Bonne année à tous et merci à ceux qui ont tenus jusqu'à cette cinquième année d'Etaine, parallèle au sixième tome d'Harry Potter. Les personnages du canon y ont une part moins importante, mais il y a davantage d'intrigues secondaires. Même si torturer Ombrage va me manquer. Cette année représente vingt-neuf chapitres si quelqu'un se le demande. Bonne lecture.
-Certes, mais que pensez-vous que nous devrions faire ? demanda une voix lente et profonde, répondant à l'argument précédent.
-La question est plutôt ce que nous pourrions faire. Regarde la situation en face, Kingsley nous ne savons rien des plans de Voldemort.
-C'est pourtant très clair, grogna Maugrey. Il fait régner la terreur. Il a eu Vance et Bones, abattu le pont de Broakfast et envoyé ses géants dans le Sud-Ouest.
-Mais nous ne sommes même pas sûrs qu'il s'agisse de géants, protesta McGonagall.
-Severus, des informations supplémentaires ? demanda Albus Dumbledore pour couper court à la dispute.
Le mot « supplémentaires » alerta Etaine. Cachée derrière la porte du débarras, la jeune fille écouta attentivement. Severus n'avait donnée aucune information auparavant.
-Le Seigneur des Ténèbres est toujours furieux, mais il n'a pas fait part de ses projets actuels. Il semble en effet s'en tenir à l'élimination des personnes qu'il a identifiées comme appartenant à l'Ordre, vint la voix de Rogue.
-Et on peut savoir comment il les a identifié ? gronda Fol Œil.
-Seriez-vous en train de sous-entendre que c'est moi qui lui ai dit…, commença Severus, une pointe de menace dans la voix.
-Encore à espionner les sales traîtres à leur sang ? demanda une voix, beaucoup plus proche d'Etaine.
La jeune fille se retourna et son regard se posa sur l'elfe de maison dépenaillé devant elle. Kreattur était un sournois mais il avait peur d'elle depuis qu'elle avait essayé de le tuer l'année précédente. L'elfe de maison avait alors fait l'erreur de toucher à Saernel. Il avait depuis comprit qu'on ne touchait pas aux serpents quand ils étaient sous la protection d'un Fourchelang.
Bien plus proches des serpents que tous les autres humains, les Fourchelang comprenaient et parlaient le serpent grâce à un don inné qui se transmettait de génération en génération. Depuis plusieurs siècles le Fourchelang avait été assimilé aux descendants de Salazar Serpentard, le plus grand Fourchelang qui ai jamais existé. Du moins, le plus ancien dont on ait gardé la trace.
Etaine était l'une des dernières Fourchelang et aussi une des descendantes de Salazar. En fait, elle était sa seule descendante encore en vie. Le seul autre était son grand-oncle, Lord Voldemort en personne. Les derniers Fourchelang descendant de Salazar Serpentard. A force de chercher à préserver la « pureté » de leur sang, les descendants de Salazar avaient bien failli disparaître. D'ailleurs il ne restait rien de ce statut de sang-pur âprement disputé : Etaine, comme Voldemort, était une sang-mêlée.
-Ça te pose un problème ? siffla la Fourchelang.
Comme elle s'y attendait, Kreattur recula. Il avait peur des serpents et depuis qu'il savait qu'elle était Fourchelang, il la craignait bien davantage encore. Jamais il n'osait lui adresser la parole autrement que servilement, esclave qu'il était. Sauf qu'il oubliait qu'il parlait tout seul, verbalisant ses pensées. L'elfe de maison avait passé près de quinze ans tout seul dans la vieille maison de la famille Black, le 12 Square Grimmaurd. C'était Sirius Black, le dernier de la lignée, qui avait proposé de l'utiliser de nouveau, avant de se faire tuer dans la guerre contre Voldemort.
