Coucou ! Voilà un long OS que j'ai écrit par notre anniversaire de rencontre avec Rineca ! Je l'ai divisé en 4 parties. J'espère que ça vous plaira !

Disclamer: Les personnages de OP ne m'appartiennent pas... Ni Skype...

Comme toujours merci à ma très chère bêta : Agathou ! :3

Tous les crédits à Yuu Shishio pour la photo.

Bonne lecture !


Quand la distance rapproche deux cœurs.

Je me dépêchai de rentrer. On m'attendait à la maison bien que je vivais seul. Je montai les marches quatre à quatre et déverrouillai ma porte rapidement. Je balançai mon sac dans le canapé et allumai mon PC.

Il devait sûrement m'attendre depuis une bonne demi-heure, il avait déjà fini les cours, j'avais reçu ses messages me le confirmant. Je m'énervai contre mon ordinateur qui était trop long à démarrer alors qu'il est presque neuf. Je fixai l'écran pour qu'il aille plus vite mais rien n'y changeait. Je pris alors mon téléphone en main et envoyai un message à mon ami pour lui dire que j'étais rentré chez moi et que mon pc m'était trois plombs à s'allumer.

Il me répondit par un « XD », qui voulait dire qu'il se foutait de moi. Rah qu'est-ce qu'il pouvait être chiant des fois ! Quand enfin, mon pc m'afficha la page Skype, je regardai si mon ami était connecté et en effet il l'était. Il ne perdit pas de temps pour m'appeler, (à peine mon ordinateur allumé). Je décrochai avec enthousiasme, trop pressé de le revoir alors que ça ne faisait que depuis hier que je ne l'avais pas vu !

Mais aujourd'hui était différent, c'était notre « anniversaire » de rencontre. Et oui car les dates étaient importantes pour moi, pas spécialement pour Zoro, mais moi, j'y tenais à le fêter. Il avait été la meilleure chose qui me soit arrivée dans ma vie.

On s'est rencontrés sur internet, sur un forum plus exactement. Avant, on me harcelait souvent au collège et au lycée surtout, même si logiquement, les mentalités évolues quand on passe au lycée. C'était à cause de mes sourcils en vrille, alors j'avais posté un message sur un forum pour savoir comment s'intégrer et se faire des amis pour ne plus être harcelé. Zoro m'avait répondu, lui, le plus associable mec que je connaisse ! Il m'avait dit qu'il fallait leur répondre à tous ces gens qui critiquaient, leur dire ce que l'on pense et que souvent rester avec ceux qui avaient pitié de nous et voulaient être nos amis…

Grâce à lui, je me suis fait une bande d'amis, Luffy, Nami, Usopp, Robin, Franky, Chopper, Brook. Ils avaient pris ma défense de nombreuses fois et m'avaient soutenu devant tous ces gens. J'avais fait ce que m'avait conseillé Zoro et le résultat était là. Je lui avais alors répondu sur le forum et lui avait demandé si il voulait bien être mon ami aussi. Il m'avait dit « oui » et m'avait donné son numéro de téléphone. Depuis on se parlait beaucoup, on se connaissait par cœur.

Puis, un jour j'ai voulu le voir, pas forcément en vrai puisqu'il habitait à l'autre bout du pays mais pour savoir à quoi il ressemblait même si on s'envoyait beaucoup de photos par MMS. Je voulais entendre sa voix, connaître sa façon de parler, tout de lui… Alors je lui ai dit que je voulais le voir, que j'avais un compte Skype s'il voulait. Il m'a répondu que lui n'en avait pas mais qu'il voulait bien en créer un juste pour moi, juste pour me voir. J'étais touché quand il m'avait dit ça, j'avais les larmes aux yeux mais ça je l'ai gardé pour moi.

La première fois que je le vis, je fus très surpris et je compris pourquoi il m'avait répondu sur le forum. Il avait les cheveux verts naturellement et il arborait une expression de toujours blasé et énervé. Cela ne changea rien à nos conversations que l'on pouvait avoir par messages. Après cela, on a commencé à se parler de temps en temps par Skype, par cam. On avait tellement de trucs à se dire la première fois qu'on a dû rester trois à quatre heures devant notre ordinateur.

