Bonjour bonjour. Voilà je suis de retour avec une autre histoire.
Je préviens tout de suite que cette fic comporte des spoilers du tome 6. Dons si vous ne l'avez pas lu arrêtez-vous là. Si vous lisez la suite, je ne serais en rien responsable de votre curiosité.
Cette étape cruciale étant faite, je peux commencer à parler de « Pour que demain soit différent ». C'est une histoire de retour dans le passé. Anna est voyante et part rechercher Harry dans le futur pour le sauver d'une mort certaine. Elle vit au temps des maraudeurs ce qui n'est pas pour simplifier les choses.
Je sais que c'est une histoire faite et refaite, mais vous pouvez toujours jeter un œil. Peut être que vous serez surpris.
Cette histoire va être très longue.
Maintenant pour ce qui m'ont déjà lu, et qui sont habitué à de longs chapitres postés toutes les deux semaines, je dois vous avertir que je ne pourrais malheureusement pas poster aussi vite. Je prévois toutes les trois semaines. Mais, mes chapitres étant très longs (20 à 30 pages) j'ai décidé avec ma béta-lectrice prettylou, de les séparer en deux pour que vous puissiez avoir un rythme plus fréquent. Mes chapitres seront donc plus courts mais en contre partie plus fréquents.
Une nouveauté est aussi l'accueil d'une beta-lectrice : Prettylou, qui je dois le dire fait des miracles en orthographe et grammaire (ainsi que pour les titres de chapitres ). Je la remercie chaleureusement pour ses conseils.
Voilà maintenant je crois que tout est dit.
Bien sûr, je m'appuie sur l'histoire de J.K.Rowling.
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Pour que demain soit différent…
Chapitre 1 : Où je décidais que l'avenir ne me convenait pas…Anna ! S'écrie l'inconnu.
Je me réveille, je ne suis nul part, ou plutôt je suis dans un lieu inconnu au milieu d'une forêt, un lieu magnifique. La personne qui est devant moi me dit qu'elle est désolée mais qu'elle ne veut pas mourir, qu'elle n'a pas eut le courage de le faire.
Faire quoi ? Je sais que je suis censée le savoir mais je n'arrive pas à m'en rappeler.
La personne continue, elle me dit qu'elle m'admire pour ce que je suis.
C'est un homme.
Il me parle mais je ne comprends que des bribes, du coup je ne fais plus attention à ce qu'il dit, je le regarde ; il me semble familier, mais là aussi je ne retrouve pas ou j'aurais déjà pu le rencontrer auparavant. Il me parle encore et encore. Il semble sincèrement désolé pour moi.
Puis une phrase ressort de ses paroles, une phrase atroce :
- Je suis désolé mais nous sommes tous d'accord, je dois te tuer.
Je le regarde avec insistance. J'aurais du être surprise mais non je ne lui suis pas. Pourtant je devrais non ?
Il s'approche.
Il me regarde une dernière fois avec un sourire gêné et m'assure que je ne souffrirai pas.
Et je le crois.
Lorsqu'il n'est plus qu'à un pas de moi, il sort un magnifique couteau.
Je suis fascinée par le couteau. Plus rien n'a d'importance à part ce couteau, et ces beaux dessins sur la lame.
C'est bizarre, je sais que je vais mourir et la seule pensée qui m'assaille est que ce couteau est vraiment beau.
D'un coup s'en que je m'en rende compte, il m'a poignardée. Il m'a tuée.
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AHHHHHHHHH !
Je me réveille en sursaut. Ce n'était qu'un rêve, ou plutôt un cauchemard. C'était simplement un cauchemard.
Je souffle un bon coup pour réaliser. Je n'ai pas l'habitude de faire des cauchemards. Normalement je prends une potion anti-cauchemard, mais là je ne l'ai pas prise.
Je ne l'ai pas prise car aujourd'hui est un jour nouveau. Car aujourd'hui tout va changer, je vais démontrer mon courage griffondoresque qui pour l'instant est encore très enfoui en moi derrière un monticule de peur.
Mes jambes flageolent.
Je me regarde avec ironie :
- Bon je démontre mon courage mais pas dans la seconde
J'attends que mes tremblements cessent.
- Ça y est !
Je me lève, j'essaye de prendre de l'assurance et je descends dans la cuisine comme si de rien n'était.
Mes parents sont déjà là. Ils me font tous les deux d'énormes bisous avant de me dire bonjour d'une manière tout à fait bestiale.
- bonjour ma puce
- Bonjour mon lapin.
Je m'imagine être un mélange entre une puce et un lapin. Ca me fait sourire.
- C'est aujourd'hui que tu vas chez ton amie Cindy ?
- Oui.
