To live without my life – Chapitre 1

Auteur : Wylis

Traduction : Naliee

Note de la traductrice : c'est ma première traduction. Un grand merci à Wylis qui a bien voulu me faire confiance. Toutes les erreurs sont les miennes.

Si vous souhaitez lire l'histoire en VO, le lien est dans mes histoires favorites.

Je ne peux pas vivre sans mon amour, je ne peux pas vivre sans ma raison de vivre.

8:30. Je regarde l'horloge et fronce les sourcils. Elle devrait être là maintenant. Je suis sur le point de composer son numéro de portable quand mon téléphone sonne. C'est elle. « Mon amour, où es-tu ? » dis-je en essayant de contrôler l'impatience dans ma voix.

« Chéri, je suis désolé, Holly est un peu en retard. Elle vient d'appeler et a dit qu'elle devrait être là dans 10 minutes. Le bar est bondé ce soir, je ne peux pas partir avant qu'elle arrive ». Je prends une profonde et non nécessaire respiration pour me calmer. Je sais qu'elle peut sentir ma frustration et je peux l'entendre me sourire avec indulgence à l'autre bout du fil. « Je sais, chéri, tu me manques aussi et je te promets qu'à la seconde où Holly arrive, je lui passerai le service et sortirais mon cul de là. Ok ? » Contre ma volonté, je ne peux m'empêcher de sourire. Je peux sentir qu'elle veut être avec moi autant que je veux être avec elle.

« D'accord, mon amour. Je serais ici t'attendant comme une âme en peine. » Je l'entends rire.

« Bien sûr. Honnêtement chéri, tu as tenu 1000 ans sans moi, tu seras bien capable d'attendre encore une heure et demie. » C'est ce qu'elle pense.

« Bien que ce soit vrai et que j'ai pu passer 1000 ans sans toi mon amour, la réalité est que depuis que tu es dans ma vie, il se trouve que j'ai développé une intolérance pour les serveuses en retard. Je te veux ici avec moi. » Où tu appartiens ajoutai-je silencieusement.

« Oh chéri, elle vient juste de passer la porte. Je vais lui passer le service, je serais là bientôt. Je t'aime. »

« Et moi aussi. Dépêche-toi, mon amour. » Nous raccrochons et je retourne m'asseoir dans mon fauteuil dans mon bureau où j'attends de la sentir se rapprocher de moi. Quelques minutes plus tard, je commence à sentir la distance entre Sookie et moi s'amoindrir et je sais qu'elle est en voiture en route pour le Fangtasia. Je souris encore. Je souris extraordinairement beaucoup ces derniers temps mais le fait est que Sookie me rend … heureux ? Oui, c'est bien le mot : heureux. Tout ce qui la concerne me rend heureux.

Peut-être est-ce parce que je la voulais tellement que je pensais que je ne pourrais pas l'avoir. Nous, les vampires, sommes en général, un peuple très patient, et j'ai toujours été béni d'avoir cette vertu à la pelle quand je savais que c'était nécessaire pour atteindre un but ou obtenir quelque chose que je désirais. Sookie n'a pas réalisé la somme de patience qu'il m'a fallu durant la période entre notre rencontre et le début de notre relation. Premièrement, j'ai attendu pendant qu'elle fréquentait Compton. Ensuite, il y a eu l'incident avec le tigre-garou, imprudente mais heureusement brève fréquentation avec cette descente de lit ambulante. Attendre avant qu'elle réalise que l'homme dont elle était tombé amoureuse quand j'étais envoûté, est la même personne que celle qui se tenait devant elle depuis le début. Vraiment, c'était carrément ZEN de ma part.

Perdre les souvenirs du temps passé ensemble était un autre barrage sur notre chemin et ensuite, il y a eu Rhodes où nous sommes tous presque morts, la prise de pouvoir par le Nevada, son kidnapping par les faés, la visite de mon créateur et de sa progéniture perturbée. Je sentais comme le destin avait été contre nous depuis mon amnésie. Et il y avait des fois où je désespérais vraiment de l'avoir jamais.

Mais après que mon créateur ait rencontré sa mort définitive, les choses ont commencé à se calmer considérablement et elles le sont restées depuis un an maintenant. Durant cette période, les choses ont changé pour nous et pour le meilleur. Il y a encore des bosses sur la route bien sûr. Sookie insiste encore pour travailler et s'assumer et elle n'a pas encore accepté mon offre de vivre ensemble de façon permanente. Mais elle a commencé à travailler essentiellement en service de jour et au moins la moitié de ses affaires est ici à Shreveport. Elle a même consenti i mois à me laisser faire des travaux dans sa maison de famille pour que nous ayons une chambre à l'épreuve de la lumière.

Bien que nous ne soyons jamais formellement assis pour discuter du temps que j'avais passé chez elle quand j'étais envoûté, notre « accord » semblait fonctionner naturellement. Après que Sookie m'ait accepté, notre relation a pu évoluer. Depuis, nous avons eu de nombreuses nuits magnifiques au lit ou devant la cheminée dans chacune de nos maisons racontant et appréciant nos souvenirs communs. Et je crois que Sookie a fini par réaliser que, bien que je ne sois pas complètement l'homme qu'elle a connu quand j'étais envoûté je ne suis plus non plus complètement le dur vampire que je montre au reste du monde. Le vrai « moi » se situe quelque part entre les deux. Au début, je sais qu'elle désirait que le « Eric amnésique » revienne. Maintenant, je crois qu'elle m'aime comme je suis et vois encore en moi les qualités qui l'ont attirée au départ.

