Note de l'auteur : Donc oui, me revoilà avec une nouvelle fanfiction. Celle-ci sera plus longue que les précédentes, c'est-à dire aux alentours de 9 ou 10 chapitres. Elle a été écrite avec l'énorme influence de la chanson "When Angels Fly away", du groupe Cold, dont je mets les paroles en tout début. Elle est divisée en deux parties : Pixels et Cicatrices (les deux parties sont incluses dans cette unique fanfic). Cette histoire parle essentiellement de Matt, que je trouve très intéressant justement par son apparition unique mais fulgurante dans la série. En gros, je me suis prise de passion pour lui et je trouve génial qu'on puisse lui faire faire ce qu'on veut sans être OOC, vu qu'on ne sait quasiment rien de lui, XD ! L'important, donc, dans une fic qui parle de lui, ce n'est pas de respecter son caractère tel qu'il est exprimé dans le manga ou l'anime, mais de respecter tout le long celui qu'on lui prête. Simple question de cohérence, que je tenais tout de même à souligner. Mais bref. PASSONS A LA SUITE AVANT QUE VOUS VOUS ENDORMIEZ ^^...

Je poste illico le prologue et le premier chapitre en même temps, parce que le prologue est court, bien que très important pour toute la suite de l'histoire. Vous aurez probablement le chapitre 2 vers les vacances de Noël, un délai plus long que d'habitude, mais cette fic demande un plus gros travail que les autres (même si c'est un travail qui m'apporte énormément de plaisir) et je ne veux pas la bacler. Elle est aussi un peu plus violente que les autres histoires que vous avez pu lire de moi, sans doute à cause du thème (Mello lui-même XD !). Donc âmes un peu trop sensibles ou chastes s'abstenir. Même si je ne tombe jamais dans le vulgaire (enfin je pense^^'). Voilà. Que dire d'autre ? Ah, oui...

MATTIE POWEEEER !!!!! ^0^

Rating : T. Voir M (comme Mello, XD). Parce que mention de drogue, langage peu châtié de Mailichou (et de Mello, bien sûr), câlin un chouïa descriptif bien que bourré de métaphores (moi et les scènes de sexe "crues", ça fait 26, même si j'en lit volontier (rire)). Et... L'horreur des premiers chapitres. Beaucoup de fans en parlaient, plaisantaient régulièrement dessus... Une ou deux auteures seulement l'ont fait, maisen l'évoquant. Et moi j'ai osé. Ne me tuez paaaas !

Pairing : Matt et Mello. Parce que, franchement, le M&M's, c'est sexy, c'est fort, c'est poétique, sensuel, romantique et passionné à la fois. Et c'est hot, XD.

Disclaimer : Tout appartient à ces deux affreux japonais, dont dont le rôle s'est limité à nous offrir des éléments de rêve... Puis à les détruire. Allez, un peu de poésie dans les disclaimers^^...

Dédicace : A Mimi, la folle du train. Tu voulais un citron, même un petit (et surtout un MattMello)... Le voilà ! Ensuite, pour tous les lecteurs qui me suivent depuis si longtemps et reviewent à chaque histoire (ils se reconnaitront). Petite mention à Patte de velours (la grande prêtresse du LXLight, XD), et ses soucis d'ordinateur. Dans le dernier chapitre, il y aura une petite allusion à Three Tears, pour toi. (agite les pompoms pour l'encourager et crie : "VIVE ONDE SENSUELLE" !!!). Et enfin, et surtout...

Pour Maman. Oui, ton "gros bébé" écrit des "scènes" (rires). Mais cette histoire s'est construite sur le commentaire que tu m'as rapporté sur "Les aventures de Mrs. Muir" et sur tes explications sur ta foi en Dieu si particulière, mais si réconfortante. Je n'ai plus qu'à "prier" pour que tu ne me taquines pas trop après avoir lu le fameux chapitre 7... Gros bisous, ma Mamouchka !

C'est "tout" ce que je voulais dire. Je vous embrasse tous très fort !

Enjoy !!!!


When Angels fly away

Paroles

I'll make a soldiers decision to fly away
Loadmy gun, paintmy face, call me misery
I
can see the sky light up and the ground explode
Got my sights locked in I can see you breathe
Then I watched you fall and somebody scream
It's the saddest thing when angels fly away

I can't be home tonight, I'll make it back it's all right
Could ever love me half as good as you
Gotta badge for my scars just the other day
Wore it proud for the sake of my sanity
I could see the flames burn bright from the winding road
Like a haunting page from our history
Watched a young girl cry and her mother scream
It's the saddest thing when angels fly away

I can't be home tonight, I'll make it back its all right
No one could ever love me half as good as you
If you can't be strong tonight, love makes you sad its all right
No one could ever worry half as good as you


Prologue :

Le serment


Winchester

Wammy's House

20 Septembre 2003

« -- Matt ?

-- Oui, Mello ?

-- Tu… Tu es… Mon meilleur ami, n'est-ce pas ? »

Le rouquin sursaute et relève ses yeux de son jeu vidéo pour fixer Mihael. Celui-ci, épuisé, révise inlassablement ses cours pour le devoir de mathématiques du lendemain. Cela fait plus de trois heures qu'il étudie dans la chambre de Matt, dans l'espoir mort-né de battre enfin Near. Ebahi, Matt cligne des yeux à plusieurs reprises. Affalé sur le bureau du goggle-boy, des dizaines de papiers éparpillés autour de lui, le blond a l'air épuisé et ses yeux cernés d'immenses poches sombres, résultat de nuits complètes d'insomnie passées à se pencher sur ses devoirs. Il ne semble même plus avoir la force de croquer dans sa tablette de chocolat, c'est dire…

« -- Pa… Pardon ? bafouille Matt, pas certain d'avoir bien entendu.

