Helsinki et Oslo :

Les deux villes nordiques, toujours plus ou moins inversées sur les cartes de géographie des élèves : on sait grosso modo où ça se trouve, mais dans quel ordre ? Il en est de même pour les deux soldats éponymes. Peu importe l'exercice, l'un peut très bien se substituer à l'autre. Avec la même loyauté. Des esprits rigoureux qui ne posent pas et, surtout, ne se posent pas de questions mais font. Avec la même efficacité, tout aussi redoutable que discrète, des pays scandinaves actuels; demandez à Berlin.

Tokyo :

Ville bouillonnante, énergique, fiévreuse qui ne se satisfait pas de ce qu'elle a et réclame toujours plus, quitte à écraser la concurrence. Il en va de même pour la jeune femme qui porte son nom : sulfureuse, impulsive, extrémiste. Probablement un jour la cause de sa propre perte.

Moscou

La vieille ville qui évoque le passé, la nostalgie. Quelque peu désuète, un brin dépassée, comme restée figée à une autre époque, un autre temps. Quoi de mieux pour le patriarche de l'équipe ? Malgré la froideur environnante, toujours capable de redonner un peu de chaleur aux gens par un regard, un sourire, un mot.

Nairobi

La ville un peu énigmatique, qu'on serait bien incapable de décrire. Elle se voudrait grande comme les autres capitales, mais sans succès. C'est pourquoi le matriarcat n'a jamais fonctionné à la Fabrique, trop imprévisible, trop instable; un sang beaucoup trop chaud coule dans les veines de la jeune femme qui porte son nom.

Denver

Ville minière, sortie de nulle part, construite par l'appât du gain et de la richesse; condamnée dès sa naissance en somme. Elle s'est reconvertie et tente de s'extirper de ce qui l'a façonnée, non sans avoir emprunté un chemin semé d'embûches. Le dernier casse pour le protagoniste portant son nom et le début de la rédemption ?

Rio

La carte postale par excellence. On s'imagine aisément la plage, la fête, le foot, le carnaval... Une vie insouciante, faite de légèretés, sans penser au lendemain mais non dénuée d'intelligence pour autant. La vie qui conviendrait à Anibal Cortés, le plus immature et faible des braqueurs.

Berlin

La capitale allemande au passé tumultueux, divisée en deux pendant de nombreuses années mais aussi raffinée, cultivée, élégante. Il fallait au moins cela pour servir de pseudonyme à un être aussi ambivalent : à la fois cruel et tendre, vivant mais condamné, calme et instable. Le feu qui dort sous la glace.