Avant tout: La source de la miniature : gleegif . tumblr. com -sans les espaces ! (merci Maeli'claire, énormément)

Salut à tous ! Ceci est la deuxième note d'auteur que j'écris pour ce texte ce qui explique que vous ne la reconnaissiez pas, au cas où vous feriez partie de ce qui ont déjà jeté un petit coup d'œil.

Je pensais qu'il serait utile de préciser différentes petites choses. Pour commencer, je tiens à dire que cette histoire n'était pas censés être une FanFiction à ses débuts. L'idée m'ait venu avec des personnages originaux, complètement hors glee. Ce qui explique l'énorme AU et les très grandes libertés prises sur les personnages. Je tiens aussi à prévenir qu'il risque de ne pas avoir beaucoup de personnages issus de glee, à part les 4 principaux. Enfin, ça, seul l'avenir nous le dira.

Néanmoins, cette histoire reste très importante pour moi, je prends beaucoup de plaisir, et de temps à écrire chacun des chapitres, et bien que j'ai une petite préférence pour Charlie , je suis très attachée à chaque personnages, à leurs traits de caractères et à leurs vision de la vie, j'espère donc que vous prendrez le temps de me lire, et de me laisser vos avis, vos impressions, etc, etc...

Et bien sur, glee ne m'appartient pas, bla, bla, bla...

ps: je vous rassure, les intros des autres chapitres sont beaucoup, beaucoup, plus courtes ! ;)

Enjoy ! Yelrak.


POV Quinn.

-Rose ?

Elle m'agace. Sa petite moue indécise m'agace, et sa façon de me regarder comme si j'avais perdue l'esprit aussi.

Je savais que je n'aurais pas dût aller dans ce salon de coiffure. J'aurais dût aller au supermarché, acheter une teinture en mousse et la faire moi-même. Petite Quinn serait partie aussi vite, et je n'aurais pas eu à affronter le regard de cette imbécile de coiffeuse.

-Rose.

J'aime le son de ma voix, la vibration qu'elle produit sur mes cordes vocales, ses accents métalliques causés par mon piercing. Ses intonations d'au revoir. Le bruit d'une petite fille qui s'en va. Le bruit de la douleur qui s'installe pour remplir le vide. Le bruit de ma vie.

Quand je ressors du salon, un sentiment de puissance m'envahit, le même que lorsque j'ai acheté ma veste en cuir dans une friperie ou mon premier jean déchiré. Le sentiment grisant d'être à deux doigts de devenir adulte.

POV Charlie.

La coiffeuse m'adresse un sourire gentil. Je lui rends en rougissant légèrement. C'est toujours à moi qu'on adresse les sourires gentils, c'est toujours moi qui les rends.

-Les pointes, seulement les pointes, n'est-ce pas ?

Je hoche la tête avec empressement. La même chose depuis huit ans. Certains dirait que je suis constante, moi je dis juste que je suis peureuse.

Ça ne me dérange plus d'être peureuse. Ou plus trop. C'est juste comme ça, comme une vieille cicatrice qu'on pourrait redessiner les yeux fermés, et au bon endroit en plus, pas comme une blessure grande ouverte qui laisse couler des flots de sangs.

Ça ne me dérange plus trop non plus d'être timide. C'est une habitude à prendre. Je sais que la première fois que je parlerai à quelqu'un, je regarderai à coté de lui plutôt qu'au fond de ses yeux. Je sais que si on m'interroge en cours, même pour une question dont je connais la réponse, j'aurais chaud, mes mains seraient encore plus moites que d'habitude et que je transpirerais à grosses gouttes. Je sais que si on me demande quelle musique, je dirais que ça dépend, alors que ce n'est pas vrai.

J'aime le rock. La musique violente, où on ne peut s'empêcher de battre la mesure, les lignes de basses qui nous font grésiller le corps tout entier, mais surtout le cœur, les voix désarticulée des chanteurs, comme s'ils passaient leur vie à crier leur douleur.

Ça me donne l'impression d'être quelqu'un d'autre. Quelqu'un de torturé et d'intéressant. Quelqu'un qui éprouverait de la douleur pour pouvoir la crier.

POV Quinn.

-Quinn ?

Je n'entends pas ce que ma mère dit, je le lis sur ses lèvres. La musique est forte dans mon casque, et elle régit les pulsations de mon cœur. La voiture est pleine, complètement, avec nos valises, nos sandwichs pour le trajet, nos sacs pour ne pas trop nous ennuyer, et aussi les quelques cadeaux que nous leurs apportons..

Nous les retrouvons tous les ans. Tous les ans, ma mère, Charlie et moi prenons la route pendant 8 heures, le temps pour faire le trajet Lima-Colby, et nous nous retrouvons tous ensembles dans la grande maison de vacances d'Ellen. Nous prenons la clef sous le pot de fleurs à coté de la porte, nous ouvrons les volets pour laisser filtrer la lumière, et nous les attendons.

La maison de Colby est belle. Elle est grande, avec des lignes douces et épurée, et une grande piscine dans le jardin.

Tous les ans, Charlie et moi comptons les jours avant que commence nos deux mois de vacances à Colby. Tous les ans, sauf cette année.

J'ai arrêté de compter. J'ai fais comme si je n'avais pas passé tous les étés de ma vie là-bas. Ça m'a fait du bien. Au moins un moment. Maintenant, je ne sais pas trop. Je ne veux pas y réfléchir.

-Quinn, s'il te plait.

Charlie à coté de moi me jette un regard alarmé. En soupirant, je retire mes écouteurs.

-Oui ?répondis-je.

-Tu veux bien envoyer un SMS à ton père pour lui signifier que nous partons ?

Les pères sont interdis lors de nos vacances. Le notre parce qu'il est trop froid, celui des fils d'Ellen parce qu'il est trop chaleureux.

-D'accord.

Je ne dis pas que Charlie pourrait tout aussi bien le faire, ni que de toute manière Papa s'en fiche.

-Et à Ells aussi tant que tu y es.

Ma mère est la seule à appeler Ellen, Ells. Quand je demande pourquoi à ma mère, elle me fait un sourire, un des rares qui soit sincère, me caresse les cheveux distraitement et me dit «Ça date de la FAC, chérie…». C'est là-bas qu'elles sont connues. Après la remise des diplômes, elles se sont promis de passer tous leurs étés ensembles dans la maison de vacance qu'Ellen avait récemment héritée de sa mère.

Promesse tenue. Même après plus de quinze ans. Même après la naissance de quatre enfants, deux pour chacune d'elle. Charlie et moi pour maman. Sam et Kurt pour Ellen. Eux.

Promesse tenue. Même quand j'avais arrêté de parler à ma mère. Même quand elle avait enfin compris que ce n'était pas qu'une petite crise d'adolescence.

Surtout dans ces moments-là en fait. Ellen sait ce qu'il faut me dire. Ellen est mon médicament.

Mais pas cette fois. C'est mon tour de faire une promesse, et je me promets que cette fois, je ne laisserai pas Ellen me toucher, je ne laisserai plus personne me toucher.

Et à la fin des vacances, juste avant la rentrée, je pourrais, moi aussi, dire promesse tenue.

POV Charlie.

On arrive enfin. Ils sont là avant nous, pour la première fois. Kurt et Sam sont assis sur le palier et ils parlent. De nous peut-être. De moi, je n'espère pas.

Kurt tourne la tête vers moi. Même à travers la vitre sale, mon cœur rate un battement. Oui, on est bien arrivées.