Bonjour et bienvenu à tous pour cette mini-histoire en trois parties sur Inazuma Eleven Go, appelée l'Ordre des Chevaliers d'Inazuma ! En quelques mots, l'histoire se place dans un Univers Alternatif du Roi Arthur et Camelot (basé à la fois sur la légende et celui du jeu Inazuma Eleven Chrono Storm, duquel est basé la saison 2 de l'anime Inazuma Eleven Go, que je n'ai pas vu). D'ailleurs ! sachez que les personnages, du moins ceux avec un Miximax (enfin, surtout l'équipe Chrono Storm), ont l'apparence qu'ils ont en fusionnant. Pourquoi ? Car je trouve ça amusant et original.

Bref, je crois que j'ai tout dis à ce sujet. Comme annoncer dans le résumé, c'est encore de l'Humour/Parodie, car j'adore ça et je me sers des nomsfrançais des personnages. Bonne lecture !

Disclaimer : Pour maintenant et tous les chapitres qui suivront, je ne possède pas Inazuma Eleven Go.


Première partie : La naissance des légendes d'Inazuma, ou presque.

Le royaume de Logres est l'un des plus paisibles du pays. Cela n'a rien à voir avec un manque de guerre, loin de là. Depuis de nombreuses années, les anglais et les français se font la guerre. Et celle-ci n'a pas arrêté malgré les âges passés. Non, cela n'a rien à voir puisque de père en fils, il est de tradition, en tant que soldat, de haïr son prochain, surtout si celui-ci ne parle pas la même langue que vous. Donc, autant dire que faire la guerre est d'une simplicité extraordinaire entre ces deux peuples.

Non, ce n'est pas pour cette raison que le royaume de Logres est en paix. Si jamais divers envahisseurs ne s'aventurent dans cette région, c'est à cause d'eux : les chevaliers de la table ronde, reconnu dans tout le royaume, le pays et même plus encore comme les chevaliers les plus forts du monde médiéval. Et, bien qu'ils soient partis du royaume depuis quelques années pour partir à la recherche du Saint Graal, personne ne tente de s'emparer de ce royaume, de peur d'être victime de la colère des dieux eux-mêmes. Les chevaliers de la Table Ronde vivent, du moins vivaient, dans la forteresse de Camelot, non loin du village de Grimwell, et sous les ordres du légendaire Roi Arthur, resté sur ses terres pour accomplir son rôle de souverain.

Ainsi, désormais que la paix règle à Camelot, et dans tout le royaume de Logres, que se passe-t-il dans cette région ? Eh bien, contrairement à ce qu'on peut croire, ce n'est pas de tout repos tous les jours pour le roi Arthur. Et la raison est très simple.

Le Roi Arthur a un fils, du nom d'Arion. Ce même fils, avec qui il partage certaines caractéristiques physiques tels que de longs cheveux blonds et des yeux grisâtres-bleutés. Bon, évidemment, Arion n'a pas la couronne royale, du moins pas encore, et celle-ci a fière allure sur la tête du roi, sa dorure contrastant beaucoup avec la pilosité faciale noire du souverain, sous la forme d'une importante barbe, connu comme le bouc.

Arion, unique fils bien-aimé du roi, se diffère assez de son père par son caractère. Là où le Roi Arthur est quelqu'un de calme et consciencieux, Arion est impatient et affectueux et montre beaucoup de difficulté à être en colère ou rancunier. Au contraire même, il est très aimable, ce qui le rend très populaire auprès du peuple, qu'il aime autant que les citoyens l'apprécient. Selon le Roi Arthur et sa cour, le seul défaut principal de son fils, à son âge, est son insouciance, qui peut se révéler plus problématique qu'avantageux pour sa progéniture.

Ainsi que son grand entêtement...

« Je vous en prie, père !

— Arion, j'ai déjà refusé ta requête. Tu sais que je ne reviendrai pas sur ma décision.

