Bonjour à tous ! J'ai récemment eu une poussée d'imagination et cette semaine je me suis mise à écrire de façon aléatoire jusqu'à aboutir à quelque chose d'assez concret. Une nouvelle histoire Nextgen pour laquelle je me sens bien inspirée. J'espère que ce premier chapitre va vous plaire, n'hésitez pas à me faire un retour surtout ! Bonne lecture !
- Tu es fou ! s'exclama Callie en enjambant le muret qui lui barrait la route alors que le jeune homme devant elle l'ignorait. On est en pleine lumière, reprit-elle, on pourrait se faire prendre.
- On est aussi en pleine nuit, répliqua-t-il en commençant à longer le mur qui contournait la tour de Poufsouffle, agrippant les briques sombres avec précaution. Tout le monde dort !
- Je pense que McGo ne connaît pas la définition de 'sommeil profond', grogna Callie qui observait attentivement les autres tours du château afin de s'assurer que les lumières étaient bien éteintes. Baisse ta vigilance et tu pourrais te retrouver face à une robe de chambre verte volante.
Le jeune homme se retourna, arrêtant son pas. Il ne jeta pas un œil sous lui, conscient du vide qui s'étendait à l'infini sous ses jambes, conscient qu'il lui suffirait de glisser pour mettre fin à ses jours. Mais ça ne le préoccupait, il se sentait en sécurité malgré la hauteur. Non, il jaugeait la sorcière du regard. Elle ne s'était toujours pas aventuré le long de la tour, concentrée sur ce qu'elle observait autour d'elle. Il savait bien que d'eux deux, elle était celle qui avait raison. Règle numéro une, ne jamais s'aventurer quelque part si l'on est la seule anomalie facilement identifiable à vue d'œil.
Oh, il le savait. Mais il s'en fichait. Il comptait bien relever le défi qu'on lui avait lancé. Il n'y avait aucune raison qui motivait ses actions, seulement cette fierté d'homme qui le poussait à faire quelque chose de stupide. A côté de lui, Callie continuait son observation. Elle ne s'aventurerait pas avec lui tant qu'elle ne se serait pas assurée que personne ne pourrait les attraper, il le savait. Et il y avait de fortes chances qu'elle n'accepte pas de le suivre. Mais il voulait longer cette tour. Il voulait atteindre le dortoir des Poufsouffle de sixième année. Alors il utilisa le seul argument qu'il savait marcherait sur Callie.
- Aurais-tu peur, Hendell ?
Callie s'offusqua, défiant son ami du regard. Elle refusait qu'on assimile sa vigilance à de la peur. Et tout comme cette fierté de révéler un défi avait pris les tripes du sorcier, celle de montrer qu'elle n'était pas une peureuse avait pris celles de Callie. Et elle suivit son ami.
Le muret fin sur lequel ils se tenaient était haut. Après tout, ils longeaient une tour de Poudlard. Mais aucun des deux n'avait le vertige. Oh non, sinon ils auraient arrêté leurs escapades nocturnes il y a de cela des années. Ils n'avaient pas le vertige, ils vivaient justement de cette adrénaline qui battait dans leurs tempes. Ils se sentaient vivants.
Ils avançaient doucement, de prudence de ne pas tomber mais également de ne pas se faire prendre. Ils passèrent devant une fenêtre, et durent continuer d'avancer en se baissant afin de ne pas être vus. Puis ils finirent par arriver à leur destination, à savoir la fenêtre des Poufsouffle de sixième année où aucune lumière ne brillait.
Callie observa son ami opérer. Tout ce qu'il avait à faire était d'apporter une preuve qu'Alexandre Ternier n'était pas dans son dortoir. Et en effet, malgré l'heure tardive, le sorcier de sixième année ne se trouvait dans son lit. L'information n'avait aucune valeur, ce n'était qu'un simple défi ridicule. Ou peut-être que l'information avait de la valeur, mais cela lui importait peu.
Il était concentré alors qu'il bougeait sa baguette pour enregistrer une image. Heureusement la luminosité de la lune de la fin d'été lui facilitait la tâche, et Callie oublia ses inquiétudes concernant le fait qu'ils puissent être vus. L'adrénaline était montée, et maintenant elle profitait de la sensation de se sentir à des centaines de mètres du sol, le vent frappant son visage avec une violence qu'on ne peut connaître qu'à cette hauteur.
