Auteur : Yami Aku
Genre : Aventure, dragons, slash HPDM, Post tome 6.
Disclaimer Les personnages appartiennent à JK Rowling, tout ce qui m'appartient c'est l'histoire dans laquelle je mets en scène les personnages.
Note : Ceci est une histoire basée avant tout sur une aventure et non pas sur comment Harry va tomber dans les bras de Draco ou l'inverse. J'avais personnellement envie d'écrire quelque chose dans ce genre-là, et voilà, c'est fait, donc j'espère que l'histoire vous plaira. Cela restera tout de même un HPDM.
Merci à Umbre77, CrazySnape, ZooMalfoy, Dod et Louvegrise pour leurs avis sur cette histoire. Et en particulier à Louvegrise pour sa correction.
BONNE ANNEE A TOUS !!! Que cette nouvelle année soit meilleure que la précédente !!
Je crois que je suis mal partit alors…
Résumé : Voldemort est inquiet du silence qui tourne autour de Harry Potter, il n'est pas le seul. Alors que l'occasion se présente de tout savoir, un obstacle se dresse. Doute, lien et choix pour chacun.
The dragon's heir.
Le réveil.
On ne parlait plus que de ça depuis quelque temps. Que ce soit du côté moldu, ou sorcier. C'était un évènement attendu depuis des années. Tous les médias n'avaient plus que ce mot à la bouche.
L'éclipse. Aujourd'hui, 5 juin 1998.
Pour les moldus, c'était un jour spécial où tout le monde serait dehors pour regarder le spectacle, mais pour les sorciers, c'était tout autre. Pour certains, certes, c'était une attraction visuelle à ne pas manquer, mais dans cette atmosphère tendue de guerre, ce n'était pas pareil.
Pour le côté noir, c'était le jour à ne pas manquer pour concevoir une potion ou alors faire de la magie noire à outrance dans un pentacle.
Pour le côté blanc, c'était la peur de voir l'ombre s'abattre totalement sur l'Angleterre, ou alors, espérer l'avènement d'un renouveau tant attendu.
Tout le monde avait ses occupations et voyait cette éclipse différemment. Mais une personne se fichait pas mal de tout ça. Alors que dans les couloirs du manoir Jedusor, des centaines de mangemorts couraient à droite et à gauche afin de trouver tout ce que le Maître demandait pour la cérémonie d'éclipse, lui, était dans sa chambre, allongé sur son lit à regarder le plafond. Il avait été fou de se lancer dans cette histoire, il l'avait été encore plus d'aider à l'attaque de Poudlard l'année d'avant. La mort de Dumbledore lui était restée sur le cœur. Et ça faisait presque un an tout rond que ça s'était produit. Le monde sorcier avait perdu l'un des plus grands hommes qu'il n'ait jamais compté. Et par sa faute.
L'année qui suivit fut mouvementée. Severus Snape l'avait mené ici où le Maître l'avait bien évidemment puni pour l'acte qu'avait dû faire son espion. Mais ensuite, il lui avait donné l'occasion de racheter sa faute en allant froidement abattre un homme qu'il n'avait pas côtoyé assez pour éprouver d'état d'âme. L'ancien ministre Fudge avait été retrouvé alors allongé sur son lit, le regard vide. Pas par un des sorts impardonnables mais par un qui produisait à sa victime une sensation de froid le consumant de l'intérieur. C'était sa femme qui l'avait découvert ainsi. Elle ne l'avait quitté que le temps d'un bain.
On en avait beaucoup parlé dans la presse, et le Lord avait été heureux de son mangemort. Quelques semaines plus tard, ils organisaient l'assaut d'Azkaban. Encore là, ce fut une tuerie. Tous les prisonniers furent libérés d'un seul coup et il fut heureux de retrouver son père. Du moins, c'est ce qu'il pensait. Mais celui-ci avait légèrement changé. Son séjour n'avait pas été long mais l'avait transformé et affaibli. Sa mère dut s'occuper de lui un long moment avant qu'il ne retrouve de sa superbe et sa place en tant que mangemort affilié directement au maître.
D'autres attaques avaient été faites, l'Ordre du Phénix ne s'était pas laissé démonter par la mort de Dumbledore et restait fidèle à lui-même. Contrant sans relâche les agressions diverses sur moldus ou sorciers sans défense. Même Poudlard que tout le monde pensait fini avait rouvert avec pour directrice Minerva McGonagall qui n'avait pas l'intention de laisser du terrain à quiconque et surtout de ne pas honorer la mémoire de l'ancien directeur. Seulement, le Lord était inquiet. On n'entendait plus parler de Harry Potter. Il ne le montrait pas devant ses hommes, mais il voulait savoir ce qu'il projetait. Et cette éclipse tombait à pique. Il allait pouvoir créer le temps où l'ombre serait abattue sur le pays, un écran assez large et il pourrait voir ce qu'il souhaitait tant que cela se trouverait dans le cercle de l'éclipse.