Un petit fourmillement de culpabilité se fait sentir dans mes entrailles.
- Une semaine c'est ça ?
- Oui.
- Ça ne nous laissera pas beaucoup de temps ensemble après.
- Oui je sais.
Je me sens coupable car je mens effrontément. Du coup, je commence à en avoir marre et évite de répondre à ce questionnement en bonne et du forme.
Mon père prend ma défense
- Arrête d'embêter ta fille, elle est assez grande maintenant.
Ma mère répond toute mielleuse :
- Oui mais Arthur dort encore, alors il ne me reste que ma fille à embêter.
Je remercie mon père d'un regard. Il me répond par une question
- Tu feras attention avec ton amie Cindy ?
- Oui papa.
En fait mon père est comme ma mère.
Je me lève, je crois que c'est la meilleure façon d'échapper à l'interrogatoire.
- Bon ben je vais y aller.
- Tu n'attends pas le réveil de ton frère ?
- C'est juste pour une semaine maman !
- Tu as tes valises ?
- Oui, oui.
Je trouve ça un peu stupide d'avoir ses valises avec soi alors que je ne vais absolument pas chez Cindy, mais bon mon mensonge doit être crédible.
Devant le pas de la porte ma mère me redemande pour la 101ème fois si j'ai bien laissé les coordonnées de Cindy. Je réponds pour l'énième fois qu'il n'y a pas besoin car si j'avais un problème ma chouette viendrait le leur dire. Ma mère semble être partie chercher un papier pour que je note l'adresse. Mon père lui me demande si je suis sure de vouloir y aller toute seule.
- Oui vous ne pourriez pas m'y accompagner de toute façon, c'est une sorcière et vous êtes des moldus.
J'ai dit moldu sans aucune insulte. Mon père me regarde un instant avec hésitation. C'est ma mère qui revenant avec son papier pose la question qui démange mon père.
- Tu feras attention avec ton pouvoir. Je veux dire elle n'est pas au courant hein ?
- Non non, ne vous inquiétez pas. Allez j'y vais.
J'embrasse tendrement mes parents, puis sort de chez moi.
Je regarde un instant le ciel, il fait très beau. Heureusement, je ne me vois pas faire tout le trajet qu'il m'est demandé par mauvais temps. Je risquerais d'attraper froid !
Je me dépêche de m'en aller avant que ma mère se rappelle qu'elle ne m'a pas fait noter l'adresse. Je serais bien maligne si je devais écrire l'adresse de Cindy. Cindy est une amie complètement imaginaire. Elle n'existe nulle part ailleurs que dans mon imagination. Par contre sa fausse existence m'arrange bien car ainsi je peux faire sans encombre ce qui est prévu.
Et ce qui est prévu est quand même très important : sauver le monde. Je souris à cette idée. C'est un peu pompeux comme titre mais ça m'aide à me motiver pour le faire.
Mes jambes flageolent à nouveau juste à l'idée de ce que je suis en train de faire. Je respire et arrive enfin à la station de métro.
Le trajet est assez long et je ne peux m'empêcher de penser à ce que je suis en train de faire. Je suis à la fois excitée et terrorisée. Mélange plus que bizarre.
Les gens dans le métro me regardent bizarrement, c'est vrai qu'à force de trembler je dois leur paraître bizarre.
Fichue trouille.
Je respire pour me calmer et leur fait un sourire courtois mais qui leur dit de se mêler de leurs affaires. Ca marche. S'en suit une demi-heure de bus puis dix minutes de marches.
Et enfin là, j'arrive devant la maison. Elle est plutôt jolie. J'aime particulièrement les volets bleu clairs qui lui donne un air provençal. Au premier étage, les fenêtres sont ouvertes et les rideaux jouent avec le vent. Le jardin ne dénote pas avec la maison et offre une multitude de couleurs grâce à ses fleurs et arbustes.
Je suis arrivée, je suis bien au 4 Privets Drive!
Je me force à faire cesser mes tremblements, je souffle un coup, et je toque à la porte.
Une femme plus que chaleureuse m'ouvre la porte un peu surprise.
Là va ce jouer une part importante de mon projet. Je dois être crédible.
Je lui souris faiblement et commence mon baratin :
- Bonjour madame. Je m'appelle Anna Hant
Ce n'est bien sur pas mon vrai nom, puisque je m'appelle Anna Millan
- Bonjour que puis-je pour vous jeune fille ?
- En fait je passais mes vacances à Londres et je me suis dit pourquoi ne pas revenir ici. Et me voila.
Elle me regarde suspicieuse.
- Je suis censée vous connaître ?
- Non non, en fait j'ai habité dans cette maison dans le passé.
