Surprise du jour, nouvelle histoire.
En fait, il faut s'en prendre à Drinou (ou la remercier selon les points de vue lol) car dans une de nos nombreuses causeries j'ai fait mention d'une fiction que j'avais en tête depuis un très long moment mais qu'avec les fictions que j'avais en court j'avais mis de côté. En chieuse qu'elle est (et oui, je l'affirme haut et fort !) elle m'a harcelée jusqu'à avoir un début de synopsis. Deux jours plus tard je me suis retrouvée en surveillance d'un devoir de lycéen où je pouvais difficilement écrire un lemon (si je me mets à rougir voire gémir alors qu'ils bossent et que je suis en face d'eux, ça ne le fait pas) bah j'ai commencé le chapitre 1. Et une chose en entrainant une autre... Bah me voilà en ayant clôturé tout à l'heure le chapitre 3. Ne rêvez pas, vous ne les aurez pas tous aujourd'hui lol.
Cette fiction sera encore très différente de celles que j'ai faites. Je vous laisse découvrir ce premier chapitre tranquillement. Comme vous l'avez remarqué, il n'y a pas de prologue, je n'en voulais pas il m'aurait gêné.
Le classement M a fait grand débat dans ma tête, mais j'ai la certitude qu'au bout d'un moment il sera nécessaire. Je le mets donc dès le début, mais n'attendez pas de lemon pour tout de suite.
Bonne lecture !
Twilight et ses personnages ne m'appartiennent pas mais sont la propriété de Stephenie Meyer. Je ne fais que les utiliser à but non lucratif.
Je remercie chaudement Criquette qui m'a proposée de corriger les chapitres. Elle fait un travail extra.
Full Moon's Confidence
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Chapitre 1. Carlie Cullen
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La jeune Isabella Swan héla un taxi qui ne s'arrêta pas. Elle ne put s'empêcher de le maudire, elle ne voulait pas conduire ce soir et elle était déjà en retard à son rendez-vous. L'avantage des taxis c'est que vous pouvez boire sans craindre de reprendre le volant par la suite.
Son regard fut soudain attiré par ce qu'elle appelait un « Minipouce ». Une petite fille, environ six ans selon elle, semblait rechercher quelqu'un. Sa beauté était sans précédent, pensa-t-elle. Un visage sans aucun défaut. Une chevelure bouclée, longue et châtain avec des reflets roux. Des yeux vert-émeraude, tels deux petites pierres précieuses. Elle portait une robe qui devait certainement coûter cher, mais sans être ostentatoire.
Toutefois, ce qui frappa la jeune femme, ce fut le regard de la petite fille. Il était à la fois naïf, de la naïveté de la petite enfance, mais également très adulte. Beaucoup trop pour un enfant de cet âge.
Elle s'approcha et se pencha vers les prunelles infantiles.
- Bonjour. Je m'appelle Bella, et toi comment tu t'appelles ?
La petite fille tourna la tête et croisa le regard chocolat de la dame qui lui parlait. Elle rougit et baissa les yeux.
- Carlie.
- Je suis très contente de te connaître, Carlie. Dis-moi, que fais-tu ici toute seule ?
- Je cherche ma maman.
- Oh…
Bella se releva et chercha du regard une femme qui serait éventuellement paniquée à l'idée d'avoir perdu son enfant. Sa recherche demeura toutefois infructueuse. Elle se repencha donc vers Carlie.
- Et comment elle s'appelle ta maman ? A quoi ressemble-t-elle ?
- Je ne sais pas. Je sais juste qu'elle a les cheveux presque de la même couleur que moi.
Bella fronça alors les sourcils face à cette réponse. « Je ne sais pas ». Elle ne vit qu'une explication à cette phrase : la petite fille ne connaissait pas sa mère.
- Et ton papa, comment s'appelle-t-il ?
- Edward.
- Edward comment ma chérie ?
- Cullen.
- Attends, reste là, d'accord ?
