Chapitre un - Vogue

Moi Madame Rosalie Johnson Hale, j'ai réussie à construire un empire. Depuis toute petite, je me pousse de plus en plus loin dans le déploiement de mes aptitudes, je redouble d'efforts et j'ai enfin tout ce que je veux. Femme d'affaire accomplie, épouse digne de ce nom, bref, j'ai une remarquable vie quoi.

Je viens d'une petite ville au Nord du pays, personne ne connais mais c'est là que j'ai grandie. Mon père Billy Hale était policier appréciés de ses compères, toujours près à défendre la ville de ces malfaiteurs. Il s'est fait tiré dessus par un cambrioleur qui tentait de lui échapper, est mort sur le coup. Il me manque évidemment, mais je n'ai même pas le temps d'y penser avec la vie que je mène.

Ma mère elle, est veuve depuis 11 ans. Elle n'en est jamais revenue. Je dois tout faire pour elle et pourtant mes efforts ne sont pas compris. Elle méprise mon boulot, trouve mon mari ingrat, voudrait que je tombe enceinte avant d'atteindre 30 ans et me reproche d'être partie si tôt de la maison. En fait, elle aurait voulue que je devienne chirurgienne ou quelque chose dans le genre, mais j'ai préférée suivre mon instinct et j'ai plutôt bien agie, elle le sait et est trop arrogante pour admettre que finalement, j'ai peut-être fait le bon choix.

Je suis rédactrice en chef du magazine Vogue. Depuis toutes ces années, je lutte pour offrir aux femmes des alternatives en matière de mode, d'argent, d'amour, au péril de mon propre temps. Je passe mes journées complètes et parfois même des nuits, dans mon bureau à chercher de nouvelles idées originales que je pourrais introduire dans le numéro du mois. En gros, je ne suis pas souvent à la maison avec mon mari, James Johnson. Je passe le plus clair de mon temps, la tête dans les cartons, le cellulaire à l'oreille et j'avoue que si mon assistant Emmett Cullen n'était pas aussi professionnel et compétent, mon mariage ne serait que désordre.

James m'aime. Je le sais. Nous nous sommes rencontrés il y a 13 ans. À l'époque, je n'étais pas si prise par des engagements importants et par tant de responsabilités, nous étions fous amoureux et il n'y avait plus que notre petit bonheur qui comptait. Aujourd'hui, les choses sont différentes, je donne tout à ma carrière mais comprenez que j'ai travaillée trop fort pour me rendre ici, et tout laisser tomber pour l'amour. En résumé, j'aime mon homme, mais nous restons ensemble plus pour le sens commode que par amour inconditionnelle.

Ce soir, c'est la remise des prix, la soirée annuelle la plus importante au monde. Toute l'équipe du magazine est présente pour faire rivalité aux autres compagnies similaires (People, Envy, Elle, Glamour, Fashion…). Ce soir, c'était mon statut en nomination, j'étais la gagnante des trois dernières années et pas question de renoncer à ce titre. Je retournai cher moi après une longue journée de dur labeur, désirant me préparer pour l'occasion. James était déjà près. Je pris une douche empressée et enfila une robe design rouge posé avec un buste brillant, des bretelles fines élancées et une fleur en guise d'accessoire.

Notre chauffeur désigné, pas question de se rendre à la réception en vulgaire taxis, venait de nous embarqué mon conjoint et moi dans la limousine et à son plus grand regret, mon mobile sonna, mettant fin à une conversation peu importante sur sa journée.

Allo ?

Très bien, dépose les fleurs cher elle et je m'en occuperai lundi.

Non, ne fais rien Emmett…je lui en parlerai au bureau.

Très bien j'arrive. À plus tard.

Je reposai mon téléphone dans mon sac à main version miniature et attrapa la main à mon mari qui fixait la fenêtre avec ennuie. Il retourna la tête vers moi et je lui souris d'un air désolée.

Excuse-moi tu disais ?

Il y aura beaucoup de monde à cette réunion ?

Ce n'est pas une réunion chéri, et il y aura toute l'équipe de toutes les revues.

Alors tu seras encore la vedette et moi le chien de poche. Râla-t-il.

Qu'il paraisse malheureux me troublait mais jamais je ne proposerais le divorce. Je suis une mauviette sous mon apparence de rock.

Non. Bella, Edward seront de la partie, tu ne seras pas seul.

Il ne répondit pas et retourna à sa contemplation de la rue par la vitre.

Je renonçai définitivement à le persuader que la soirée de serait pas si pénible, tout ce qui me concernait ne l'enchantait guère de toute façon. Aussi bien m'y résignée. Ce qu'il me demandait c'était d'abandonnée mon travail et s'il me demandait de choisir, dommage, il perdrait.

Lorsque nous y fûmes enfin, James se colla un sourire forcé au visage, ce qui ne pouvait que me ravir. Hors de questions que toute la galerie soit témoins de nos problèmes personnels. Quelques fans du magazine venaient me complimenter pour mon travail et des collègues à moi aussi. À l'intérieur, l'ambiance était tranquille tout en étant favorable à la fête. Un buffet était ouvert et des serveurs courtois se promenaient avec des plateaux de champagne riche. James bredouillait quelques paroles dans sa barbe mais je préférais les méconnaître.

Rosalie !

