« Toc , toc, toc »
-Entrez !
Deux hommes firent éruption dans le bureau de la directrice du collège. Ils étaient accompagnés d'un jeune garçon aux yeux bleu foncés qui regardaient cette dame, dressée devant lui, avec un air agacé. Il avait un joli minois encadré par de beaux cheveux brun s'accordant parfaitement avec son visage d'une couleur claire.
-Ha ! Je vous attendez, mais, monsieur et madame ne sont pas là ?
-Non madame, répondit un des deux hommes habillé avec un costume en queue de pie. Ils étaient occupés à d'autres affaires.
Le jeune garçon tiqua et réagit tout de suite.
-Vous ne parlez que trop bien ! Ils ont surtout honte de leur fils !
- Dites-moi, jeune homme. Où avez-vous eu la quelconque autorisation de parler sur ce ton ?
-Depuis ma naissance, madame, j'ai le droit de m'exprimer, répondit-il tout de suite, d'un air enjoué avec un sourire aux lèvres.
La directrice, cette grosse femme toujours sérieuse et agressive, n'aimait pas du tout la situation. Ce gamin qui venait tout juste d'arriver lui causait déjà du souci et lui manquer de respect. Elle se plaignait déjà de la jeune Candy Neige André qui faisait ses siennes.
Ce garçon ne voulait pas lâcher l'affaire et regardait toujours son interlocutrice, droit dans les yeux.
Un des deux hommes voulut essayer de le calmer un peu, mais empira les choses.
-Je vous rappelle que vous sortez d'une…
-Maison d'arrêt psychiatrique, avait coupé le garçon avec un sourire plus que renforcé.
-Hum…madame, permettez que l'ont remplissent les papiers et autres documents ? Nous n'avons pas beaucoup de temps.
-Oui, bien sûr.
Comme ça allait devenir ennuyeux, le brun préféra s'assoir sur le fauteuil tout en posant ses pieds sur l'accoudoir.
Une fois tout papiers remplit, il restait à donner les cosignes :
-Dons, il vous sera versé dix milles livres par mois. En échange il vous faudra cultiver
Anthonin comme tout élève normal. Par contre, Madame et Monsieur désire être anonyme, veuillez donc appelez leur fils par son prénom. De plus, inutile de préciser son état de santé à d'autre personne. Une infirmière passera deux fois par semaine, un psychiatre aussi.
-Bien.
-Il prend déjà des médicaments, il les a avec lui. Sur ce, au revoir madame, nous repasserons la semaine prochaine, en quelconque problème, contactez Monsieur.
Les deux hommes sortirent de la pièce, laissant ainsi Anthonin avec la directrice. Celle-ci remarqua qu'il était toujours sous le regard attentif du brun qui était rivé sur elle. Bien qu'il avait un suivit intensif, il ne ressemblait pas à un détraqué, par contre, il avait l'air provocateur.
-Mlle Nina !
La porte derrière Anthonin s'ouvrit et celui-ci, intrigué, regarda qui venait d'entrer.
-Qu'y a-t-il ma mère ?
-Je vous confis ce bambin vous lui montrerez sa chambre, son emplois du temps, les douches, les salles de cours et surtout le règlement.
-Bien madame ! Elle se retourna vers l'adolescent qui était désormais debout, près de la porte, avec son sac sur le dos.
Elle lui tendit amicalement une main, mais il ne la saisit pas et avança dans le couloir. Cette jeune femme était rousse avec de petites taches de rousseur sur son visage, elle était de taille normal et était plutôt mignon, peut être plus si elle n'était pas habillée avec des habits religieux.
Pendant ce temps, dans la cour, des élèves voulaient savoir qui était cet inconnu qui visitait leur collège.
-Bonjours Candy !
-Bonjours Allistaire !
Une jeune fille avec de beaux cheveux blond et soyeux, attachés en deux couettes sur les côté s'adressait à un jeune homme châtain équipé de lunettes sur son nez.
