est un vilain défaut
Disclaimer : Les personnages du roman Harry Potter ne m'appartiennent pas, mais à JK Rowling, et je ne me fait pas d'argent dessus, je ne fait qu'emprunter les personnages pour jouer un peu avec et distraire ma petite soeur avec mes fics. Je ne prends pas vraiment en compte le tome 5 dans cette fic ... raaah si un peu quand même (je m'en rends compte maintenant ...) mais bon, les grandes lignes kôa ... Bon, j'ai un peu honte d'avouer ça mais je tire les grandes lignes et l'idée principale de ma fic d'un épisode de ... Charmed (aaaah j'ai honte j'ai honte !!!) que j'ai regardé il y a bien longtemps (comprendre : la télé était allumé, j'étais sur le canapé en train de dessiner, la zapette dans un main, le crayon dans l'autre et que j'ai pas eu le temps de changer de chaîne ...) hum ...
Introduction : Malédiction d'un Homme
Le ciel, sombre comme les ténèbres, était strié d'éclairs blancs, éclatant les ombres de la nuit. La pluie s'écrasait violemment sur les arbres nus et morts, dégoulinants d'eau fraîche. Le manoir sombre des Jedusor se dressait en haut d'une colline, imposante par sa taille et son ancienneté.
Depuis le retour du Seigneur des Ténèbres en ces lieux, il avait retrouvé de sa majesté et de sa splendeur, inspirant crainte et respect aux habitants des campagnes locales. Lord Voldemort tenait à sa tranquillité et à son calme.
Surtout en ce moment.
Depuis la fuite du jeune Potter, lors du Tournoi des Trois Sorciers, le Seigneur se morfondait dans son manoir et faisait preuve d'une humeur exécrable (pour ne pas changer de d'habitude) envers ses Mangemorts, présents à tour de rôle (hormis pour Pettigrow) pour lui communiquer des nouvelles de l'extérieur ou simplement pour lui tenir compagnie.
Voilà deux mois qu'il avait ordonné à ses fidèles de le retrouver dans le cimetière, deux mois qu'il avait échoué dans sa tentative pourtant presque parfaite pour éliminer son jeune ennemi. Deux mois qu'il hurlait sur le brave Pettigrow dès que celui faisait un pet de travers.
Mais, contrairement aux jours précédents, ce soir là était particulièrement silencieux, sans cris ni bruits de fracas de sorts contre les murs.
Rien de tout cela, pour le moment.
Un peu inquiet quant à la santé de son maître, Pettigrow demeurait assis aux côtés de son majestueux trône. Du coin de l'œil, il l'observait avec appréhension, guettant un mouvement, une réaction qui pourrait trahir la colère du Lord, mais qui ne venait pas.
Le Lord, gracieusement affalé dans son siège, ruminait de sombres pensées ayant toujours le même objectif : tuer les Moldus et les Sang-de-Bourbe, Dumbledore, Potter, casser Poudlard et dominer le monde des Sorciers (ambition bien honorable et à portée de main bien sûr ...).
Et ce soir, une idée germait lentement dans son esprit tordu et, à la limite, psychopathe.
Ses yeux de serpent, d'un rouge sang et brillants de malveillance, se posèrent sur l'Animagus qui tremblotait à ses pieds.
Un sourire cruel étira les lèvres minces, dévoilant ses petites dents blanches.
"Mon cher Pettigrow, siffla-t-il, les cours ont repris à Poudlard pour nos chers petits Sorciers, n'est ce pas ?
"O ... oui, Maître ...
"Bien !"
Le ton claquant de l'homme fit sursauter le rat, qui se terra un peu plus sur le sol, l'air misérable.
Se souciant peu de son serviteur, Voldemort marmonna une incantation et agita sa baguette dans l'air. Il attendit quelques instants et une petite boîte apparue, flottant en face de lui.
C'était une boîte bois précieux, peintes de signes sataniques ancestraux, ajoutant à la beauté de l'objet.
Elle était scellée par une chaîne d'argent massif, brillant d'une lumière magique. Le Lord en vint à bout en un rien de temps, à l'aide d'un sort.
Le couvercle de la boîte se souleva dans un grincement strident qui fit grincer les dents de l'Animagus.
Un sourire ornant toujours son visage, le sorcier observa l'intérieur avec une joie à peine dissimulée.
"Oui, marmonna –t-il. Pourquoi n'y ai-je pas pensé avant ?"
Sept sphères translucides, entourées d'une aura lumineuse et blanchâtre, reposaient dedans, séparées les unes des autres.
Voldemort en saisit une entre ses doigts maigres et la fit rouler, sous le regard inquisiteur de Pettigrow, mais également de Lucius Malfoy, qui venait de pénétrer dans la pièce.
Le blond s'avança d'un pas vers lui et s'agenouilla pour le saluer, montrant sa soumission à son Lord par la même occasion.
"Maître, souffla-t-il, c'est un honneur pour moi de vous revoir aussi rapidement ..."