— S'il-vous-plait, acceptez ! insiste le jeune jouvenceau. Laissez-moi vous prouver mes capacités par cette demande. Vous verrez que vous ne le regretterez pas ! Je choisirai les plus talentueux guerriers de Logres pour vous protéger, ainsi que le royaume !

— Arion...

— Accordez-moi cette faveur !

— ... Bon, c'est d'accord, soupira le Roi Arthur. J'accepte. »

Après un certain moment, même le plus résistant et ferme des rois sait abandonner lorsque son fils le harcèle depuis des jours sur la même idée. Surtout lorsqu'il le harcèle durant un évènement royal des plus importants, comme un conseil ou les doléances, ce qui rend la situation assez ridicule.

« Mais à une seule condition, ajoute le paternel avant que son fils ne puisse sauter de joie.

— Tout ce que vous voudrez ! s'écrie Arion, euphorique.

— Je veux que tu parviennes à recruter, dans la journée, deux membres que je pourrai juger personnellement. Si tu échoues, j'annule mon choix et continuerai de te refuser cette occasion.

— Ne vous en faites pas, j'ai déjà quelques idées sur les membres qui me rejoindront, assure Arion en souriant. Quand je les aurais réunis, vous n'aurez plus d'autre choix que d'accepter l'Ordre des Chevaliers d'Inazuma !

— Eh bien que la déesse Inazuma nous vienne en aide dans cette requête », plaisante le Roi Arthur.

Le prince Arion quitte donc la salle du trône où se trouve son père et s'élance dans les couloirs. Il percute, accidentellement, son vassal un jeune garçon aux cheveux bleus et yeux azur du nom de Fey Rune. Il s'agit d'un habitant de Grimwell que le prince a rencontré lors d'une de ses visites au village. Là encore, les deux garçons s'étaient percutés et, tandis que le moins noble s'excusait à profusion, le prince avait vu cet accident comme un signe et, de toute la journée, les villageois les virent aux quatre coins de la région, désespérément suivis par les gardes chargés de la surveillance du prince. Suite à cette rencontre, le prince Arion avait, dans sa méthode habituelle, harceler son paternel pour trouver un moyen d'avoir son nouvel ami à disposition, à la cour de Camelot. Ainsi, une visite plus tard à Grimwell, tous les habitants purent assister à un discours d'un héraut qui annonçait solennellement que Fey Rune devait se présenter à Camelot sous ordres du roi. Et la suite, tout le monde la connait.

« Votre Altesse ! s'exclame le vassal alors qu'il écarquille les yeux d'horreur en remarquant qui il vient de percuter. Toutes mes excuses ! Je- je ne vous avais pas vu ! Vous allez bien ?

— Je vais bien, assure Arion d'un air gêné, plus blessé dans sa fierté qu'autre chose. Tu peux m'aider à me lever ?

— ... Oh ! Évidemment ! répond Fey. Si cela n'est pas déplacé, puis-je savoir ce qui ravi tant Son Altesse qu'il court dans les couloirs à toute allure ? ajoute-t-il après que son maitre fut relevé.

— Bien sûr que je vais te le dire ! J'ai enfin réussir à convaincre Père d'accepter de me laisser engendrer l'Ordre des Chevaliers d'Inazuma !

— Cela explique cela, je suppose, dit calmement Fey.

— Par contre, il m'oblige à recruter deux membres avant la nuit, sans quoi il révoquera son choix. Cela est assez contraignant.

— Vous avez déjà des idées de membres ?

— Parfaitement, répond fièrement le prince. Je vais d'abord faire appel, en un premier lieu, à... »

Fey écarquille les yeux mais, sans avoir le temps de le laisser parler, son prince partit à toute allure. En bon vassal, Fey part à sa suite, se tenant à une distance respectable pour ne pas le gêner. Les deux garçons se rendent dans les terrains d'entrainements, où se font formés les soldats de la garde royale de Camelot. Les terrains d'entrainements se situaient dans le sud de la forteresse, là où étaient les terrains de joutes équestres durant les tournois, en fonctions de certaines périodes de l'année.

