Mon inspiration n'est pas tellement contrôlable. Voici donc une tonne de petite fic sur le couple Rufus-Reno.

Bonne lecture


-Effet de surprise inversé-

Mon regard se posa sur le mur d'en face. C'était encore tombé sur nous, je devais obligatoirement surveiller de l'extérieur le bureau de mon patron parce qu'un imbécile se croyait assez intelligent pour parvenir à tuer le Vice-Président. Pauvre con qui allait être buté facilement par notre équipe. Je ne vois même pas pourquoi nous sommes sur nos gardes, puisque ce n'est qu'un amateur. Ça m'énerve, tellement, trop, à mort. C'est moi qui va le descendre juste parce qu'il nous a dérangé en pause. C'est assez rare de pouvoir avoir un moment de répit, s'il faut en plus qu'un idiot de ce genre vienne gâcher notre journée. Je suis prêt, je suis surchauffé, bien décidé à le tuer dès que je le vois approcher.

Ça fait maintenant deux heures que je me coltine les portes afin d'empêcher quiconque de rentrer. Rude patrouille les couloirs, Tseng est à l'extérieur de la Shinra pour être certain qu'aucun inconnu rentre et d'autres Turk patrouillent un peu partout. Je suis le seul qui n'a pas reçu la permission de trop m'éloigner du boss, c'est même lui qui m'a ordonné de me planquer là parce qu'il voulait respirer. Comme si on l'étouffait. J'aime pas plus que lui l'idée d'être coincé dans la même pièce.

Je replace une mèche de mes cheveux rouges avec un soupir bruyant. De l'action, je veux de l'action. N'importe quoi pour que j'arrête d'être immobile. Je veux bouger, me battre, tuer s'il le faut. On dirait que le destin ne veut pas me donner raison. Rien ne se passe, rien ne se fait, je m'emmerde. Est-ce que je l'ai déjà dit ça?

Un bruit. Qui ne vient pas du tout de l'extérieur! Merde! Frustré, j'ouvre les portes et me précipite dans le bureau du boss. J'arrive...trop tard. L'amateur est à terre, plié en deux, gémissant de douleur. Quand à Rufus, il domine le pauvre idiot, debout à quelques centimètres de lui, son regard effrayant fixé sur le tas de chair pitoyable à ses pieds. Mes yeux s'agrandissent de surprise. Ça, je ne pensais pas le revoir un jour. Encore une fois, le boss prouve que ce n'est pas un homme à avoir réellement besoin de protection. Pourquoi sommes-nous ses gardes du corps déjà?

"Je commence à douter de tes compétences Turk."

Je serre les dents, mais ne réplique rien, je sais que ça ne servira pas à grand chose, surtout contre lui. Il a maintenant le regard braqué sur moi. Je frissonne. Cet homme à un quelque chose qui m'agace énormément.

"Devrais-je commencer à penser prendre des mesures radicales?"

J'hausse un sourcil. Quelle sorte de mesures? Je ne comprends pas comment cet homme peut menacer quelqu'un avec une voix de cette douceur atroce tout en restant plus qu'imposant. Il s'avance, mais mon corps est complètement figé sur place. Je n'arrive pas à bouger un seul poil. Il s'arrête, me regarde et le silence revint.

"Alors?"

Il attends mon avis? Je préfère regarder l'imbécile étalé sur le sol. Je ne peux poser mon regard sur le Vice...il est trop…bref.

"Reno…"

Il s'est approché de nouveau. Mes yeux se lève finalement sur lui. Que puis-je faire contre cette homme seulement? Il est mon patron, mon moyen de survivre et celui qui dit si je mérite la paye que je reçois. Qui peut quelque chose contre lui de toute manière. Pourtant ça me frustre. Toujours impassible, toujours calme –sauf parfois, mais ça arrivait que très rarement- il m'énerve au plus au point. Rien ne semble pouvoir faire quelque chose à cet homme.

« Je ne crois pas boss… »

J'ai répondu la seule chose qui me soit venu à l'esprit. J'entends encore l'agresseur gémir sur le sol du bureau. Pauvre de lui, sérieusement, je ne souhaite pas du tout être à sa place.

"Pourtant, il va falloir que mes gardes du corps soient autre chose que des incompétents qui ne démontrent rien de ce que la Shinra essaie de montrer."

Il n'a même pas l'air convaincu de ce qu'il dit. Pas qu'il l'affiche ouvertement, mais il n'est pas du genre à vraiment apprécier tout ce qui va avec la compagnie. Il déteste le Président, le Président le déteste. C'est assez…étrange comme relation.

« Évidemment monsieur. »

Moi-même je ne me reconnais pas. Ce n'est pas dans mon habitude d'accepter sans rien faire. Peut-être que parce que mon cerveau marche à mille allure je ne peux pas réfléchir sur autre chose que le plan qui se construit peu à peu dans ma tête. Je veux le faire réagir, je vais le faire réagir, ça je me le promet, parole de Reno. Je ne sais pas encore ce que je vais faire, mais ça s'en vient, ça s'en vient, je le sens.

"Puis-je vraiment avoir confiance en votre réussite prochaine?"

« Oui monsieur. »

Je ne le regarde pas réellement, mais je sais qu'il doit sûrement demander ce que j'ai manger ou bu pour être dans un tel état. S'il savait, peut-être qu'il aurait reculé. Je souris finalement, j'ai enfin une idée du siècle!

« Monsieur? »

Il me regarde, ses yeux me sondent, je sais qu'il cherche à savoir ce que j'ai en tête. Mais il ne m'aura pas cette fois.

"Quoi Reno?"

Je suis victorieux et j'ai déjà hâte de voir l'expression de son visage. Je franchit les derniers pas me séparant de lui et je l'embrasse sans autre forme de procès. Je sais qu'il est surpris, je le vois dans ses yeux et le sens contre ses lèvres. Pourtant il semble… D'un coup, je me retrouve contre le bureau, toujours accroché aux lèvres de mon patron, surpris de l'initiative de ce dernier. Au bout d'un moment, nos lèvres se séparent et mon regard rencontre le sien. L'amusement brille dans ses yeux et il doit voir la frustration dans le mien…

JE DÉTESTE CET HOMME!