Yo ici J'men ! Voilà une toute nouvelle histoire. Destination Love Vol 1, nous conte le quotidien d'un jeune homme arrogant qui va découvrir et accepter sa sexualité. Un Yaoi plein d'humour de cynisme traitant un sujet réel. Ici, l'humour n'est pas le nerf de l'histoire bien que souvent présent on est plus dans le drame que dans la comédie. Le personnage principale est cette fois une femme. Il y aura pas mal de lemon ( donc pas pour les enfants ^^), d'ailleurs on attaque dès le premier chapitre ( soyez indulgents je suis un débutant dans le domaine ;D). Toutefois ce n'est pas une histoire de sexe, je n'aime d'ailleurs pas lire ce genre de texte. C'est une histoire avec du sexe. Dans ce volume on suivra une femme brisée par la vie et qui ne survit qu'en se nourrissant du malheur des autres, jusqu'à ce qu'elle trouve la bonne personne. Merci à ma Wonder bêta pour supervisé le tout et j'espère que vous aimerez.

Bonne lecture.


Chapitre I

Les douze coups de minuit viennent de retentir. Assise seule à une table près de la porte, j'observe langoureusement ma prochaine cible, l'imaginant déjà rentrer en moi. Costume gris digne d'un patron du CAC40 mais sans cravate, chemise blanche avec les trois premiers boutons ouverts parsemée de quelques taches provenant des dizaines de verres d'alcool qu'il a ingurgité. Physiquement, de prime abord, il a le même profil que tous les autres. Il doit avoir entre quarante et cinquante ans, il a des yeux noirs, une chevelure argentée, assez bel homme et grand, dans les un mètre quatre-vingt, facilement. Mais en regardant bien, il est exactement le genre d'homme que j'adore dévorer. Sa barbe sauvage non taillée ni soignée, son alliance placée au mauvais doigt, ces alcools consommés sans modération et sans distinction, pas de doute, c'est le type de proie que je préfère.

« Salut, tu es toute seule ce soir ? »

Je crois qu'il est temps de prendre contact. Je quitte mon poste de surveillance en dépassant cet inconnu sans intérêt pour rejoindre le bar.

« Est-ce que cette place est libre ?

Il se tourne lentement vers moi, son regard est vide. On peut clairement voir le mal-être dans lequel il se trouve. Cela risque d'être encore plus facile que d'habitude.

- Faites comme vous voulez.

Il n'attend donc personne, comme je m'en doutais. Sans attendre, je m'assois sur le tabouret à sa droite. Sa réponse maintenant donnée, il se retourne et commande un autre verre. Oh, ce n'est pas souvent que ça arrive. Il n'a pas l'air de vouloir tremper son biscuit, pour l'instant… C'est rare cette attitude, surtout avec la robe que je porte. Une robe rouge, à la courbe travaillée et au décolleté plongeant. Pas trop pour être qualifié de vulgaire, mais suffisamment généreux pour attiser la curiosité et la tentation. Voyons voir combien de temps tu vas résister.

- Désolée de venir troubler votre tranquillité. J'attendais quelqu'un mais il n'est pas venu. Il commence à se faire tard et les étrangers qui m'accostent me font un peu peur. Vous êtes la seule personne à peu près normale dans les environs.

- Pourquoi ne pas rentrez chez-vous ? demande-t-il innocemment avant de siroter le verre qu'il tenait dans sa main gauche.

Voilà qui est direct, j'aime ça. Pauvre chose, tu ne peux plus t'enfuir, tu es déjà dans ma toile.

- C'est une bonne question. Disons qu'il n'y a rien qui m'attend à la maison si ce n'est la solitude. Je viens de sortir d'une longue relation, il m'a trompé.

- Je suis désolé, fit-il confus.

Excellent, il a tout gobé.

- Ce n'est rien, vous ne pouviez pas savoir, le rassurais-je en souriant.

- J'ignorais que cela pouvait aussi arriver à une belle et jeune femme comme vous.

« Aussi ». Je vois… J'appréhende déjà son histoire.

- Sans doute que ma meilleure amie était plus belle, je lâche en inclinant la tête, prenant un air maussade.

- Je suis navré, je ne voulais pas raviver de mauvais souvenirs.

Je fais couler quelques larmes sur mon beau visage, jouant mon rôle à la perfection. Puis je prends sur moi, je passe doucement ma main dans ma longue chevelure noire factice, pour placer une mèche derrière mon oreille gauche, captant de ce simple geste l'attention de mon interlocuteur toujours anonyme.

- Désolée, je ne voulais pas vous gêner avec mes problèmes. Je dois passer pour une narcissique, je ne parle que de moi depuis cinq minutes. Et vous, qu'est-ce que vous faites là à une heure aussi tardive ? Votre femme doit s'inquiéter ?