Et petit à petit, on se « voyait » souvent et pendant les grandes vacances, tous les soirs on se faisait une cam. Notre relation a grandi et on est devenus meilleurs amis d'un accord commun et même si de loin on pouvait dire que l'on faisait que s'engueuler, c'était notre façon à nous de nous dire que l'on s'adorait. Je ne voyais plus ma vie sans Zoro, c'était juste impossible. Il était devenu comme un point de repère, un pilier de ma vie. Quand on n'avait pas le temps de s'envoyer des messages, ça me rendait triste. Quand on avait des moments de crise, je pleurais, je m'excusais trente-six fois et il m'appelait toujours Bepo après mes excuses, j'ai jamais su pourquoi.

– Oï Blondinet ! T'as passé une bonne journée ?

Zoro me ramena au moment présent, je l'avais presque oublié, presque…

– Oui et toi Marimo ?

– Impec' !

– Tu sais quel jour on est aujourd'hui ?

Je devais sûrement affiché un sourire niais à ce moment-là.

– Bah le cinq octobre, pourquoi ?

– Bon anniversaire de quatre mois, mon Marimo adoré !

Zoro, sourit et rougit légèrement. Il secoua la tête puis me regarda.

– Je pensais que t'allais oublier… ça m'aurait arrangé !

– Hey ! Pourquoi ?

– Parce que je trouve que ça n'a pas d'importance !

Je m'offusquai. Je fis ma tête de boudeur, fronçant les sourcils, remontant la bouche et croisai mes bras. Je savais que Zoro détestait que je fasse cette bouille parce qu'il ne pouvait s'empêcher de s'en vouloir et de s'excuser.

– Roh Blondinette ! Arrête de faire cette tête-là ! C'est bon je suis désolé, tu es important aussi dans ma vie, je pourrais jamais t'oublier…

Il détourna le regard, gêné. Je le connaissais assez pour dire qu'il détestait faire ce genre de déclaration. Il était mal à l'aise même devant moi, son meilleur ami. Je connaissais ses faiblesses par cœur.

– Moi non plus, je ne pourrais pas t'oublier !

Je lui souris et nous continuâmes à discuter de tout et de rien comme tous les soirs.

Puis vint l'anniversaire de Zoro. J'aurais tellement voulu être à ses côtés… mais je ne pouvais pas aller le voir, je n'avais pas mon permis et pas assez d'argent pour le train. Je lui avais acheté quand même quelque chose ! J'avais cherché des heures et des heures sur internet, un cadeau qui pourrait potentiellement lui plaire.

Et j'étais tombé sur ça ! Un sabre magnifique, un fourreau rouge, la lame bleuté vers le côté non coupant et qui ressemblait à des vagues. Quand je l'ai vu j'ai tout de suite accroché, j'en étais presque tombé amoureux. Je suis sûr qu'il allait l'aimer, lui et les sabres ne faisaient qu'un. Et il en avait déjà deux, avec celui-là, ça lui en ferait trois.

Puis je voulais lui offrir autre chose qu'il pourrait porter tout le temps ou qu'il aurait sur lui souvent, pour qu'il pense à moi… Et je lui avais trouvé de superbes boucles d'oreilles dorées, trois que l'on met d'un seul côté, je le voyais déjà avec et j'étais certain que ça allait lui aller comme un gant. J'espérais qu'il aimerait et qu'il ne trouverait pas les boucles d'oreilles trop « fille ». Et j'avais envoyé une lettre en plus avec un petit mot dedans. J'avais fait livrer tout chez lui, m'évitant de m'embêter avec chez moi. Les dates de livraison normalement étaient prévues pour le 11 novembre, le jour de son anniversaire, un week-end heureusement.

Ce jour-là j'étais en cam avec lui. Quelqu'un avait sonné et il était parti ouvrir. Il était revenu se demandant de qui pouvait être le carton, un autre petit truc emballé et une enveloppe. Il ouvrit d'abord le carton et découvrit le sabre, il le trouva magnifique et pleura presque. Ensuite il ouvrit le petit paquet et déballa les boucles. Il tira d'abord une tête bizarre avant de comprendre ce que c'était puis il sourit. Et enfin, il ouvrit l'enveloppe et lut la lettre à haute voix. À la fin, il se tourna vers moi et une larme au coin de l'œil. Je ne l'avais jamais vu aussi ému…

– Merci Sanji, t'es un super ami… T'aurais pas dû acheter tout ça pour moi ! J'avais besoin de rien je t'avais dit !

Il alla chercher un mouchoir puis revint.

– Zoro, si je t'ai offert tout ça c'est parce que tu le mérites ! Je te l'ai dit cent fois, je ne pourrais jamais vivre sans toi ! Alors arrête de baragouiner et profite de tes cadeaux ! J'espère juste qu'ils te font plaisir !

