Bonjour bonjour ! Bienvenue dans cette fic ! Cette fois ce n'est pas un UA, nous sommes bien dans le monde de One Piece. Comme on ne peut mettre que deux genres dans le résumé, et qu'ici ce n'est pas suffisant pour décrire cette histoire, je vous les mets tous maintenant :
Romance, friendship, drama, humor, Hurt/comfort.
Voilà. Comme ça c'est plus clair. Pour ce qui est de la suite :
Disclaimer : Le monde et les personnages sont à Oda-chi, il n'y a que cette très mauvaise idée qui m'appartient.
Rating : T, mais ça changera en fonction des chapitres.
Il y aura du Yaoi, comme vous pouvez vous en douter, alors je demanderai aux homophobes de passer leurs chemins (et s'il y en a qui lisent ces lignes, laissez moi vous demander ce que vous foutez sur une fic qui est notée « Romance, Zoro/Sanji »)
Bien, sur ce, je vous souhaite une bonne lecture !
T'es-tu déjà demandé... ce qui se passait après la mort ?
Oui je sais, c'est un terme bien obscure...
Pourtant je suis sûr que tu as toujours eu des doutes sur ce mot. Personne ne peut savoir ce qui nous attend dans la mort, le plus profond des sommeils.
Enfin... excepté les dormeurs...
Le dormeur
Chapitre 1 : Apprends-moi...
-Qu'est-ce que tu fous là, Shitty-cook ?
Le blond tourne la tête vers moi et hausse un sourcil. Il ne semble pas comprendre ma question.
J'étais entré dans la cuisine du Sunny, à la recherche d'une bouteille de saké, comme d'habitude. Je l'ai aperçu alors que je me dirigeais vers le frigo. Il ne faisait rien de spécial, il était juste là, assis en tailleur sur le sol, devant l'autel funéraire installé contre le mur. Il fixait la photo qui y trônait, le regard vide. Et quand je lui ai parlé, j'ai eu l'impression que je l'avais tiré d'une sorte de rêve profond.
Voyant qu'il ne répond pas, je fais un pas en avant et repose plus clairement ma question.
-Pourquoi tu es là ?
-Je sais pas. Et toi ? Pourquoi tu me demandes ça ? Ça te pose un problème ?
-Disons que je ne comprends pas.
-Pourquoi ça ? J'ai plus le droit d'aller où je veux maintenant ?
-Cook.
-Quoi?
-Tu es mort.
-...
-...
-Ca va pas besoin de me menacer, si tu veux te battre on peut aller régler ça dehors.
-T'es vraiment pas très futé. Pourtant quand je suis arrivé t'étais en train de regarder la photo de l'autel non ? Il y a quelqu'un dessus, ça ne te dis rien ?
-Ben oui c'est moi et alors ?
-Sourcil, tu es mort.
Le cook me regarde avec un air étonné, puis il repose ses yeux sur la photo. Elle représente un homme blond avec des sourcils en spirale aux extrémités. Il porte une simple chemise jaune et un pantalon noir, et il sourit.
-Je te pose une dernière fois la question. Qu'est-ce que tu fais là ?
Il hésite, visiblement troublé.
-Euh... je sais... pas...
Je soupire et m'apprête à partir, mais le blond m'arrête.
-Oi Marimo... Je suis... vraiment mort ?
Je fixe pendant quelques instants ses yeux pleins d'incompréhension, puis je sors en refermant la porte derrière moi, sans un mot.
Etrange... c'est pourtant pas mon genre d'avoir des hallucinations.
Ouais. Ça fait bizarre d'y penser, et c'est presque impossible de l'accepter, mais cela fait maintenant un mois que l'équipage du Chapeau de paille navigue sans son cuisinier.
Il est parti.
Loin.
Dans un endroit où personne ne peut aller le chercher, et ce pour toujours.
Le cook est parti.
Le cook s'est éteint.
Le cook est mort.
Mort... s'il était possible de détester un mot, je crois que pour ma part ce serait celui-là. Car à partir d'un certain moment, il n'a plus rien d'un simple mot. Il devient source de choses plus sinistres les unes que les autres.
