Sur la route du bonheur

Titre : Sur la route du bonheur.

Auteur : petitlutin

Série : Stargate SG-1

Genre : Romance

Personnages : Sam et Jack

Résumé : En conduisant, Sam a une révélation...

Saison : 8, après Threads

Disclaimer : Les personnages de la série appartiennent à la MGM.

Bonne lecture!

Sam POV

Je roulais, en direction de l'inconnu, tout en repensant au chaos qu'était devenu ma vie en l'espace de quelques mois, depuis le décès de Janet en fait. Comme si la perte de ma meilleure amie avait été l'élément déclencheur d'une série d'évènements, tous plus bouleversants les uns que les autres.

Il y avait eu ta promotion, la mienne par la même occasion, ce qui engendre plus de responsabilités et de stress (comme si je n'en avais pas assez!), puis la disparition de mon père, et enfin la rupture de mes fiançailles avec Pete...

De quoi ébranler n'importe qui, même un Lieutenant-colonel émérite de l'US Air Force.

Sentant une larme couler le long de ma joue, je décidais de mettre le son de la radio un peu plus fort.

Je tombais alors sur une chanson qui décrivait à la perfection ce que je ressentais pour toi.

Me laissant aller à mes émotions, j'entamais les premières paroles, accompagnée d'une guitare en fond sonore.

Il y a des mots qui me gênent

Des centaines de mots

Des milliers de rengaine

Qui n'sont jamais les mêmes

Je repensais alors à cette fichue loi qui avait gâché ma vie, puis aux mots que tu as prononcés dans cette salle, il y a de ça quelques années : «Je tiens à elle, bien plus que je ne suis censé le faire...».

Cette déclaration avait vite été mise de côté, remplacée par des «Carter» et des «mon colonel», formels et hypocrites.

Comment te dire

Je veux pas te mentir

Tu m'attires

Et c'est là que se trouve le vrai fond du problème

J'ai eu beau essayer d'oublier, de t'oublier, mais rien n'y fait, je me sens attirée par toi comme un aimant, je peux sentir ta présence, même à des mètres de moi.

Mais malheureusement, notre relation est comme le fruit défendu.

Ton orgueil, tes caprices

Tes baisers, des délices

Tes désirs, des supplices

Je vois vraiment pas où ça nous mène

Je me demande ce que tu aurais dit, si je n'avais pas pris les devants en décidant de ne plus en parler.

Les seules fois où nous nous sommes laissés aller, furent lors de la boucle temporelle, chose que m'a rapportée Daniel bien plus tard, et sur le Prométhée, où j'ai pu laisser libre cours à mes sentiments, sans avoir peur des représailles. Avec comme accord tacite de ne jamais en parler.

Alors, on se raisonne

C'est pas la fin de notre monde

Et à tord, on se questionne

Encore une dernière fois

Non, c'est vrai que ce n'est pas la fin du monde, on l'évite mission après mission, mais c'est bel et bien la fin de mon univers.

Je ne sais pas comment te dire

J'aurais peur de tout foutre en l'air

De tout détruire

Un tas d'idées à mettre au clair

Depuis longtemps

Mais j'ai toujours laissé derrière

Mes sentiments

Voilà qui résume bien notre relation, qui repose sur un équilibre plus que précaire, car un mot ou un geste de trop pourraient nous séparer pour de bon.

Parfois je me dis que j'ai tord

De rester si passive

Mais toi tu me regardes

Moi je te dévore

En salle de briefing ou au mess, combien de fois nous sommes nous observés à la dérobée, combien de sourires entendus, de regards lourds de sens?

Mais c'est parfois trop dur

De discerner l'amour

Mon ami, mon amant, mon amour

Et bien plus encore

Tu es mon Tout, tu me complètes, toi mon Âme Sœur.

Alors, on se raisonne

C'est pas la fin de notre monde

Et à tord, on se questionne

Encore une dernière fois

Je me demande pourquoi tu n'as pas réagi quand je t'ai parlé de mes doutes concernant ma relation avec Pete. Tu n'as peut-être plus de sentiments pour moi.

Je ne sais pas comment te dire

J'aurais peur de tout foutre en l'air

De tout détruire

Un tas d'idées à mettre en clair

Depuis longtemps

Mais j'ai toujours laissé derrière

Mes sentiments

Alors, en bon petit soldat que je suis, je laisse ma raison l'emporter sur mon cœur.

Je te veux toi avec défauts

Et tes problèmes de fabrication

Je te veux toi, j'veux pas un faux

Pas de contrefaçon

J'vais pas te rendre

Pour prendre un autre

J'vais pas te vendre

Pour une ou deux fautes

Je veux tes mots

Je veux ta peau

C'est jamais trop

Oui, je te veux toi, avec tes blessures, avec ton passé, avec la cassure irréversible provoquée par la mort de ton fils.

Je ne te laisserai pas tomber, je veux tout de toi.

Je te veux plus

Changé d'avis

J'ai vu un autre

Un peu plus joli

Je ne veux pas

Je ne veux plus

Jamais voulu

Alors, j'ai cessé d'espérer, quand j'ai compris que je ne pourrai pas t'avoir.

J'ai choisi de me laisser aimer par un autre, un homme qui peut m'apporter ce dont toi tu n'as pas le droit.

Et puis t'es qui

J'te connais pas

T'as dû rêver

Ce n'était pas moi

Mes confusions

Tu les connais

Laissons tomber

Oui, j'ai laissé tomber. Un moment. Je t'ai laissé partir. Puis je me suis rendue à l'évidence : personne ne peut te remplacer.

Baissant le volume de la radio sur la fin de la chanson, je réfléchissais. J'allais me battre pour toi, et même avec cette Kerry s'il le fallait.

C'est décidé, c'est aujourd'hui que j'allais tout te dire. Pour nous laisser une chance. Alors je coupais la radio.

Puis, reconnaissant le paysage qui s'offrait à moi, j'arrêtais ma voiture, près de ton chalet. Je descendis, tu étais près du ponton, comme si tu m'attendais. Alors, je souris.

Notre vie allait enfin pouvoir commencer.

Paroles de la chanson Je ne sais pas, de Joyce Jonathan.

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