Et voila, je me lance dans une autre histoire, All Human, comme j'aime. Une vraie fic, avec plein de chapitres. J'ai un peu d'avance, je viens d'achever le 7ème chapitre (plus une scène que je ne sais pas encore où placer) et j'ai encore plein d'idées pour la suite. Pour cette fic, des larmes, des rires, du sexe, mais pas trop. J'espère être à la hauteur et j'espère que ça vous plaira. Hésitez pas à me le dire en review… ***sifflote***

L'OS qui j'ai écris précédemment n'aura probablement pas de suite, malgré ce que j'ai dit. J'ai tenté d'écrire une suite, si si, c'est vrai, mais j'ai perdu l'inspiration, je me suis retrouvée avec 4 chapitres, que du lemon, on se serait cru dans un film porno. Sue du sexe et pas d'histoire. Oui, je sais, ça vous plait aussi. Mais non. Peut être qu'un jour, je retrouverais l'inspiration, en attendant, désolée Rob, mais je te laisse tomber.

Oui, je sais, assez de blabla, amusez-vous bien !

Disclamer : Les personnes ne m'appartiennent que dans mes rêves (et quels rêves !), ne je fais que les emprunter à l'excellente Stephenie Meyer, grande prêtresse ès vampire !

Bella POV

Mon nom est Isabella Marie Swan. Mais je préfère qu'on m'appelle Bella. Ce n'est pas que je n'aime pas mon prénom, non, au contraire, Isabella est le prénom de ma grand-mère paternelle que j'adorais plus que tout : Mémé Swan. Elle est décédée il y a quelques années, emportée dans son sommeil, de sa belle mort. Mais justement, ce prénom m'évoquait une vieille bonne femme –que j'ai toujours connue vieille, édentée et voutée, aussi loin que remontent mes souvenirs- et associer ce prénom à… moi, c'était au dessus de mes forces. J'ai toujours trouvé ridicule de donner le prénom d'un ancêtre à un enfant, d'autant plus si le fameux ancêtre était encore vivant au moment de la naissance. Le pauvre enfant se trouvant ainsi affublé d'un prénom très ringard.

Mémé Swan, j'adore ton prénom, mais j'adore encore plus Bella !

Bref, revenons à nos moutons !

Je marchais tranquillement en direction du sommet de la montagne. Mon sac pesait lourd sur mon dos, me rappelant à ma condition humaine.

J'aimais marcher, j'aimais parcourir la forêt, depuis que j'étais assez grande pour que Charlie, mon père, m'emmène avec lui, à la chasse, juste passer un weekend père/fille au milieu de la nature, et depuis quelques années de longues randonnées avec mes amis.

Mais aujourd'hui, je marchais seule, espérant apaiser la douleur qui m'habitait depuis que ma maman avait péri dans ce stupide accident de voiture. Hélas, cela ne fonctionnais pas vraiment. Mon cœur me faisait mal, j'avais l'estomac au bord des lèvres, mes yeux, ces traitres, qui me brulaient.

L'accident été arrivé dimanche soir. Elle était à Munich, s'apprêtant à rentré aux Etats-Unis pour rejoindre sa famille. Nous. Malheureusement, le taxi qui l'emmenait à l'aéroport a été percuté par un camion, qui n'a laissé aucune chance au chauffeur ainsi qu'à ma mère. J'essayais de m'imaginer ses derniers instants. A quoi pensait-elle ? A moi ? Mon père ? Son dernier concert qui avait encore fait un tabac ? Elle était si douée ! Etait. Est-ce qu'elle avait eu peur ? Sans doute ! Le policier qui nous a annoncé son décès nous a précisé qu'elle été morte sur les lieux de l'accident. J'espérais qu'elle n'avait pas trop souffert… Ma petite maman ! Je ne la reverrais plus ! Plus de cookies embaumant l'air de la maison les jours ou elle n'était pas en tournée ou en répétition. Plus de gros câlins dans ses bras. Plus de confessions durant nos séances shopping entre filles. Plus de maman. Jamais. Qu'est ce que j'allais devenir ?

Je soupirais en m'asseyant sur le rocher. Je levais la tète vers le ciel qu'on apercevait à travers les arbres. Le soleil avait disparu derrière les nuages, mais nous n'allions pas avoir de pluie. Du moins, j'espérais. A Forks, rien n'était moins sur que le temps !

Je m'apprêtais à sortir la gourde de mon sac lorsque j'entendis un cri déchirant. Ce n'était pas un animal, ça, j'en étais sur. Mais qui pouvait bien s'aventurer dans cette partie de la forêt ? A part les chasseurs et mes amis les Quileutes, qui étaient du genre à tuer un loup à mains nues, cet endroit n'était fréquenté que par les bêtes sauvages. Jamais un promeneur, c'était trop dangereux, à moins d'être armé. Et encore !

Je laissais en plan mon sac et pris seulement mon fusil. La personne cria encore, et je localisais l'origine à environs 500 m de ma position. J'entendais également des grognements, un ours peut être ? Je me mis à courir et j'arrivais rapidement devant une scène qui me laissa sans voix.

Un ours d'une taille impressionnante était en train d'attaquer un jeune garçon d'à peu prés mon âge. L'ours tentait de lui mettre des coups de patte en grognant. Et le garçon reculait jusqu'à se trouver acculé à un arbre. Il avait l'air paniqué et lorsqu'il m'aperçue, il me cria de le laisser. Bizarre comme réaction ! Mais je n'avais pas vraiment le temps de me pencher sur la question.