Je bois ma bouteille sur le pont puis je retourne m'entraîner dans la vigie. En passant devant mes compagnons qui s'occupent comme ils peuvent sous le soleil, je ne peux m'empêcher de froncer les sourcils. Rien n'a vraiment changé. Tout semble aller pour le mieux, comme au bon vieux temps. On s'était promis de ne pas se laisser abattre, et tout le monde semble faire de son mieux pour tenir sa promesse, mais cette joie que nous avons reconstruite paraît trop superficielle à mon goût. Finalement, même si rien n'a changé, tout est différent.
Plus personne pour nous préparer trois repas cinq étoiles chaque jour et toujours pile à l'heure, plus personne pour aider et gâter les femmes du bateau en criant comme un attardé et en se dandinant aussi gracieusement qu'une anguille, plus personne pour remettre notre capitaine en place quand il s'attaque aux réserves, plus personne pour nous répondre quand on exprime notre envie de manger ou de boire, plus personne sur qui me défouler convenablement quand je suis de mauvais poil, plus personne avec qui partager des heures et des heures d'insultes et de critiques.
Plus personne pour porter avec fierté le nom de Sanji la Jambe Noire, le cuisinier de l'équipage du Chapeau de paille...
Je soupir et monte dans la vigie. Je m'assieds sur le banc et regarde mes précieuses altères.
Je me surmène beaucoup au niveau des entraînements ces temps-ci. C'est sûrement à cause de ça que j'ai quelques hallucinations. Je vais juste en faire un peu moins aujourd'hui et ça devrait me passer...
Je choisis donc des altères moins lourdes que d'habitude et recommence mes entraînements quotidiens. Mais malgré ma grande concentration, je ne peux me sortir le blond de la tête.
Crétin de sourcil en vrille...
Le soir venu, la voix de Nami me sort de ma « bulle » et je descends dans un grognement. Je me dirige vers la cuisine, où le repas doit certainement déjà être servi.
Depuis le départ du cook, les filles du bateau se partagent les rôles pour la cuisine. Pour Luffy, il est apparemment trop tôt pour recruter un nouveau cuisinier, et nous devons donc nous débrouiller pour manger à notre faim et plus ou moins convenablement.
J'ouvre la porte et rentre dans la pièce en dernier, comme d'habitude. Chacun est assis à table, discutant et protégeant son assiette comme il le peut: je pense que je n'ai plus besoin de préciser pourquoi. Le volume est déjà assez élevé et les plats, bien que petits et peu nombreux, volent à travers la salle.
Mais tout ceci ne retient qu'une seconde de mon attention. Mon regard est directement attiré par un homme blond debout au fond de la pièce. Il m'aperçoit et s'avance de quelques pas.
-C'est bizarre, dit-il... j'ai déjà vu cette scène des millions de fois, et pourtant elle me semble extrêmement différente et...
-Fausse ?
Robin tourne la tête vers moi, surprise. Elle m'observe quelques secondes puis recommence à discuter avec les autres. Le cook reprend.
-Ouais, c'est ça. Sérieusement c'est quoi ce bin's ? Pourquoi est-ce que c'est Nami-san qui a fait à manger ? Et surtout pourquoi est-ce que tout le monde fait comme si j'étais pas là ?
Je soupire.
-Cook, je te l'ai déjà dit, t'as rien à faire ici. Barre-toi.
Cette fois, tout le monde se retourne vers moi. Un silence de mort tombe dans la pièce. La mine de certains devient grave, tandis que d'autres affichent un air surpris. C'est Usopp qui intervient en premier.
-Euh... Zoro ? A qui tu parles ?
-Zoro, je sais que tu n'as jamais aimé Sanji, reprend Chopper, mais ce n'est pas une raison pour insulter son autel...
Je regarde mes compagnons, puis le cook qui ne comprend décidément rien, et je m'assieds finalement à la table avec un grognement pour toute réponse.
Le cook nous observe pendant tout le repas. Curieusement, il ne tente pas de participer, il se contente juste de s'appuyer contre la cuisinière et de nous regarder. Je l'ignore tout au long de la soirée, jusqu'à ce que chacun regagne son activité ou son lit. Je me retrouve vite seul dans la cuisine, avec une montagne de vaisselle à faire avant d'aller me coucher. Dire que le cook devait souvent en faire le triple.
-Marimo.
Je ne réponds pas à la voix du blond et continue à frotter. De toute façon ça ne sert à rien d'essayer de communiquer correctement avec une hallucination.