- Vraiment ? Cela fait déjà 16 ans que nous habitons ici, quel âge avez-vous ?
- J'ai 18 ans
Je me rajoute un an de plus pour faire plus crédible, mais la dame n'est pas très convaincue.
Heureusement, j'ai fait des recherches.
- C'est madame Granpied qui habitait ici avant.
La femme me sourit et acquiesce. Elle me fait entrer dans sa maison et m'offre à boire.
- C'était ma grand-mère. En fait je ne me rappelle de rien, mais il paraît que je suis née ici, ma mère n'a pas eut le temps d'aller à l'hôpital.
- Vraiment ?
- Oui, d'ailleurs je suis venue pour cela, j'aimerai voir ou je suis née, si vous me le permettez bien sûr.
- Bien sur, mais elle n'a pas souffert votre mère, sans aucun médecin ?
- Oh non madame, elle m'a dit qu'elle n'a pas souffert puisqu'elle n'a cessé de penser à moi. Mais je pense qu'elle me mentait un peu .
La femme sourit devant ma remarque et me demande ou cela s'est passé.
- A l'étage deuxième porte à gauche. Ma mamie m'en parlait tout le temps…
- Oh c'est la chambre de Théodore.
Je lui souris poliment, et fait semblant de m'intéresser à sa vie. Elle me raconte la naissance de Théodore qui s'est faite à l'hôpital.
J'acquiesce doucement. Au bout d'un moment elle me propose de monter voir la chambre. J'acquiesce en essayant de ne pas y mettre trop d'énergie.
Arrivée dans la chambre je la reconnais tout de suite, c'est bien la futur chambre de Harry Potter. Je me retourne vers la dame et lui fait un speech assez émouvant lui expliquant que j'aimerais passer quelques minutes seule.
Et voila ! Tout ce passe à cet instant précis. Soit elle accepte soit elle refuse.
Elle me détaille des yeux puis me sourit. Elle accepte. Elle me dit de prendre tout mon temps.
Je retiens difficilement un soupir heureux. Dès qu'elle ferme la porte je me dépêche je n'ai pas beaucoup de temps et l'entreprise est difficile.
Je me suis chronométré dans le passé, j'arrive à le faire en cinq minutes. Enfin je n'ai jamais essayé ce que je fais aujourd'hui.
Je sors tout un tas de potions. J'ai mis des couleurs pour aller plus vite. J'en bois deux et je me concentre. Je pose mes mains sur le plancher. Celui-ci doit encore être la dans le futur lorsque Harry y habite. Je me concentre.
Je n'y arrive pas. Je n'arrive pas à faire le vide.
Allez Anna !
Je me concentre à nouveau, uniquement sur le plancher. L'entreprise est plus dure que d'habitude. Normalement, sans même le demander, je vois tout l'avenir des gens dès que je les touche. Pouvoir plus que dérangeant, car il y a des choses qu'il ne vaut mieux pas savoir. Depuis j'évite de toucher les gens.
Pour les objets c'est autre chose, j'évite de le faire pour ma santé. Mon don ne s'applique normalement qu'aux personnes, pour les choses, il me faut boire quelques potions pour exacerber mes sens. Seulement ces potions sont quelques peu nocives.
Mais ce que j'ai fait avant n'est rien comparé à ce que je prévois de faire. Non, aujourd'hui c'est tout autre chose, je ne vais plus me contenter de regarder, je vais prendre part au futur !
Enfin si je reste concentrée !
Je me concentre sur le plancher. Je vois le petit Théodore qui grandit à vive allure. Pour l'instant c'est l'étape « je vois le futur grâce à l'objet plancher »
Récapituler ce que je fais me rassure. Mais il ne faut pas que je m'attarde je n'ai pas beaucoup de temps.
Je dis à mon esprit d'aller plus loin.
Je vois le déménagement de Théodore et de toute sa famille et les Dursley font enfin leur apparition. Des jouets s'entassent, je sens que j'y arrive.
Harry ! Ça y est je le vois.
Je me concentre d'avantage, ce serait dommage de ne pas réussir au point ou j'en suis.
Fin de première année, fin de deuxième année, fin de troisième année, fin de quatrième année, fin de cinquième année et fin de sixième année. Ca y est j'y suis. Le 6 juillet pour être précise. Harry est dans son lit et joue avec un vif-d'or. Je me concentre sur cette image, et je prends la dernière potion.
La potion qui devrait mettre au paroxysme mes pouvoirs. Cette potion n'est vraiment pas bonne pour mon organisme. Je ne l'ai fait qu'une fois avant, et elle était diluée. Cependant j'avais eu des maux d'estomac pas possible. En compensation j'avais tout de même réussi à ramener un journal de l'année 1993.