Car le monde des sorciers était en plein émoi depuis que, deux mois plus tôt, le ministère de la Magie avait reconnu le retour du Seigneur des Ténèbres. On le pensait mort quinze ans auparavant, anéanti alors qu'il était au sommet de sa puissance par Harry Potter, alors âgé d'un an. Sauf que Voldemort avait pris ses précautions pour ne pas se faire éliminer et qu'il était revenu plus d'un an auparavant. Il avait fallu un gigantesque échec du Seigneur des Ténèbres pour que la vérité éclate enfin sur le retour du mage noir. Et que la guerre débute officiellement.
Jusqu'à présent Voldemort et ses sbires, les mangemorts, s'étaient fait discrets. Mais, une fois leur existence dévoilée, ils avaient laissé tomber tous faux-semblants. Tout de suite après l'échec du Département des Mystères, le Seigneur des Ténèbres, comme l'appelaient les mangemorts, avait fait assassiner Emmeline Vance, un membre de l'Ordre du Phénix. Il s'était personnellement occupé d'Amélia Bones, la Directrice de la Justice magique, ce qui pouvait s'interpréter comme une menace directe au ministère de la Magie. Qu'il avait d'ailleurs fait chanter.
Il avait menacé de s'en prendre au moldus, la population non-magique, si l'on ne lui cédait pas le contrôle du ministère. Bien sûr, celui-ci avait refusé. En rétorsion, le pont de Broakfast s'était littéralement cassé en deux, emportant toutes les personnes dessus dans la Tamise. Treize morts. Rien dans cette guerre les moldus ne comptaient pas pour les mangemorts. Le ministère avait eu raison de ne pas coopérer : qu'ils refusent ou acceptent, cela aurait changé peu de choses c'était dans l'idéologie des mangemorts que les moldus étaient des créatures inférieures, des animaux. A éliminer ou à soumettre.
Il y avait aussi eu l'ouragan du Sud-Ouest, ainsi que l'avaient cru les moldus. L'Ordre du Phénix et les gens du ministère de la Magie pensaient à la complicité de géants, vu les dégâts provoqués, mais cela pouvait aussi être l'œuvre de mangemorts en grand nombre.
Il fallait ajouter à cela les détraqueurs qui avaient rejoint son parti et se multipliaient rapidement, attaquant la population au hasard. Le ministère tentait de contenir le flot en les emprisonnant dans des bagues à néant. Les bagues à néant étaient de vieux artefacts, seul moyen possible si l'on voulait neutraliser un détraqueur. Celui-ci était alors coincé dans l'anneau jusqu'à « la fin des temps ». Ce qui pouvait s'avérer très long. Malheureusement, créer une bague à néant nécessitait des ingrédients rares et le très long, précis et épuisant travail d'un sorcier puissant. Et les sorciers suffisamment puissants pour accomplir ce travail délicat étaient peu nombreux. Quant à ceux qui savaient comment procéder, ils étaient encore plus rares. Dumbledore était l'un de ceux-là. En deux mois il n'avait réussi à finir qu'une seule bague, une deuxième étant en début de préparation. Etaine s'était bien gardé de révéler qu'elle en avait trouvé une ici même. Inutile de risquer de se la faire confisquer.
Et c'était sans compter les enlèvements multiples dont le plus grave était sans doute celui d'Ollivander, le fabricant de baguettes magiques. La Gazette, le journal le plus lu de Grande-Bretagne, ne faisait qu'annoncer attaques après attaque, destruction après enlèvement, vol après viol…
Bref, depuis son retour officiel, Voldemort faisait régner la terreur.
Etaine attendit que Kreattur ait disparu de sa vue pour reprendre son écoute. Les quelques membres de l'Ordre du Phénix présents avaient changés de sujet de conversation.
-Et la petite ? demandait Maugrey avec une espèce d'affection bourrue.
La Fourchelang tendit l'oreille elle était la seule que Fol Œil appelle « la petite ». L'ancien Auror l'avait dans un premier temps détesté pour son lien de parenté avec Voldemort puis il avait découvert qu'elle était la fille de deux membres de l'Ordre morts depuis, dont une de ses élèves. Depuis, il avait arrêté de la suivre de son œil magique, soupçonneux, dès qu'elle entrait dans une pièce. C'était une nette amélioration.