Je me retournai et fit face à la rédactrice en chef du magazine People, le plus glorieux après le notre. Je haïssais cette vielle bonne femme. Toujours à juger, à rabaisser en sous-entendus. Mais, femme respectée que je suis, les scandales dans mon existence sont exclus alors, je me fermais la trappe et faisait preuve d'une civilité inébranlable.

Sandra ! Bonjour.

Elle me fit la bise en roulant possiblement des yeux derrière mon dos, tout comme moi d'ailleurs.

Mais quelle élégance ma chère, vous êtes…divines. Par contre les chaussures…

Je ria jaune et rapprocha mon mari en lui attrapant le bras.

Et voici James Johnson, mon époux. La coupais-je.

Ho mais c'est un honneur monsieur.

Moi aussi Madame. Vous êtes très jolie dans cette tenue.

Elle éclata de rire et me lança un regard curieux que je ne saisissais pas.

Vous l'avez bien instruit ce garçon, il est un remarquable menteur.

Bon, si vous nous excusé, mon assistant me fait signe.

Ho pas de problème, faites. On se reverra pour la remise du prix.

Je lui souris une dernière fois et la contourna avec mon chéri pour aller rejoindre Emmett qui connaissait mon estime pour cette femme et qui avait sans doute voulus m'aider en m'appelant.

Instruit ?

James ne l'écoute pas, c'est une vieille démente en manque de pouvoir.

Il me fit la bise sur la joue et continua d'avancer main dans la mienne.

Salut Emmett.

Je t'ai libéré de la sorcière, ais-je droit à une augmentation ?

Tout ce que tu voudras, elle est tellement garce.

Bonjour Emmett. Déclara mon homme en tendant la main à mon ami. J'ai beaucoup entendu parler de toi.

Ho, je manque à tous mes devoirs moi. James, je te présente mon nouveau collègue depuis deux mois, Emmett, mon mari James depuis 13 ans.

Wow, ça fait long. Félicitation.

Merci.

Un homme dans la quarantaine monta sur un podium et annonça de s'asseoir avec son micro. Tous les gens et les travailleurs se dépêchèrent à prendre place, afin de connaître le grand gagnant de cette année.

Bon et bien, on se revoit sur la scène. Ria Emmett en me faisant la bise.

Chérie viens, les places vont tous être prises.

Très bien.

Je suivis James à mon siège et attendit avec impatience et hâte.

Alors, pour commencer voici un petit résumé des numéros les plus connus de cette année. Pour commencer, vendus à 11 millions d'exemplaires, Elle numéro 5

Tout le monde applaudissait la rédactrice et une image de sa couverture apparut sur l'écran panoramique en avant.

Ensuite, avec 26 millions d'exemplaires vendus, People numéro 8.

Les gens hurlèrent de joie et je vis Sandra me jeter un regard triomphant. Si j'avais eu des griffes, cette détraquée me l'aurait payée cher.

Et finalement, avec 34 millions d'exemplaires vendus, Vogue numéro 12 a été la revue la plus achetée et la plus lue de cette année !

Mon marie me prit dans ses bras en me murmurant alors une félicitation. Emmett me fit un clin d'œil discret. Ce numéro avait prit toute mon énergie. Un soir, je m'étais mise à sangloter telle une môme au milieu de mon bureau, ignorant ne pas être seul. En effet, mon assistant était entré dans la pièce et avait mit des heures à me réconforter. Il savait ce que ce travail représentait pour moi et de voir qu'il était enfin le plus apprécié en valait la peine.

Alors, maintenant le moment que vous attendez tous, le nom de la ou le grand gagnant de cette année est…

Le présentateur prit l'enveloppe qu'un technicien venait de lui remettre et l'ouvrit avec lenteur insupportable.

Rosalie Hale, rédactrice en chef du magazine Vogue !

Toute l'audience se leva en applaudissant pour mon travail et mon mari me prit dans ses bras avant de m'embrasser avec amour. Puis, je dus aller sur la scène pour récupérer mon prix et pour un court discours. J'avais les larmes aux yeux.

Tout d'abord, j'aimerais remercier tout les lecteurs de la revue. La population fait de moi ce que je suis et c'est pour vous que je continus de m'acharner au boulot. Mais, évidemment tout ce travail ne se serait pas réalisé sans la précieuse aide de mes collègues. Bella, une de mes photographes les plus ingénieuses, Edward, mon journaliste le plus direct, mes dessinateurs, mes stylistes qui cherchent de nouveaux articles tout les jours, et les stars qui acceptent de poser pour nous. C'est avec fierté que j'accepte ce prix que j'aimerais tant pouvoir partager avec ces gens. Merci à Emmett Cullen, mon parfait assistant et ami et aussi à mon mari James, qui a su m'épauler. Merci à tous vraiment !

Je descendis de la scène et prit dans mes bras le premier homme devant moi, sois Emmett.

Tu as gagné ! Bravo c'est super ! S'exclama-t-il en me reposant au sol.

On a gagné. Ce travail n'aurait pas été possible sans toi. Merci vraiment.

James interrompit le regard qui devenait embarrassent et me prit par la taille.

Tu as été très belle. On devrait rentrer à présent.

Oui d'accord. Emmett on se voit demain au bureau.

J'y serai.

Alors ? Il y a du lemon dans la partie 2 j'espère que c'est bien et surtout, laissez des reviews, ce serait très gentil ! Rosamett