Avant de lire : Je souhaite vous remercier d'avoir cliqué sur mon histoire. Je me suis rendu compte que les gens n'aiment pas les OC (original caracter), de ce fait, que vous ayez cliqué est déjà une première victoire. La seconde serait que vous aimez cette fiction.
Bref, pour mes lecteurs habituels, sachez que mes autres histoire garderont un rythme de parution similaire et ne seront pas affecter par cette histoire (sauf cas exceptionnel)
My Hero Academia n'est pas mon œuvre et appartient aux ayants droits, je prends simplement du plaisir à écrire et inventer des histoires sur cet univers fantaisiste que j'aime beaucoup.
Sur ce, c'est l'heure de la lecture !
Long Way
Chapitre 1 : Le garçon aux flammes bleutées
Kenta Akamatsu était un jeune homme de seize ans, dont la force physique était assez impressionnante, les gens du quartier l'appelant sobrement ''Hogo-sha'', cela signifiant ''le protecteur'', pour cause, il volait toujours au secours d'autrui. D'une part car il ressentait un grand plaisir à aider autrui et aussi pour le frisson jouissif que procurait l'adrénaline.
Mesurant près d'un mètre quatre-vingt-dix à son jeune âge, il imposait le respect aux petites crapules, et il était considéré comme la lumière brillant dans l'obscurité complète que représentait le quartier de ''sainan''. Le lieu était en réalité une zone urbaine où se mêlait dealers, vendeurs d'arme et lieu de transit pour les vilains, en soit un lieu où il ne faisait pas bon vivre. Et on oublie les cambrioleurs, intimidateur et tous les autres.
Le jeune homme vivait là, au sixième étage d'un des grands immeubles, avec la seule compagnie de sa mère, Arame. Vous devez vous demander où se trouve le père dans cette famille, eh bien, il n'avait jamais été là, il était pour ainsi dire un sujet tabou et Kenta ignorait tout de son géniteur, sachant juste qu'ils avaient la même carrure, les mêmes cheveux, et les mêmes yeux. Il ne savait que ça de son paternel absent, il ne l'avait jamais vu, ne l'avait jamais entendu ni certainement touché de près ou de loin.
Ce mois de Mars était doux, la température permettant enfin de sortir pour profiter de l'air libre plus souvent, sans courir le risque de se geler. Être cloisonné dans ce petit appartement n'étant effectivement pas la chose la plus agréable, les murs tombant en miettes et les bruits des voisins étant très clairement audible. Tout les types de bruits.
Autrement dit, il n'avait qu'une seule hâte : Sortir dehors et aller se frotter aux différents vilains dans la zone, pour leur rappeler qui régnait sur cette partie du quartier, protégeant les gens. Car oui, il était bien plus puissant que la majorité des gens de son âge, rentrant étrangement dans l'élite des combattants.
Il était doué au combat rapproché et parvenait toujours à vaincre ses adversaires à l'aide de ses réflexes et de son pouvoir si puissant. Le feu parvenait à faire disparaître toute choses, et le garçon en était pleinement conscient, il n'y avait rien de mieux que de faire surgir une colonne de flammes et l'utiliser comme aura pour effacer toute confiance en soi de son ennemi.
Ceux qui osaient l'affronter ne tenait généralement pas longtemps et il finissait souvent brûlés au second degrés sur une bonne partie du corps. Il ne faisait pas souvent preuve de retenu envers les vilains qui étaient du hors la loi sans bonne raison. Voler pour nourrir les siens ? Il comprenait. Tuer pour le plaisir de se sentir supérieur aux autres ? Il ne pouvait pas le supporter, pourtant vu où il vivait le n'avait pas le choix.
S'il devait se battre, il changeait du tout au tout, d'un jeune homme gentil et souriant à un prédateur affamé… les flammes lui donnant un air bestial, le rapprochant plus de l'animal surnaturel que d'un héros, mais il défendait les gens avec son pouvoir depuis des années déjà. Il s'était attiré leurs confiances pour son plus grand bonheur.