De mon coté, je ne pouvais pas faire grand chose. En tirant dans le tas, j'aurais risqué de blessé le garçon, et je n'aurais pas fait grand mal à l'ours. Sans compter que le temps que je recharge mon fusil, j'aurais fini entre les pattes de l'ours moi aussi.

Je regardais autour de moi et vis des cailloux. J'en pris un pas trop gros, et tout rond. Et je le jetais de toutes mes forces sur la bestiole. « Hé ho ! Bouba, c'est par ici que ça se passe ! » L'ours de tourna vers moi en hurlant très fort et je failli faire pipi dans ma culotte. C'était pas vraiment le moment de se laisser aller, si vous voulez mon avis ! Je lui lançais un autre caillou et sifflais « Oué oué, par là, viens par là gros machin ! » J'armais mon fusil et visait la tête de la bête. Je le touchais au niveau de la joue, ce qui eut le don de le mettre dans une rage folle. Il se mit debout en lâchant une énorme plainte. Tandis qu'il avançait sur moi, je tirais à nouveau (dernière chance !) et le shootais entre les 2 yeux. Il émit à nouveau une longue plainte alors que j'attrapais, en dernier recourt, mon fusil par le canon pour m'en servir de matraque. Il s'écroula enfin en grognant à mes pieds. Soulagée ! On ne pouvait en espérer moins de la fille du shérif ! ^^ N'empêche qu'il avait la peau dure, l'enfoiré ! J'ai vraiment eu peur sur ce coup.

Tout en braquant toujours mon fusil sur l'ours qui avait l'air mort, je m'approchais du garçon qui était assis par terre. « hey ! Ca va ? » Il ne bougeait pas. Je m'approchais encore et je vis qu'il pleurait « C'est fini maintenant, il est mort… » Tout en gardant un œil sur l'ours, je m'agenouillais devant lui, posant une main sur son épaule. « Hé ! Répond-moi ! » Parce que là, je ne sais pas ce que je vais faire de toi !

Merde ! Il pleurait de plus belle ! « Non ! C'est pas fini, c'est jamais fini ! » Je réponds quoi à ça, moi ?

« Ben pour celui-là, c'est fini ! » En montrant l'ours.

Il sourit malgré ses larmes. Ouf !

« Allez, viens, il faut vite s'éloigner. »

« Pourquoi ? »

« Parce que dans pas longtemps, tous les prédateurs du coin vont rappliquer, attirés par l'odeur du sang. » en montrant le cadavre.

Il soupira et tenta de se lever. Il paraissait épuisé, et très affaibli, mais dans l'immédiat, je n'avais pas trop le temps de me poser des questions. « Tu es blessé ? »

« Non, ça va aller. »

Je l'aidais à se maintenir debout. En dépit de ses paroles, il n'avait pas l'air bien, le teint très pale, les épaules voutées. Nous nous mîmes en route, je le soutenais, et malgré cela, nous n'avancions pas vite. « Ou allons-nous ? » me demanda t'il.

« Il y a une grotte à quelques kilomètres, on va s'y installer jusqu'à demain matin. »

« On ne redescend pas ? »

« Non, on aura pas le temps d'arriver avant la nuit à ce rythme. »

« Et pourquoi aller à la grotte ? Je voudrais vraiment me reposer » Il n'était plus pale, il était vert. J'espérais qu'il ne me ferait pas un malaise, je me voyais pas le trainer sur des kilomètres, avec mes 45 kilos tout mouillés, même si il paraissait mince, je n'avais aucunes chances.

« Parce qu'il va faire très froid cette nuit, largement en dessous de zéro, et on n'est pas suffisamment équipé pour dormir à la belle étoile à cette température » En effet, mon acolyte n'avait qu'un simple pull, même pas de veste. Moi j'avais ma veste imperméable par-dessus mon tshirt à manches longues. J'avais également un pull et un gilet sans manches en polaire dans mon sac en plus de mon sac de couchage.

« Je suis désolé. »

« De quoi ? »

« De t'imposer ma présence. »

« J'avais rien à faire aujourd'hui… » Je lui souris « Arrête de raconter des bêtises et garde tes forces pour marcher. »

Je ne vous cacherais pas que j'angoissais pour la nuit à venir. Il avait l'air frigorifié et tremblait, et on était qu'en milieu d'après midi. La température était proche de zéro. Nous ne pourrions redescendre que demain matin, en attendant, il fallait le réchauffer, et le nourrir. Quel programme ! Sans compter qu'il devait être en état de choc, après l'attaque du gros nounours.

Je ne savais pas trop pourquoi, vu les circonstances, mais j'étais contente de l'avoir trouvé. J'avais eu envie d'être seule, et de me morfondre, mais d'avoir quelqu'un à m'occuper l'esprit et m'empêchait de penser à la vie sans ma petite maman. Et puis il paraissait si fragile ! On aurait dit un petit chaton qui venait de naitre, tout trempé et grelottant avec ses yeux verts brulants, ses cheveux cuivrés collés par la transpiration. Oups, oué, grelotant, il va falloir s'occuper de ça rapidement ! D'ailleurs, heureusement mon sac était sur le chemin de la grotte, je nous voyais mal faire un détour.

Je sais, le chapitre est un peu court, les suivants sont plus long.