- Que fais-tu ici ? Tu ne devrais pas été avec Annie et Anthony ? demanda t il.
-Non, je voulais savoir qui était ce garçon là-bas.
Elle pointa un petit brun qui marchait dans la cour avec une bonne sœur.
-Et bien, c'est le nouveau. Tu veux lui dire bonjours ?
-Non, je suis juste un peu curieuse. Je vais dire ça à Annie.
-Je viens avec toi, ils sont sous le grand arbre là bas.
-Oui ! Allons-y.
Cette Candy à la chevelure d'or parti donc en direction du grand arbre, au milieu de la cour, pour rejoindre son amie Annie, une fille du même âge, brune qui était accompagnée par un garçon, toujours dans le même âge, assis sur un fauteuil roulant, mais lui aussi avec de jolie cheveux d'or.
-Voici votre chambre. Vous n'avez qu'un seul voisin, Mr André. Il a votre âge il me semble.
Le brun était appuyé contre l'encadrement de la porte, les mains dans les poches, l'air tout à fait à l'aise. Il inspecta toute la pièce du regard et remarqua une porte en trop donnant sur le côté droit.
-Cette porte donne sur la chambre de mon voisin ?
-En effet, mais elle est fermée à clef, personne ne peut l'ouvrir.
« Sauf moi » pensa Anthonin avec un sourire malicieux au coin des lèvres.
-Et comment est ce « voisin » ?
-Le pauvre est infirme, il a perdu l'usage de sa jambe droite et son bras gauche lors d'une chute. Il se déplace en fauteuil roulant.
-D'où le fait que ce soit au rez-de-chaussée…, conclus Anthonin.
-Bien, nous avons visité tout le collège, je vous donne ce sac où sont disposées toutes vos affaires de cours, il y a aussi les tenues obligatoire pour la semaine, le samedi et le dimanche. Et aussi le règlement, tenez.
Elle tendit un bout de papier que le jeune saisit et fourra dans sa poche en grommelant.
-Qu'ai- je à faire de votre stupide bout de papier, vraiment… Merci pour les renseignements.
Il claqua la porte au nez de la jeune femme, déçut de cette réaction après avoir était gentil et docile pendants toute la visite.
C'était la fin de l'après-midi et Anthonin commença à avoir faim. Une idée murit alors dans sa tête. Il saisit une épingle qui servait à attacher une de ses mèches et crocheta la serrure de la porte de voisinage. Il l'ouvrit doucement et regarda à l'intérieur de la pièce. Elle était comme la sienne sauf que la porte en trop donnait sur une salle de bain. Le garçon devait être aussi riche vus la chambre, les jolis meubles, la jolie décoration et un grand soin apporté à la pièce. Après avoir refermé la porte il se coucha sur son lit et regarda le sac que lui avait donné Mlle Nina. La tenue lui déplaisez, ainsi il décida de ne jamais la mettre. Il sorti de sa valise une bouteille d'eau qui en faite contenait de l'alcool. Il en but un peu, sachant que se serait la dernière bouteille.
Bien qu'il sorte d'une maison d'arrêt psychiatrique, il n'avait rien d'un dingue. En réalité, c'était plus un traumatisme qui était dû à son incarcération dans un endroit comme ça. Et ces parents, rouge de honte, avaient décidés après deux ans de souffrance – pour Anthonin- de le mettre dans une école privée pour l'éduquer et surtout pour qu'il apprenne la discipline.
Une sonnette provenant du couloir l'intrigua. Il se leva et alla coller son oreille à la porte pour écouter.
-Le repas vous attend les enfants!
-Rien que ça...?, murmura Anthonin, sa vaut le coup de ce faire connaître...
Il attendit que tout le compartiment des garçons se vide pour sortir à son tour et aller vers le réfectoire que lui avait indiqué Mlle. Nina.
Anthonin arriva devant la porte ou une sœur l'attende.
