Bonjour les gens !

Bienvenus sur ma première fanfiction, alors soyez sympas ! Ce ne sera peut-être pas au goût de tout le monde, mais si ça plaît alors tant mieux !

Je tiens à dire que je n'apprécie pas, mais alors pas du tout le copier-coller. Je trouve ça hypocrite, salop et j'en passe ! L'auteur met son coeur à l'ouvrage, il vous confie une part privée de lui-même, la moindre des choses est de respecter son travail. Enfin, c'est mon point de vue.

Sachez que je répondrais à toutes vos reviews sans exceptions, par message privé ou au début de chapitre si je n'ai pas le temps de faire autrement et pour ceux qui n'ont pas de compte.

N'hésitez surtout pas à me dire ce que vous en pensez, mais si vous n'appréciez pas dîtes-le avec délicatesse et sans être grossier, c'est tout. Je promets que je ne le prendrai pas mal.

Bonne lecture et à bientôt !

Disclaimer : Que voulez-vous, Stephenie Meyer a refusé ma demande express de transfert de droits d'auteur... Je suis donc aux regrets de vous dire que Twilight ne m'appartient pas, sauf mes personnages et mon intrigue !

Résumé : Angelina a perdu ses ailes, déchue dans un monde qu'elle exècre. Amère et désillusionnée, elle snobe les humains et hait le Paradis plus que tout. Elle finit pourtant par faire la connaissance de Embry Call, un jeune loup-garou aux tendances charmeuses. Saura-t-il gérer son imprégnation pour elle et briser la coque glaciale de son cœur ?

Chapitre 1 : Patrons de merde...

Angelina, surnommée Angie, était une jeune femme d'une vingtaine d'années ou tout du moins semblait-elle avoir vingt-cinq ans car elle était en réalité âgée de quelques millénaires de plus. Simple point de détail, toutefois. Elle haïssait copieusement le Paradis et toutes les valeurs qui s'en rapportaient, à tel point qu'en entendre ne serait-ce que le nom la faisait blêmir de colère. Mais de la part d'une Déchue, c'était compréhensible.

-Cela vous fera cinq dollars et dix huit cents.

La vendeuse la regarda avec un sourire hypocrite insupportable, si insupportable qu'elle envisagea sérieusement de partir sans régler ses achats. Et puis, ça n'était pas comme si cela aurait été la première fois.

-Et voilà, répondit-elle avec la même hypocrisie.

Sa voix était railleuse et son ton légèrement condescendant. Mais qu'y pouvait-elle si elle n'aimait pas les humains ?

Sortant quelques secondes plus tard de la petite épicerie, elle songea que pour un simple paquet de rouleaux de PQ, c'était vraiment de l'arnaque. C'était du torche-cul bordel, pas de l'or ! Finissant par grommeler en sentant la pluie s'infiltrer à travers son blouson pour glacer son corps d'immortelle, elle pesta une fois de plus en levant les yeux au ciel. Oh, que n'aurait-elle pas donné pour s'acheter un manteau digne de ce nom ! Mais il fallait croire que lorsque les connards célestes lui avaient arraché les ailes, ils n'avaient pas réfléchi à la question du comment elle allait bien pouvoir survivre sur Terre. Ou alors qu'ils s'étaient amusés à l'idée de la laisser se débrouiller toute seule, ange déchue dans un monde relativement hostile.

Se tapant les deux kilomètres qui la séparaient de son mini chez elle à pieds, n'ayant absolument pas les moyens de s'offrir une automobile, elle finit par franchir la porte de son petit studio complètement trempée. Maudissant Forks et les bus qui étaient en arrêt aujourd'hui, elle balança le papier toilette dans les chiottes, ne prenant pas la peine de le ranger correctement.

Squattant finalement la salle de bain, elle entra dans la douche toute habillée. Un peu plus mouillés ou un peu moins, cela n'allait rien changer pour ses vêtements. Et ce fut seulement lorsque la buée envahit la pièce qu'elle se dévêtit, se lavant sans délicatesse le corps comme si une partie d'elle-même voulait se punir pour ce qu'elle était devenue : plus un ange, pas un démon, pas non plus une humaine, ni rien d'autre de connu en fait. Elle était une Déchue, et parce qu'elle ne s'était pas rendue en Enfer elle n'était plus rien. Seule sa Chute complète lui redonnerait une identité véritable ou alors la Grâce du Paradis. Mais aucun des deux ne la tentaient. Que Lucifer aille se faire foutre et le Seigneur était à mettre dans le même panier. Elle préférait encore sa situation que d'aller lécher les bottes d'abrutis pareils.

