Bonjour à tous!
C'est ma tout première fic, alors soyez indulgents ;) N'hésitez pas à me laisser une review si vous le voulez (pour me dire si je peux continuer ou si je ferai mieux d'arrêter par exemple^^)
« Anna Connor, 35 ans, blessures ouvertes et fractures multiples sur le membre inférieur, accident de voiture, inconsciente quand on l'a retrouvée. »
« Maman! »
« Sally Connor, 6 ans, état de choc mais pas de blessures physiques apparentes… »
« Réveille-toi maman! »
Bipés quelques minutes plus tôt, l'équipe de trauma du Seattle Grace Mercy West Hospital s'activait autour de la femme et de sa fille, menant rapidement le brancard vers l'intérieur de l'hôpital.
« Bipez Sheperd et Robbins! » Ordonna Owen par-dessus son épaule tandis qu'il poussait la femme dans la salle de trauma 1 avant de commencer son examen. »
« M…maman… »
Le chef de trauma se retourna alors pour faire face à la petite fille dont les pleurs s'étaient intensifiés depuis sa sortie de l'ambulance. Ses yeux, rougit par ses larmes, reflétaient son inquiétude et son incompréhension face à ce qu'il se passait devant elle.
« Cristina, prend soin d'elle en attendant Robbins. » demanda-t-il avant de reposer son regard sur sa patiente
« - Quoi? Je suis chirurgien, pas baby-sitter, demande à Karev! » lui rétorqua-t-elle sans quitter la patiente des yeux.
« Tu es sérieusement en train d'insinuer que mes tournées en pédiatrie sont du baby-sitting? » s'indigna l'intéressé.
« Sérieusement… oui. »
« Mais… »
Le jeune chirurgien fut coupé dans son élan par un cri aigu. Lorsqu'il se retourna, il vit la petite fille se tordre de douleur, ses mains sur son front, et du sang coulant abondamment de son nez…
Pendant ce temps….
« Pourquoi devons-nous transmettre des placebos Derek? Pourquoi? Je veux dire…bien sur, je connais l'importance des placébos dans un essai clinique, mais j'ai vraiment l'impression de n'injecter que ça! »
L'essai clinique n'avait commencé que quelques mois auparavant, et déjà, une ombre de découragement planait au dessus de la jeune femme
« L'ordinateur décide, Meredith. »
« Oh, je sais que l'ordinateur décide, mais il pourrait nous mettre un vrai traitement de temps en temps! »
Meredith se dirigeait rageusement vers le bureau des infirmières à la recherche de dossiers à remplir pour calmer ses nerfs. La motivation et l'excitation qu'elle avait éprouvé au début de l'essai clinique s'estompaient de jour en jour, aussi rapidement que les placébos transmis étaient nombreux. Elle avait beau savoir l'importance de ses substances, elle ne pouvait s'empêcher de se sentir inutile.
« Et on aura jamais d'enfants. »
Derek, qui était resté à coté d'elle, fut tout d'abord surpris par la dernière déclaration de sa femme qu'il n'avait vraiment pas vu venir, puis il ferma les yeux et soupira silencieusement, cherchant les mots justes pour la consoler. Cela faisait des mois qu'ils essayaient, en vain, et le traitement que Meredith avait entamé n'avait réussi qu'a la rendre aveugle, ce qui avait été un nouveau coup dur pour eux.
Il se rapprocha d'elle, releva grâce à son index le menton de son épouse, l'obligeant à plonger son regard dans le sien. Les yeux rouges et humides de la jeune femme lui brisèrent le cœur.
« On y arrivera. Demain, la semaine prochaine, dans un mois ou dans des années, je ne sais pas, mais on y arrivera. »
A ces mots, Meredith s'écroula dans les bras de son mari dont le bipeur se mit à retentir.
Callie détestait les urgences. L'excitation des docteurs, la panique des patients, le bruit que ces deux facteurs occasionnaient la fatiguait, et l'organisation parfaite que demandait cette section de l'hôpital la stressait au plus haut point. Mais il existait dans son esprit quelque chose de bien pire que des urgences bondées…des urgences désertes.