-Marimo !
Toujours pas de réaction de ma part.
-Oi ! Réponds-moi, abruti !
Alors là, une hallucination qui m'insulte, du jamais vu. Je me retourne et fixe froidement le cook, agacé.
-Quoi ?! Qu'est-ce que tu me veux ?!
-Je sais pas.
Je hausse les sourcils, et commence à me demander si c'est possible que cette version du cook soit aussi stupide que l'originale. Je relève.
-De quoi tu sais pas ? C'est quoi ton problème ?
-Ben je sais pas ! Je suis complètement paumé !
-Et qu'est-ce que tu veux que je te dise moi ?!
-Je sais pas justement !
-Tch, t'es vraiment...
Je m'arrête. Je suis ridicule.
-Bon... soupiré-je. C'est bon, je ne vais pas non-plus perdre mon temps à me disputer avec une hallucination.
-Une hallucination ? T'as des hallucinations toi ?
-Mais t'es limite pire que l'original ! C'est toi l'hallucination imbécile !
-Hein ?! C'est quoi cette insulte pourrie ?
-C'est pas une insulte, crétin.
-Mais c'est quoi ton problème ?! Je suis là devant toi, non ?!
-COOK, TU ES MORT !
Je me surprends moi-même à crier. Un lourd silence s'installe dans la cuisine. Le sourcil en vrille me dévisage avec des yeux graves. Je soupire et retourne à ma vaisselle, toujours sans un mot.
Après quelques secondes, sa voix, moins assurée que la précédente, s'élève à nouveau
-Pourtant... Je suis bel et bien là...
-...
-Je ne suis pas une hallucination. J'existe vraiment...
-Qu'est-ce qui te fait dire ça ? Est-ce que tu peux réellement le prouver ?
Shitty-cook reprend un peu d'assurance et s'avance vers la cuisinière.
-Evidemment, regarde !
Il avance sa main et prend un couteau à côté de moi. Mais contre son attente, sa main ne le touche pas. Elle lui passe à travers, pendant que celui-ci reste immobile.
-Quoi ?
Il réessaie. Une fois. Deux fois. Puis une troisième, puis sur d'autres objets, mais en vain. Il traverse tout ce qu'il tente de toucher.
Je l'observe s'énerver, perplexe.
-Alors ?
-Je...
-Tu ne peux pas toucher les objets.
-...
-Les autres ne te voient pas.
-...
-Les autres ne t'entendent pas.
-...
-Tu n'existes que dans ma tête.
-Non c'est faux !
-Alors prouve-le moi.
-Je... je ne peux pas.
-Tu n'es qu'une hallucination.
-Non !
Je l'ignore et je me retourne pour continuer la vaisselle.
-Oi, tu frottes beaucoup trop fort, tu risques de les casser, intervient le blond.
-Arrête de me parler, rétorqué-je peut-être un peu froidement.
Le cook semble s'en vexer. Il lève la jambe et me l'envoie dans la tête comme à son habitude, mais la jambe me traverse et ne me blesse pas le moins du monde.
Néanmoins, un sensation de froideur et de présence me parcourt le corps lorsque son pied passe à travers ma tête. Je frissonne. Le cook jure. C'est vrai que ça doit être frustrant.
Je décide de ne pas relever et je termine ma tâche. Soudain, je ne sens plus de présence dans mon dos. Je me retourne et constate que le cook est parti.
Attendez... sa présence ?
Oui. Apparemment il a fallu qu'il parte pour que je me rende compte que je sentais sa présence comme celle de n'importe quel être. Bizarre...
Quelques minutes plus tard, je range ma dernière assiette et me dirige vers l'autel funéraire qui trône contre le mur du fond. Je l'observe dans un profond silence.
-Qu'est-ce que tu nous fais encore ? Shitty-cook...
Je finis enfin par sortir de cette fichue cuisine, vers les 23h30. Tout le monde doit être en train de dormir, excepté Usopp et Franky peut-être. Je descends les escaliers et marche en direction de la vigie. Et soudain, je le vois.
Il est là, accoudé à la rambarde, le regard perdu dans le vide.
Je soupire et je m'approche. Je m'appuie à mon tour et commence à observer le large.
-C'est rare de te voir sans cigarette, dis-je.