Aujourd'hui la potion n'est pas diluée, en plus on est plus loin dans le temps et ce que je dois ramener est sans comparaison avec mon journal de l'année 1993, mais j'y crois. D'ailleurs je prends une dose supplémentaire de la potion pour être sur que cela marche.
Je pense un instant à mon estomac mais me reconcentre vite sur l'image de Harry car je suis en train de le perdre.
Je me concentre.
Petit à petit et de plus en plus facilement je me matérialise dans la chambre de Harry.
Il se lève brusquement.
Il me voit. Il sort sa baguette.
Je finis de me matérialiser, je sais que je n'ai pas beaucoup de temps.
Il me regarde avec un rictus menaçant.
A cet instant, je comprends pourquoi il a réussi à faire peur à vous-savez-qui. Enfin je suis aussi très peureuse, ça joue beaucoup.
- bonjour fis-je simplement
J'ai réfléchi pendant des heures quoi dire et comment, mais tout s'en va dans ma tête. Je suis paralysée. J'ai un doute ? Est-ce que c'est bien ce que je vais faire ?
Ce n'est plus le moment !
- Qui êtes vous ?
- Heu Anna Millan
- Je ne te connais pas ! Que me veux-tu ?
Il me fait peur avec sa baguette dirigée vers moi.
- Je suis venu faire quelque chose de très important mais je ne suis pas sur que j'en ai la force.
OK coté explication je ne suis absolument pas clair
- Qu'est ce que tu me raconte ? Tu es venu pour me tuer ?
- NON ! Surtout pas.
- Vraiment! Alors soit plus claire. Que veux-tu ?
Haut-là, s'il commence à mener l'interrogatoire je ne vais jamais m'en sortir. En plus sa baguette est de plus en plus menaçante.
- Attends, je t'explique tout mais ne me fais pas de mal OK
Ca ne semble pas le calmer. Ca semble même plus le conforter de faire quelque chose.
- Il y a des aurors juste dehors qui surveillent cette maison me lance Harry. Ils savent sûrement déjà que tu es là et ils vont te tuer. Si ce n'est pas moi avant.
Il semble presque fier de me sortir des âneries pareilles.
- Ok on reprend, je ne suis pas un mangemort.
Première chose censée que je dis, allez courage Anna.
- C'est ce que tu dis.
Je fais un geste pour soulever ma manche mais il me menace de me lancer un sort.
Je m'énerve, le temps passe et je ne sais pas combien de temps je peux rester ici.
- Ecoute je n'ai pas beaucoup de temps et si tu ne me laisse pas te montrer que je ne suis pas un mangemort on peut en avoir pour longtemps.
Il me fait un signe pour que je relève ma manche. Pas de marques, bien sûr. Il semble plus détendu mais ne relâche pas son attention.
- Alors dis-moi qu'est ce que tu fais là et comment tu as fait pour me trouver ?
Je regarde discrètement ma montre.
- Hum fis-je trop long à expliquer.
- J'ai tout mon temps.
- Peut être toi mais pas moi.
Il me regarde bizarrement. Je me dépêche de continuer avant qu'il me coupe encore la parole pour des bêtises.
- Bien je m'appelle Anna Millan, je possède un don très particulier qui est de voir l'avenir en touchant des personnes.
- Je vois et tu crois que je vais te croire.
Je regarde à nouveau ma montre.
- Laisse moi finir fis-je d'un ton un peu trop dur. Je vois l'avenir des gens lorsque je les touche, mais grâce à une potion de développement des sens je peux aussi le faire sur des objets, mais cela est dangereux.
Je fais un signe pour qu'il ne me coupe pas.
- Mais dernièrement j'ai découvert qu'en utilisant un condensé de cette potion, je peux aller concrètement dans le futur et en ramener des choses … ou des personnes.
- Et tu veux que je te suive, car comme cela je pourrais vaincre Voldemort dès le début !
- Oui en gros fis-je un peu étonnée qu'il comprenne aussi vite. Enfin…
Il ne me laisse pas finir
- Et bien c'est Non
- Comment ça ?
- Tu arrives dans ma chambre en transplanant, tu me dis que tu as le don de jouer avec le temps alors que personne n'a jamais eu ce don, et enfin tu me dis de te suivre comme un débutant. Ce n'est pas parce que tu n'as pas la marque que tu n'es pas un mangemort.
Ben voyons qui avait dit que ce serait facile. Je regarde discrètement ma montre.
- Et cesse de regarder ta montre c'est énervant. A moins que fit-il presque réjouit que tu le regardes car tu as un portauloin.