La petite fille acquiesça. Elle savait qu'elle n'avait pas le droit de parler à des étrangers, sa tante Rosalie lui a souvent dit cela. Toutefois, elle avait confiance en la dame aux longs cheveux bruns. Sans doute l'innocence de l'âge. Elle la regarda alors prendre un téléphone portable et parler dedans.
- Jake ? Oui c'est moi. Inutile de te presser, j'annule pour ce soir, je t'expliquerai. Tu es toujours au travail là ? Oui, alors tu me fais une recherche sur Edward Cullen. Il devrait habiter dans le coin. Oui, c'est ça, Cullen. D'accord, je te revaudrai ça. Non, ne t'inquiète pas, je te raconterai. Bye !
Bella Swan raccrocha son téléphone et proposa à la petite fille de la suivre afin d'aller retrouver son papa, ce qu'elle accepta. C'est main dans la main qu'elles se rendirent à la voiture qui aurait dû rester garée pour la soirée.
Tout au long du voyage, Bella essaya d'amuser sa nouvelle amie. Elle chanta les chansons des Disney qu'elle connaissait jusqu'à ce qu'elle remarque les paupières lourdes de la passagère du siège arrière. Elle baissa alors la musique et se tut. Une minute plus tard, Carlie dormait. Elle put alors réfléchir en toute quiétude.
Comment une petite fille de son âge avait pu se retrouver seule à Port Angeles alors qu'elle semblait habiter Forks ? Quel adulte était assez irresponsable pour la laisser ainsi ? La colère montait en elle de manière irrépressible. Elle aurait dû prévenir Jake, lui expliquer qu'elle avait trouvé une enfant en pleine rue, laissée à elle-même, mais au fond d'elle, elle voulait laisser une chance au père. Carlie semblait avoir de la suite dans les idées et avait peut-être réussi à échapper à la vigilance d'un adulte. Cela peut malheureusement arriver, elle en était l'exemple même. Le nombre de fois où une caissière du grand magasin avait énoncé au micro « La petite Bella est attendue par sa maman à l'accueil ».
Une autre chose l'embêtait. D'aussi loin qu'elle se souvienne, elle n'avait jamais entendu le nom de « Cullen » à Forks. Elle n'y avait habité que deux ans, mais tout le monde connaissait tout le monde. A l'évidence, c'était une nouvelle famille qui venait d'emménager.
Elle se souvenait de la tension de Jake quand elle avait énoncé le nom de famille, et des questions qu'il avait posé. Il lui arrivait d'être tendu et distant, elle en avait pris l'habitude. Elle en ignorait la raison, et plus d'une fois ils s'étaient pris la tête pour cela, mais ce n'était jamais méchant. Bella aussi aimait avoir ses secrets. Ils étaient rassurants.
Son GPS commença à perdre le signal peu à peu, mais elle en avait l'habitude. Cela passait toujours mal à Forks. En même temps, la bourgade était vraiment perdue. Bella eut malgré tout le temps de mémoriser l'itinéraire, et tourna au chemin de terre. Elle choisit alors de ne pas avancer très vite, de peur de réveiller l'enfant qu'elle transportait. Elle aurait aimé parler au père à l'abri des oreilles innocentes et indiscrètes.
Elle eut néanmoins le souffle coupé en voyant la maison au bout du chemin. Non, pas la maison. La villa. Elle était grande, blanche, lumineuse de l'extérieur et très certainement de l'intérieur également. Elle semblait n'avoir aucun âge. A la fois vieille et moderne, d'un autre temps et contemporaine.
Elle fut à peine garée que deux personnes vinrent à sa rencontre. Elle croyait avoir été impressionnée par la villa, cela ne fut rien comparé à ce qu'elle vit. Les deux femmes se ressemblaient, mais elles étaient différentes. Leur beauté était sans pareille, leur peau blanche comme l'ivoire, leurs yeux dorés comme le soleil. Impressionnant. De toute sa vie elle n'avait jamais rien vu de la sorte. Toutefois, ces éléments mis-à-part, elles semblaient très différentes, que cela soit dans la forme du visage, dans leur taille, dans leur coupe ou leur couleur de cheveux.