S'il y avait une seule chose qu'il pouvait changer dans sa vie, ce ne serait pas sa situation très modeste ou l'absence de père ou de frères... Non, ce serait la criminalité dans les rues. Il souhaitait devenir un héros et 'exterminer' le banditisme, permettant enfin à la société d'être plus clean et viable. Il estimait d'ailleurs que cela devait être le rôle de tous les héros et il admirait tous ceux qui combattait plus que ne parlait.
Aujourd'hui, le 13 mars, se tenait, dans le centre-ville de Tokyo, une interview de Endeavor, son héros de cœur. Kenta était persuadé que l'homme était plus que la violence qu'il affichait et il avait l'impression de se reconnaître dans les traits de l'homme, ils se ressemblaient tout deux. La férocité et le dévouement sans faille de cet homme pour arrêter les dangers publiques l'avait marqué lorsqu'il l'avait vu à la télévision. Il l'avait déjà vu une fois en allant au collège il y a deux ans, mais n'avait pas eu le courage d'aller lui parler et de lui demander un autographe, et c'était sûrement pour le mieux : Il aurait perdu du temps en le faisant, temps nécessaire pour attraper plus de criminel.
Il trouvait la force du numéro 2 absolument admirable et cela ne pouvait qu'accentuer son charisme légendaire à ses yeux. Il rêvait constamment de le rencontrer et de pouvoir lui dire à quel point il l'admirait et calquait ses techniques de combat sur lui, parce que oui, leur pouvoir était en tout point similaire. Cela devait aussi jouer dans le sens de son émerveillement envers Endeavor.
Il était loin de se douter d'une chose.
Il sortit de sa chambre, son vieux téléphone fissuré dans sa main, et salua sa mère qui était visiblement en train de travailler sur son ordinateur, alors il ne la dérangea pas. Il alluma la télévision et zappa jusqu'à tomber sur la chaîne proposant l'interview du grand héros. C'était l'heure, il avait constamment vérifié que l'interview était toujours diffusé à la télévision national.
L'écran émit alors les images tant attendus, son idole n'accordant que très peu d'interview aux médias, il était plus dans l'action que dans la parlotte. ''Super ! Maman, regarde il y a Endeavor à la télévision !'' S'écria-il presque enfantinement en étant subjugué par les images et les paroles qui en sortait.
Arame leva les yeux de son ordinateur portable sur lequel elle travaillait pour donner un peu de son attention à son fils unique, le voir être aussi enthousiasmé par Enji Todoroki la mit quelque peu mal-à-l'aise mais elle s'y faisait. Des secrets de jeunesse elle en gardait des tonnes… dont certains ayant un rapport avec l'idole de son fils, mais cela il ne devait pas le savoir.
Du moins, pas pour l'instant, il n'était pas encore prêt à entendre la vérité à propos de son père biologique, mais cela ne saurait tarder plus longtemps. Il devait lui rester encore une bonne poignée de mois dans le déni avant d'apprendre la terrible vérité, elle s'était juré de lui dire lorsqu'elle l'estimerait apte.
Il allait tenter et réussir son examen d'entrée à Yuei, sans l'ombre d'un doute, et à partir de ce moment-là, peut-être qu'il sera assez mature pour entendre la vérité sans sombrer dans une rage sans fond.
Quoiqu'il en soit, Kenta finirait pas apprendre et elle savait que cela lui ferait du mal au début, mais qu'il s'y habituerait lentement et qu'il accepterait ça.
''Oui, je vois ça. Je sais que tu attendais ça depuis quelque jours, alors je t'ai acheté des chocolateries de qualité lorsque j'ai fait les courses.'' L'informa-elle gentiment avec un doux sourire.
Sa mère lui avait acheté quelque chose… avec le peu d'argent qu'ils avaient pour survivre. Déjà que payer ses études au collège leur prenait beaucoup d'argent… mais bon, il ne lui restait qu'une seule semaine avant de passer l'examen d'entrée à la prestigieuse académie de UA et d'obtenir une bourse scolaire.