-Quelle petite ? demanda Dumbledore.
Au son de sa voix, on sentait qu'il était perplexe.
-La petite Knightley, précisa Maugrey. Elle a tenu tête à Voldemort en juin elle est en danger.
-Elle est capable de se défendre, elle l'a prouvé, répondit Dumbledore en balayant l'argument.
-C'est une enfant, déclara Rogue. Elle n'a que quinze ans, elle est beaucoup trop jeune pour être mêlée à tout ça.
Severus pouvait paraître dure et cynique, mais Etaine l'aimait bien et le Maître des potions l'avait souvent aidé. C'était lui qui lui avait permis de venir habiter ici, sachant qu'elle n'avait nulle part où aller.
-Je suis d'accord, approuva McGonagall. Il faut assurer sa protection, comme celle de Potter.
L'enseignante de métamorphose de Poudlard partait peut-être d'un bon principe, mais Etaine ne tenait pas à voir tous ses secrets dévoilés à quelqu'un.
-Nous ne sommes pas assez nombreux pour ça, rappela Kingsley, l'Auror noir à la voix lente et grave.
-Tant qu'elle est à Poudlard, ce sera possible, déclara Dumbledore. Mais imaginez qu'elle se lance encore dans une expédition suicidaire comme en juin…
-Elle avait une bonne raison de le faire, grogna Maugrey. Si les mangemorts n'enlèvent pas son serpent elle restera sage. Sinon je leur souhaite bonne chance parce qu'elle a menacé de démembrer le premier qui s'y risquerait. Et elle avait l'air prête à le faire.
-Une détermination sans faille, approuva Kingsley. Mais elle l'a dit sous le coup de l'émotion.
-Toucher à Saernel est la dernière des idioties à faire, lâcha Rogue avec un petit reniflement.
-Severus, Minerva, décida Dumbledore, vous la protégerez comme Potter tant qu'elle sera dans l'enceinte. Comme elle n'a pas d'autorisation pour aller à Pré-au-Lard, ce sera plus facile.
Comme si c'était ça qui allait m'empêcher d'y aller, songea Etaine. Elle n'était peut-être pas dans la pièce mais elle devina que les deux enseignants avaient accepté car Dumbledore reprit :
-Bien, y aurait-il un volontaire pour quand elle sera à l'extérieur de Poudlard ? Pas Severus, cela risque de nuire à sa position d'agent double.
-Je veux bien garder un œil sur elle, déclara Maugrey après quelques instants de silence. Mais seulement dans la mesure du possible la plupart du temps la petite devra se débrouiller sans moi.
De toute évidence le Maître des potions avait voulu se porter volontaire. La Fourchelang se demanda un instant comment elle avait pu le haïr comme elle l'avait fait l'année précédente, alors qu'il essayait seulement de la protéger. Puis elle chassa cette pensée de sa tête il y avait des bruits de chaises dans la cuisine. Manifestement, la réunion était finie. Etaine recula vivement et se précipita vers le salon d'où elle ressortit aussitôt, rencontrant les divers membres de l'Ordre. C'était une réunion de faible importance il n'y avait que Kingsley, McGonagall, Rogue, Lupin, Maugrey et Dumbledore. Fol Œil lui adressa un sourire édenté et Lupin, un autre fatigué. L'ancien Auror avait le visage tellement balafré qu'il y avait plus de cicatrices que de peau intacte. Son corps était à la même image avec sa jambe de bois, son nez cassé et son œil magique qui voyait à travers les illusions. Lupin, c'était dû au fait que la pleine lune était passée depuis peu. En tant que loup-garou, il y était particulièrement sensible et ses transformations étaient épuisantes. Sans doute faisait-il aussi le deuil de Sirius, son meilleur ami.
Dumbledore passa en discutant avec le professeur McGonagall. Lorsqu'il leva la main pour illustrer un argument, Etaine constata qu'elle était noire, comme morte. Cela l'arrêta un moment : seul un mauvais sort très puissant était capable de faire de tels dégâts. Si c'était bien celui qu'elle croyait, le directeur de Poudlard avait eu de la chance qu'il se limite à sa main.