-Je peux pas les toucher, me répond-t-il, le visage neutre.
Un silence retombe, bercé par le seul bruit des vagues. Je n'arrive pas à croire que je parle à quelque chose qui n'existe pas. Je ne crois pas aux fantômes, pourtant j'avoue que la présence du cook est plutôt perturbante. Pour des raisons que je ne connais pas moi même, je tente un nouveau sujet.
-C'est dommage, il fait trop noir pour voir correctement l'océan.
-Comment est-ce que je suis mort ?
Je le regarde d'un air surpris. Je ne m'attendais pas à cette question.
-Tu ne t'en souviens pas ?
-Non.
-Ah.
-La dernière chose dont je me souvienne c'est d'avoir apporté un cocktail à Nami-san alors qu'elle regardait le large. Après c'est le trou noir.
-...
-Et je ne sais même pas pourquoi je suis là. Pourquoi je suis revenu alors que j'étais censé reposer pour l'éternité.
-Arrête de parler comme ça...
-J'ai envie de fumer...
Un silence marque la fin de sa phrase. Je le regarde observer les vagues de ses yeux assombris. Il reprend dans le calme le plus total.
-Qu'est ce que je suis ?
Je détourne les yeux. Je ne saurais pas répondre.
-Je ne sais rien. Je sais que j'existe, mais je ne peux même pas me le prouver à moi-même. Je suis peut-être un fantôme ou simplement un esprit, mais dans ce cas je ne vois aucune raison de ma présence parmi les vivants.
Il se tourne vers moi.
-Pourquoi est-ce que tu es le seul à pouvoir me voir ? Pourquoi toi ?
-Je sais pas.
Il me fixe pendant quelques instants puis se retourne devant la mer.
-Le nouveau monde est bien étrange... Il s'y passe beaucoup de choses sans que personne ne puisse les expliquer...
-Ouais.
-Je me demande si Nami-san dort bien...
-J'ai l'impression que tu changes un peu vite de sujet...
Je finis à peine ma phrase que je suis interrompu par un bruit bizarre. Le cook tourne lentement la tête, les yeux ronds comme des soucoupes et du sang plein les narines. Je hausse un sourcil.
-Ne me dis pas que...
Pas besoin de le dire, le cook est déjà en train de courir comme un fou en direction de la chambre des filles.
Je soupir et pars de mon côté. Je monte dans la vigie et me couche sur une couverture trouvée dans la réserve. Je dors de moins en moins dans la chambre des garçon ces temps-ci. Je ne m'endormirai certainement pas avant 4h du matin, car c'est à cette heure ci que je vais me coucher habituellement. Tant pis. La journée à été plutôt fatigante, j'ai besoin de réfléchir un peu.
Honnêtement, je ne sais absolument pas ce qui se passe, et je suis toujours convaincu que le cook n'est que le fruit de mon imagination, mais cette histoire a en quelque sorte éveillé ma curiosité. Et je sens qu'elle n'est pas prête de se terminer.
Je finis enfin par m'endormir après quelques heures. La nuit ne sera pas longue, et personne n'a décidé de nous attaquer cette fois-ci. Enfin un peu de repos.
Je suis réveillé le lendemain matin par une présence à côté de moi. Je fronce les sourcils, grogne légèrement et me prépare à mettre un poing à la personne assez perverse pour m'observer dormir. J'ouvre lentement les yeux. Le cook est là, assis à en tailleur à côté de moi, les yeux baissés et le dos légèrement voûté. Je me relève, frustré de ne pas pouvoir lui mettre de poing et m'ébouriffe les cheveux.
-Je croyais que tu étais chez les filles. Je pensais pas que tu aimais me mater en cachette, dis-je sur un ton provocateur.
Le regard qu'il me lance est clair : « Ta gueule, j'ai pas envie de rire et si je pouvais je t'aurais déjà botté le cul. »
Ou quelque chose comme ça. Il soupir, relève la tête et commence à me fixer d'un air grave. Sa voix sort froidement.
-J'ai un service à te demander.
...
Candy (ouais, comme j'en avais marre de mettre "voilà voilà" la fin de mes chapitres, j'ai décidé de mettre des mots au hasard). Est-ce que cette intro vous plaît ? Si oui, rdv pour le prochain chapitre ! Review ?