- C'est le ciel qui vous envoi !, s'exclama immédiatement la jeune femme rousse.
- Bonjour, je suis Bella Swan. Je crois que Carlie habite ici, n'est-ce pas ?
- Oui, merci mille fois, répondit la femme aux cheveux ébène. Où était-elle ?
- A Port-Angeles. Elle cherchait sa maman…
Un silence gêné s'installa pendant quelques secondes, et Bella remarqua le coup d'œil que ses deux interlocutrices s'étaient lancées. Elles lâchèrent un soupir de concert.
- Elle se pose beaucoup de questions. Je crois qu'Edward va devoir lui dire très vite la vérité.
- Edward, son père ?
- Oui. Nous l'avons appelé dès que nous vous avons vu. Il ne devrait plus tarder. Voulez-vous rentrer quelques minutes ?
Bella réfléchit. Elle n'en avait pas vraiment envie, mais elle voulait parler au père et voir si la petite fille grandissait dans un univers convenable. Ce n'était certes pas à elle d'en juger à priori, mais elle se sentait impliquée.
- Et bien… D'accord.
Elle se retourna et se dirigea à l'arrière de sa voiture. Elle détacha la ceinture de l'ange qui dormait et la prit délicatement dans ses bras. Au même moment, elle eut comme un flash tout en couleur. Cela lui rappela un ancien rêve, enfoui très profondément dans ses souvenirs d'enfance. Elle ne put s'empêcher de sourire. La proximité de cette petite fille lui provoquait décidément bien des réactions.
La femme aux cheveux charbon lui proposa de prendre immédiatement la petite. Bella remarqua qu'elle avait l'air de s'être sincèrement inquiétée, ce qui la rassura. Quand elles entrèrent dans la maison, l'invitée eut le souffle coupé. Ce n'était que splendeur, mais splendeur à taille humaine. Pas de fanfreluches, de tapisseries comme on pourrait trouver dans un château. Non, c'était plus moderne et comme elle l'avait pressenti, incroyablement lumineux. C'était convivial, familial, on ne pouvait que s'y sentir bien.
La femme portant Carlie monta à l'étage pour y redescendre une minute plus tard sans la fillette. Elle le fit en fait le temps que Bella admire la splendeur des lieux.
- Votre maison est vraiment incroyable !
- Merci beaucoup, répondit la femme rousse. Je l'ai rénovée moi-même. Oh mais au fait, je manque à mes devoirs. Je suis Esmé Cullen, la belle sœur d'Edward. Et voici Alice, sa sœur. Je crois qu'on ne pourra vous remercier suffisamment pour Carlie.
- C'est bien normal, mais pardonnez mon indiscrétion, que faisait-elle ainsi toute seule ?
- Elle a échappé à la vigilance de ses oncles. Le problème est qu'ils sont tous les deux des gamins quand ils s'y mettent, et c'est rare qu'on les laisse seuls avec elle, et pour cause. Je ne donne pas cher de leur peau quand ils vont rentrer.
Alice semblait en colère, ce qui fit sourire Bella. Elle était rassurée, la petite Carlie devait certainement être considérée comme une reine. Quelques mots au père, et elle pourrait retrouver son lit, son pot de glace au chocolat et un bon vieux Hitchcock.
Les trois femmes bavardèrent pendant quelques minutes de bon cœur. Aucune question n'était vraiment personnelle, c'était plutôt sur la personnalité de Carlie. Il fut alors confirmé que la petite avait un caractère bien trempé. Toutefois, Bella n'osa pas demander où était la maman.
Très vite, des bruits de moteurs et des crissements de pneus retentirent. Quelques secondes plus tard tout un groupe d'individus arriva en courant. Bella crut qu'elle rêvait. La beauté était-elle vraiment une caractéristique sine qua non de la famille ?
Se trouvaient devant elle quatre hommes et une femme. Comme Alice et Esmé, ils possédaient les mêmes points communs et les mêmes différences. Deux des hommes étaient blonds, mais si la bienveillance semblait habiter chaque parcelle de l'un, l'autre était beaucoup plus tendu. La femme était blonde également, et d'une beauté froide irréelle. Le troisième homme ressemblait à un ours. Sa carrure musclée s'imposait dans la pièce. Ce qui attira son regard en revanche, ce fut le dernier homme, à n'en pas douter Edward, le père de Carlie.