Il voulait lui dire qu'elle n'aurait pas du le faire, que c'était une très mauvaise idée, il voulait lui demander comment ils allaient faire pour manger le jour d'après… mais il accepta avec un sourire, sachant que sa mère faisait ce qu'elle pouvait pour le rendre heureux. Il lui sourit, heureux d'avoir à manger pendant son émission, bien qu'il devait avouer être craintif à propos de leurs finances bien assez malingre.
Il se leva pour aller jusqu'au frigo et en sortit une boite en carton qui devait contenir les chocolateries. Il regarda rapidement dedans et il ne pu s'empêcher d'avoir un petit cri de surprise, c'était bien plus que ce à quoi il s'attendait. Il prit la boite et la déposa sur le canapé, montant un peu le son de la télévision. ''Merci maman.''
Puis il se plongea et écouta chaque paroles de son idole, les buvant comme si elles étaient liquides…
Le lendemain, au collège.
''Bien j'ai vu vos demande d'avenir. Je dois avouer être déçu pour la plupart, je crois bien que vous n'avez pas conscience de vos résultat et de ce que vous demandez.'' Affirma leur professeur, un homme fort dans la trentaine. ''Vous demandez majoritairement un métier en rapport avec l'héroïsme et ce malgré la difficulté d'accession aux filières.''
''Hé le vieux con ! Je suis le plus fort et je vais aller à Yuei !'' Hurla une racaille dans le fond de la salle, les autres se mettant à crier leur mécontentement avec lui. ''Je vais me faire une tonne de tunes et quitter ce quartier de merde ! Et t'as pas intérêt à croire que tu peux nous conseiller fils de riche !''
Kenta les jugea rapidement du regard, il était un habitué, après les avoir côtoyé pendant près d'un an, il savait à quel point ses types là pouvait être nocifs et violents. Pourtant il était amis avec certains d'entre eux, connaissant leurs qualités et leurs défauts.
La misère n'était pas parfaite pour le développement, mais visiblement le prof ne l'avait pas comprit comme il aurait dû. Il avait, tout au long de l'année, tenté de les dresser par la force, ne comprenant pas que ses élèves avaient besoin d'amour et de camaraderie, d'une oreille à qui se confier, pas d'un pied à se prendre dans la face à la moindre erreur.
Il décida donc d'intervenir avant que tout ne se passe mal, Mr Ichigawa ne supportant pas l'insolence.
''Arrêtez ! Tout le monde peut faire ce qu'il veut tant qu'il y a des efforts ! Ce n'est pas la peine de se battre, nous devrions nous soutenir et non pas nous diviser.''
Il y eut un blanc pendant quelque secondes, tout le monde ayant pris le temps de l'écouter, car il était le représentant de la classe pour les examens d'entrée à UA, il avait déjà passé l'écrit il y a plusieurs jours avant. Tous ses collègues l'ayant vu travailler comme un acharné pour apprendre les leçons demandés pour l'examen. Les 'racailles' respectaient Akamatsu pour son courage, sa détermination et sa force, et bien qu'il soit un peu trop regardant sur les petits trafics dans la cité, ils savaient qu'ils pouvaient s'appuyer sur lui si jamais ils étaient menacés.
Ce garçon inspirait la confiance à tous ses camarades et même aux professeurs, c'était dire s'il était l'espoir de ce quartier. Il arrivait parfois aux gens de se demander comment une personne de son âge pouvait déjà être aussi forte.
''Je crois qu'il a raison les gars…''
''C'te saligaud à toujours raison…''
''Très bien ! C'est à vous de me prouver que vous avez tort et que vous pouvez rentrer à Yuei ou dans un autre lycée, de votre réussite dépendra ma prime après tout. Cela étant dit, Kenta, tu peux y aller pour aujourd'hui, tu ferais mieux de t'entraîner, tu rattraperas le contrôle demain. Les autres, vous pourrez partir une fois que vous aurez fini.''
