Salut à tous ! Voilà ! Je reviens avec des drabbles ! Tous des Cross x Allen, alors ceux qui n'aiment pas le pairing et, ou qui le haïssent même, passez votre chemin ! Pour les autres, les amateurs et les curieux, venez ! Qui sait, grâce à mes œuvres (hum, hum…) peut-être commencerez-vous à l'aimer ! Il manque cruellement de fics de ces deux-là en français ! Je suis là pour réparer cette bévue !

Je suis néanmoins consciente et vous avertit que dans certains, les personnages sont un peu OC. Ce sont les risques du métier. u.u'

Disclaimer : On le sait, mais je le redis : rien n'est à moi ! Et je le dis une fois pour tous les drabbles ! Dans aucun, et je dis bien, aucun d'entre eux, les personnages et l'univers de DGM de m'appartiennent ! Voilà.

Voilà, place au premier drabble. En espérant qu'il vous plaise. ^^


Ils étaient tous les deux dans la chambre du maréchal. Allen, couché sur le ventre sur le grand lit à baldaquin, son corps nu dissimulé d'un drap qui lui recouvrait à peine le bas de son dos, lisait tranquillement un livre trouvé sur la table de nuit.

En fait il ne le lisait que d'un œil et n'y comprenait pas grand-chose, son esprit étant plutôt tourné vers les souvenirs de l'heure précédente qui avait été somme toute, très très agréable.

Le maréchal Cross, allongé à ses côtés, somnolait tranquillement, les mains derrière la tête.

Seul le bruit de leurs respirations et des pages que l'on tournait brisait le silence confortable qui s'était installé dans la pièce. L'«après» n'avait rien de spécial entre eux, simplement le fait de rester ensemble leur suffisait. Pas besoin de discours, de promesses, de déclarations. Ils savaient ce qu'ils étaient l'un pour l'autre, et ce qu'ils partageaient était amplement suffisant pour se comprendre. Pas besoin de parler pendant des heures pour essayer de mettre des mots sur des sentiments qu'eux-mêmes n'arrivaient pas vraiment à cerner. Ils étaient bien comme ça. Et puis de toute façon, ni l'un ni l'autre n'était doué pour les grandes déclarations.

Un mot doux de temps à autre suffisait.

L'aîné ouvrit un œil légèrement ensommeillé et se tourna vers Allen, veillant à ne pas faire glisser la couverture qui recouvrait à peine son frêle corps d'adolescent. Il se rapprocha doucement de lui et regarda le livre par-dessus son épaule.

- ….tu ne comprends rien, n'est-ce pas ?

- Mmmh…fit Allen en frissonnant au contact du souffle chaud de son mentor qui lui caressait la nuque.

Ce dernier sourit, et remonta d'une main la couverture sur les épaules du plus jeune. Il ne fallait pas qu'il prenne froid.

- Non, pas un traître mot, répondit-il.

- M'étonne pas, c'est un bouquin compliqué. Et en plus c'est même pas de l'anglais…

Allen écarquilla les yeux de surprise et regarda à nouveau le livre. En effet, ce n'était même pas écrit dans la langue de Shakespeare. Cela ressemblait vaguement à de l'italien…ou de l'espagnol, il n'en savait rien. Il rit de sa propre bêtise, et durant un instant, son rire claire envahi la pièce, résonnant aux oreilles de son amant.

- Vous avez des livres compliqués, maître, sourit-il.

- Tu ne sais même pas de quoi il parle, fit remarquer Cross.

- En effet. De quoi parle-t-il ?

- De la position de l'église par rapport aux pratiques hérétiques, comme la magie ou les rituels.

- Je confirme. Un livre compliqué.

- Pour un gamin comme toi, oui.

Allen sourit face à l'attaque de son maître. Il aimait bien le traiter de gamin. Dans beaucoup de domaine. Il avait prit l'habitude. Depuis le temps, il devait le dire sans même y penser.

- Et vous maître, vous arrivez à le lire ?

- Bien sûr.

- De quelle langue s'agit-t-il ?

- Tu n'arrive même pas à voir ça ? demanda Cross en haussant un sourcil.

-Vous l'avez dit vous-même, je ne suis qu'un gamin, rit Allen, content de pouvoir lui renvoyer sa réplique.

- Ouais, mais tout de même, si après tout le temps que tu as passé avec moi à voyager tu n'es même pas capable de reconnaitre une langue…

Le jeune exorciste se retint de lui faire remarquer qu'à l'époque où ils voyageaient ensemble, il se préoccupait plus de survivre et gagner de l'argent qu'autre chose.

- C'est de l'espagnol.

- Oh, je vois…dites-moi, combien de langues connaissez-vous ?

- Quelques-unes…

Il se pencha un peu plus pour regarder le livre et quelques mèches de cheveux de feu dégringolèrent sur l'épaule nue en dessous de lui. Le plus jeune en profita pour se lover contre lui.

- C'est de l'espagnol, conclu-t-il.

- Vous pourriez m'apprendre ?

- J'ai que ça à faire tiens...

- Allez, insista Allen.

Le roux roula les yeux puis sembla réfléchit un instant. Il sourit largement.

- C'est d'accord. Je vais t'apprendre puisque tu y tiens.

- Oui !

- Bon. Je vais t'apprendre…UNE phrase, qui te permettra de survivre si tu vas en Espagne.

Allen ouvrit les yeux ronds. Comment ça une seule phrase ? Hmm, il s'agissait de son maître, il ne fallait plus s'étonner de rien.

- Je vous écoute.

- Bien, alors retiens-la bien : Buenas noches señora. ¿ Es que usted y su hermosos pechos aceptaría acomodar mi para esta noche?

- Woah…. souffla Allen, impressionné par l'accent impeccable de son mentor. Et ça veut dire quoi ?

- Ne cherche pas à comprendre. Grâce à ça, tu auras un toit, c'est suffisant non ?

- Mouais…

Il restait septique.

Quelque mois plus tard, en revenant de mission en Espagne, le jeune maudit avait des énormes ecchymoses en forme de main sur les deux joues. Lavi, après s'être bien moqué de lui, lui demanda des explications et Allen lui expliqua qu'après avoir été baladé par des akumas sur plusieurs kilomètres, s'était perdu et était arrivé en pleine nuit dans une ville qu'il ne connaissait pas. Alors, en désespoir de cause, il avait voulu essayer la phrase que son maitre lui avait conseillée.

- Quelle phrase ?

Allen la lui dit et du la répéter plusieurs fois à cause de son accent misérable. Lavi éclata de rire.

- Tu t'es bien fait avoir mon pauvre Allen ! Hahahaha~ !

- Quoi ! Qu'est-ce que tu veux dire ?

- Ta phrase elle signifie en gros « Bonsoir chère Madame, est-ce que vous et votre magnifique poitrine accepteriez-vous de m'héberger pour cette nuit ? » ! Il t'a eu !

- …..

Maître, vous êtes mort.


N'oubliez pas : ce couple est rare, encouragez donc l'auteur !

PS : Spéciale dédicace à Mélissa qui m'a donné la traduction en espagnol de la fameuse phrase ! XD Merci mille fois !