Hello tout le monde! Ceci est une destiel high school AU dans le genre comédie et drame (comédie dramatique?) :33 l'idée m'est venu hier soir quand je regardais struck by lightning (encore …), vous y trouverez un sarcastic!genius!Cas et un geeky!dean (pas beaucoup mais comme même) :3

Disclaimer : les personnages ne m'appartiennent pas sinon le destiel aurait déjà vu le jour :pp

Résumé : {DESTIEL AU} S'il y a une bonne chose à propos de la ville de Carlton, c'est que les gens sont rarement en retard, tout est à environ dix minutes en voiture et il ne faut pas moins d'une heure pour marcher d'un bout à l'autre de la ville, hélas c'est le seul coté positif à propos de cet endroit, et Castiel Novak – lycéen surdoué – en est bien conscient.

Pas le plus top des résumés mais … j'ai essayé x)

Rating pour le langage et les scènes de violence ou ... u know… :3

warning: je ne posterai pas toutes les semaines, ça pourrait varier d'une semaine à 2 de retard, mais le 2ème chapitre sera up dans pas longtemps

Ok j'arrête

enjoy !

1.

Can't find my way home.

Il avait beau écouter Elvis, le son monté au maximum, ses poings écrasants les écouteurs qui s'étaient enterrés au fond de ses lobes, il pouvait toujours entendre les éclats de voix, les assiettes qui s'écrasaient au sol dans un fracas assourdissant, la violence qui hantait les murs tremblants.

Castiel, recroquevillé sur lui-même, ses genoux ramenés à son menton, sa tête reposant contre le mur, faisait de son mieux pour ignorer ses parents qui se livraient une dispute conjugale des plus violentes, la troisième de la semaine.

A l'instant même où il eut gravi les marches qui le séparaient du seuil de la porte quelques heures plus tôt, tout juste revenu de ses cours exténuants qui pompent tout ce qu'il peut récolter de positivité, Castiel sût que cette soirée ne serait pas de repos, alors il a juste remis son sac à dos sur son épaule et couru jusqu'à sa chambre à l'étage pour ne pas se faire repérer et subir tous les préjudices ou être battu par son père qui taisait ses raisons en se défoulant sur son corps frêle.

Il n'était ni triste ni dépressif, juste vide, comme une coquille creuse, parce que ces mots ce pouvaient plus décrire le mal être qu'il véhiculait.

Cas était sure qu'au moment où ses parents avaient dû réciter leur serment de mariage, ça a dû ressembler à quelque chose du genre : « Naomi et Zach, acceptez-vous l'époux qui a été choisi pour vous ? Promettez-vous de l'engueuler et de le blâmer, pour le meilleur et surtout, vraiment surtout pour le pire, dans la maladie et la psychanalyse, dans la colère et la frustration, en le haïssant et lui gardant rancune jusqu'à la mort que vous vous causerez tous deux ? »

A chaque dispute, les voisins pointaient le bout de leurs nez, les espionnant à leur insu, écoutant les injures et les insultes, un vrai show. Une fois Castiel avait essayé de leur donner du pop corn, mais ils lui avaient claqué la porte au nez.

Pas de doutes, sa vie était un ramassis de conneries.

Il suivait des yeux une petite araignée, ses pattes longeant le mur d'en face, sans aucune destination, Cas aurait bien voulu attraper son appareil photo abandonné dans son sac à dos afin d'immortaliser cet insecte qui avançait toujours dans le vide, mais il avait l'impression que ses muscles étaient faits de plomb.

« Castiel, t'es là ? » Chuchota une voix presque inaudible, tirant Castiel de sa torpeur maladive.

Il se rendit compte qu'Elvis ne chantait plus à ses oreilles, il leva le regard vers sa petite sœur Anna, qui se tenait à travers l'entrebâillement de la porte, attendant le consentement de son frère pour le rejoindre dans l'obscurité de la pièce où dansaient seulement un voile de lumière blanche, que leur offrait la lune.

« Viens, » répondit-t-il en se décalant un peu d'un coté de son lit. Ferme la porte à clé.

Anna obtempéra et vint rejoindre Castiel après avoir répondu à sa requête, se lovant contre sa poitrine, ses bras l'enlacèrent, rempart contre les cris qui se faisaient plus bruyants au sous sol.