''Merci messieurs.'' Le remercia l'aspirant héroïque avant de quitter la salle, direction son lieu d'entraînement préféré.
Arame était seule depuis le départ de son fils au collège, seule à ruminer ses pensées à propos de l'avenir, le sien et celui de son fils. Il ressemblait tellement à son père lorsqu'il était plus jeune, bien que plus naïf et gentil qu'il ne l'était à son âge.
Son géniteur était changé de l'homme qu'elle aimait en une sorte de tyran violent, possessif et dominateur, voulant plus que tout se charger de l'éducation sportive et physique de son fils. Et par cela, il entendait une seule chose… le soumettre à un entraînement ultra intense pour qu'il maîtrise ses flammes comme personne d'autre.
Arame savait que son amant était une personnalité déjà assez dur et intransigeant, ne cédant jamais sur ses points de vues et les défendant quoiqu'il en lui coûte. Son but ultime était d'avoir un enfant surpuissant, qu'il formerait et mènerait au sommet, cela ne gênait pas vraiment la femme, tant qu'il aimait, protégeait et veillait sur son fils.
Elle savait bien qu'il voulait un enfant puissant, mais l'amour qu'ils entretenaient lui avait voilé la face, et elle avait foncée droit dans un long chemin fait de mine tout les deux mètres… Elle avait donc pris son fils, alors âgé de quatre ans, et avait fuis loin avant que Endeavor ne commence à l'entraîner comme il le faisait pour ses enfants légitimes…
Elle soupira en regardant l'écran de son ordinateur, sachant pertinemment qu'elle avait du mal à faire vendre ses écrits depuis plus d'une décennie et que leur situation financière était horrible. Elle avait dû changée de nom de famille pour qu'il ne puisse pas la retrouver et elle avait décidée de partir dans ce quartier des plus malfamés pour ne pas qu'il ne lui reprenne son enfant.
Pourtant, il lui arrivait parfois de rêver de lui, de le voir revenir du côté de la lumière, d'accepter son fils et elle-même pour qu'ils forment une famille unie, mais ce rêve avait été brisé il y a dix ans lorsqu'il avait frappé son fils. Elle était partit la nuit même, prenant conscience de ce qui avait toujours été sous ses yeux mais qu'elle n'avait jamais voulu accepter.
Arame savait bien que son ancien amant avait tentée de la retrouver et de la contacter, mais il avait échoué lamentablement, elle avait toujours daignée à se montrer à ses yeux, craignant qu'il n'ait pas changé. Surtout quand on savait ce qu'il se passait du côté de son mariage.
Non, elle avait accepté d'être sa maîtresse car elle l'aimait au point qu'il ne soit pas que avec elle, mais il était allé beaucoup trop loin en touchant au rayon de soleil de son existence, la chair de sa chair…
Et depuis lors, ils vivaient dans ce quartier malfamé, remplit de petites crapules et de vendeurs d'arme et de drogues, car il n'y avait qu'ici qu'il n'irait pas la chercher, elle, une fille de la haute. Elle était la fille unique d'une grande famille de héros, mais elle avait fini là à cause de l'horrible comportement de celui qu'elle aime et aimerait toujours.
Elle avait acceptée son destin et prenait les choses comme elle pouvait, elle savait qui restait encore beaucoup de temps pour percer dans l'écriture et rendre sa famille riche pour quitter cet endroit et partir loin à l'étranger avec son fils. Elle n'avait que trente-cinq ans, elle avait rencontré Endeavor à tout juste 18 ans et avait donné naissance à son fils une année plus tard, dire à quel point elle aimait l'homme enflammé à l'époque.
Pendant les premières années, leur relation fut plutôt saine, ils n'étaient que eux deux, jusqu'à ce qu'elle apprenne la vérité sur ces absences récurrentes. Il avait épousé une autre femme et avait tout fait pour lui cacher, et elle comme une greluche avait pensé que ses absence de plusieurs jours parfois, étaient dues à son travail.