- Bon fis-je cette fois-ci presque sur le point de crier et pleurer de désespoir en même temps. Tu es chez ton oncle et ta tante pour deux semaines : juste le temps de recharger la protection de ta mère. On est le 6 juillet et…
- 16 me corrige-t-il
- 16 ?
Il baisse légèrement sa garde. Mais je suis trop perturbée pour réaliser ce que cela implique.
- Tu veux dire le 16 juillet, fis-je affolée.
- Oui répond-il d'un air excédé
Je regarde ma montre et réalise qu'elle n'est pas à l'heure de l'époque ou je suis.
- Il est quelle heure fis-je affolée.
Pour une fois il ne fait pas d'histoire et me donne l'heure
- 18h 33, non 34 avec une pointe de lassitude.
- Non fis-je affolée, il faut absolument que tu me suives
- Pourquoi fit-il reprenant avec discrétion sa posture de défense.
- Je me suis trompée de jour, je voulais être là 10 jours avant ta mort. Je pensais que… où me suis-je trompée ? Peut être dans la potion ? Non ce n'est pas ça, peut être que le plancher n'était pas le meilleur conducteur, ou bien..
- Excuse moi m'interrompt Harry avec une pointe d'étonnement : ma mort ?
Il me parle presque courtoisement. C'est assez bizarre de discuter avec quelqu'un de sa future mort. Un instant je le regarde, puis répond distraitement qu'il va mourir le 16 juillet à 18h 42. Puis je me refocalise sur le pourquoi du comment.
- QUOI? Crie-t'il choqué.
Il m'a fait sursautée. Je comprends que je n'ai pas été très fine sur ce coup là. Seulement je n'ai plus de temps.
- Je… Oh Harry j'avais prévu tout un discours pour te convaincre de venir mais là on a plus le temps. Dehors les mangemorts ont déjà tué les personnes qui te surveillaient…
- Impossible Remus est avec eux
- Désolée Harry
- Non impossible. Je suis là seulement depuis 2 semaines, je devais partir d'ici deux jours. Ils n'ont pas pu me trouver…
Il relâche sa garde et s'assoit dans son lit
Voyant qu'il ne semble pas bouger, je décide de laisser tomber le pourquoi de la défaillance et de m'atteler d'urgence à convaincre Harry de venir avec moi.
- Harry, ils savent où tu habites et la présence de ta tante ne suffit pas pour qu'ils oublient où tu habites. Ils ne venaient pas avant parce qu'ils pensaient que Dumbledore avait protégé la maison. Maintenant qu'il n'est plus là ils ne vont pas se gêner. S'il est 18h35, ils ont déjà tué les personnes qui étaient en charge de te surveiller et doivent attendre que Tu-sais-qui arrive. Le 16 juillet est très connu Harry, c'est le jour de la mort du survivant et la mort de l'espoir ; après ta mort, et celle de Albus Dumbledore, Poudlard va être pris d'assaut le 17 septembre 1997. Et c'est alors le début de la fin…
Harry met ses mains sur son front et grimace, je continue cependant mon discours. Tant pis si je ne suis pas très diplomate, il faut qu'il comprenne. Les minutes coulent et mes tremblements reprennent. Je me force quand même à continuer.
- Après ça c'est fini, le peu de résistance est balayé d'un geste de Voldemort, le monde magique libre est mort.
Ma dernière phrase est un peu pompeuse et je sens que j'en fais trop comme toujours.
Je le regarde, il n'a pas l'air motivé pour me suivre, il tient sa main sur sa cicatrice. M'a-t-il seulement écouté ?
- Harry tu m'écoutes ?
Il relève la tête, je considère que c'est déjà pas mal. Sa main est toujours sur son front. Je ne me focalise pas sur ce détail mais plutôt sur son absence de réaction de harry. D'ici quelques minutes on va mourir s'il ne se bouge pas.
- Maintenant je te laisse deux choix Harry. Soit tu viens avec moi, soit tu restes ici et tu te fais tuer. Mais saches qu'on n'a plus beaucoup de temps. En plus moi je ne suis pas courageuse. Je suis morte de peur, tu ne me crois pas, je me suis trompé de jours, tout va mal, alors soit tu réagis soit je déraille.
Je me mets à pleurer. Et voila mon jour héroïque tombé en miette, je chiale comme un bébé.
Par contre le fait que je disjoncte semble avoir remit sur pied Harry Potter.
Il se lève et commence à faire sa valise. Il s'arrête et me regarde.
- Je peux emmener des bagages avec moi ?
Je le regarde étonnée et tout en sanglotant je lui réponds que oui. Je lui demande pourquoi il me croit, il me répond qu'il L'a vu devant sa maison. Je réalise de qui il parle et je frissonne. Harry me dit de me ressaisir.
