Voici une histoire difficile qui sera peut être dur à lire pour certaine personne. Elle relate la soumission et la manipulation dont l'homme peut faire preuve.
Prologue
Je me le rappelle comme si c'était hier, la première fois où nous nous sommes vus. J'étais loin de me doutais de ce que l'avenir me réservait à ce moment-là, et j'ignorais que je n'étais peut-être pas suffisamment préparé pour y faire face. Mais, la peur au ventre, les tripes grondant mes angoisses, j'étais sur le quai, à l'attendre.
C'est par le biais de son cousin que nous sommes entrés en contact, sur internet. Nous avons fait connaissance et au fur et à mesure que les jours passaient, les sentiments naissaient en moi comme une forêt qui s'épanouit sous un soleil d'or. Emplit d'espoir, de candeur et d'innocence, j'aimais comme sait si bien le faire un enfant. Oui… Un enfant… Je n'étais pas tout à fait majeur, et j'avais la tête remplit de rêves.
Le train apparut au loin. Bon sang ! Ce que j'avais les mains moites ! J'avais du mal à respirer et je repérais un pilier qui soutenait le toit de la gare. Je m'y précipitais, le cœur battant plus fort que jamais, je le sentais dans ma gorge. Appuyé contre ce poteau, je n'osais regarder ce train qui ralentissait sur ma droite. J'avais envie de m'enfuir, d'être loin d'ici. C'était un inconnu, s'il m'avait menti ? S'il n'était pas ce qu'il prétendait être ? S'il n'était pas monter finalement pris d'un doute trop grand, à moins qu'il ne se soit moqué de moi depuis le départ ? Dans un cri strident, le train s'immobilisa pour laisser affluer les voyageurs pressés et impatients de retrouver leur chez soi, leurs proches et leurs repères. Je me maudissais de m'être lancé dans cette aventure puérile. Malgré l'adrénaline que je ressentais dans tous les pores de ma peau, un malaise et une sourde angoisse me tendait comme un arc. J'aurais voulu m'arracher la peau pour me débarrasser de cette sensation désagréable.
- Draco ? dit timidement une voix d'homme sur ma droite.
Mon cœur manqua un battement, et je me retournais lentement vers lui. Très grand, il avait des épaules larges et un cou épais. Dieu du ciel ! Il me dépassait d'au moins deux têtes, je n'étais pourtant pas réputer pour être petit. Son regard de flamme s'immisça dans mon âme, me sondant dans les moindres recoins. Il avait les yeux bleus azurs, pures. De gros sourcils noirs venaient étrangement contrasté avec ses iris et ses pupilles, elles, semblaient animées d'une force inconnue. Son nez rond mettait en valeur ses lèvres charnues par un véritable mystère et sa mâchoire carrée était dissimulée sous une barbe de trois jours bien entretenue. Ma tête vrillée, et je crus être dans un rêve plus que dans la réalité avec cette étrange impression de flottement qui me soulevait les entrailles. Soudain, je le vis déposer son sac au sol et se rapprocher de moi lentement me plaquant sournoisement contre le pilier. Impossible d'y réchapper. Il tendit sa grande main qui prit tout le côté gauche de mon visage, tendrement. Je ne vis plus que ses lèvres s'approchaient des miennes pour venir s'y échouer en un baiser lent et humide. Il fit entrer sa langue dans ma bouche qui s'ouvrit face aux nouvelles sensations délicieuses et piquantes qui s'offraient à elle. Le souffle cours, je me laissais alors aller dans son étreinte virile.