« Il n'est pas là, annonce le prince Arion avec déception. Je ne le vois nulle part.

— Peut-être reviendra-t-il sous peu ? propose Fey, dans l'espoir de rendre sa gaieté à son maitre.

— Votre Altesse ! C'est un grand honneur pour nous de vous voir dans nos terrains d'entrainements ! Que nous vaut votre illustre présence parmi nous et par quels moyens pouvons-nous vous être utiles ? » clame une voix non loin d'eux.

Ils se retournent et voient, derrière la lice de sécurité, le capitaine de la Garde Royale, debout sur les tribunes où est habituellement installée la famille royale lors des tournois, sans doute pour avoir une meilleure vue d'ensemble de ses soldats. Le nom de cet illustre capitaine, par son jeune âge et son adresse, est Riccardo Di Rigo, dont le nom évoque évidemment une famille italienne, devenue anglaise suite à une immigration au royaume des Anglais. Outre son nom, sa renommée vient de ses grandes compétences, principalement en tactique de guerre, ce qui lui vaut d'être surnommé le Prodige ou le Tacticien. Jamais une de ses tactiques ne s'est retournée contre lui au cours des deux années de sa vie de soldat et, par ses exploits reconnus par tous et même du roi, on le nomma capitaine des gardes.

Physiquement, le capitaine Di Rigo est aussi unique en son genre. Cela se remarque d'un simple regard puisqu'il possède des yeux exceptionnels : rouges écarlates. Mais, là où beaucoup peuvent y voir un signe de malheur, nul ne le voit de cette façon au royaume de Logres, où les rumeurs prétendent que lorsqu'un ennemi croise le regard de ce chevalier, c'est que sa fin est proche et qu'il périra de la main de la justice du roi Arthur. Outre cela, ses cheveux à la fois sauvages et indisciplinés, sont d'un brun étrange, comme mélanger avec un violet foncé, et vaguement attaché dans une queue de cheval haute. Son accoutrement, quand à lui, est très simple : il porte une armure de chevalier mélangeant dorée et blanc avec une cape rouge, par-dessus une tunique bleue marine à peine visible. À sa taille se trouve, sans surprise, son fourreau avec son épée rangée.

« Capitaine Riccardo ! s'exclame le prince Arion. Je vous cherchais. »

De tout le royaume, le prince Arion est sans doute le seul à l'appeler par son prénom, et non le nom de famille qui est d'usage. Mais le capitaine des gardes ne parait s'en préoccuper et s'approche de son souverain, s'inclinant respectueusement devant lui il faut dire que le capitaine Di Rigo est quelqu'un de très à cheval sur les coutumes et traditions. Si ses soldats ne travaillaient pas intensivement sans avoir remarqué la présence de leur futur souverain, il les aurait fait montrer le respect dû au prince. Mais pour une fois que ses soldats sont concentrés, cela ne sert à rien de les interrompre.

« C'est un honneur dans ce cas, annonça Di Rigo. Que puis-je faire pour vous, Votre Altesse ?

— J'aurais besoin que vous me rejoignez, expliqua le prince.

— Vous rejoindre ? Cela ne me dérangera guère, mais je crains que cela soit impossible j'entraine actuellement mes braves. Alors, à moins que cela ne soit un ordre direct du roi, qui est le seul à avoir autorité sur moi, il m'est impossible de vous accompagner, où que cela soit. Toutes mes excuses.

— Je crois que vous ne m'avez pas bien compris. Je vous rassure : je ne vais nulle part.

— Oh ! Bien. Alors, tentez de m'expliquer plus clairement votre requête, je vous prie.

— Je désire que vous rejoigniez mon compagnie.

— Votre compagnie ?