Elle était folle, elle le savait, d'aimer de telles sensations. Heureusement, elle avait trouvé un compagnon qui lui ressemblait. Même si parfois, il acceptait des défis qu'elle trouvait ridicule. Satané Scorpius Malefoy et ses défis à la con. Ils pensèrent la même chose alors qu'ils retournaient au muret qu'ils avaient quitté, une fois la mission accomplie.
Lorsque Callie posa les pieds au sol, elle se tourna vers son ami. Grand et fin, le sourire qu'Ethan portait était immense, fier d'avoir réussi son défi. Il n'attendait que d'exhiber sa preuve à Malefoy et tout son visage rayonnait de cette fierté. Et Callie n'avait aucun mal à voir dans ses moments que son meilleur ami avait bien du sang de Vélane qui coulait dans ses veines.
- Tu vois, sourit-il, ce n'était rien.
- Je suis juste préventive, grommela Callie qui n'aimait pas passer pour une chochotte.
- Et tu as raison, admit Ethan sans difficulté. Sinon, il y a longtemps qu'on se serait fait prendre.
Callie n'en était pas si sûre, mais elle ne dit rien, choisissant de prendre le compliment silencieusement.
- Donc, sourit Ethan en s'étirant, que fais-t-on maintenant ?
- Et bien, à part si tu souhaites te faufiler dans le dortoir des Serpentards pour montrer à Malefoy que tu as tenu ton défi, nous pourrions aller nous coucher.
- Non, rigola Ethan, je veux m'assurer qu'il soit bien éveillé quand il devra expliquer à Potter que Serpentard devra laisser le terrain de Quidditch à Serdaigle les trois prochains samedis à cause de son stupide pari.
Cette pensée amusa Callie au plus haut point. Non pas qu'elle n'appréciait pas les deux sorciers, il ne fallait pas s'y méprendre. Mais elle ne les connaissait que très peu, et leurs rares échanges s'étaient toujours apparentés à de la confrontation. Du moins avec Malefoy qui voyait plus loin que son nez. Potter, quant à lui, vivait dans sa bulle et n'en sortait que pour rappeler au monde son assurance. Oh, Callie le savait, chacun possède sa carapace, et il était de bon augure à Poudlard de conserver solidement la sienne face aux autres, à ceux qui n'entraient pas dans les cercles restreints. Alors une chose était sûre, Callie n'essayait pas de voir en-dessous de celles des autres.
- J'attends de voir ça, rigola Callie qui imaginait déjà la scène. Malefoy devait penser qu'il serait impossible pour toi de te faufiler dans le dortoir de Poufsouffle…
- Mais il ne s'est jamais dit que je comptais venir de l'extérieur, compléta Ethan en échangeant un sourire complice avec Callie.
Ce sourire complice, ils le connaissaient tous les deux par cœur. Ils se l'étaient échangé pour la première fois durant leur première année alors qu'ils n'avaient mis les pieds dans l'enceinte depuis moins de 72 heures. Ils se l'étaient échangé pour la première fois quand ils s'étaient fait attraper en train de se faufiler dans un couloir interdit sur un coup de tête de vouloir connaître tous les méandres du château. Dès cet instant, ils avaient su qu'ils ne se quitteraient plus.
Voilà dix jours que leur septième année avait commencé. Alors qu'elle entamait sa dernière année au sein de ces murs, Callie savait que personne ne connaissait le château aussi bien qu'elle, et les trois passages secrets qu'elle avait découverts au cours de sa scolarité l'attestaient. Elle savait également qu'elle ne connaissait toujours pas le château suffisamment, et l'objectif de son année était de pallier ce fait. D'autant plus qu'elle se sentait appelée par la Tour Ouest, qu'elle voyait au loin rayonner sous le faisceau lunaire, dont l'accès avait été barré bien avant leur arrivée à Poudlard, et qui cachait quelque chose, Callie le sentait.
Bien sûr, tout comme elle n'avait eu aucune idée qu'elle rencontrerait les meilleurs amis de sa vie en mettant les pieds pour la première fois à Poudlard, elle n'avait aujourd'hui aucune idée qu'elle construirait le début de son futur en mettant les pieds pour la dernière fois à Poudlard.
J'espère que ça vous a plu. N'hésitez pas à me faire un retour sur ce que vous en avez pensé. Quant à la suite, je vous l'amène vite. Bon week-end !