Le plus dur à entendre fut le fait qu'il avait eu d'autre enfant pendant qu'elle était enceinte, ce fut plus que blessant et humiliant, ce fut un immense chagrin… pourtant elle trouva la force de le pardonner…
Comment avait-elle fait pour se masquer la face à ce point ? Elle l'ignorait à tout les étages. Franchement, avec le recul, elle se rendit compte à quel point elle fut d'une stupidité maladive lors de sa jeunesse.
Elle se leva de son bureau et se prit une bouteille d'eau fraiche, buvant une gorgé coup sec, le fait de se souvenir de ça ne lui faisant pas le plus grand plaisir. Elle avait essayé de refaire sa vie avec d'autre hommes, mais aucun d'eux ne restait auprès d'elle plus d'une année ou deux et ne voulait pas s'engager, brisant son cœur plus qu'il ne l'était déjà.
Malgré tout ça, elle continua à travailler en espérant rassembler les fonds pour mettre en sécurité son fils unique et lui assurer un avenir. Dans cette optique, elle ressentit l'inspiration lui revenir en même temps que sa détermination, elle se posa devant son bureau, ouvrit une page 'word' et commença à écrire, espérant que ce nouveau livre intéresserait quelqu'un.
Kenta était quelque peu fatigué de son entraînement, son corps dégoulinant de sueur tandis qu'il prenait son sac de vêtement de sport sur ses épaules. Il prit son vieil appareil qui lui servait de téléphone et mit du rap français dans ses écouteurs, du Niro, un classique du rap français, un artiste et une langue qu'il appréciait particulièrement.
Jetant un coup d'œil à l'heure qu'il était, le garçon aux cheveux bruns, presque roux, se montra surpris lorsqu'il vit l'heure. Il était dix-neuf heures passés et il était plus que temps de rentrer à son domicile, il n'aimait pas rentrer trop tard, les activités criminelles commençant approximativement vers cette heure-ci dans sa partie du quartier.
Il s'essuya le front, et commença à marcher calmement, parfois des gens se retournaient pour le regarder, mais il ne comprenait pas vraiment pourquoi. Il avait enfilé un superbe tenue ressembla à celle de son idole, c'était peut-être pour ça que les gens se retournaient, pour regardait.
''Ce type… il ressemble de ouf à Endeavor ! Il a la même face presque, juste tu changes la mâchoire et c'est lui !'' Murmura un passant à l'un de ses amis marchant près de lui.
D'habitude absent et la musique tournant à fond dans ses écouteurs, il n'aurait pas dû entendre ça, mais comme un coup du hasard, il y eut un temps de pause dans sa mélodie pile au moment où l'étranger dit cette phrase.
D'où je ressemble à Endeavor ? Il était beaucoup plus grand que moi. Faux, il n'était que trois centimètres plus grand que lui, mais le héros était bien plus puissant physiquement qu'il ne l'était encore. Je sais que j'ai un vague air de ressemblance mais bon, pas au point de me confondre avec lui, je ne le mérite pas encore, pas tant que je ne serais pas devenu un héros digne de pouvoir être comparé à lui.
Il poursuivit son chemin pour rentrer et pénétra enfin dans le bâtiment, il ferma bien la porte pour éviter que des squatteurs ne rentrent par effraction chez lui, on n'était jamais trop prudent. Il traversa le couloir et s'arrêta rapidement devant le tableau de prospectus, s'attardant plus qu'il ne le pensait sur un des papiers présents.
Il l'arracha du mur et l'observa. ''Mr Takashi vous invite à venir découvrir votre arbre généalogique grâce à son alter d'omniscience, seulement 200 yens les dix minutes.''
C'était un peu cher, certes, mais l'identité de son père l'avait toujours tourmenté, il ne savait rien à propos de lui, et sa mère rechignait toujours à lui parler de son père, alors il n'avait jamais insisté, pensant qu'il était juste un homme ayant dupé sa mère pour la laisser dans la misère.