Rogue en revanche, disparu rapidement en lui accordant à peine un signe de tête de loin. L'énervement gagna Etaine. Cela faisait deux mois qu'il l'évitait et elle trouvait cela particulièrement agaçant. Sans lui prêter plus d'attention qu'il ne l'avait fait, la Fourchelang gravit les étages.
Le Square Grimmaurd était presque aussi sinistre que la première fois qu'elle y était venue. Sauf qu'il n'y avait plus six adolescents d'à peu près son âge avec eux. Elle était seule la plupart du temps et comprenait parfaitement la solitude qu'avait dû ressentir Sirius. Mais cela ne la gênait pas. Elle avait l'habitude de régler ses affaires en personne de toute manière. Néanmoins, elle appréciait l'aide des billets moldus qu'elle trouvait de temps en temps sur la table. Il était plus facile d'aller acheter à l'épicerie du coin que d'y voler. Saernel avait détecté sur l'argent l'odeur de Rogue. Le Maître des potions continuait de l'aider.
Severus l'avait pris sous son aile lors de sa première année, remarquant son talent pour les potions. Puis, lorsqu'elle avait fugué de l'orphelinat où elle habitait précédemment, il l'avait accueilli sous son toit. Il avait continué de lui donner des cours les deux années suivantes, malgré l'interdiction de Dumbledore. Pas qu'Etaine ait besoin de rattrapage, non. Mais le professeur de potion avait détecté en elle le potentiel de devenir un Maître, à son image. Il avait donc entreprit de la former. Aujourd'hui il ne pouvait plus se permettre qu'elle habite chez lui : trop dangereux. De nombreux mangemorts connaissaient son adresse. Des mangemorts qui l'avaient pour la plupart reconnu comme étant en quelque sorte l'héritière du Seigneur des Ténèbres… Avant son retour où, ne sachant pas comment Voldemort allait réagir, le Maître des potions l'avait éloigné. Et maintenant, la situation était pire encore puisqu'elle l'avait affronté.
Etaine referma la porte derrière elle et jeta un coup d'œil à la chambre dans laquelle elle s'était installée. Les murs autrefois blancs étaient grisâtre et des tâches d'humidité étaient visible sur le bas des papiers peints. Le mobilier était composé d'un lit aux rambardes de fer à moitié oxydé, d'un bureau et d'un miroir de plein pied. La Fourchelang ne s'était pas donné la peine de nettoyer de toute manière elle partait le lendemain. Poudlard… Elle avait hâte de revoir le château. C'était là-bas qu'elle se sentait chez elle, pas dans cette chambre que la pluie qui tombait derrière la fenêtre rendait encore plus déprimantes.
La jeune fille se leva souplement. Elle avait eu quinze ans en février mais elle était plus grande qu'on aurait pu s'y attendre. Tout, dans la fluidité de ses gestes comme dans la finesse de sa silhouette, laissait voir qu'elle était une combattante. Elle n'avait jamais renoncé à l'entrainement physique qu'elle avait adopté à l'orphelinat. Se déplacer vite et avec précision était toujours d'une grande utilité.
Elle avait un visage pâle, aux traits réguliers à la beauté classique. Des cheveux bruns sombres lisses qui tombaient jusqu'au bas de son dos avaient été attachés pour ne pas la déranger. Le portrait de sa grand-mère, Milena Knightley, aurait surement dit son père s'il était encore en vie. Maintenant, c'était Rogue qui ressemblait le plus à un père pour elle. Mais elle n'était pas seulement une copie conforme de sa grand-mère. Elle ressemblait aussi incroyablement au jumeau de celle-ci, Voldemort. Avant qu'il ne change de visage, bien sûr. Aujourd'hui, le Seigneur des Ténèbres ne ressemblait à rien d'humain.
