Épuisée, elle se mit à marcher. Ses jambes la faisaient souffrir tellement elle avait couru, et elle commençait à avoir de la difficulté à respirer. Ses genoux n'en pouvant plus, elle appuya sa main contre un grand arbre, une autre main appuyée sur son genoux, pour souffler un peu.
Elle regarda par-dessus son épaule, derrière elle. Ils ne l'avaient pas suivi. Elle soupira lourdement entre deux respirations difficiles. Elle se redressa péniblement en levant la tête vers le ciel. Le soleil lui indiquait que la tombée de la nuit s'approchait. Son instinct de survie prôna ses pensées. Elle devait absolument trouver un abri pour la nuit et si celui-ci était sécuritaire, elle y resterait.
Peut-être qu'elle fera des plantations, qu'elle se taillera de quoi chasser. Ce soir elle ne mangera pas, elle se construira un abri, un toit, même petit, sous lequel elle pourrait dormir sans se soucier de quoi que ce sois.
Sa respiration se calma progressivement. Elle se redressa en repoussant une mèche noir de ses cheveux derrière son oreille. Elle essuya son front, faisant attention à ne pas toucher son maquillage.
Elle avança, écoutant la forêt, le vent, l'eau qui coule dans le ruisseau, le chant des oiseaux, l'appel des animaux, les feuilles se caressant entre elles-mêmes au gré du vent. Elle écouta ses pas sur la terre ferme et ferma les yeux quelques secondes, respirant l'odeur de la liberté. Un sourire se forma lentement sur son visage.
En avançant, elle trouva l'endroit parfait, idéal. Elle se dirigea vers un amas de pierre et se faufila dans une crevasse. Là, elle y vit un petit canyon, une terre entourée d'une palissade de montagne. Les yeux grand ouvert devant cette merveille et ce hasard fortuit de la nature, elle avança prudemment, sentant quelque chose de spécial entre ces murs de pierres. En avançant, elle frôla l'eau du petit lac qui se trouvait au centre, de ses pieds nus.
Elle se pencha au-dessus de celui-ci pour prendre l'eau froide entre les paumes de ses mains et s'arroser le visage. Elle le fit jusqu'à ce qu'aucune trace de maquillage tribal ne se voit sur ses mains. Elle observa l'eau, le temps que celle-ci cesse de bouger, puis regarda son reflet.
Ses longs et raides cheveux noirs caressaient son dos, une plume de Geais Bleu décorait sa chevelure mêlée. Son teint basané et ses yeux aussi noirs que la nuit lui donnait un air exotique. Elle retira un bracelet de son poignet et l'observa pensivement avant de le lancer dans le lac. Elle lança un promesse qu'elle refusait de tenir, qu'elle avait été forcé à faire.
Elle regarda le ciel encore une fois, il était rose avec des teintes orangées. Elle écouta le silence, puis regarda à nouveau son reflet dans le lac calme.
Elle y vit un immense reptile aux écaille noirs et aux grands yeux curieux juste à côté d'elle.
D'un cri, elle sursauta, tant qu'elle tomba à l'eau. Elle remonta à la surface, les mains tremblantes et le cœur qui battait comme des centaines de tambours en peau d'orignal. Elle respira un grand coup en regardant la bête. Celle-ci avait reculé et s'était penchée pour la regarder, ses pupilles étaient complètement dilatées et la regardait.
La jeune fille de douze ans nagea lentement et prudemment vers la terre. La bête recula pour lui faire de la place. Ses cheveux étaient complètement trempés et lui collait au visage et dans le dos, ainsi que ses vêtements. Elle dû tordre ses cheveux et ses vêtements, les froissant au passage. Elle observa le sombre reptile aux grands yeux verts, qui lui renvoyait son regard.
Si gros, mais si docile et calme. Sa respiration se calma lorsqu'elle avança lentement vers la bête, ajustant la plume de Geais Bleu dans ses cheveux. Le reptile recula hostilement en grognant. La jeune fille s'arrêta aussitôt. Il était sur ses gardes et ne lui faisait pas confiance, pas encore. Comment se faisait-il qu'une telle bête aux larges ailes résident dans un coin pareille de la forêt..?
Elle avala bruyamment sa salive.
* ''Kway..'' Commença-t-elle dans une langue étant propre à son peuple. La bête recula davantage et repris son air curieux en penchant la tête sur le côté. Elle s'éclaircit la voix.