Son père, qu'importe qui il était n'aurait pas son respect à moins d'avoir une excellente excuse, car il ne pourrait jamais pardonner l'abandon de sa mère et de lui-même dans ce quartier. Il allait changer les choses, bien sûr, mais il détestait vivre ici, sentir la même odeur de pisse dans les couloirs et entendre des coups de feu tous les quatre matins.
Sa mère et lui méritaient bien mieux que cet endroit. On partira d'ici, quoiqu'il m'en coûte, pensa-il intérieurement en fourrant le papier dans sa poche. Il avait un peu d'économie dans sa tirelire, il pouvait se permettre d'apprendre la vérité à propos de son père, mais cela demandait réflexion.
Il grimpa les escaliers, les six étages très exactement, pour enfin arriver chez lui. Il ouvrit la porte de sa maison et poussa le bout de bois qui leur servait de protection, soudainement quelque chose se jeta sur lui sans qu'il n'ait le temps de réagir. Grâce à ses réflexes, il place ses bras en protection et contra ce qui devait être une poêle… oh il comprit.
''Maman ! Ce n'est pas marrant !'' Hurla-il, un peu en colère, montrant son sale mood nocturne.
''Tu m'as fais une peur folle ! Je me demandais quand tu allais rentrer, tu ne réponds même pas ! J'ai cru que tu t'étais encore fait envoyé à l'hôpital par un vilain.''
Ah… elle va en remettre une couche là-dessus, c'est arrivé il y a plus d'un an.
''Tu pourrais au moins envoyer un message me disant que tu vas rentrer en retard, j'ai cru qu'un voleur venait encore essayé de nous prendre nos maigres richesses !''
''Désolé, j'ai oublié, j'ai pas vu le temps passer.'' Offrit-il en gage d'excuse, ce qui était relativement honnête, mais il le prononça d'un air absent, songeur et pensif à propos d'autre chose.
Arame le remarqua très vite, connaissant son fils par cœur. ''Que c'est-il passé ?''
Devait-il encore essayer de lui demander qui est son père ? Ou lui dire qu'il avait vu le papier lui permettant de passer un test ADN sur le tableau d'affichage en bas ? Il voulait lui mentir et y aller demain, ratant les cours s'il le fallait, mais il se sentait mal de le faire à sa mère, sa seule dose d'amour et de protection.
Il avait les yeux baissés, fixant le carrelage tandis qu'il calmait le souffle de sa respiration, essayant de puiser en lui une portion de confiance suffisante pour oser poser la question. Il leva les yeux, et regarda sa mère directement dans les yeux avec un air des plus sérieux.
''Maman… je… je veux savoir qui est mon père.'' Balança-il comme un immense rocher dans une petite flaque d'eau, envoyant l'eau voler tout autour.
Arame le regarda avec stupéfaction, elle pensait qu'il avait accepté de ne pas savoir après avoir arrêté de poser la question depuis des mois, mais son espoir venait de se tarir. Elle fixa son enfant dans les yeux, ne les lâchant pas du regard, hésitante.
Elle était perdue, perturbée et se sentait bouleversée, cette conversation n'allait pas se faire dans le calme et la tendresse. Ses mots pourraient être prononcés avec la plus douce des voix qu'ils trancheraient tout autant que le plus affûté des katanas…
''Kenta… je ne sais pas si tu es prêt à entendre la vérité.''
''Je ne serais jamais prêt à l'entendre alors. Il n'y a qu'une seule chose qui m'importe, savoir qui il est. Ou était. Je veux connaître la vérité.''
Le silence se fit, s'installant progressivement tandis que les paroles passaient dans le regard, chacun tentant de persuader l'autre de sa cause. Le regard du fils ne faiblit pas, sa volonté faite d'année de rejet.
Arame hésita, elle était toujours sûre que le meilleur choix serait de lui dire dans quelques mois, mais les mois passeraient et il l'interrogerait toujours et encore, sans obtenir la moindre réponse. Peut-être lui fallait-elle répondre ici et maintenant plutôt que de ne plus en avoir le courage ?