Se dirigeant vers le bureau, Etaine passa les doigts sur les divers livres qui y étaient disposés : il s'agissait pour la plupart de manuels scolaires mais deux d'entre eux sortaient du lot. Le premier avec une couverture rousse et une tranche d'étain portait le titre de Magie Ancienne et Potions Ancestrales. La Fourchelang l'avait achevé l'année précédente. C'était une bible pour toute personne étudiant la magie. Et c'était en partie grâce à cet ouvrage qu'elle avait appris la légilimentie, un des plus utiles talent existant. Le deuxième semblait fait d'une peau de serpent qu'Etaine avait identifié comme du basilic. Des motifs imitant des ondulations étaient gravés sur toute la couverture. Ne serait-ce qu'avec le fermoir en forme de serpent aux yeux d'émeraude on aurait pu deviner l'identité de son propriétaire. La tranche sur lequel courait une écriture élégante en formait le nom : Salazar Serpentard. Ce n'était pas à proprement parlé un livre car la couverture n'était qu'un camouflage secondaire. Le principal avait été détruit par un maléfice à retardement de Voldemort. Ces deux livres étaient le symbole de son héritage.
Il y avait également une brochure qui trainait mais la légilimente n'y jeta pas un regard : les conseils du ministère de la Magie pour ne pas tomber accidentellement sur des mangemorts lui paraissaient bien inutiles. Presque autant que les cours d'Ombrage de l'année précédente, c'était tout dire. Le ministère n'était-il donc capable de rien de concluant ? Même le crapaud avait réussi à passer entre les gouttes et était resté en poste en dépit de tous ses crimes.
Elle était allé au chemin de Traverse pour acheter ses livres, accompagné de Fol Œil qui avait tenu à la suivre. Une atmosphère sinistre y régnait et plusieurs commerces avaient fermés du jour au lendemain, sans justification. Et le plus souvent sans qu'il soit possible de retrouver les propriétaires. Ce n'était plus la joyeuse animation qu'elle y avait vu au premier jour. Les sorciers et sorcières se presser de faire leurs achats pour retrouver le plus vite possible la sécurité illusoire de leur foyer. Des étals de colporteurs avaient fleuris un peu partout, proposant des amulettes pour se protéger des loups-garous ou des parfums anti-détraqueur… Le plus souvent ces artifices n'avaient aucun effet. Parfois, ils portaient malchance à leur possesseur ou l'empoisonnait. Etaine n'en avait jamais entendu parler d'un seul qui soit véritablement efficace. Un parfum anti-détraqueur… Les gens étaient-ils donc réellement si naïfs ? Les seules choses qui pouvaient faire du mal à un détraqueur étaient un patronus ou une bague à néant combinée d'un sortilège d'Enfermement.
La communauté sorcière avait peur et cela se voyait. Il y avait eu une ruée sur Gringotts et les gobelins avaient tellement renforcés les mesures de sécurité qu'il était quasiment impossible d'entrer. La Fourchelang y était allé, pour se renseigner sur son compte en banque. Le cousin Terence faisait toujours obstruction pas moyen de retirer de l'argent. Etaine vivaient ainsi une situation étrange : elle était très riche mais devait compter sur les bourses de Poudlard pour financer ses études.
Il n'y avait qu'une seule touche de couleur : le magasin de Farces et attrapes de Fred et George. Dans les rues sombres et tristes, on le voyait à des kilomètres avec son enseigne joyeuse et ses explosions lumineuses et sonores. Les jumeaux Weasley espéraient remonter le moral aux gens en continuant leur rêve et elle devait admettre qu'ils avaient réussi. George l'avait salué avec un sourire en la reconnaissant et l'avait aussitôt orienté vers les filtres d'amour en riant, disant qu'elle n'en avait probablement pas besoin. Cela avait attiré quelques questions de Saernel, la petite vipère avec laquelle elle coexistait depuis huit ans. Quand il avait compris qu'elle était « en âge de pondre des œufs », selon ses propres termes, la légilimente s'était retrouvé avec un double d'Anne à gérer.