Certains mangemort avaient été conviés, mais pas lui. Son père le lui avait proposé, mais il ne savait pas pourquoi, il ne voulait pas. Voir ses massacres, voir ce que les autres devenaient sans lui, espionner comme ça ne lui disait rien. Il ne voulait pas connaître ce qu'il fuyait depuis presque un an. Il se battait contre l'Ordre sans vraiment savoir pourquoi, et il ne fallait pas qu'en plus de ça, les doutes reviennent le submerger.
C'était donc pour ça qu'il était allongé sur son lit, attendant que cette cérémonie ait lieu afin que le Lord les assigne à une tâche à exécuter sans le moindre mot à dire. On frappa doucement à sa porte et il se releva pour se montrer présentable. Lucius apparut dans sa longue robe noire à capuchon pour la cérémonie. Son visage avait repris son côté froid et imposant, ses cheveux blonds une couleur plus brillante mais ses yeux étaient devenus bien plus assoiffés de sang qu'ils ne l'étaient auparavant.
- Tu ne veux vraiment pas faire partie du cortège ?
- Non père.
- Ça aurait pourtant été un honneur pour toi d'être convié à une telle cérémonie.
- Je le sais mais je ne le désire pas. Neal Sorel me remplacera parfaitement.
Lucius ferma les yeux avant de soupirer et de tourner le dos à son fils.
- Tu ne pourras pas éternellement rester dans l'ombre Draco. Tu es un Malfoy, ta place est auprès du Maître.
- Oui père, je le sais bien.
Et la porte se referma. Draco se laissa retomber sur son lit. Sa place, auprès du Maître. Il n'y avait pas d'autre alternative pour lui. L'ombre serait-elle le seul endroit où il aurait sa place ? Non. Il se leva d'un coup, attrapa sa cape sur le bord de son lit et s'en recouvrit. Il devait y avoir quelque chose pour contrer ce sentiment qu'il avait au fond de son cœur, celui de ne pas avoir choisi la bonne voie et d'y avoir été obligé.
Les couloirs étaient à présent presque vides, la cérémonie n'allait sûrement pas tarder, il était temps pour lui de tenter une sortie. Il se rendit discrètement à la salle de 'transplanage' et fit attention au fait que personne ne le voit. Il y entra et disparut tout aussi vite. Il réapparut aux abords du Manoir Malfoy. Il avait été laissé à l'abandon après leurs disparitions, sa mère et lui, mais le Ministère n'avait pas pu abattre une telle bâtisse. Surtout avec les sorts qui étaient installés et qui ne disparaîtraient que lors de la mort du dernier Malfoy.
Passant par les jardins, il laissa son regard vagabonder sur chaque arbuste, chaque pan de terre laissé à la dérive. Du temps où ils habitaient ici, jamais ça n'aurait été ainsi. Ça lui donnait mal au cœur de voir cet endroit où il avait grandi être délaissé au bon vouloir de la nature. D'un autre côté, cela donnait un petit côté libre au lieu.
Il contourna le manoir pour ne pas rentrer par la porte de devant. Il était ici sans avoir prévenu personne et il ne comptait pas non plus se faire voir au cas où on surveillerait ce manoir de loin. Il y était déjà revenu quelques fois pour laisser son esprit parcourir ses souvenirs et il savait parfaitement par où entrer pour ne pas se faire voir d'une tierce personne. Il ouvrit donc une petite trappe dans le sol et s'y faufila. Celle-ci ne pouvait être actionnée que par un membre de la famille elle-même. Il remonta ensuite lentement vers les étages. Les sous-sols étaient toujours aussi humides et il n'aimait pas particulièrement y traîner. Il poussa la petite porte qui grinça et il se retrouva dans un couloir sombre mais carrelé. Sans besoin de lumière, il se repéra facilement et après quelques mètres, sa main rencontra la rambarde d'un premier escalier.
Il gravit les marches et se retrouva sur un palier, il poussa une nouvelle porte et cette fois-ci, il arriva dans une salle parfaitement éclairée. Il n'était cependant pas au niveau de l'entrée principale, mais sur un balcon. De là-haut, on pouvait voir toute la pièce. Les murs étaient recouverts de livres et au centre du carrelage en bas, on pouvait voir, seulement de cette hauteur là, une fresque étrange. C'était un fin dragon bleu entourant une planète tout à fait ressemblant à la Terre. D'un côté, il y avait le soleil, de l'autre la lune. Et tout autour de cette fresque, les éléments avaient été mis en étoile et une rose des vents finissait le travail. Il aimait beaucoup cette fresque et pouvait passer des heures à la contempler. Elle l'apaisait.