— L'Ordre des Chevaliers d'Inazuma. »

Le capitaine écarquille les yeux de surprise. Visiblement, il ne s'attendait pas à cette proposition. Il ouvre la bouche, comme pour dire quelque chose, mais reste muet et la referme aussitôt. Puis, après quelques secondes, durant lesquelles il parait plonger dans de profondes réflexions, il tourne son attention vers le prince.

« Je vous demande pardon ?

— Je veux que vous acceptiez de rejoindre mon Ordre, celui des Chevaliers d'Inazuma. »

Le capitaine Riccardo hoche lentement la tête, comme pour être certain de bien avoir entendu. Puis il déclare, d'une voix calme et ferme :

« Je vous remercie d'avoir pensé à moi pour occuper une place si importance. Mais je me dois de refuser, à regrets. Mes chevaliers ont besoins de mes ordres et mes conseils. Je ne peux pas les délaissé. »

La déception se lit sur le visage du prince, qui n'ose pas insister. Il sait que le capitaine des gardes a de lourdes responsabilités mais il pensait vraiment qu'il accepterait de rejoindre les Chevaliers d'Inazuma. Cela l'attriste, mais il n'insiste pas.

« Il vous faudra trouver quelqu'un d'autre, donc, déclare son vassal alors que ce dernier l'accompagne hors de la forteresse, quelques instants plus tard. Avez-vous déjà des idées ?

— Eh bien, je pensais à quelqu'un mais... Je ne suis pas sûr qu'il accepte.

— Qui donc ?

— Le frère cadet de Vladimir Blade.

— Vous voulez dire Victor ?

— Tu le connais ? s'étonne le prince.

— Il vit à Grimwell, explique Fey. Il n'est pas rare de le voir en compagnie de son frère ainé. Mais puis-je savoir comment vous le connaissez, en tant que cadet de Vladimir Blade, sans même savoir son nom ? Ce qui insinue que vous ne l'avez sans doute jamais rencontré personnellement, ou qu'il ne s'agit que d'une vague connaissance. En tout cas, vous ne –

— Euh... En fait j'ai juste oublié son nom.

— ... D'accord. Laissez tomber ce que j'ai dit. »

Mais, dans l'idée du prince se trouve un problème : comment y aller ? Grimwell est dans la même conté, mais assez loin pour que cela prenne beaucoup de temps à pied, au minimum une demi-journée. Il faut donc trouver une solution. Habituellement, le fils du roi y va à cheval, mais toujours entouré de nombreux gardes pour assurer sa sécurité. Et, problème, les gardes sont occupés.

Alors le prince se trouve près des remparts, à l'extérieur de la forteresse non loin d'une écurie, à se morfondre sur une solution pour rejoindre rapidement le village sans avoir à monter à cheval, car il est dans l'impossibilité d'en emprunter.

« Eh bien, prince Arion, on se morfond ? Le monde ne tourne plus autour de vous ? raille une voix féminine qu'il reconnaissait.

— Jade ! » s'exclame le garçon.

Jade est la fille d'un marchand itinérant qui vient régulièrement à Camelot pour son commerce. De plus, puisqu'il possède un chariot, la jeune fille eut plus d'une fois l'occasion de se révéler aussi douée que son père en tant que cocher.

Jade est l'une des rares personnes à ne pas vraiment se préoccuper de son titre royal, ce qui le ravi. C'est pour quoi, quand elle vient à Camelot, malgré qu'elle le gronde souvent, ils traitent toute la journée ensemble.

« Jade ! répète-t-il. Tu tombes bien ! J'aurais besoin de ton aide !

— Oh, c'est un honneur, Votre Altesse, ironise la jeune fille aux cheveux roses avec un sourire narquois. Comment une humble bourgeoise comme moi puis-je vous être utile ?

— Enfin, tu sais que t'as pas besoin de faire des politesses avec moi, déclare joyeusement le prince.

— ... Vous n'êtes pas une lumière, n'est-ce pas ?

— Hein ?

— Laissez tomber. Que puis-je pour vous ?

— J'aurais besoin d'emprunter le chariot de ton père. Il est au marché, n'est-ce pas ?