Je renifle bruillamment et me rends compte que ce ne sera pas grâce à moi que ce jour héroïque se fera. Je suis et resteraiune peureuse toute ma vie. Je rajoute en un ultime effort de vaillance qu'il doit mettre sa cape d'invisibilité sur lui. Il ne me demande pas pourquoi et s'exécute.
Je me mouche et respire doucement. Il faut que je me reprenne.
Après quelques secondes qui semblent une éternité, je reprends contenance et prend les derniers flacons.
Harry est prêt.
Il me regarde et attend. Il tient dans sa main gauche ses bagages et de l'autre son front. Il me dit de me dépêcher.
- Oui je me dépêche mais il faut que je me concentre. Viens près de moi, il faut que tu sois collé à moi.
Il me regarde étonné.
- Pas le temps d'expliquer. Allez.
Il s'exécute un peu hésitant. Je le sers tout contre moi, et je reprends mes habitudes. Je réfléchis et me concentre sur la chambre, j'essaye de considérer que la valise de Harry, Harry et moi ne formons qu'un tout. Je bois la potion et…
Oui j'ai réussi. Le retour est plus facile que l'aller. Je suis à nouveau dans la chambre.
Je suis tout étonnée de ma réussite et je me permets de sourire.
Sourire qui disparaît car j'ai un point au cœur. J'ai bu trop de potion condensée. J'ai préparé une potion pour me rétablir, je la bois, mais je sens que ce ne sera pas suffisant, je me sens toujours fatiguée.
Harry enlève sa cape mais je lui fais tout de suite fait signe du contraire.
- Ne l'enlève sous aucun prétexte.
Il me regarde incertain.
Je reprends mon souffle, je ne suis vraiment pas bien.
- Ca a marché mais il faut encore sortir d'ici incognito, il y a des moldus ici.
Il acquiesce en silence et remet sa cape. Il semble quelque peu perdu.
J'ai mal.
Je me pose au sol et souffle un bon coup.
Une minute passe, puis deux…
Je ne sais combien de temps passe. Soudain la maîtresse de maison rentre dans la chambre. Elle me voit par terre avec les yeux rougit.
- Ca va ?
Je me relève et reprends contenance. Je ne dois pas être belle à voir. Enfin cela va servir mes projets…
- Oui merci c'est l'émotion, j'ai perdu mes parents il n'y a pas longtemps et … enfin vous comprenez.
Elle acquiesce.
- Vous me faisiez peur, je pensais qu'il vous était peut être arrivé quelque chose.
La femme semble honteuse. Sûrement a-t-elle pensé que je tardais trop pour être une personne honnête. Sûrement me croyait-elle une voleuse. Je n'ai heureusement qu'un tout petit sac pour les fioles, et donc elle peut voir tout de suite que je n'ai rien pris. Je profite de la situation.
- J'ai cru qu'en venant ici je retrouverais quelque chose d'eux, mais cela fait trop mal.
La femme prend un air navré et compati.
- J'ai un peu abusé de votre temps madame repris-je
- Non, non…
- Je cois que je vais rentrer, quand même, c'est trop d'émotion.
La femme compatit et à maintenant les larmes aux yeux devant mon prétendu deuil. Je lui souris d'un air misérable et part de la maison le plus vite possible, après qu'elle m'ait cependant informé que je pourrais revenir quand je me sentirais prête. Je la remercie tout en essayant de ne pas penser à mon ventre qui me fait atrocement souffrir ;
Dès que je suis dans la rue hors de portée de la maison, je m'assure que Harry m'a suivi.
- Tu es là ?
- Oui
- Bien
- Tes parents son mort ?
- Non pas encore.
Ma réponse semble quelque peu le désarçonner. Je prends le temps de répondre correctement à sa question.
- c'était la seule excuse que j'ai trouvé pour expliquer pourquoi j'étais dans un tel état
- Tu sembles mal en point
- C'est bon je vais tenir.
- Nous allons où ?
- Hum je ne sais pas…
Oui je ne sais pas, je n'y ai jamais réfléchis. Il faut dire que je ne pensais pas que j'allais réussir.
D'un coup je sens une douleur encore plus forte à l'estomac. Je me plie devant la douleur et je vais me cacher dans une ruelle. Harry enlève sa cape.
- Qu'est ce que tu as ?
- Je crois que la potion était trop forte pour moi. Dis-je difficilement.
Il me regarde avec des yeux de merlan frit.
- Qu'est que je dois faire ?
- Hum rien ça va me passer.
J'ai la tête qui tourne, je m'assoie sur le trottoir et il me regarde impuissant. La douleur devient insupportable
- Je crois fis-je lentement, je crois qu'il faut que j'aille à l'hôpital !