* '' Kishikohana nia.. k-kanwa agma kôgôlwa achi Kohana..'' expliqua-t-elle en bégayant un peu.
La bête n'eut pas de réaction, elle resta sur ses gardes.
* '' Gagwi doni gia...?'' Se demanda-t-elle en chuchotant.
Peu importe ce que cette bête était, elle n'était pas dangereuse tant qu'elle ne s'en approchait pas trop.
''Qui es-tu et qu'est-ce que tu veux?''
Elle sursauta en criant. Elle se retourna pour voir à qui appartenait la voix qui était juste derrière sans qu'elle ne le sache. Un garçon, jeune comme elle, se tenait là, sur la défensive. C'était un Peau-Pâle, il avait la peau blanche, comme ses grands-parents lui racontaient dans des histoires de guerres anciennes. Il avait de cours cheveux bruns cuivrés, il était vêtu d'une petite veste en peau de yak et un chandail vert, elle n'arrivait pas à déterminé de quelle peau il s'agissait, attaché par du cuire de mouton. Ses yeux verts la scrutaient comme si elle était un danger potentiel.
''Gagwi..?'' Dit-elle simplement, les yeux plisser par l'incompréhension.
Quel était ce langage bizarre?
Le garçon se détendit un peu en voyant l'incompréhension dans le visage de la fille inconnue.
''Comment tu t'appelles?'' demanda-t-il alors, comme si elle allait comprendre plus sa question s'il la formulait comme ça.
Elle pencha la tête en fronçant les sourcils. Elle ne comprenait toujours pas. Il soupira en signe de découragement léger. Il fit un pas vers elle en plaçant sa main sur sa poitrine à lui.
''Harold.''
Ses yeux s'illuminèrent. Elle plaça la paume de sa main à la hauteur de son cœur.
''Kishikohana.''
Harold baissa les bras en analysant Kishikohana. Elle était différente, et elle n'était certainement pas une viking. Premièrement, sa langue le prouvait. Deuxièmement, son apparence aussi. Elle était un peu plus petite que lui, tout aussi mince, elle avait de grands yeux noirs qui contenait la sagesse de milles anciens du village de Beurk, elle avait de longue cheveux noirs et raides décorés d'une plume bleu et elle avait un teint basané qui montrait son passage fréquent au grand air et au grand soleil. Qu'était-elle?
''De quel peuple es-tu?...'' Demanda-t-il d'abord en français. ''Harold, viking.'' Dit-il alors.
Elle hésita un peu, se demandant si cela était son nom de famille ou quelque chose du genre. Elle le pointa du doigt.
''Gia Harold,'' Elle se pointa à son tour. '' Kishikohana nia tôni Kohana.''. Elle agit intelligemment. Elle le pointa encore. ''Gia.'' et se pointa elle-même encore. ''Nia.''
Harold prit un peut de temps à analyser, et se mit à comprend que 'gia' voulait dire 'toi' et 'nia' voulait dire 'moi'. Il fit de même en se pointant. ''Moi.'' Puis la pointa. ''Toi.''
Kohana lui fit un sourire sincère, voyant qu'il avait compris son petit message. Mais elle n'avait toujours pas compris sa question. Il plaça la paume de sa main sur son torse.
''Nia Viking, gia?'' demanda-t-il, les yeux remplis d'espoir qu'elle comprenne.
''Nia Zuňi.'' C'était le nom de son peuple.
Harold se mit à réfléchir. Que savait-il des Zuňis? C'était un peuple autochtone qui menaçait toujours le village de Beurk pour des raisons qui leurs restaient inconnues. Mais bien entendu, les villageois ne se laissaient jamais faire, s'ils étaient capables d'affronter des dragons, ils étaient parfaitement capables de repousser les peuples autochtones. Il recula. Que faisait-elle ici? Préparaient-ils un autre raid contre son village? Elle n'avait pas l'air de se soucier du fait qu'il était viking. Tant de question se bousculaient dans sa tête et il ne pouvait pas les demander, elle ne comprendrait rien.
Harold regarda Crocmou derrière Kohana. Celui-ci était assis, les yeux grands ouverts et les regardait avec curiosité. Il sourit. Cette bête le surprenait toujours, tant par sa douceur. Il avait toujours vécu en croyant ces créatures maléfiques et dangereuses, et tout ce temps ils s'étaient tous trompé.