En deux heures de garde, deux longues, ennuyantes heures de garde, n'étaient arrivés qu'un homme paniqué par une coupure superficielle sur le bras de son fils, qui ne demandait même pas de sutures, et une patiente et sa fille qui ont été immédiatement transférées en neuro…Oui, les urgences vides sont à mourir d'ennui…
Poussant un long et profond soupir, elle attrapa un stylo qui trainait sur le bureau et commença à le faire tourner habilement entre ses doigts, essayant de se concentrer uniquement sur le mouvement du crayon plutôt que sur ce qui occupait son esprit chaque heure, chaque minute depuis des semaines. Mais c'était sans espoir.
Lorsqu'elle avait appris qu'elle était enceinte, un peu moins de cinq mois auparavant, son monde s'était écroulé. Et le retour d'Arizona, fraichement revenue d'Afrique n'avait pas simplifié les choses, car même si elle avait déclaré faire parti de cette aventure, de rester auprès de Callie, des tensions subsistaient entre elles (sans parler de Mark), et cela, elle ne pouvait plus le supporter.
« Ais-je une chance de connaitre l'objet de tes pensées? Et d'abord, qu'est-ce que tu fais aux urgences? » demanda une voix derrière elle, la faisant sursauter au passage.
« Aucune chance Mark, mes pensées sont privées, et les urgences…j'adore ça! », puis, en se retournant « Que me vaut l'honneur de ta visite? Ce n'est pas comme si les elles étaient bondées et qu'on aurait besoin de tes services. Je veux dire…regarde! » elle montra vaguement la salle vide de sa main « Rien, personne, il ne se passe rien, comme si tout Seattle s'était ligué contre moi pour que je m'ennuie, et donc que je me mette à penser à tout et n'importe quoi, enfin quand je dis tout et n'importe quoi, ce n'est pas vraiment n'importe quoi, ce qui nous arrive n'est pas n'importe quoi et j'étais venue aux urgences pour oublier tout ça, pour… »
« Ok, ok » la stoppa Mark, puis, après quelques secondes d'hésitation: « Il faut qu'on parle. Toi, moi, Robbins, il faut qu'on parle »
« Quoi? Vous ne savez pas parler » ricana la chirurgienne orthopédique « Vous ne savez pas VOUS parler, vous ne savez pas faire autre chose que de vous disputer! »
« C'est pour ça que nous devons parler, calmement et tous les trois »
Le sérieux de Mark étonnait Callie, l'inquiétait même. Elle le connaissait depuis longtemps, mais les rares fois où elle l'avait entendu parler de cette manière, il y avait toujours une bonne raison…
Elle fut interrompue une nouvelle fois dans ses pensées, non pas par Mark, mais par son bipeur, et blêmit à la lecture du message. Levant la tête vers son ami qui l'avait aussi reçu, elle lui jeta un regard effrayé et pris sa tête dans ses mains.
Au même moment, dans le couloir de cardiologie, Teddy Altman faisait les cent pas devant une chambre, les murmures et les soupirs qui sortaient de sa bouche mêlant colère et tristesse. Stoppant enfin ses pas, elle fit face à la porte encore fermée, et poussa un dernier soupir en fermant ses s'était attachée à l'homme derrière cette porte. Son passé difficile, sa malchance, l'avaient touché, et lorsqu'elle lui avait proposé de l'aider, de se marier, elle n'aurait jamais pensé prendre ça autant à cœur.
Prenant son courage à deux mains, elle saisit enfin la poignée et entra dans la chambre d'un air qui se voulait assuré.
Il était là, il l'attendait, dans son pyjama d'hôpital à propos duquel il avait fait maintes et maintes blagues. Voyant entrer sa visiteuse, ses lèvres s'étirèrent en un sourire franc, bien que cachant malgré tout une certaine inquiétude.
« Alors, quelles sont les nouvelles? »
« Henry, je suis désolée, il y a des complications. Je dois être franche, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour y remédier et retirer les tumeurs, mais le chemin est encore long et incertain. »
Henry éloigna son regard de Teddy et fronça les sourcils, tournant ses yeux vers le bout de son lit.
« D'accord…Je repars en chirurgie alors? Quand? »
« Henry, on ne sait même pas si vous pourrez résister à une nouvelle intervention » , puis la voix de la jeune femme se brisa « Henry, je suis désolée »…
« Bip bip bip bip »
Au son de son bipeur, la chirurgienne le sortit de sa poche et commença à lire le message.
« Oh non! »