Ouais, il était déjà venu le voir il y a deux jours et le fait de revoir sa face cadavérique en des temps aussi rapprochés ne le réjouissait pas plus que ça, et le mettait plutôt mal à l'aise même, mais il se gardait bien de laisser deviner des traces de dégoût ou de répulsion qui pourrait apparaître sur son visage (cagoule bien faire) et lui valoir une bonne claque de la part de son Maître.
"Bonsoir Lucius, répondit le Lord distraitement. Dis-moi, depuis combien de temps ton fils est-il rentré à Poudlard ?"
Bien qu'un peu étonné, Lucius n'en montra rien. Voldemort n'avait manifesté de l'intérêt pour Draco seulement quand son avenir de futur Mangemort était concerné.
"Voilà cinq jours que les études ont repris à l'Ecole, Seigneur ...
"Parfait !"
Voldemort se leva de son siège, la boîte ouverte emprisonnée entre ses mains, et s'avança vers son Mangemort.
"Bien Lucius, va m'attendre dans ma chambre ..."
Après avoir maugréé un « bien » à qui il avait essayé de donner le plus d'enthousiasme possible, le sorcier blond quitta la pièce.
Il savait parfaitement ce qui l'attendait.
C'était le même manège depuis deux mois, pour fêter son retour parmi les humbles mortels qui le soutenaient, le Lord l'avait « invité » à partager sa couche lors de ses visites (qui s'étaient étrangement multipliées sous l'influence du maître des lieux, qui savait se faire convaincant). Dès que les pas du sorcier se furent éteints dans le couloir, Pettigrow se glissa aux côtés de son Seigneur et tenta délicatement une approche.
"M ... Maître ... qu'est ce donc que ces petites boules brillantes et scintillantes ?..."
Alors qu'il s'attendait à recevoir une claque ou une remarque cinglante, art dans lequel le sorcier excellait, au lieu d'une réponse, quel ne fut pas son étonnement quand son Maître porta une once de son attention vers lui.
"Ils rongent les Hommes au plus profond d'eux-mêmes, comme une maladie incurable. Ils transforment leur volonté en soumission, perdent leurs âmes et les détruisent. Ils existent en chacun de nous, tous d'une importance et d'une force différente. Les Sept, les Péchés, décidés par le Seigneur Divin des Moldus, que je tiens à présent entre mes mains ..."
Pettigrow, qui observait son Maître avec avidité, poussa un faible gémissement et s'éloigna de quelques pas.
"Mais ... mais que ...
"Ces Péchés, étrangement considérés par les Moldus comme une tare, vont m'être grandement utiles dans ma conquête du pouvoir ...
"Hein ?"
Cette fois si, le Lord ignora l'être insignifiant qui couinait à ses pieds.
Il s'empara de la boule la plus proche de lui et la serra dans sa main quelques instants.
Lorsqu'il rouvrit la main, le Péché lévita à quelques millimètres de sa paume avant de disparaître dans un scintillement aveuglant.
"Paresse ..."
Et il saisit la seconde pour recommencer le même manège.
Ainsi, passèrent Orgueil, Envie, Gourmandise, Colère et Luxure.
Alors que le sorcier s'appropriait l'ultime Péché, la curiosité débordante du rat le poussa finalement à oser déranger son Maître dans ses activités.
"Mais, mon Seigneur, à qui vont aller ses Péchés ?
"Je n'en sais trop rien, aux élèves de Poudlard normalement, et, avec un peu de chance, sur un Professeur (niark) ... je me suis arrangé pour qu'au moins d'eux tombe sur Potter mais rien n'est vraiment sûr ..."
Alors qu'il s'apprêtait à envoyer Avarice, Lucius débarqua en petite tenue dans l'encadrement de la porte, qui claque violemment sous le choc de son entrée
"Ne voyez surtout pas dans mes paroles le moindre signe d'insolence ou de rébellion, mais je commence à me peler et je voudrais savoir ce que vous attendez ... pour ... arriver ..."
Lord Voldemort, grandement surpris par l'arrivée fracassante de son mignon, sursauta et laissa échapper la dernière boule.
Celle-ci, après un joli vol plané et une série de tour autour de son axe, retomba vers le sol sous la force implacable de l'attraction terrestre, se voyant donc vouée à s'exploser lamentablement sur les dalles de pierres froides du living-room de la grande baraque.
Mais non !
Un obstacle assez imposant (en poids plus qu'en taille) se trouvait heureusement (?) sur le chemin : Peter Pettigrow !
Le Péché d'Avarice pénétra dans le corps de l'Animagus, lui envoyant une nuée de petites décharges électriques plutôt désagréables.
Il s'écroula sur le sol avec un couinement étonné, sous les regards perplexes de Lucius et ennuyés du Lord des Ténèbres.
Merde, un de perdu (et dans ce cas là ; la formule "un de perdu, dix de retrouvés" ne marche pas trop ...), quel manque de pot ...
Perdu ?...
Ses yeux rouge sang se posèrent sur son serviteur, qui se relevait avec difficulté.
"Oups ..."
A suivre