-Tu en as mis tu temps, dépêches toi.
Elle le fit entrer. La salle était divisée en deux parties, gauche pour les garçons et droite pour les filles. Il avança donc vers son cotes et s'assit au bout de la table. Tout les élèves avait remarquer son arriver et tous se poser des tonnes de question sur cette étranger qui venait de faire éruption dans la salle, qui plus est, en retard. Après avoir fait la prière la mère supérieure prit la parole.
-Comme vous avez pus le constater, vous avez un nouveau camarade.
Elle se tourna vers le garçon qui n'avait pas attendu pour dévoré son repas mais qui regarder désormais la dame.
-Allons, présentes-toi devant tes camarades!
-Tu as vus Annie? C'est le garçon de tout à l'heure!
-Oui Candy! Tu sais maintenant se qu'il vient faire là.
-Il a l'air particulier... tu ne trouve pas?
-Un peu...
Anthonin se leva et regarda la dame tout en baissant un peu la tête sur le coté. Il prit un air malicieux et farceur.
-J'ai pas envie, fit il en appuyant sa prononciation sur le dernier mot.
Il redressa la tête:
-Je préfère largement manger que parler. Parler, c'est ennuyeux, surtout les vielles personnes, elles racontent des tas de choses, on en a rien à faire. C'est affreux. Mais, pourquoi ne serait-ce pas les autres qui se présenteraient à moi? Comme ça je les connaitrais tous!
Un « Oh...! » collectifs résonna dans la pièce. Tous les élèves étaient ahuris
La mère supérieur devenez rouge de colère.
- Comment osez-vous donner des ordres! Être nouveau dans cette établissement ne vous donne aucuns droits de plus que les autres! Maintenant pressentez-vous que l'ont en finissent!
« Elle réagit comme prévus, je n'ai plus qu'à dire un mot, et je pars enfin d'ici, toute façon, j'ai déjà mangé, et ça me fera de la pub! » pensa t il.
-NON, je refuse.
Sans attendre la réaction qu'il avait déjà prévus, Anthonin se dirigea vers la porte et parti à nouveau dans le couloir, sans faire attention à ce qu'il se passait derrière lui.
Tous les élèves étaient interloqués. Comment un nouveau pouvait il se permettre ça? Les bavardages commencèrent à être bruyants et bientôt la directrice dût faire taire la salle.
-Voyez! Ce genre d'attitude est scandaleux! Cette enfant se croit tout permis et en aura bientôt les conséquences! Convoquer le dans mon bureau, fit elle a l'une des sœurs. J'espère que personne ici n'a l'intention de faire de la sorte dans cet établissement! Sinon il se verra punit sévèrement!
Elle n'attendit pas plus et parti en direction de son bureau ou l'attende l'enfant. Toujours furieuse, elle ouvrit brutalement sa porte et rentra aussitôt. Anthonin l'attendait déjà, assit sur le même fauteuil que la dernière fois. Elle s'assit derrière son bureau.
-Jeune homme!, s'égosilla t elle. Comment avez vous osez un tel affront?!
Le garçon releva un peu d'attention.
-C'est quoi encore ce mot « affront »?
-Comment?!
-Je demande ce que veut dire le mot « affront »!
-N'élèves pas le ton avec moi!
Anthonin , en voyant un dictionnaire sur le bureau, l'attrapa et chercha le mot.
-« affront »... substantif masculin. Marque d'offense, souvent en public. -humiliation-. Je vous ai humilié? Pardonner moi, cela n'était...
-Cela suffit! Coupa la dame au bord de la crise de nerfs. Ne jouez pas au plus malin avec moi! Si demain vous avez un quelconque problème, vous aurez droit au cachot pour le reste de la semaine!
-Cachot?!
-Exactement!
-Je m'en plaindrais pas, je mangerais et serais seul, parfait!
Il se leva et prit la direction de la sortie.