— En effet, confirme la jeune fille. Je vois ce que vous voulez faire. Où voulez-vous aller ?

— A Grimwell.

— Cela devrait aller. Mais je conduis. Avec vous en cocher, il est certain que nous atterrirons dans un fossé.

— Merci ! Fey, restes ici au cas où Père désire savoir où je suis. Tu n'auras qu'à l'informer que je me situe dans le village voisin, ordonne le prince à son fidèle vassal.

— B-bien, Votre Altesse. Mais vous êtes sûr que tout se passera bien ? demanda Fey, inquiet pour son futur souverain.

— Absolument ! J'ai toute confiance en Jade pour me conduire. »

Mais il ignorait la conduite plutôt... désastreuse de Jade sur un chariot. En effet, dans une course de charrette, aucun doute qu'elle gagnerait. Par contre, ce n'était pas sûr que la charrette termine en un seul morceau...

Le voilà donc parti pour une traversée extrêmement mortelle à travers les plaines de Logres pour aller à Grimwell. Si quelqu'un croise le prince et va dire cela à son voisin, pas sûr que celui-ci ne le traite pas de menteur s'il entend dire : « J'ai aperçu Son Altesse le prince dans un chariot conduit par une jouvencelle enragée et des chevaux qui courent plus vite que le tonnerre. Je crois même avoir entendu le prince crier. Mais après, ce n'est pas certain ». Et, si par malheur le roi venait à l'apprendre...

Bon, le principal est que le prince n'est pas mort en chemin et que, conduit par Jade, il arrive en un seul morceau aux frontières du village de Grimwell. Enfin, en un seul morceau ou presque...

« Je suis vivant ! s'écrie le prince Arion en se laissant tomber par terre, heureux de revoir l'œuvre de Mère-Nature.

— Oh, ça va, grommelle Jade en croisant les bras, vous n'êtes pas mort. De plus, nous avons franchi les plaines en un temps record. Vous devriez me remercier au lieu de vous apitoyez comme un saltimbanque qui vient de recevoir l'aumône !

— Eh, je ne suis pas un saltimbanque ! s'offusque le prince.

— Pourtant on dirait !

— Même pas vrai !

— Si c'est vrai !

— Non, ce ne l'est pas !

— Je ne pensais pas voir un jour Notre Altesse se disputer avec la fille la plus agaçante de tout Logres », intervient une voix calme mais d'un profond mépris.

Arion et Jade lèvent les yeux et voient, assis sur la branche d'un arbre en hauteur, un jeune garçon de leur âge. Celui-ci a d'étranges cheveux pourpres lâchement attaché en une queue de cheval ainsi que des yeux améthyste avec, posé à côté de lui, une épée courte dans son fourreau. Le garçon tentait d'afficher un air méprisant par un rictus mauvais, sauf que cela ne fonctionne pas beaucoup, surtout en face de Monseigneur-le-prince-joyeux-et-naïf.

« Victor ! s'écrie le fils du roi.

— Tiens, vous vous souvenez de mon nom ? s'étonne le concerné en levant un sourcil.

— Euh, pas vraiment, avoue le prince d'un air gêné. C'est Jade qui me l'a rappelé. »

Victor soupire et sauta de la branche d'arbre pour atterrir en face de ses deux interlocuteurs. S'il ne connait pas aussi bien le prince, il aurait failli tomber à la renverse face à cette franchise.

« ... Je vois, dit-il finalement d'un ton sceptique. Bon, ce n'était pas dans mon intention d'interrompre votre ravissante conversation donc je vous laisse. Amusez-vous bien. Faites qu'il ne me demande rien, faites qu'il ne me demande rien, ajoute-t-il à voix basse pour lui seul.

— Attend, Victor ! J'ai besoin de te parler.

— Stupide malchance, grommelle le garçon, avant de répondre : Je vous écoute.