Sur ses belles paroles je m'évanouis.
ooJ'entends des voix autours de moi.
J'essaye d'ouvrir les yeux. Mais mes paupières sont lourdes.
J'ouvre les yeux pour les refermer aussitôt.
La lumière est trop forte.
Les bruits ont cessé.
Je me force à les ouvrir à nouveau. Cette fois ci je m'habitue à la lumière.
Je suis dans un hôpital. Enfin je crois. Je tourne mon regard et je vois trois personnes, deux adultes : un homme et une femme et enfin Harry. Ils me regardent, tous souriants.
Je leur souris aussi.
L'homme en blanc commence à me parler.
- Bonjour vous êtes à l'hôpital, vous souvenez-vous pourquoi vous êtes là ?
- Hum oui, j'ai eu un malaise.
- Oui c'est exactement ça. Le jeune homme qui est ici vous a trouvé inconsciente près de la rue George Washington.
Attend pourquoi il s'est fait passer pour un passant ?
Je regarde Harry
- Je me nomme Harry Moldu. Je vous ai amené au plus proche hôpital. Se dépêche t'il de me dire.
Je me concentre sur ses paroles. « Hôpital » « moldu », je vois, je suis dans un hôpital moldu.
L'homme en blanc reprend la parole :
- Je suis le docteur Clause. Vous rappelez-vous d'avoir bu ou manger quelque chose d'inhabituel ?
- Euh non.
- Pourriez vous me faire une liste de ce que vous avez bu ou manger dans les dernières 24 heures ?
- Bien sûr.
Il me donne un papier et un crayon. Je note rapidement des aliments quelconques.
Il reprend le papier puis me sourit.
- Pourriez vous me dire votre nom pour que je puisse contacter vos parents ?
Je regarde discrètement Harry qui me fait un signe de dénégation.
- Je m'appelle Anna, Anna Hant
- Y a-t-il un numéro pour appeler vos parents ?
- Heu oui 366 772
- Bien me répond-il avec un sourire.
La femme sort discrètement de la chambre, sûrement pour appeler mes parents.
Elle ne va pas être déçue, c'est un numéro de personnes parties en vacances. J'ai pris ce numéro dans l'annuaire, c'est pour cela que j'ai choisi le nom de Hant au cas où la femme de chez Harry veuille appeler mes parents. Comme quoi être prévoyante ça sert.
Harry me regarde avec des gros yeux, je lui souris pour le rassurer.
- Vous aller maintenant très bien miss Hant, cependant nous avons du vous faire un lavage d'estomac. Nous avons fait des analyses pour savoir ce qui vous a mis dans cet état. Nous aurons bientôt les résultats. La liste que vous venez d'écrire va nous permettre de mieux comprendre ce qui s'est passé. Si vous souffrez encore de quelques mots de ventre c'est normal mais ils ne devraient pas être trop importants, et ce n'est de toute façon pas grave pour votre santé. Il faut laisser le temps à votre estomac de se refaire une santé. En tout vous devez rester au lit encore un moment. Juste au cas où nous aurions des complications.
- Des complications ?
- Rien de grave c'est juste pour vérifier que tout va bien. Dès que vos parents arriveront nous verrons si vous ne pouvez pas sortir plutôt, d'accord ?
Il me fait un clin d'œil.
Je le gratifie d'un sourire et acquiesce. Il prend congé.
Harry se met alors à parler
- Il faut qu'on se dépêche de sortir ils vont vite voir pour le numéro de téléphone.
- Ne t'inquiètes pas.
- J'ai hésité à te télétransporter avec moi, mais après je me suis dit qu'il valait mieux te laisser au soin des médecins. Ce sont des moldus, mais tout de même des médecins. J'ai pris peur lorsque…
Harry s'arrête de parler voyant que je ne bouge pas.
- Il faut nous dépêcher, ils vont vite voir que le numéro est faux, et…
- Et ils trouveront le répondeur des Hants qui ne sont pas là pour le moment.
- Comment ?
- J'ai pris des précautions vis-à-vis du nom d'emprunt que j'ai pris. Le numéro existe vraiment mais les personnes sont parties en vacances.
- Oh
Un silence se forme. J'en profite pour sortir du lit le plus doucement possible. Je ne voudrais pas retomber dans les pommes. Je commence par m'asseoir au bord du lit.
- Je suis désolé mais comme je ne suis pas de ton époque, j'ai un peu paniqué et je t'ai amenée là où je pouvais. En plus il y avait des témoins, je ne pouvais pas faire autrement. J'ai bien pensé nous amener à Sainte Mangouste, mais je n'ai pas eut le temps de sortir ma baguette que déjà les passants étaient autour de toi. Je n'ai rien pu faire que de les laisser t'emmener ici.