-Vous ne comprenez pas... Si vous ne vous faites pas passer pour un bon élèves ici, vos parents vont s'en doute vous mettre dans un endroit pire encore.
-Croyez moi si vous le voulez, mais, j'ai déjà vus les pires endroits du mondes. Des endroits loin d'être catholique.
Il revint sur ses pas pour prendre le petit sac contenant ses cachets qui se trouver encore sur le bureau. Il prit 3 boites qu'il ouvrit et avala 2 cachets de chaque boite plus une fiole de sirop.
-Avec sa, je ne vous embêterai pas jusqu'à demain...
Il sorti enfin du bureau.
Il se tenait au mur pour avancer, les cachets le faisaient dormir extrêmement vite. Il arriva enfin à sa chambre. Sans attendre il l'ouvrit et se coucha. Avant de s'endormir tout habillé, il entendit des paroles dans la chambre à cotes, celle de l'infirme. Il l'avait d'ailleurs aperçut au réfectoire. Il est blond avec les yeux bleus. Il avait aussi l'air de quelqu'un d'heureux, entouré de sa famille ou ses amis... La chose que détestait Anthonin.
Il se réveilla à cause d'une seconde sonnette. Il se rendit compte qu'il était par terre, il avait dut tomber de son lit durant son sommeille agiter. Avec peine, Anthonin se releva et alla voir dans sa valise pour boire une gorgée de son précieux liquide. Il toussa quelques seconde puis se mit à la recherche du papier indiquant son emploi du temps. Il devait se rendre à l'aile nord. Sans trop se pressés il se prépara en mettant un habit des plus banale. Il parti donc, mains dans les poches, en direction de sa classe. Manque de chance pour lui, lorsqu'il y arriva, il y avait déjà un garçon aux cheveux marron qui discuter avec des amis. Détestant la compagnie, Anthonin décida de s'appuyer contre le mur en face, de façon à bien être face à ce groupe de garçon qui discuter et de se faire remarquer, ce qui ne tarda pas. Le groupe voulut changer de place mais la sœur s'occupant de leur cours, arrivé.
-Bonjours messieurs.
-Bonjours madame, répondirent les garçons du groupe.
-Entrez donc!
Elle ouvrit la porte de la classe laissant passer ceux qui étaient arrivés en avance, y compris Anthonin. Celui-ci, à peine rentré, se dirigea au fond de la classe et s'assit à la table la plus loin. Il aimer être éloigné, de toute manière il détestait les autres.
Petit à petit la salle se remplit d'enfants, tous du même âge, 14ans. Anthonin sorti de ses pensées quand une main lui passa devant la figure.
- Excuse-moi, je peux me mettre là?
Le concerner détourna la tête pour voir son interlocuteur qui n'était autre que son voisin de chambre.
-Y'a d'autre place...
-Oui, mais d'habitude...
-Nan, c'est bon, viens à cotes de moi, le coupa le brun.
Anthony le remercia avec un grand surir puis avec hésitation, lui demanda son prénom.
-Comment tu t'appelles?
-Anthonin.
-Moi c'est Anthony, c'est drôle, nos prénom sont presque les mêmes.
-Oué...en effet. D'après ton apparence, tu dois être mon voisin de chambre.
-Heu...Oui. Comment le sais-tu?
-Une sœur me l'à dit, que mon voisin était infirme. Je t'ai aussi reconnut au Self.
-Je crois aussi que maintenant tout le monde te connais. Certain même n'ose pas te regarder. Ils pensent que tu es un mal élevé et que tu as des problèmes graves.
-Et toi? Tu en penses quoi?
Anthony fut surpris de cette question puisqu'à priori, Anthonin semblait ne rien avoir à faire des pensées des autres, alors il répondit simplement.
-Je ne pense rien, c'est pour ça que je voudrais te connaître. Tu veux bien que nous devenions en quelque sorte des amis?
-Comme tu veux...Je n'en ai rien à faire, apprends à me connaître si tu veux.