Après un petit moment à la regarder, il se mit à longer la rambarde, sa main passant le long des étagères. Un lourd silence était présent dans la pièce et même lui ne le brisa pas. Son regard se posa sur la grande baie lorsque le ciel commença à s'obscurcir. L'éclipse devait débuter. Il descendit les marches menant au centre de la salle. La pénombre prenait de plus en plus possession des lieux. Son pied manqua une marche et il se rattrapa de justesse. Ça ne lui était jamais arrivé d'être maladroit comme ça. Il continua, mais son pied dérapa une nouvelle fois. Il ne put se rattraper correctement et dévala le reste sur les fesses. Retenant un gémissement de douleur lorsqu'il rencontra le sol froid, il ouvrit doucement les yeux pour prendre conscience du noir qui était présent. Sa tête se mit à tourner. Il se releva doucement en maugréant. Il ne pensait pas s'être fait si mal en tombant, et pourtant, sa tête, puis son cou, ses épaules, ses bras, son corps s'ankylosèrent.
Il chercha à tâtons un endroit pour se retenir, mais il semblait qu'il se trouvait plus près du centre de la pièce que jamais et la table n'était pas à côté. Une douleur suraiguë lui vrilla les jambes et il tomba au sol. Une sorte de mélodie se fit alors entendre. Douce, apaisante mais en même temps, elle le pénétrait, lui perçant le cœur. Son sang se mit à bouillonner, comme si on le brûlait de l'intérieur. La douleur était trop forte. Et cette musique qui ne se terminait pas.
Dehors, l'éclipse était pratiquement totale.
Des images vinrent obstruer sa vue. C'était comme s'il assistait à des scènes différentes.
Dans les rues de Londres, de nombreux moldus s'arrêtaient pour contempler ce phénomène, même dans les bureaux, ils se permettaient de faire une pause. Il entendait les conversations qu'ils émettaient entre eux. Trouvant ça soit fabuleux, soit totalement inintéressant et ayant fait trop de tapage pour simplement se voir rencontrer la lune et le soleil.
Du côté sorcier, l'Ordre craignait le pire et pourtant, aucun des membres ne pouvaient manquer cet évènement. Les mains jointes, en signe de prière, ils espéraient que ça aurait des conséquences bénéfiques et non l'inverse sur le déroulement des choses. Il reconnaissait son professeur de métamorphose, ses élèves qui regardaient ça du couloir de Poudlard. Hermione Granger et Ron Weasley étaient côte à côte. La jeune fille parlait d'une histoire de loup poursuivant le soleil et d'un autre la lune. Elle avait lu ça dans les légendes scandinaves. Mais il n'y avait nulle trace de Potter. Il aurait dû se trouver avec eux, à Poudlard.
Puis il passa au sous-sol du Manoir Jedusor, en cercle, les mangemorts finissaient l'incantation. Voldemort en son centre attendait patiemment de voir son vœu se réaliser. Tout doucement une fine pellicule d'eau se forma et son reflet apparut alors en son centre. Il posa sa main aux longs doigts filandreux et osseux sur les bords, puis doucement, il ferma les yeux. Sa voix rauque commença à envahir la salle. Il demandait, posait la question qui lui brûlait les lèvres : il voulait savoir ce que faisait Harry Potter.
Il sentit son cœur se serrer, sa tête le lancer, des larmes couler le long de ses joues sans pouvoir les arrêter. Des images plus violentes les unes que les autres passèrent.
Des plaines dévastées.
Des villages incendiés.
Des forêts anéanties.
Des montagnes de cadavres, aussi bien animaux qu'humains.
Des enfants pleurant leurs parents.
La famine.
La peur.
La tristesse.
La haine.
La désolation.
Il ne savait pas pourquoi tout ça était présent devant lui, mais il en éprouvait un profond dégoût.
Il s'étala de tout son long sur le sol, dos au carrelage, ses yeux rivés sur le plafond, vides, un sifflement passant ses lèvres.
Alors que les images d'un chaos insoutenable disparaissaient, celles d'une vie meilleure apparurent.
Les plaines étaient verdoyantes.
Les villages accueillants.
Les forêts luxuriantes.
Des animaux courant dans les montagnes.
Les enfants jouant et riant.
L'abondance.
La gaîté.
L'enchantement.
L'amitié.
L'amour.
C'était l'inverse total de ce qu'il avait vu avant. Et tous ces sentiments qui lui traversaient le cœur ne lui donnaient qu'envie de quitter les ténèbres.
L'ordre
Le chaos
La lumière
Les ténèbres
Le soleil
La lune
Tous les contraires qui en ce jour ne faisaient plus qu'un, s'unissaient en un tour pour mourir et renaître.