L'autochtone regarda derrière elle pour regarder la bête, les yeux grands ouverts. Il la regarda, elle avait l'air émerveillée par le dragon. Il s'approcha alors de Crocmou qui le regarda s'approcher. Kohana recula.
''Gagwi ni?'' questionna l'autochtone en pointant le dragon.
Harold se mit à gratter Crocmou et à caresser sa tête, celui-ci se laissa faire en fermant les yeux.
''Crocmou, dragon.'' expliqua-t-il de façon le plus grotesque possible pour qu'elle comprenne.
''Dragon Crocmou...'' répéta-t-elle doucement en s'approchant de la bête.
Elle leva la main, la paume vers le dragon. Celui-ci se pencha et la laissa le toucher. Kohana sourit de toutes ses dents en regardant Harold.
* '' Enni.. Wajônomek asma n'legwassimek o'zali kôdak.. '' complimenta-t-elle Crocmou.
Harold sourit, même s'il ne comprenait rien, il savait que ces paroles ne pouvaient êtres mauvaises. Elle caressait toujours le dragon.
Le soleil se couchait lentement par-dessus leurs têtes, l'obscurité vint doucement les atteindre. Harold leva la tête.
''Il se fait tard, j'devrait partir, sinon mon père risque de se douter de quelque chose.'' dit-il à personne en particulier.
Kohana le regarda un instant, s'attendant à une traduction. Il se pointa puis pointa la crevasse qui était la sortie. Elle hocha la tête.
''Toi?'' demanda-t-il, elle retournerait sûrement dans son village?
* ''N'kawi ni'' Répondit-elle doucement. Elle s'imita en train de dormir puis pointa le sol.
Il hocha la tête, elle dormira ici, avec Crocmou. Sans doutes un jours il saura pourquoi, mais il se faisait tard, et il n'avait pas envie de passer des heures à tenter de traduire des phrases, mots et questions. Il se dirigea vers la sorti, puis se retourna. Kohana le regardait partir, de même de Crocmou.
''Bye ..'' Dit-il en faisant un signe d'au revoir avec sa main.
''Adio..'' Dit-elle en souriant légèrement en faisant le même signe d'au revoir.
Il hocha la tête, puis parti, en tête qu'il reviendra.
1- *Bonjour
2- *Je m'appelle Kishikohana.. M-mais on m'appelle aussi Kohana
3- *Qu'es-tu..?
4- *Wow... Je n'ai jamais vu un ange aussi beau
5- *Je dors ici
A/N: Bonjour! (Ou Kway!) Je tiens à dire que je n'ai inventé aucune langue, ceci est réellement une langue autochtone, la langue des Abénakis pour être plus précise. Je ne parle pas cette langue donc j'ai pris quelques mots et phrases dans divers site, donc c'est normal que certaine phrase ne font aucun sens, mais j'essaie d'être le plus fidèle possible. Je me suis basée sur des faits historiques pour cette histoire. Comme plusieurs Américains et Canadiens le savent sûrement de leurs cours d'histoires, il y a des preuves historiques du passage des Vikings un peu partout en Amérique. Je ne sais pas combien de temps ils sont restés. Ceux-ci se faisaient réellement constamment menacer par les Amérindiens pour une raison que je ne sais pas non plus, et ce serait la raison pour laquelle les Vikings on quitté l'Amérique. Alors ici, puisqu'il n'est mentionner nul part dans quel continent Beurk se situait, j'ai décidé que ce serait en Amérique, pour pouvoir y inclure Kishikohana, une jeune autochtone. Son nom signifie ''Nuit blanche''.
Deuxièmement, je ne compte pas faire une histoire qui suivra le courant du film. Harold et Kishikohana se rencontre donc lorsque Harold s'entraîne et apprend sur les dragons avec Crocmou au début du film. Ce chapitre n'était qu'un prologue qui introduit la rencontre des deux personnages visés. Le prochain chapitre se passera après le film, pour que je puisse faire une histoire plus personnalisée. Si vous avez des idées, n'hésitez pas à m'en faire part.
Merci de votre lecture!
Ah, et voici le TEASER TRAILER pour HOW TO TRAIN YOUR DRAGON 2
Si le lien n'apparaît pas, ne faites qu'ajouter ça à Youtube : /watch?v=68AqHwgk2s8