-- Tu es mon meilleur ami ? » Répète Mello d'une voix étranglée.

Est-ce le manque de sommeil qui le fait divaguer ? D'accord, Matt voue à Mello une affection qui confine quasiment à l'idolâtrie. Et oui, il nourrit une forme de dépendance vis-à-vis du gothique. Mais, une fois passée l'innocence de leur jeune âge, il avait vite compris que cette relation était à sens unique, ou presque. Il était là pour rassurer, divertir, consoler et adorer Mello… Rien d'autre. Il ne recevait rien en échange, Mello détestant exprimer ses sentiments, à plus forte raison une forme d'affection.

Etait-ce le manque de sommeil qui faisait ce soir glisser son masque impassible ? Cette question était-elle à prendre comme un de ses rares témoignages d'amitié ou était-ce un nouveau moyen, une de ses innombrables et tortueuses stratégies pour s'assurer de la fidélité du geek ? Non pas qu'il ait besoin de faire la moindre manipulation, soit dit en passant. Pour Mello, Matt ferait n'importe quoi.

N'importe quoi.

« -- M… Matt ? »

Le rouquin ouvre des yeux ronds : Mello a soudain l'air… Au bord des larmes. Triste qu'il ne réponde pas immédiatement, en se mettant quasiment au garde-à-vous comme à son habitude. De nouveau, est-ce un masque factice ? La logique lui dicte que oui. Mais voilà, ce soir, les yeux de Mello brillent d'un milliard de sanglots contenus. Ils brillent fort, oh, si fort…

« -- Oui, Mello. »

Mihael retient son souffle. En l'espace d'un instant, le geek semble s'être métamorphosé : il a un de ses si beaux sourires qui plissent ses yeux derrière ses lunettes de plongée, un sourire chaud, rassurant… Un sourire qui le transfigure.

« -- Oui Mello, chuchote-t-il, ses prunelles se mettant à leur tour à briller derrière les verres oranges. Je suis ton meilleur ami… »

Un sourire épuisé s'épanouit alors sur les lèvres de Mello. Il laisse même s'en échapper un soupir de soulagement, ce qui amuse grandement Matt.

« -- Quoi ? Le taquine-t-il. Tu en doutais ?

-- N… Non… Murmure Mello en faisant cliqueter son stylo quatre couleurs du pouce. Mais…

-- Mais ? »

Le geek est intrigué. Jamais il n'a vu son ami buter autant sur une simple phrase ! Du coup, il éteint sa game-boy, la repose sur ses genoux et scrute Mello avec curiosité. Celui-ci a soudain l'air plus fatigué que jamais, avachi sur le sous-main, entouré de brouillons et de formules mathématiques.

« -- Je… Je me sens très seul, Matt, avoue-t-il dans un filet de voix. J'ai… Je… J'aurais besoin… Pourrais-tu… ? »

Les mots s'embrouillent, cafouillent, se mélangent. Matt retient son souffle en voyant que Mello, hésitant, tend les mains vers lui. Il en est tellement stupéfait qu'il reste immobile, complètement bouche bée. Mello baisse alors ses bras, rouge de honte, la honte de demander quelque chose, la honte de demander ça, surtout… Il ne se rend même pas compte du bonheur indicible qu'ont provoqué ses paroles, un émerveillement presque douloureux qui se reflète dans toute sa beauté sur le visage de son ami. Il entend juste un bruit de pas, puis se retrouve enveloppé dans une étreinte d'une douceur presque irréelle. Alors il se love contre lui, envoyant sa fierté et son embarras au placard pour profiter de ce moment de tendresse.

Il s'agrippe très fort au pull à rayures comme pour ne pas qu'il ne s'échappe, ses doigts crochetant la laine et la déformant. Matt lui chuchote des paroles apaisantes, lui caresse tantôt les cheveux, tantôt le dos, feignant de ne pas remarquer les larmes qui glissent du nez de Mello jusque dans son cou à lui

« -- Tout va bien, mon Mellow*… Tout va bien… Je suis là… »

Un sanglot plus violent que les autres secoue le corps frêle blotti contre lui. Matt continue à le consoler en l'appelant « son Mellow », parce que les « blondinette !» sont trop railleurs, parce qu'il aime ce mot si doux dans sa bouche, « Mellow »…

« -- Je suis ton meilleur ami, lui souffle-t-il à l'oreille. Je serais toujours, toujours là. »

Il écarte une mèche blonde du visage caché contre son épaule, tout en le berçant pour apaiser ses tremblements irrépressibles. En faisant ce geste, il sent une émotion trouble et inexplicable qui s'empare de son cœur, comme un sentiment tout neuf, une fleur d'émotion en train d'éclore à l'air libre…

« -- Et ça ne changera jamais… » Lui promet-il alors dans le silence de leur alcôve, un serment qui porte en lui un parfum d'éternité.


* Note de l'auteur : Le mot Mellow, à l'origine du nom de Mihael, est un terme anglais signifiant « doux, moelleux ».


C'est la fin du prologue, à tout de suite pour le premier chapitre (où je me suis documentée comme une malade pour ne pas dire de bêtises) !

Mauguine.