- Ma femme… déclara l'homme d'une voix grave avant de s'enfiler aussitôt un autre verre.

Bingo !

- Oui, vous avez une alliance. Vous êtes bien marié ?

- Je ne sais pas ! s'emporte-t-il

Je sursaute, feignant la surprise en reculant comme si j'avais peur. Il se calme instantanément, me dévisageant honteux.

- Je crois que je ferais mieux d'y aller.

Je me saisis de mon sac et me lève, mais il me retient par le bras. Bingo ! Apparemment il n'a pas envie d'être seul.

- Ne partez pas, je vous en prie ! Je suis désolé, je ne sais pas ce qu'il m'a pris.

Je regarde sa main posée sur moi simulant la gêne et l'inquiétude. Il l'enlève immédiatement avant de s'excuser à nouveau. Je reprends ma place sur le tabouret.

- Cela à l'air d'être un sujet sensible pour vous ?

- Je m'appelle Kakashi, et vous ?

On entre enfin dans le vif du sujet !

- Je m'appelle Sakura et s'il vous plaît, stop avec le vouvoiement.

- Seulement si vous faites de même.

- Accord conclu, Kakashi.

- Officiellement, je suis encore marié.

- Et officieusement ?

- Je ne sais pas. Je suis perdu à vrai dire depuis deux semaines. Mon monde s'est écroulé, je ne me reconnais même plus en me regardant dans le miroir.

- La barbe peut-être ?

Il se met à rire, visiblement amusé par ma prise de parole.

- Si seulement ce n'était que la barbe. J'ai changé. Elle m'a fait devenir une autre personne. Jamais je n'aurai pensé que chaque soir, après le boulot je me retrouverai à boire jusqu'à pas d'heure avant de rentrer retrouver la froideur de mon canapé. C'est devenu mon quotidien.

Je ressens l'amertume, les regrets et la tristesse dans sa voix. Une larme coule sur sa joue. Que c'est mignon ! Je me penche vers lui et saisis de ma main droite la sienne. Caressant de mon pouce le dos de sa main. Ses yeux autrefois vides commencent peu à peu à se remplir. Je vois dans ses yeux noirs, ce besoin d'attention, de reconnaissance, d'écoute. Je vois à la façon qu'il me regarde que je pourrais détruire sa vie. C'est dans la boîte, échec et mat !

- Que s'est-il passé ?

- Elle m'a trompé, m'annonça-t-il simplement, avant de sourire bêtement. Je n'ai rien vu venir avant cette nuit, j'étais si aveuglé par l'amour, si idiot. Un soir, je suis rentré plus tôt. Je voulais lui faire une surprise, j'avais prévu la soirée la plus romantique qui soit pour nos vingt ans de mariage. J'avais passé des mois à la préparer pour que tout soit le plus parfait possible. Réservation du restaurant où je lui avais fait ma demande, de son groupe préféré et embarcation pour une croisière en couple, le lendemain. Mais c'est moi qui fus le plus surpris de nous deux. En arrivant à la maison, j'ai toute de suite senti que quelque chose n'allait pas. Les lumières du salon étaient allumées, mais il n'y avait personne. Idem pour la cuisine, sauf qu'il y avait en plus deux verres et une bouteille de champagne vides. Je l'ai appelé, mais aucune réponse. Puis j'ai entendu des bruits étranges.

- Quel genre de bruit ?

- Comme des cris d'animaux, cela venait du premier étage. J'ai remonté l'escalier silencieusement, puis marché dans ce long couloir qui me séparait de ma chambre, c'est là que je les ai vus. Ils étaient dans ma chambre, dans mon lit, sous mes draps, elle et son prof de zumba ! Le prof de zumba dont je payais gracieusement les cours chaque semaine ! s'écria-t-il habité par la colère.

- Je suis désolé, Kakashi.

- Plus de vingt ans de mariage… Comment j'ai pu être aussi- je veux dire-, à quel moment c'est arrivé ? Quand est-ce qu'elle a changé à ce point ? Ou peut-être est-ce moi ? J'ai peut-être fait quelque chose de mal ?

- Non.

- Je travaillais beaucoup et je n'étais plus aussi attentionné. Elle s'est peut-être lassée de moi ? J'aurai dû être plus présent.

- Non, Kakashi, tu n'as rien fait de mal, tu es la victime dans cette histoire. C'est elle la seule coupable. Je comprends ce que tu ressens, moi aussi je culpabilisais, mais j'ai fini par comprendre que ce n'était pas de ma faute. La vérité c'est qu'ils ne nous méritaient pas.

Sa main se resserre dans la mienne. Il me dévore du regard. Je sens l'envie et son excitation grimper en flèche.

- Merci, Sakura. Je me sens un peu mieux maintenant. Bon, je crois que je vais rentrer, mon canapé m'attend.