« Pourquoi ils se disputent ? » Ajoute Anna en épongeant ses yeux humides d'un bout de sa manche.

« Des trucs de grandes personnes, dors je veillerai sur toi. »

« Mais j'ai faim, je n'ai rien mangé de la journée, maman a oublié de me mettre mon sandwich. »

Son cœur se serra douloureusement, il s'en voulait sans raison, il ne voulait pas que sa sœur connaisse l'affliction qu'il eut subi durant toute sa vie, alors il piocha dans la poche de son sac à dos un sachet de chips qu'il tendit à la petite rousse pelotonnée contre lui.

« Maman dit qu'il faut pas en manger, c'est mauvais pour la santé, releva Anna fixant avec gourmandise le sachet entre ses mains. »

« N'écoute pas maman elle dit que des conneries, » dit Castiel avec amertume quant à l'évocation de sa mère, en remettant ses écouteurs, « allez Anna mange et dors, on a école demain. »

Et c'est ce qu'elle fit, quelques instants plus tard les cris se turent et il en soupira de convoitise, il avait l'impression à ce moment-même qu'il était seul, dans cette maison qu'il méprisait au plus haut point.

Seul et sans attache, et c'était un sentiment auquel il aspirait vraiment. Il n y avait plus d'araignées gravissant la surface vierge du mur, disparu.

« Castiel, ça va? » Demanda une voix chevrotante de l'autre coté de la porte.

« Laisse-nous maman, » il dit en baissant le ton, pour ne pas réveiller sa sœur assoupie.

Et il ne retendit plus sa voix de toute la soirée, il mit fin à I can't help falling in love with you qui résonnait en boucle à ses oreilles et ramena les couvertures sur lui et Anna. Mais il ne s'assoupit pas, Castiel était effrayé, terrorisé à l'idée que son père défonce la porte et s'en prenne à sa sœur ou à lui.

Voilà ce qu'était sa vie, une succession d'événements qui ne lui causaient que des tords, un cercle vicieux, un puits de désolation alors oui il en voulait à Dieu, au monde entier à vrai dire, son existence était comme un bouquin infini sans ponctuations.

Ça faisait mal, de savoir que malgré tout, il a fait de son mieux pour s'en sortir, alors que ce n'était jamais assez.

Gabriel – son meilleur depuis le jardin d'enfant – lui dit toujours que ce qu'ils vivent, là maintenant, le lycée, les fêtes, leur adolescence, étaient les meilleures années de leurs vies. Mon cul ouais. Il aurait préféré faire partie d'une bande à Gaza une cible dans e dos plutôt que déambuler dans les couloirs du Morgan High School, ou bien vivre tout court dans la ville de Carlton, un taudis où l'endroit de rendez vous des lycéens était le parking d'un Burger King.

Mais Castiel taisait ses protestations, son envie de fracasser chaque brique de ce lycée qui ne lui inspirait que de la misère, une tristesse si insoutenable que son ventre en était noué, tellement de colère qu'il avait l'impression de bruler sous ces effluves de rage cuisantes qu'elle appesantissait son existence toujours plus. La vie est injuste.

Tout, est injuste.

L'anxiété s'était déposé en couche crasseuses sur sa rétine, longeant le chemin jusqu'à sa poitrine, repoussant son cœur tremblotant et fragile jusqu'à sa gorge. Il y avait des moments comme ceux-là où il aurait voulu se fondre dans l'oubli et ne plus jamais en émerger, ou bien juste attraper un bout de papier et un stylo et laisser les mots se déverser à travers ses doigts.

Parce qu'après tout, à part son appareil photo derrière lequel il se cachait, invisibles aux autres, son journal du lycée qu'il entretenait malgré l'indifférence générale, son rêve consistant à être accepté à l'université de Columbia, et son humour noir qui lui coûte les regards noirs, les grincements de dents et les insultes de ses camarades, tout était au point mort.

Cas renvoya une dernière prière avant de clore ses paupières et mourir dans les draps de son lit, ne s'adressant à personne en particulier :

Faites que tout change.

Une p'tite review ? Merci pour avoir tout lu ! *kisses*