Il avait la même chevelure châtain que sa fille, et on retrouvait les formes du visage. Sa beauté était époustouflante, faisant accélérer les battements de cœur de Bella. Toutefois, son regard était froid, dur, presque en colère. Noir.
- Carlie est en haut, Edward, saine et sauve grâce à mademoiselle Swan.
- Bella, la corrigea-t-elle.
Un sourire fendit le visage d'Alice, la faisant ressembler à un lutin bienveillant.
- Et bien Bella, je vous présente donc Edward, le père de Carlie, Carlisle et Rosalie, et pour finir les deux oncles irresponsables, Emmett et Jasper.
- Hey ! fit Emmett, l'homme-ours.
Edward Cullen sentit que c'était à son tour de parler. Un ténor glacial s'éleva dans la pièce.
- Je vous remercie énormément pour avoir ramené ma fille. Croyez-moi, ça ne se reproduira pas.
- Je vous crois et je ne vous juge pas. J'ai moi-même échappé plus d'une fois à la vigilance de ma mère étant petite. Toutefois, puis-je vous parler une minute s'il vous plait ?
Tous les autres présents de la pièce comprirent le message et s'éclipsèrent. Alice lui adressa malgré tout un grand sourire avant de partir.
- Que puis-je pour vous ?, commença-t-il, d'une voix presque morbide.
Bella ne comprit pas l'hostilité et ne se sentit pas rassurée. Toutefois elle ne se laissa pas démonter pour autant.
- Je sais que ça ne me regarde pas, mais quoi qu'il ait pu se passer, vous devriez le dire à votre fille, à propos de sa mère. Si elle va jusqu'à s'enfuir pour tenter de la retrouver alors qu'elle n'a pas son nom, c'est que cela la tracasse beaucoup.
- Ecoutez mademoiselle, comme vous l'avez si justement mentionné, ce n'est pas votre affaire.
La colère monta en la jeune femme. Elle avait quand même ramené sa fille, et non seulement il ne lui avait à peine dit merci, mais en plus il l'envoyait bouler à la première occasion. Cela ne se passerait pas ainsi.
- Vous vous trompez. Cela devient mon affaire quand j'annule mes plans pour ramener une petite fille à des kilomètres de là où je l'ai trouvée parce que les personnes qui s'en occupaient n'ont pas su garder un œil sur elle. Cela devient mon affaire quand je prends sur moi de ne pas appeler la police afin de ne pas attirer des ennuis au père pour lui laisser une chance de s'expliquer. Cela devient mon affaire quand la petite fille semble beaucoup trop triste et adulte pour son âge. Alors vous pouvez penser ce que vous voulez, mais vous ne m'empêcherez pas de vous donner le fond de ma pensée. Maintenant, vous pouvez en prendre compte ou non, mais ne vous étonnez pas si votre fille fait une fugue. La prochaine fois vous n'aurez peut-être pas la chance que vous avez eue ce soir. Une enfant aussi belle que Carlie peut courir un vrai danger laissée toute seule. Sur ce, je vous souhaite bien du plaisir et navrée d'avoir perturbé votre soirée !
Bella sortit alors en claquant la porte, furieuse contre cet homme qui avait réussi à lui faire perdre son sang froid. Alors qu'elle allait monter en voiture, une voix fluette retentit.
- Attendez ! Bella !
Un lutin accourut jusqu'à la voiture où Bella attendait, portière ouverte.
- Bella, ne lui en voulez pas, c'est un crétin. Il s'est énormément inquiété et depuis la mère de Carlie il ne peut plus faire confiance à quiconque.
- Je n'en suis pas la cause.
- Je sais, et lui aussi, mais c'est Edward. Il s'ouvre rarement, et quand il le fait c'est entièrement. Ce genre de personne n'arrive pas à supporter de se prendre des claques, surtout aussi violentes, et vous avez tapé sans le savoir dans le mille.
