Hello~
Après pas mal d'hésitations, j'ai décidé de poster les versions françaises de mes OS ! J'espère qu'ils vous plairont :3 ce sera principalement des OS sur le pairing Hiroto x Tatsuya, car c'est vraiment ce qui m'inspire le plus, mais je n'exclue pas la possibilité qu'il y ait autre chose !
Pour ce premier OS, il est toutefois plutôt centré sur les sentiments d'Hiroto après leur défaite.
Inazuma Eleven ne m'appartient pas.
Bonne lecture !
Résumé : Eisei a perdu contre Raimon. Alors pourquoi Hiroto se sent-il si bien ?
— C'est la fin du match ! Les joueurs qui ont remporté ce match intense sont ceux de Raimon ! Cependant, Eisei nous a aussi montré son magnifique football ! Ce n'est pas une exagération de dire que les deux équipes en ressortent vainqueurs !
La voix du commentateur résonnait encore en boucle, dans l'esprit d'Hiroto. La légère brise printanière ne suffisait pas à l'effacer, incapable d'emporter en son sein le tumulte de ses pensées, à contrario de ses boucles grises qui volaient doucement et lui chatouillaient parfois la nuque.
Toutes ces sensations et ces émotions qu'il avait ressenties, durant ce match, étaient quelque chose de nouveau pour lui. Pour la première fois, depuis toutes ces années, quelqu'un avait été là pour rattraper le ballon qu'il lançait. Quelqu'un avait été là pour le lui envoyer et le réceptionner, au gré de sa volonté.
Ce n'était pas le genre d'Hiroto, de se montrer sentimental. Pourtant, un fin sourire habillait ses lèvres, alors qu'il était seul sous le ciel étoilé, assis sur les marches de l'entrée de la maison.
Ils avaient perdu. Jusqu'à la veille, ce simple fait lui était inconcevable. Kira Hiroto, l'attaquant divin, ne pouvait pas perdre, et sûrement pas avec son jeu individuel. Quelle idée, que d'intégrer les autres membres de l'équipe dans son jeu. Quelle idée, que de leur faire la passe.
Pourtant, Hiroto se sentait bien. Un poids venait de quitter ses épaules, voire peut-être même son cœur. À l'instar de ses mèches bouclées, son tourment avait été emporté par le vent.
La défaite d'Eisei était totale, mais c'était beaucoup moins oppressant qu'il ne l'aurait cru.
— Hiroto ? s'éleva une voix bien trop familière, dans son dos. Qu'est-ce que tu fais là ?
L'intéressé n'eut même pas à se retourner pour reconnaître Tatsuya. Ce timbre de voix si agaçant et caractéristique ne pouvait appartenir à personne d'autre. Il ne prit même pas la peine de tourner la tête ni même de répondre, alors que Tatsuya s'asseyait à ses côtés sur les marches.
— C'est beau, n'est-ce pas ? lança l'adolescent aux cheveux rouges en fixant la voûte céleste. Ça aide un peu à oublier qu'on a perdu.
— Tu relativises vite, rétorqua Hiroto d'un ton moqueur, auquel son ami était toutefois habitué. Commence par penser à t'occuper de ta jambe blessée.
À ces mots, Tatsuya tourna légèrement la tête pour le considérer. Ses yeux de jade brillèrent, illuminés par la lumière blafarde de la lune, au reflet des sentiments qui l'habitaient. Non, il ne relativisait pas « vite ». La défaite avait été difficile à accepter, et il s'en voulait beaucoup. Peut-être que s'il ne s'était pas blessé, s'il n'avait pas été obligé de sortir et laisser ses coéquipiers jouer à dix pendant quelque temps ; peut-être auraient-ils pu gagner.
Pourtant, le simple fait qu'Hiroto lui dise qu'il le « suivrait pour réaliser son rêve idiot » suffisait. Tous ses efforts n'étaient pas vains, il avait réussi à l'atteindre.
— Maintenant que tu fais réellement partie de l'équipe, on retentera l'expérience autant de fois qu'il le faudra !
Hiroto arqua un sourcil et daigna finalement se tourner en sa direction, avant qu'un sourire mauvais ne se dessine au coin de ses lèvres.
— Qu'est-ce que tu crois ? Vous avez juste mis trop longtemps à vous adapter à mon jeu, si vous vous entraînez mieux, y'a pas de raison qu'on perde, l'année prochaine.
Tatsuya ne put retenir le sourire qui ne demandait qu'à venir illuminer son visage. Hiroto n'avait sans doute pas changé, après tout. Il était juste... lui.
— Alors après le Football Frontier, on visera le mondial ! s'exclama Tatsuya, une lueur de détermination venant habiller ses iris verts.
Ce regard rêveur, qu'Hiroto avait toujours imaginé comme empli de mépris, le fixait désormais avec tellement d'intensité qu'il ne se sentit pas capable de rétorquer quoi que ce soit de désagréable. Devant son silence, Tatsuya continua :
— Alors on compte sur toi, Hiroto ! Ensemble, on pourra devenir les numéros un du Japon !
— Ah ? Tu crois que j'ai besoin de toi, pour ça ?
— Bien sûr ! Le football se joue à onze, je pensais que tu l'avais compris aujourd'hui, pourtant !
Hiroto marmonna quelque chose d'inaudible, qui eut le mérite de faire rire Tatsuya. Un rire mélodieux, et pourtant agaçant au possible, qui s'échappait dans l'air pour y mourir au gré du temps qui filait. Aux antipodes de ce qu'il se connaissait, l'adolescent aux cheveux frisés ne parvint même pas à répliquer. Aucun mot ne franchit le mur de ses lèvres, alors que son regard aussi profond et brillant qu'une rubellite fixait son coéquipier.
Coéquipier, hein...
Mille et une émotions semblaient traverser les iris verts de Tatsuya. La fierté, la félicité, ou encore un certain apaisement. C'était agaçant et frustrant au possible, que de pouvoir toutes les voir. Pourquoi ce mépris qu'Hiroto y avait toujours décelé n'était-il plus là ?
Avait-il au moins réellement existé ?
Pourquoi ce doux sourire qui étirait ses lèvres l'irritait-il à ce point ? C'était frustrant, Hiroto en aurait presque eu envie de retourner sur le terrain jouer avec lui, partager ce moment privilégié.
— Tu te souviens quand on était gosses, qu'on jouait avec le ballon, à travers la vitre, sans même pouvoir se parler ? lança-t-il, à sa propre surprise.
— Tu t'en souvenais ?
Après quelques courtes secondes de silence, Hiroto laissa échapper un simple « ouais ».
— Je pensais que tu avais oublié ce détail, avoua Tatsuya, dont le visage affichait désormais de l'étonnement.
Hiroto fronça légèrement les sourcils à ces mots. Bien sûr, qu'il s'en souvenait. Lui qui avait toujours été seul dans l'immensité des pièces de la demeure de son père, comment aurait-il pu oublier ces moments où une présence s'était illustrée dans son quotidien ?
Il leur avait, certes, fallu attendre avant de se retrouver face à face pour la première fois. Hiroto avait toujours été seul, à l'intérieur, à tirer sur les murs des pièces bien trop grandes de la maison, après tout. Pourtant, ce temps passé à jouer avec le ballon, chacun d'un côté différent de la fenêtre, avait été le seul moment où il avait senti la chaleur du football.
Ce football, seul ami qu'il avait toujours eu, il avait désormais envie de le partager avec Tatsuya, ainsi qu'avec les autres membres de l'équipe d'Eisei.
C'était stupide.
Mais il n'avait rien à perdre à essayer, après tout.