— J'ai une proposition à te faire. »

Victor se retourne, soudainement intéressé. Qui dit proposition, surtout de la part d'un membre de la famille royale, dit peut-être récompense. Et qui dit récompense, dit beaucoup d'argent ! Surtout que, ces derniers temps, il en a grandement besoin. Bien sûr, cela ne concerne que des travaux physiques qui requièrent de ses talents de bretteurs. Si c'est pour aller réunir les brebis du paysan voisin, hors de question ! Il est un guerrier, un chevalier, pas un vulgaire paysan.

« Je vais que tu rejoignes mon Ordre, celui des Chevaliers d'Inazuma, déclare le prince sans détour.

— ... Vous avez un Ordre ? Depuis quand ?

— Euh... Aujourd'hui.

— C'est bien ce qui me semblait. Et vous êtes combien, pour l'instant ?

— Euh... un ?

— Donc je suis le premier vers qui vous aller.

— En fait, pas vraiment, avoue le prince Arion. J'ai déjà demandé au capitaine Riccardo... Mais il a refusé.

— Pff, tant mieux ! Lui avec vous, jamais je n'aurais accepté de vous rejoindre. Il m'insupporte au plus haut point.

— Cela veut dire que tu acceptes ?

— Je n'ai pas dit cela, rectifie Victor. Pourquoi devrais-je accepter de vous rejoindre ?

— Car il n'existe pas plus grand honneur que de se battre aux côtés de la famille royale, peut-être ? raille Jade, toujours présente.

— Mais encore ?

— Car cela te fera une renommée dans tout le royaume de Logres, propose le prince.

— Mais encore ? répète Victor en roulant des yeux.

— Car tu auras de l'argent ! déclare finalement Jade, énervée.

— ... D'accord, j'accepte.

— ... Eh bien, il en faut peu pour que tu acceptes.

— Mmh, mes convictions ne te regardes pas, paysanne.

— TU M'AS TRAITE DE QUOI ? rugit la jeune fille. Car tu crois que tu es mieux, monseigneur le noble je ne fais rien de mes journées sauf me faire recaler à l'examen de la garde royale ?

— Je ne me suis pas fait recaler, défend Victor avec toute sa fierté. Mes compétences sont justes trop inégalables pour être apprécier.

— C'est ça, et moi je suis la reine de Logres, moque Jade. Dit surtout que tu as honte de t'être fais refuser un poste par le capitaine Di Rigo. C'est pour cela que tu lui en veux, n'est-ce pas ?

— Cela n'a aucun rapport. Ce n'est pas ma faute si le capitaine Di Rigo est aveugle et incompétent.

— Hein ? Pourquoi tu es la reine du royaume de père, Jade ? Et pourquoi le capitaine Riccardo serait aveugle et incompétent ? demande le prince, qui n'a pas tout suivit de la conversation.

— Laissez tomber, soupire Jade. Le seul truc qui importe c'est que l'autre orgueilleux accepte de vous rejoindre, à condition d'être payé.

— L'autre orgueilleux ?

— Victor.

— Ah ! s'exclame le prince avant de se tourner vers son nouveau compagnon. C'est vrai ça ?

— À mon plus grand désarroi, oui, répond Victor.

— C'EST FANTASTIQUE ! »

Et, sans crier garde, il se précipite sur Victor pour l'enlacer. Le garçon aux cheveux pourpre, prit de court, ne réussit pas à l'esquiver à temps et se retrouve par terre avec son futur souverain étendu de tout son poids sur lui. Et bien que cela paraisse malpoli de le dire – tellement que ça peut le faire pendre – il doit avouer que le prince est lourd.

« AH, LEVEZ-VOUS, BON SANG ! VOUS M'AVEZ PRIS POUR VOTRE LIT, ESPÈCE DE COQUEBERT DE BASSE COUR ! »

L'autre personne qui ne traite pas le prince Arion comme il doit être par son rang royal ? Victor Blade, son premier chevalier.

Bon, maintenant, il ne manque plus qu'un autre. Mais la question est : où le trouver ?