- Et tu as bien fait, je n'aurais pas aimé que mes parents apprennent que j'étais à l'hôpital.
Il me regarde surpris.
- Pardon ?
Je prends mon courage à deux mains et me lève. Je vois quelques étoiles, mais au bilan je tiens sur mes jambes. Je reprends :
- Et bien ils ne sont pas au courant de tout ça.
Le mot « ça » semble le mieux approprié.
- Tu veux dire que tes parents ne savent pas ce que tu prévoyais de faire ?
Pris d'un doute il me demande sans me laisser le temps de répondre :
- Est-ce qu'au moins quelqu'un est au courant ?
- Non je te l'ai déjà dit, tout est de ma propre initiative
Je suis assez fier de moi qu'il me pose cette question.
- Mais tu es stupide !
Quoi !
- Quoi ?
- Oui s'il t'était arrivé quelque chose ? Il faut toujours assurer ses arrières. C'est la première des choses à savoir.
- Tu peux parler répondis-je d'un ton froid, tu es pareil, de plus personne ne doit savoir pour mes pouvoirs.
- Tes parents ne sont pas au courant ? Me demande t il étonné ?
- Si mais seulement une partie.
- Alors qu'est ce qu'on fait réclame Harry qui essaye de se calmer.
- Je ne sais pas.
- QUOI
- Bon OK calme-toi, j'ai encore mal à la tête et au ventre moi.
Il se calme, enfin juste un moment.
J'en profite pour faire quelques pas pour voir mon état. J'ai quelque peu mal au ventre, mais le reste semble en place.
Il reprend plus doucement, mais avec une colère que l'on sent bouillir.
- Et tu comptais me le dire quand ?
J'arrête mes exercices et le regarde.
- Te dire quoi ?
- Et bien le fait que ton plan pour me sauver était un plan pourri.
- Mon plan pourri comme tu dis t'a tout de même sauvé la vie alors arrête de me critiquer OK. Je crois que tu ne te rends pas compte de tout ce que j'ai sacrifié pour te sauver.
- Oh tu as du tuer un innocent pour faire ton maléfice de magie noir reprend-il ironique
- Non fais-je calmement, mais t'avoir sauver est un choix qui n'aura pas que de bonnes conséquences : regarde tu m'ennuies déjà.
Harry se tait devant ma réplique cinglante.
Je pars dans mes pensées. Ce que j'ai fais aujourd'hui va avoir de grosses conséquences. Je ne regrette rien, mais j'ai peur. Il va falloir que j'aille voir Albus Dumbledore. Il va être furieux après moi. Enfin il ne pourra plus rien faire que de me gronder. Et je compte beaucoup sur sa clémence.
Quand j'émerge de mes pensées, je me rends compte que Harry me regarde avec un air furieux.
Je prends la parole avant qu'il ne me dise encore à quel point mon plan de sauvetage est nul.
- Bien pour les réprimandes on voit après, pour l'instant on sort d'ici !
Je prends un ton sans réplique mais cela ne l'impressionne pas.
- Tu es en état ?
Bonne question
Je réponds à la griffondorienne :
- Il va bien falloir.
J'écarte toute possibilité que je puisse refaire un malaise, parfois il ne vaut mieux pas imaginer le pire, sinon il n'est plus possible d'avancer. Je m'avance vers la porte et il me regarde surpris :
- On ne transplane pas ?
- De un si on transplane on va se faire repérer par le service magique des fraudes, ensuite (le son de ma voix diminue) je ne sais pas transplaner.
Il me répond par un reniflement de dédain et s'en va par la porte.
Je n'apprécie pas sa réaction, mais je me tais. Le plus important est de sortir d'ici.
Nous sortons discrètement de l'hôpital, et ce n'est franchement pas dur. Vu la pagaille, ils mettront au moins trois heures à se rendre compte que je ne suis pas là.
Lorsque nous sommes enfin dehors, Harry me demande où nous allons.
Je réfléchis. Chez me parents ? Non ce ne serait pas exactement une bonne idée. Non il faut s'y résoudre, il faut aller voir l'issue de secours, il faut aller voir le professeur Dumbledore.
Mais je n'aime pas cette idée, car je vais me faire passer un savon du diable.
- On va voir Dumbledore
- Albus répond Harry choqué.
- Oui le directeur de Poudlard, celui qui vient de mourir à ton époque.
Et paf au moment où je dis ces paroles, je sais déjà que j'aurais du me taire.
Harry me fusille du regard et ne me dit plus rien. Je crois qu'il ne m'aime pas du tout.
Il semble qu'il réfléchisse déjà à comment se venger.
