Bonjour,

Pour me remettre un peu à l'écriture, j'ai décidé de m'inscrire à la communauté Livejournal 30 baisers. J'ai choisi le couple Alice et Frank Londubat. C'est un immense défi pour moi, je ne suis pas encore sûre de bien réussir à les « saisir ». Je n'ai pas beaucoup lu de fictions sur eux, et dame Rowling ne nous a pas donné tant d'informations que cela à leurs sujets.

Concernant ce premier OS, je n'avais pas prévu de commencer par ce thème, ni de faire un écrit aussi court. D'ailleurs je voulais faire un écrit un peu plus joyeux pour commencer, mais soit. On fera avec.

Bonne lecture !

Titre de l'OS : Le silence de la mer
Couple :Frank & Alice Londubat
Rating : K
Thème : #29 – Le bruit des vagues
Disclaimer : Tout appartient à J.K Rowling.

Le Silence de la mer

De là où elle se trouve, Alice peut voir la mer.

Ses grands yeux bleus se ferment, pour ainsi mieux profiter du bruit des vagues, elle les sent s'écraser sur le sable dorée. C'est si joli d'en imaginer leurs arrivées dans un lieu ignoré, elles qui n'ont connus que la grandeur de l'océan. Elles se soulèvent jusqu'à atteindre leur apogée et au moment où elles s'y attendaient le moins, à l'instant où elles touchent presque le ciel, elles retombent vers des terres inconnues. Alice ne s'est jamais lassée de ces images qui tournent en boucle dans sa tête.

Et lorsque le soir s'invite dans le paysage, l'odeur de la nuit se mêle à celui salée des embruns. Le parfum est entêtant, elle a parfois l'impression que ce goût emplie sa bouche toute entière. Il lui rappelle le goût du sang, amer, comme quand elle se mort l'intérieur de la gencive. Même Frank, une des fois où il l'a embrassé, lui a avoué qu'il faut qu'elle arrête cette mauvaise habitude, car lui aussi en garde le souvenir à l'issue de leur baiser.

C'est curieux que la mer lui rappelle ce vague détail. Peut-être est-ce parce qu'elle a cette même impression de plénitude, de calme absolu. Ainsi, allongée sur le lit, elle est bien. Il est si dommage que cette foule qui l'appelle l'empêche de pouvoir mieux savourer le déchaînement de la houle sur la plage. Mais Alice veut rester où elle se trouve. Elle ne veut pas participer à la fête où ces autres l'obligent à aller.

« -Neville viens mon chérie Alice ne te répondra pas. Tu crois qu'un jour elle se réveillera ? Nous rentrons, tu jetteras ce papier de bonbons ».

Ces brises de mots n'ont aucune signification. Ils parlent d'elle, mais elle est ailleurs.

En compagnie d'une mer qui enfin réussit à la comprendre.