Hello !
Alors voilà, j'ai récemment constaté que sur ce site, il n'y avait presque pas d'histoire en français sur Peter Pan de once upon a time, et j'ai trouvé ça vraiment dommage. Alors, après avoir lu quelques fanfictions géniales en anglais, je me suis dit que ça ferait peut-être une bonne idée que j'en écrive une en français du même style.
J'espère que ça va vous plaire
Disclaimer: Je ne possède malheureusement pas l'univers de once upon a time, ni les personnages sauf Elizabeth qui sort tout droit de ma petite tête
Il faisait froid, le jour ou tout a commencé. La neige tombait du ciel comme le sable s'écoule d'un sablier retourné et le vent fouettait les vives branches des arbres, en cette saison toutes dénudées de feuilles.
Ce jour là, la jeune Elizabeth Grace avait refusé de prendre le bus, chaud et confortable, avec ses amis pour s'adonner à une lente et fatigante marche. Stupide, diriez-vous ? Loin de là, à vrai dire.
Malgré la brise glacée qui martelait le visage de la tendre enfant se pressant sur le sentier enneigé, celle-ci ne détourna pas à un seul instant le regard du paysage de rêves qui s'offrait à elle : un paysage doux, beau, artistique, comme s'il avait été pensé et réfléchi pendant de nombreuses années.
La jeune fille fut presque déçue d'arriver devant la jolie porte en bois de sa maison, peinée de n'avoir pas plus pu profiter d'un décor plus magnifique encore que ceux qu'elle voyait dans ses rêves. Et sa peine ne s'arrêta pas là. La poignée juste tournée, Elizabeth senti que quelque chose n'allait pas. Autour d'elle dansait une aura, sombre et terrifiante.
Malgré les craintes qui lui occupaient l'esprit, la jeune fille entra dans la lugubre maison, et ce qu'elle vit lui fit instantanément regretter.
Sur le sol, jonché des deux corps inertes de ses parents, s'étalait la plus grande tâche de sang qu'Elizabeth n'eut jamais vu.
Et elle resta là. Debout, ses membres encore engourdis par la neige qu'elle venait de quitter. Son cerveau refusant de réfléchir correctement. Ses délicates mains, recouvrant l'intégralité de ses fines lèvres. Incapable d'émettre un son, ni même une pensée. Ses yeux, dépourvus de larmes.
Et elle le senti. Ce vent glacé, qui secoua son corps d'un long et douloureux frisson.
-Ils ne sont pas morts, tu sais.
Son sang ne fit qu'un tour dans ses veines. L'adrénaline qui l'envahit fut plus puissante que le vide, qui venait de s'effacer dans son cœur. Ils sont en vie.
Il ne fallut qu'une seconde à la jeune fille pour se retourner, et voir le visage de la personne qui avait fait ça.
Et ce visage, ridé et grisâtre, dont elle se souviendrai toute sa vie, ne trouva autre idée que de lui sourire d'un air sinistre.
-Bonjours, Elizabeth.
Le vieux monsieur prit grand soin de rouler le nom de sa victime sur sa langue, procurant une fois de plus un frisson à Elizabeth.
Les questions se bousculèrent dans sa tête alors qu'elle observait soigneusement son ennemi.
Pourquoi ? Qui êtes-vous ? Que voulez-vous ?
Cependant, sa bouche resta fermement close.
-Tu as perdu ta langue, mon ange?
Comment osait-il ? Il venait de s'incruster dans sa si jolie maison et de massacrer ses parents, et il osait en plus l'appeler mon ange ?
-Qu'est-ce que vous voulez ?
Malgré la peur qui faisait battre son cœur à cent à l'heure dans sa poitrine, Elizabeth trouva quand même le courage de poser la question qui lui occupait le plus l'esprit et de reculer de quelques pas, voyant le vieil homme s'approcher dangereusement.
Celui-ci lui sourit d'un air sinistre et lui tendit une main tremblante, sans doute à cause de l'état de l'homme qui semblait gravement malade.
-N'ai pas peur de moi, Elizabeth. Ta famille et toi irez bien si tu fais exactement ce que je t'ordonne.
Il déclara, découvrant ses gencives où des dents manquaient.
-C'est-à-dire ?
Demanda la jeune fille de seize ans, toujours reculant, tentant désespérément de s'éloigner de la menace qui émanait de l'homme.
Mais, très vite, elle se vit coincée entre lui et le mur, dorénavant incapable de se déplacer.
Le vieil homme lui lança un sourire mauvais avant de refermer lentement l'espace qui les séparait. Elizabeth était terrifiée, à présent. Son cœur lui martelait douloureusement la poitrine et ses jambes menaçaient de lâcher. Le vieil homme lui plaça gentiment une mèche de cheveux derrière l'oreille avant d'approcher ses lèvres de l'oreille de sa victime.
-Tu vois, mon ange, Il murmura , j'ai besoin de quelque chose de précieux, quelque chose qui se trouve dans ton cœur, et seulement dans le tiens.
Il recula légèrement la tête pour observer le visage effrayé de la jeune fille qu'il maintenait contre le mur. Une fois satisfait, il s'approcha de nouveau et déposa un tendre baiser sur la joue de Elizabeth.
-J'ai besoin de ta magie.