''D'accord… peut-être mieux faut te le dire maintenant.'' Admit-elle avec une voix de plus en plus faible, se remémorant le passé.
Vraiment… ? Maman va vraiment me le dire ?
Le jeune homme avala sa salive, voyant que ses demandes étaient acceptées, il se força à sourire doucement, formant plus un rictus qu'autre chose, mais il était content d'enfin savoir.
''Ton père… ton père est Enji Todoroki…''
Ce fut comme se faire trancher en deux, son être se retrouvant scindé en deux parties distinctes. Ses yeux s'ouvrirent en grand, sa bouche tomba et son corps trembla presque exagérément, puis il se mit à rire sans pouvoir s'en empêcher. ''C'est la meilleure blague que tu m'aies faite,'' Dit-il entre deux rires, ne pouvant plus s'en empêcher tant cela était burlesque.
Sérieusement, Endeavor mon père ? C'est hilarant bordel !
''Je ne plaisante pas.''
Le ton de sa voix ne plu pas à son enfant, qui d'un coup cessa de rire et la regarda éberlué et choqué, il avait cru qu'elle s'était moqué de lui parce qu'il lui avait encore demandé, mais là… elle ne rigolait pas le moins du monde, et il le comprit. Il se ressaisit rapidement, son corps trouvant son équilibre, puis il dit calmement : ''Pardon ?''
ça doit être une mauvaise plaisanterie, elle ne peut pas me dire ça ?! C'est faux, mon père n'est pas Endeavor, il ne nous aurait pas lâchés et fuis comme un lâche, c'est l'homme le plus fier et courageux qui existe ! Il ne serait pas parti, ça ne peut pas être lui !
''C'est faux.'' Nia-il en bloc, ne pouvant accepter de tels propos. ''Il ne peut pas… il ne peut juste pas ! S'il était mon père il serait ici ! Il est courageux ! Il ne nous aurait jamais abandonnés ! J'en suis sûr.'' Ajouta-il avec ferveur, ne pouvant laisser cette image en tête.
''Ce type… il ressemble de ouf à Endeavor ! Il a la même face presque, juste tu change la mâchoire et c'est lui !''
Il trembla. Trembla violemment, son corps secoué par la révélation, tous les indices lui sautèrent aux yeux, sa propre ressemblance avec lui avait un sens, et sa mère ne pouvait pas se moquer de lui si elle affirmer qu'elle disait la vérité…
Ses dents claquèrent et il plongea son regard dans les yeux de sa mère, cherchant le moindre signe que c'était faux, ou au moins un peu de réconfort… il voulait tout sauf qu'entendre ça…
''Je suis désolée, Kenta, si désolée…'' Lui dit-elle en le prenant dans ses bras, se laissant faire, il commença à pleurer sur son épaule à chaudes larmes.
La vérité ne pouvait être niée plus longtemps, mais bon sang ce qu'il avait mal. Il se sentait comme traversé de part en part par une lame bien aiguisée, le sang coulant de lui. Son sang était ses larmes et sa plaie la vérité.
Il plaça sa tête sur l'épaule de sa mère puis se laissa aller, ne retenant plus ses émotions et sa faiblesse.
C'était le début d'un long chemin.
Long Way part I
Note de l'auteur :
Et voilà la fin du premier chapitre de cette histoire ô combien riche en émotions, j'espère que vous avez aimé et surtout que vous appréciez le délire d'un OC s'incrustant dans la famille Todoroki, parce que c'est ce qui va se passer.
Je ne vais pas en rajouter, préférant vous laisser le plaisir de tout découvrir, mais pour les plus curieux, je vais laisser un court résumé du prochain chapitre !
Chapitre 2 : L'examen d'entrée et le premier contact. Kenta passe l'examen et rencontre enfin son demi-frère, retraçant l'examen d'entrée et la première journée à Yuei.
MERCI POUR VOTRE LECTURE !