Finissant de se rincer, elle entendit son téléphone se mettre à sonner. Pestant contre cette journée de merde, elle sortit de la douche et manqua de se ramasser en glissant sur la flaque d'eau qu'avaient produite ses habits trempés.

-Âllo ? grogna-t-elle en se retenant au lavabo.

Il fallait croire que son interlocuteur était aussi heureux qu'elle de cette journée car une voix masculine particulièrement contrariée retentit à l'instant même où elle cessa de parler.

-POUVEZ-VOUS M'EXPLIQUER POURQUOI, MISS SMITH, N'ÊTES-VOUS PAS ENCORE AU TRAVAIL ALORS QU'IL EST DIX HEURES DU MATIN ?!

Et merde. Timing de chiotte. Elle avait complètement oublié. Quoique non, elle savait qu'elle aurait dû bosser au General Center, mais elle n'en avait pas particulièrement eu envie en se levant le matin même atteinte d'une flemme aiguë.

Faisant sembler de tousser, elle prit une petite voix enrouée avant de répondre :

-Je suis malade et clouée au lit. J'étais trop fiévreuse et mal en point pour me lever...

Évidemment, il ne la crut pas un instant.

-CELA FAIT CINQ FOIS QUE VOUS USEZ DE CETTE EXCUSE, ET CELA EN À PEINE DEUX SEMAINES ! SI VOUS N'ÊTES PAS CAPABLE DE PRENDRE AU SÉRIEUX CE TRAVAIL, ALLEZ VOUS EN CHERCHER UN AUTRE ! VOUS ÊTES VIRÉE MISS SMITH ! VIRÉE, VOUS M'ENTENDEZ ?!

Sentant une colère sous jacente exploser en elle, elle serra le téléphone à s'en faire mal aux doigts avant de se mettre à crier à son tour.

-OK ! BIEN FAIT ET BON DÉBARRAS ! DE TOUTE FAÇON VOUS N'ÊTES QU'UN SALE CON ! VOUS NE VOULEZ PLUS DE MOI ? LA BONNE AFFAIRE ! AU MOINS, JE N'AURAI PLUS À SUPPORTER VOTRE GUEULE DE MERDE ! CAO ET À JAMAIS !

Raccrochant d'un geste sec, elle se retint à temps de ne pas balancer son téléphone. Elle n'avait qu'à peine assez d'argent pour survivre, alors pas question qu'elle fasse des dépenses inutiles. Et elle venait d'être virée en plus... Virée ! Comment avait-il osé ?! Personne ne la virait, personne ! Elle valait bien plus que tous ces microbes à cause de qui elle avait perdu ses ailes !

S'habillant rapidement, elle fit égoutter ses vêtements dans l'évier avant d'éponger le sol avec sa serviette. Il faudrait la mettre au sale plus tard. S'affalant dans son clic-clac, elle sortit le journal du jour et ouvrit la rubrique consacrée aux annonces. Avec un peu de chance, quelqu'un cherchait une nouvelle employée.

Balayant rapidement les différents articles, elle tomba finalement sur une offre d'un magasin de sport. Tapant le numéro indiqué, elle attendit une bonne dizaine de secondes avant qu'on ne lui réponde enfin.

-Ici Chez Newton, boutique spécialisée dans le matériel de randonnée, que pouvons-nous faire pour vous ?

Ok. Elle était tombée sur la zone standard du magasin. Sûre d'elle, Angelina commença :

-Bonjour, je vous appelle pour la proposition d'emploi posté dans le journal.

Un silence de quelques secondes prit place avant que la personne ne réponde enfin.

-Oh... Que diriez-vous d'un entretien cet après-midi ?

Le sourire de la victoire s'épanouissant sur son visage, certaine de son succès lors de son futur entretien, elle acquiesça rapidement.

-Pourrai-je juste vous demander votre nom ? lui demanda toutefois la femme à l'autre bout de l'appareil.

-Évidemment, répondit-elle d'une voix mielleuse. Angelina Smith.

Oui, elle avait fait dans la simplicité pour sa nouvelle identité. Angelina, c'était pour se foutre de la gueule du Paradis qui l'avait abandonnée et Smith, c'était parce que c'était le premier nom qui lui était venu à l'esprit et que franchement, elle n'avait pas eu envie de se casser la tête. Il y eut un long silence à l'autre bout du fil, silence désagréable et de mauvaise augure.

-...Vous ne travailliez pas au General Center? la questionna-t-elle.