- Ecoutez Alice, vous n'avez pas à vous justifier ou à le justifier. Cela n'a aucune importance, je ne comptais pas ameuter la police ou les services sociaux, ça se voit que Carlie est traitée comme une princesse, mais il faut faire quelque chose pour elle, car elle va grandir sans ces réponses et tôt ou tard cela éclatera. Faites-lui comprendre qu'elle en a besoin.
Elle monta alors dans la voiture sans attendre de réponse et démarra, laissant la villa et ses occupants derrière elle. Elle était toujours en colère, mais cela s'était atténué avec l'intervention d'Alice.
Dans sa tête, elle essayait d'imaginer tous les scénarios possibles expliquant l'absence de la maman. Le plus plausible d'après les quelques éléments apportés par Alice serait l'abandon de la mère. Un tel acte suscite souvent de la colère de la part du conjoint, renforcée quand la vie d'un enfant est également en jeu.
Par ailleurs, il fallait qu'elle se rende à l'évidence. Cela ne l'aurait pas autant touché si elle ne s'était pas attachée à ce point à la petite fille. Elle ne pouvait s'empêcher de se remémorer son sourire comme son air perdu. Toutes ses expressions faciales y passaient. Son rire aussi, qui ressemblait à une clochette. Son air sérieux quand elle recherchait sa maman. Oui, elle était tombée sous le charme, et ne regrettait qu'une chose : ne pas lui avoir dit au-revoir.
Enfin, elle fut de retour à son appartement, vide. Jadis, elle avait été en colocation avec sa meilleure amie, mais cette dernière avait emménagé avec son copain, filant le parfait amour. Cela ne la dérangeait pas plus que ça, finalement elle avait toujours été seule et en avait donc l'habitude.
Elle se prit le gros pot de glace comme elle se l'était promis, et s'allongea devant la télévision. Ce qui aurait dû être une soirée haute en couleur se révélait finalement bien étrange. Elle n'avait même pas pensé demander depuis quand ils avaient emménagé à Forks. De toute manière, elle pourrait bien le demander à son père, chef de la police de la bourgade. Il ne ferait pas un grand discours, se contenterait de dire le minimum détestant colporter des ragots, mais lui répondrait au moins à sa question.
Elle n'arrivait pas à suivre le film malgré elle. Toute la soirée tournait et retournait dans son esprit, inlassablement. Quelque chose clochait. Déjà, certains étaient de la même famille sanguine, d'autres non, pourtant ils avaient tous cette même couleur de prunelle si originale, à l'exception de Carlie. Et puis cette beauté, cette froideur pour certains. Par ailleurs, le père semblait bien jeune. Il ne devait pas avoir la vingtaine à priori, alors avoir une enfant de six ans…
Bella éteignit le film et chercha à dormir pour se vider l'esprit. Elle ne trouva pas pour autant le sommeil qui avait décidé de déserter. Elle se leva alors, enragée. Elle vit ensuite son ordinateur, trôner comme un malheureux sur un bureau. Depuis combien de temps ne l'avait-elle pas allumé ? Cela lui paraissait être des siècles, voire des millénaires. Si elle n'était pas aussi maniaque du ménage, nul doute qu'un monceau de poussière recouvrirait chaque parcelle de l'engin.
Elle le vit alors comme s'illuminer. Il l'appelait, lui murmurant tous les souvenirs communs qu'ils partageaient. Toutes ces heures perdues ensembles, entourés de musique dans le calme le plus complet. Cette intimité qu'ils partageaient parce que nul autre ne savait aussi bien ce qui se passait dans la tête de la jeune fille.
Elle s'en approcha, et appuya sur une touche. L'écran s'alluma, un moteur vrombit, et Bella s'assit pour faire ce qu'elle avait évité volontairement depuis trop longtemps : écrire.
Je sais, beaucoup plus de questions que de réponses. Croyez-moi, vous allez devoir être patients car je ne donnerai ces informations qu'au compte-goutte lol. J'attends vos premières impressions avec impatience.