Pour moi, la satisfaction que j'ai ressentie a presque été bouleversante. Inconsciemment, Sookie a traversé l'armure de mon cœur dès notre première rencontre. Je l'ai désirée à l'instant où je l'ai vu, elle m'a intrigué dès notre première conversation. Après l'attaque de la ménade, je suis venu à la respecter. A Dallas, je l'ai sincèrement apprécié. Après la nuit de l'orgie, j'ai commencé à tomber amoureux d'elle et, à Jackson, je lui étais déjà si attachée que je lui ai donné mon sang en grande quantité sans même y penser. Tout ça avant la malédiction d'Hallow, avant même qu'elle m'apprécie. Cela a été une bien longue attente pour moi. Attendre qu'elle réalise que nous appartenions l'un à l'autre. Au regard de ma longue vie, 2 ans ne représente pas plus qu'un clignement d'œil. Et pourtant, durant ces deux années où j'ai patiemment attendu que mon amour me revienne, j'ai quelque fois pensé que j'allais perdre l'esprit. Cela en valait la peine cependant. Les merveilleux moments que nous avons partagé durant cette année sont de ceux qui vaudrait un millier d'années de vie sur cette terre.

Le plus merveilleux de tous ces moments est arrivé i peine deux semaines. Sookie m'a dit très clairement qu'elle souhaitait passer le reste de sa vie avec moi. Je sais qu'elle a toujours affirmé qu'elle ne souhaitait pas être transformé. Et je lui ai donné ma parole à ce sujet. Cependant, je ne peux pas m'empêcher d'espérer que c'est le premier pas vers un changement dans ce sens. Me promettre de rester toute sa vie avec moi est déjà énorme et, même si elle ne m'autorise pas à la transformer, je saurais me contenter de sa vie humaine. Cette nuit alors que je la tenais serrée contre moi, je lui ai dit que je souhaitais la même chose et ensuite je lui ai montré jusqu'à ce que les premières lueurs de l'aube illuminent le ciel à quel point je voulais passer ma vie avec elle.

Je sais qu'à moins qu'elle change d'avis, je vais éventuellement la perdre mais pas avant de nombreuses années. Et je chérirais ces années. Je l'aimerais et je la garderais jusqu'à ce qu'on me la prenne. Je la garderais près de moi et je lui donnerais toutes les joies et les plaisirs possibles et je prendrais également toute la joie et le plaisir en retour. Et peut-être, peut-être si je suis vraiment chanceux, elle comprendra qu'une vie n'est pas assez. Qu'il peut y avoir beaucoup plus et que nous pouvons l'avoir ensemble. Rien dans nos vies n'est normal et cela signifie que nous devons construire notre propre bonheur ensemble sans plan de départ, cela signifie aussi que, contrairement à d'autres, les possibilités sont illimitées.

Comme je laissais dériver mon esprit, Sookie se rapprochait encore et encore et elle était maintenant relativement près d'ici. Je sortais mon esprit de l'évocation du passé et décidais de penser au présent pour planifier le reste de notre soirée. Sookie a les deux prochains jours de congé et elle restera avec moi à Shreveport donc je veux en profiter au maximum. Il est seulement 21h ce qui nous laisse encore assez de temps pour aller dîner à l'extérieur. Je pense que nous pourrions aussi aller voir un film en dernière séance. En dépit du fait que Sookie et moi séparément et encore plus conjointement, n'avons jamais espéré une vie « normale », je sais qu'elle prend grand plaisir à faire ce qu'elle appelle « des trucs de couples ». Rien ne pourrait être plus basique qu'un resto et un film.

J'attrape mon téléphone pour appeller son resto favori quand je suis littéralement emporté par une vague de douleur intense dans le bas du dos. Le choc est si soudain que je bascule de mon fauteuil, perds l'équilibre er tombe sur le sol. La douleur est si intense que, pendant quelques instants, je ne peux rien faire d'autre que de rester allongé là, stupéfait. Aussitôt que cela commence à régresser légèrement, je suis paralysé par de la peur. Peur parce que la douleur n'est pas la mienne. C'est la douleur de Sookie. Encore un instant et je suis capable de me lever. Je commence à chercher à travers notre lien pour essayer de la trouver. Elle est très, très proche.

"Qu'est-ce qui s'est passée ?" Pam déboule dans mon bureau un air d'inquiétude sur son visage habituellement si pragmatique. Je n'ai pas le temps de lui expliquer, et cours à travers le hall pour prendre l'entrée des employées. Sans un mot, Pam me suit. A l'instant où j'arrive sur le parking, je suis frappé par une autre vague de douleur. Celle-ci n'est pas tranchante et elle ne vient pas de Sookie. Au contraire, c'est comme si on arrachait une partie de moi. Et soudain, je réalise que je ne peux plus la sentir du tout. Je regarde autour et voit Sookie dans le parking, sa voiture est garée le long de la rue et elle est allongée sans bouger à côté mais je ne ressens rien. Rien sauf cet intolérable déchirement dans ma poitrine.

J'entends quelqu'un hurler et je me rends compte que c'est moi, hurlant son nom. Mais elle ne bouge pas. Elle reste juste allongée là. Sans même réfléchir, je commence à courir vers elle aussi vite que je peux.