Chiotte à merde. Sa réputation devait l'avoir poursuivie dans tout Forks.

-C'est à dire que..., commença-t-elle.

-Oh ! l'interrompit subitement son interlocutrice. Mon mari vient de m'informer que nous avions déjà trouvé une employée. Navrée du dérangement et passez une bonne journée !

L'instant d'après elle avait raccroché.

Connasse. C'était une connasse. Angelina accumulait les cons cette journée-là. Grommelant dans sa barbe inexistante, elle se mit à maudire ses anciens patrons avec virulence. Ils lui avaient apparemment fait mauvaise pub auprès des autres.

Contactant trois autres possibles employeurs, elle reçut encore et toujours la même réponse à l'annonce de son nom : désolés, pas intéressés. Au quatrième appel, elle songea sérieusement à donner un faux nom avant de se rappeler que Forks était une petite ville et qu'on la reconnaîtrait assurément.

Apercevant la dernière annonce du journal, elle se mit à croiser les doigts. Elle n'avait pas envie de déménager à nouveau et de se retaper un déménagement sans bagnole et sans argent, ce qui était plutôt compliqué à vrai dire.

-Bonjour, ici la Librairie Mille Horizons. Que puis-je faire pour vous être utile ?

C'était une voix douce qui décrocha, comme une plume caressant une peau nue. Souriant tout en priant sa bonne étoile qui l'avait si lâchement abandonnée de lui accorder une petite chance, elle balança directement la sauce.

-Je suis Angela Smith et j'appelle pour votre offre. Oui je travaillais au General Center et oui j'ai été virée. On vient de me raccrocher quatre fois au nez alors s'il vous plaît, faites preuve d'un peu plus d'imagination...

Un long silence prit place avant qu'un rire ne retentisse a l'autre bout du fil. Totalement décontenancée par les évènements, la jeune femme fronça les sourcils tout en se demandant comment elle devait réagir.

-Et bien miss Smith, je suis ravie de votre appel. Emily Uley, patronne et actuellement seule libraire de cette petite entreprise. Puisqu'il est pratiquement midi et que le magasin ferme ses portes de douze à quatorze heures, cela vous dirait-il de me retrouver chez "John et Molly" pour manger un morceau et discuter de ce possible futur emploi ?

Écarquillant les yeux en entendant la proposition, la Déchue regarda l'heure. Onze heures quarante-cinq. Le temps avait filé à une vitesse telle qu'elle en avait perdu la notion.

-J'en serais très heureuse, acquiesça-t-elle. Mais à quelle heure devrai-je vous y retrouver ?

Sa bonne étoile semblait briller, finalement.

-Que pensez-vous de midi quinze ?

Pestant sur son absence totale de bagnole, Angelina grimaça avant de déclarer :

-C'est à dire que je n'habite pas tout à côté et que je n'ai pas de voiture. Midi vingt-cinq me semble plus réalisable.

-Hors de question.

La voix avait claqué, sans protestation possible. Avalant sa salive de travers, Angie sentit sa peau pâlir. Qu'est-ce que c'était que ce bordel encore ?

-Comment ça ?

Sa voix s'était faite légèrement menaçante et avait pris un ton rauque supplémentaire. Elle n'allait pas se faire marcher sur les pieds par la première pimbêche venue quand même !

-Il n'est pas question que je vous laisse faire ce trajet à pieds jusqu'au restaurant, d'autant plus avec une flotte pareille ! Dites-moi donc votre adresse que je passe vous chercher après la fermeture.

Ok. Autant pour elle, ce microbe semblait être particulièrement intéressant au final. Et peut-être un peu trop vertueux par ailleurs. Et qui sait ce qui arrivait aux gens trop vertueux... Elle en était le modèle parfait. Punie pour avoir sauvé les miches de milliards de gens... Bonté, tu nous perdras tous.

-Oh... Et bien j'habite au bord de la route, à la limite de Forks et de la réserve. Vous ne pouvez pas vous planter, c'est la seule habitation à deux kilomètres à la ronde. Et sur la façade il y a écrit "Fuck la police", j'ai eu la flemme d'acheter un pot de peinture pour recouvrir le graffiti. Ça vous va comme indications ?

-Je serai là à douze heures dix, soyez prête, répondit simplement son interlocutrice.

Souriant, la jeune femme acquiesça avant de raccrocher. Elle n'avait peut-être pas si foiré que ça sa journée, au final.


Alors, un petit mot pour me dire ce que vous en avez pensé ? Dois-je continuer ? Est-ce que ce début plaît ? Passez une bonne journée en tout cas !