– Sanjiiiiii ! J'aimerais te prendre dans mes bras pour te remercier ! Et bien sûr qu'ils me plaisent ! Comment je ne pourrais pas les aimer, hein ? Ce sont les plus beaux qu'on ne m'a jamais offert mais t'inquiète pas tu vas y avoir droit à tes cadeaux aussi !

Je versai ma petite larme aussi. Puis j'ajoutai tendrement :

– Joyeux anniversaire Zoro !

– Merci, je t'adore !

Et nous nous mirent à rougir.

À Noël, nous ne sommes pas beaucoup vus, mais nous nous sommes envoyé des cadeaux. Je lui ai offert un bandana vert et une meilleure bouteille de saké que celui qu'il buvait habituellement mais pas non plus haute gamme. Lui m'a offert un plat pour ma cuisine, un paquet de cigarettes et des chocolats.

Plus le temps passait, plus je ne pouvais me passer de lui. Je crois que j'avais développé un sentiment envers lui… Le sentiment d'amour. J'étais épris de lui, j'étais heureux dès que je recevais un message de lui, je suis sûr que je devais avoir un sourire niais sur le visage. Je voulais rester le plus possible avec lui en Skype et le faire rire et sourire. Ouais j'étais devenu amoureux de lui au fil du temps, mais lui je crois qu'il me considérait comme juste son meilleur ami. Je ne pouvais pas lui en vouloir, aimer un homme et en plus m'aimer moi ! Je n'étais pas au goût de tout le monde et encore moins à celui de Zoro…

Puis arriva, la Saint Valentin… J'hésitai à lui envoyer des chocolats, il devinerait certainement que ce serait moi qui les aurais envoyés. Je décidai finalement d'envoyer une boite sans mettre ni mot ni nom, on verrait bien ce que ça donnerait.

Le 14 février, je reçu une boite de chocolats en forme de cœur, sans nom, sans adresse, sans mot. Je trouvai cela bizarre, je la tournai dans tous les sens pour découvrir en dessous, un « je t'aime » collé dessus. Je rougis mais je ne savais pas de qui était ce cadeau, me posant plein de questions. Le soir même j'en parlai avec Zoro qui semblait dubitatif aussi sur la sienne qu'il avait reçue. Nous en parlâmes un moment avant de changer de sujet, toujours des questions en tête.

Jusqu'à mon anniversaire, je soûlais Zoro pour qu'on se fasse un Skype le jour de mon anniversaire. Je lui rabâchais tous les jours, le pauvre il devait en avoir marre ! Mais à chaque fois il me promettait qu'on serait ensemble, sans fautes, qu'il n'oublierait pas.

Deux jours avant mon anniversaire, il me dit qu'il ne pourrait pas faire cam avec moi.

– Sanji, je suis désolé, je ne vais pas pouvoir… ça m'embête beaucoup… Tu vois un ami m'a invité à dormir chez lui ce week-end-là et je ne pouvais pas refuser, ça fait longtemps qu'on ne s'est pas vu et il m'a fait du chantage aussi pour que je vienne… Je suis désolé, Sanji.

À ce moment-là, c'est comme si un tsunami m'avait dévasté. Je ne m'attendais pas à ça.

– Zoro, tu m'avais promis ! Criai-je, énervé. T'es qu'un menteur ! Un connard !

Et je refermai mon ordinateur d'un coup, coupant court à notre conversation. Comment avait-il pu me faire ça ? Il m'avait promis et pour lui, les promesses sont sacrées. J'étais furieux comme jamais, je l'aimais à en crever mais il ne le savait pas… Il me donnait un coup dans le dos sans le savoir et ça me rendait fou.

Je pleurai comme un gamin à cause de lui… Mon téléphone sonna et je lus « Zoro » dessus, je ne décrochai pas. J'étais plus qu'énervé, à cet instant je le détestais. Il me rappela encore et encore, n'arrêtant jamais, me laissant des messages vocaux et m'en envoyant me disant de répondre, qu'il était désolé et blablabla…

Le jour d'après, je ne sortis pas de chez moi. Je restai dans mon appartement à me morfondre, ne répondant à personne. Mes amis voulaient me changer les idées mais ils ne réussirent pas. Ils savaient très bien les sentiments que j'éprouvais pour cet idiot de Marimo et ne parvinrent pas à me le faire sortir de la tête. Ils me laissèrent donc tranquille ayant vainement réussi à me réconforter.