- Certainement pas, tu as trop bu Kakashi. Laisse-moi te raccompagner.

- Non, tu en as déjà assez fait. Je ne veux pas abuser de ta gentillesse.

- Désolée, mais j'insiste. Je m'en voudrais s'il t'arrivait quelque chose.

- Bon, d'accord. Tu dois avoir raison, j'avoue que j'ai enchainé un grand nombre de verre. Je ne sais pas quoi dire.

- Dis simplement oui et suis-moi.

- Alors, oui.

- Parfait, viens, je suis garée pas loin, au début du parking.

Il me suit, lentement, presque en titubant, mais refusant que je l'aide. On arrive devant ma Mégane. J'ouvre mes portières, néanmoins je ne rentre pas, je m'arrête devant la porte arrière gauche, baissant timidement la tête.

- Sakura, ça ne va pas ?

- Non. C'est juste que… je m'arrête un instant. Non rien, laisse tomber.

- Non vas-y, dis-moi.

- C'est un peu gênant.

- Il n'y a pas de quoi Sakura voyons. Sois honnête, il n'y a que ça qui compte, je te jure de ne pas me moquer.

- D'accord. « Être honnête », hein ?

- Oui.

- Kakashi.

- Oui ?

- Tu me plais beaucoup.

- Wow, dit-il avant de rire.

- Voilà, j'ai l'air bête maintenant. Désolée, je n'aurais pas dû dire ça. Je suis là à te faire du rentre-dedans alors qu'il y a encore une femme dans ta vie. C'est inconvenant.

- Pas du tout. En vérité, il n'y a plus rien entre nous. J'ai essayé, tu sais, j'ai essayé de lui pardonner. Je pensais en être capable, mais je n'y arrive pas. J'ai aussi essayé de la quitter, mais j'ai peur.

- Peur de quoi ?

- C'est la seule femme que je n'ai jamais aimée. On se connaît depuis le collège. C'est avec elle que j'ai eu mes deux filles. C'est avec elle que je m'imaginai finir mes jours. Et maintenant… Je ne sais pas, je ne suis plus sûr de rien. Sa trahison a ébranlé toutes mes convictions. Mais en même temps, je ne peux pas la quitter. J'ai peur de la quitter. En vrai, l'avenir me terrifie, je suis effrayé par demain et le fait de mourir seul.

- Ne dis pas ça Kakashi, ta vie est loin d'être finie. Et puis, l'avenir n'est peut-être pas si terrifiant. Peut-être que tu ne finiras pas seul, mais en compagnie d'une charmante inconnue, rencontrée dans un bar le soir ?

- Moi aussi.

- Toi aussi ?

- Sakura, tu me plais également.

- Alors, embrasse-moi.

- Je…je suis un peu gêné. J'ai l'impression d'abuser de toi. Tu es gentille, à l'écoute et irrésistiblement belle. Mais je pourrais être ton père, cela me perturbe. Je n'ai pas envie que tu penses que je profite de toi ou de la situation.

Abuser de moi ? Tu es si loin de la vérité mon pauvre. Le seul à être une victime c'est toi, numéro 21. La fillette qui se laissait faiblement abuser est morte il y a bien longtemps.

- Je suis une grande fille, je suis à même de décider ce qui est bon pour moi. Tu peux être franc avec moi. Je ne te plais pas c'est ça ? Tu ne me trouves pas assez jolie ?

- Non ce n'est pas vrai ! Je te trouve très jolie, bien au contraire.

- Quel est le problème, dans ce cas ?

- Je suis désolé. J'ai vraiment envie de toi, je t'assure. Mais, j'ai peur. Cela fait des années que je n'ai pas touché le corps d'une autre femme. Je suis incapable de faire le premier pas.

- Alors, je vais le faire pour toi.

Je le plaque contre ma voiture et l'embrasse. Le goût de ses lèvres est si enivrant… Un délice sucré, saupoudré de désir, d'excitation, d'une faim et d'une soif charnelles, mais aussi d'incertitude, de manque de confiance en lui et de peur. Il a peur de ne pas être à la hauteur. Se disant qu'il n'est qu'un sous-homme, la seule raison qui pourrait expliquer le fait que celle avec qui il a vécu une histoire d'amour vielle de plus de vingt ans aille voir ailleurs.

Néanmoins, petit à petit, doucement, il retrouve le pouvoir qu'il pensait avoir perdu. Tandis qu'il recouvre sa force de séduction et son assurance d'antan, ses mains découvrent les courbes de mon corps. Elles se posent sur mes hanches, virevoltant de tous les côtés pour en connaître chaque secret. Puis elles descendent délicatement, caressant avec appétit mes cuisses tout en faisant parcourir sa langue dans des recoins de ma bouche dont j'ignorais l'existence.