La musique s'intensifia dans ses oreilles et il voulut se les boucher, mais c'était en lui, résonnant dans son corps, sa tête, son cœur. La douleur revint au niveau de sa poitrine et il se roula en boule. Son sang toujours bouillonnant dans ses veines comme un volcan avant éruption.
Les images défilèrent plus rapidement, devenant pratiquement incompréhensibles. Un mélange des deux mondes. Puis tout se stabilisa sur le miroir. Ce miroir que Voldemort avait fait apparaître. Un sourire effroyable se dessinait sur les lèvres de son reflet, alors que la vision se brouillait pour laisser place à un lieu isolé, une sorte de montagne, dans l'ombre de l'éclipse, une petite cabane de bois, une porte.
Il sentait qu'il fallait arrêter là la découverte du mage noir. Il ne fallait pas qu'il en découvre plus. Il fallait qu'il arrête mais comment ? Comment pouvait-il faire lui ? Là ? Allongé sur le sol ? Il resserra sa main sur sa poitrine, ses ongles s'enfonçant dans la paume de sa main laissant ainsi son sang se répandre en fine goutte sur le carrelage.
La porte de la cabane allait s'ouvrir, mais une note aiguë retentit dans toute sa tête, lui faisant hurler un 'non pas ça' assez fort. Au même moment, la lune et le soleil furent totalement superposés et la nuit tomba sur le pays. Le miroir que tenait Voldemort se fendilla, il arqua un sourcil et lança des ordres pour maintenir le rituel, mais ça ne marcha pas. Il se fissurait de part en part et l'image disparaissait totalement. Draco put voir la colère envahir son affreux visage avant que tout ne se ternisse. Il ne restait plus que lui, la musique, et le noir.
Alors qu'il avait l'impression que tout commençait à disparaître autour de lui, il vit une lumière. Il essaya de percevoir un peu plus mais ça restait une toute petite et fine lueur. Comme une luciole. Il voulut tendre la main pour l'attraper, s'en saisir et s'éclairer. Quitter ce monde sombre. Mais ses doigts ne firent que la frôler, il retenta, et encore là, il ne put s'en emparer. Un dernier effort, un tout petit, et il réussit. Elle n'éclairait pas grand-chose, juste la paume de ses mains. Ça ressemblait en effet à une petite luciole.
Elle était presque douce dans sa main, comme une petite pelote. Elle possédait de toute petites ailes transparentes. Alors qu'il approchait son visage, celle-ci se mit à virevolter autour de sa frimousse. Il sourit, oubliant un vague instant où il se trouvait. Puis une seconde, une troisième, une quatrième apparurent et se mirent à danser dans les airs sur la mélodie. Puis d'un coup, elles se réunirent en une seule et elle vint se fondre au niveau de son cœur. A cet instant même, tout ce qui se passait autour de lui se craquela. Une douleur intense dans le dos le fit gémir et tout s'arrêta d'un coup.
Il ouvrit légèrement les yeux et reconnut la bibliothèque. Il posa sa main à plat sur le sol, celle-ci laissa une petite marque rouge. Il n'y fit pas attention. Il remarqua par contre que la lumière était totalement revenue dans la pièce signe de la fin de l'éclipse. Il tenta alors de se hisser sur ses jambes, mais son équilibre plus que précaire le fit chanceler. Et alors qu'il arrivait enfin à se mettre droit, quelque chose dans son dos le ramena au sol. Il jura avant de tenter de voir ce qui l'avait obligé à retourner les fesses les premières sur la fresque. Alors que sa main tentait d'attraper quelque chose dans son dos, elle rencontra une sorte de peau, rigide et humide, elle remonta doucement et tomba sur une forme plus dure, un peu comme un os formant une arcade. Plissant les yeux, il sortit sa baguette et appela un livre, il le conjura en miroir et se regarda dedans. Ses yeux s'ouvrirent alors comme deux billes et il lui fallut quelques secondes pour imprimer l'image. Dans son dos, parce que c'était bien lui, deux ailes protubérantes se trouvaient. Mais en plus elles n'étaient même pas de la même couleur.
Blanche.
Noire.
Il secoua la tête pour se changer les idées, se répétant que ce ne pouvait être qu'une hallucination due à ce qui venait de se passer, mais lorsqu'il regarda de nouveau, elles étaient bien là toutes les deux. Il avait des ailes de dragon dans le dos. C'était du délire.
A suivre…
Voilà, en espérant que ce début vous aura plu…Ce chapitre place l'histoire dans le temps et montre à peu près ce qui va se passer dans la suite.
Vos avis sont les bienvenus et décideront surtout du temps d'update entre les chapitres.
En espérant d'ailleurs que ma bêta aura retrouvé un PC qui marche.
ENCORE BONNE ANNEE A TOUS !!!!
Kisu.