Ses deux outils de plaisir inouï descendirent jusqu'à mes genoux avant de remonter sous ma robe. Tandis qu'elles s'engouffraient lentement vers mon intimité, je ne pus m'empêcher de gémir. Soudain il stoppa son expédition.

- Tu ne portes pas de sous-vêtements ?

- Je ne pense pas qu'on en aura besoin.

- Effectivement.

Il reprit là où il s'était arrêté. Il commença par insérer son index dans mon triangle du bonheur. Puis il y ajouta son majeur. Son doigté était magique. Entre le froid de son alliance mal placée, et la complexité des mouvements des deux bouts durs qui s'étaient faufilés en moi, les sensations de bien-être qui parcouraient mon corps me comblaient de joie. J'étais à deux doigts de devenir folle. Mes ongles carmin, s'enfonçaient dans ses épaules musclées. Cela avait l'air de l'exciter. Il me plaqua à mon tour contre ma voiture, avec plus d'intensité. La chorégraphie de ses deux danseurs amplifia et un autre danseur se joignit aux autres. Son pouce caressa mon clitoris comme jamais on ne me l'avait fait. Ensuite il me mordilla mon oreille droite langoureusement, en expulsant son souffle chaud sur mon cou. Toutes ses actions, faites avec une dextérité sans égale, me firent rugir sans pudeur. Je me mis à émettre des sons que je n'avais encore jamais entendus, même dans les plus grands films de Tim Burton ou de science-fiction.

Il ouvrit bien grand la porte avant de me jeter violemment sur la banquette, où j'atterris sur le dos. Les choses sérieuses allaient commencer. Je remontai ma robe jusqu'au milieu de mon ventre et écartai-je mes jambes prête à l'accueillir. Kakishi se débarrassa de son pantalon chic pour rester en caleçon. Caleçon qu'il ne garda pas longtemps. Il enleva son fourreau, et brandit fièrement son épée. Il s'allongea sans se faire prier sur moi, ses deux mains malaxant ma poitrine. Son phallus chaud et n'ayant pas encore fini de grandir vint titiller mon entrée. Bouillant, continuant d'enfler, il sonna à la porte de ma salle de jeu. Je consentis à le faire entrer, après l'avoir vêtu d'un chapeau. Enfin, il pénétra avec son Excalibur mon tendre rocher. Je pouvais sentir sa virilité jusque dans mon bas ventre. Les vas et vient débutèrent.

- Tu aimes ?

- Continue, dis-je péniblement avant un autre gémissement.

Les mouvements de son bassin montèrent crescendo, j'avais l'impression d'être traversée par la foudre. Il me mordilla l'oreille gauche comme il avait fait pour la droite pendant que deux de ses doigts jouaient avec mon téton gauche. Mon téton qui était devenu si dur… Cela faisait longtemps qu'on ne l'avait pas mis dans un état pareil. Les coups de Kakashi devinrent plus vifs, plus puissants. Il s'engouffrait dans mon vagin de plus en plus profondément. Je m'accrochais à sa chevelure grisonnante pour ne pas perdre la raison. Ses coups de reins continuaient de s'accélérer, ma pauvre Mégane bougeait dans tout les sens comme une personne épileptique ou comme s'il y avait un séisme. Je sentais l'orgasme venir, il montait peu à peu, doucement, se faisant désirer. Depuis combien de temps ce petit enfant capricieux ne s'était pas montré ? Le visage de mon amant se crispa.

- Sakura, je crois que je viens.

- Non, encore un peu.

- Je-je…

- Encore un peu, juste quelques secondes.

- Sakura.

- Kakashi.

- Sakura !

Alors que son dernier coup venait de m'envoyait au septième ciel, moi qui suis pourtant sujette au vertige, Kakashi qui venait lui aussi de voir les anges s'écroula entre mes seins, son devoir accompli.

- Désolé.

- Arrête de t'excuser, tu as été parfait.

- C'est vrai ? J'ai peur d'avoir été trop rapide. Cela fait un moment que je n'ai pas fait ça, je dois manquer de pratique. Et puis, tu dois avoir eu des conquêtes mieux équipées et plus expérimentées, non ?

- Je te rassure, question taille ou durée, tu n'as pas à t'inquiéter.

C'est le cas de le dire… Tu as dépassé toutes mes attentes, numéro 21.

- Vraiment ?

- Parole de scout.

- C'est encourageant, s'exclame-t-il en, souriant.

- Mais tu auras l'occasion de faire mieux à l'avenir.

- C'est vrai ça ?

- Oui, on va s'entraîner à fond, tous les deux.

- Sakura, je crois que je n'ai pas envie de rentrer ce soir.

- Tu n'as qu'à dormir chez moi.

- Cela ne te dérange pas ?

- Non, pas du tout. Et puis, je suis partante pour un round deux.

- Dans ce cas, allons-y.