Le dernier ennemi à vaincre sera la Mort
Voici donc Le Dernier ennemi à vaincre sera la Mort, que je vous ai annoncé à la fin de Prince et Princesse. C'est une fic qui, comme P&P est centrée sur Rogue et Lily. Officiellement, ce n'est pas forcément la suite de Prince et Princesse, mais si ça vous plait de le penser, vous en avez le droit.
Le rating est un peu plus élevé que mon niveau habituel de fanfiction, c'était une claire volonté de ma part au moment de la rédaction. Pour commencer, ce chapitre-ci, qui pose la situation de base de l'histoire, est ce qu'on pourrait appeler, un peu « gore ».
Un énorme merci à Ely, dont le bêta-readage a été parfait. Elle ressent la même chose que moi envers l'histoire de Lily et Rogue, ce qui, bien sûr, a grandement contribué à la perfection de son travail. Que voulez-vous, Ely, ce n'est pas ma moitié pour rien !
Avant tout, un petit incipit musical histoire d'introduire l'intrigue:
Évidemment, tu l'aimes encore,
Je le vois bien tu sais, et puis alors ?
Mais pour l'instant ferme tes yeux,
Passe ta main dans mes cheveux.
Je veux entendre, ton cœur qui bat,
tu sais, je crois qu'il chante pour moi
Mais en douceur comme ça tout bas, comme un sourd
Mon cœur lui s'emballe, il vole haut,
peut-être un peu trop haut pour moi,
Mais je m'en fous, je suis vivant pour de bon
Partons vite
Kaolin
Résurrection
Quand tout fut fini, Severus se releva et quitta la Cabane Hurlante. Il n'y avait plus de bruit depuis un certain temps. Il jugea que les choses devaient s'être tassées. Un des deux avait gagné.
Dans le fond, il se fichait bien de savoir lequel. Il avait été autant du côté de l'un que du côté de l'autre. Fini de sourire d'un côté et de complaire de l'autre. Il venait de ressusciter, il entendait mener sa deuxième vie, comme il avait rêvé la première. Il n'avait plus en tête que les yeux de Potter junior et c'était un excellent point de départ.
Il traversa Pré-au-Lard en pleine nuit. Les fenêtres rayonnaient de lumières de fêtes, les rues retentissaient d'éclats de rire. A moins que tous ces gens ne soient des Mangemorts, cela signifiait que c'était Potter qui avait gagné. Bon. Après tout, il devrait s'en réjouir, puisque c'était ce à quoi il travaillait depuis tant d'années.
Il baissa la tête, envers et contre toute l'humanité et alla se réfugier sous les arbres à l'orée du village. De là, il transplana à la maison. Mais il n'avait pas véritablement l'intention d'y aller. Il y resta juste le temps d'étudier un vieux livre poussiéreux et de préparer la mixture de base nécessaire à la réalisation de son projet. Et puis, en laissant le chaudron mijoter doucement, il ressortit la nuit suivante : il avait quelque chose à aller récolter dans le village.
La tombe vola en éclat. Visiblement, la sœur de Lily venait toujours la fleurir. Du bout de la baguette, il aspira un peu de poudre blanche, qui resta en suspension dans l'air le temps qu'il matérialise une petite bourse de cuir. Sa besogne achevée, il fit un pas, hésita, et revint en arrière réparer la tombe des parents de Lily. Allez savoir pourquoi.
Et puis, il transplana en silence à Godric's Hollow. Comme si c'était fait exprès, il arriva précisément devant le mémorial qu'on avait élevé à la mémoire de Lily. Les yeux secs et le cœur froid, Severus contempla son visage de pierre serein et heureux, qu'il avait tant observé, détaillé, scruté pendant de longues heures. La douleur et la peine appartenaient à sa première vie.
Il entra là encore dans le cimetière, marcha sans hésitation droit vers la tombe de Lily, qu'il connaissait si bien. Arrivé devant, sa belle détermination de jeune vivant le quitta, il plia les genoux, passa une main sur le marbre froid et exhala un soupir.
« 'Le dernier ennemi à vaincre sera la mort' murmura-t-il, oui ma belle. Tout de suite. »
Il se releva et d'une rotation de baguette, il fit basculer la pierre tombale. Le cercueil le plus grand jaillit de la fosse et alla se briser avec fracas contre le bâtiment d'une autre bière, comme balayé par un revers de main rageur. Les planches de bois rongées depuis dix-sept ans s'écroulèrent et une horrible forme maronatre dégringola avec.
Ce n'était pas prévu, mais soudainement inspiré, il fit quelques pas de côté pour rejoindre le cadavre de James. Il avait, dans sa première vie, vu des choses purement affreuses, mais la chose qu'il retourna du bout du pied lui souleva littéralement le cœur.
James n'avait plus de lèvres, plus de paupières, plus d'yeux, plus de nez, mais ce n'était pas un squelette pour autant. Non, il avait même encore la majorité de sa peau. Marron, fine, ridée, tâchée, sèche, bref, pourrie. Ses cheveux semblaient s'être affinés, et pendaient lamentablement sur son crâne.
Il se souvint fugitivement du jeune garçon en pleine santé qui passait la main dans ses cheveux en lançant un sourire complice et une œillade radieuse à ses compères. Et il eut un ricanement mauvais de vengeance.
« Tu n'as pas très bonne mine, James. On ne fait plus trop le fanfaron, hein. J'ai l'impression que, dans la mort, tu ne t'en es pas aussi bien sorti que moi, je me trompe ? Moi, elle n'a pas réussi à me prendre. »
Il écrasa du pied une main décharnée et il sentit celle-ci s'effriter sans plus de résistance qu'une motte de terre. Il se détourna et entreprit de retourner vers la tombe de Lily. Et puis, dans un dernier regard en arrière, il déclara au corps de James.
« C'est bon de te voir si véritablement mort. »
Il ne reposait plus qu'un seul cercueil dans la fosse, Severus le fit lentement léviter pour le sortir. Il le posa doucement dans l'allée du cimetière, s'agenouilla dans le gravier à côté et fit sauter les loquets. Il prit une profonde inspiration, ferma très fort les yeux et poussa le couvercle.
Il rouvrit les yeux. Même s'il s'était préparé, même s'il avait vu l'état de James, ses poumons se bloquèrent un instant, oppressant son cœur. Son premier instinct aurait été de refermer très vite les yeux. Mais au contraire, il se força à regarder Lily. Lily ou ce qu'il en restait. De parents moldus, elle semblait encore plus sensible à la décomposition du corps humain que son sang-pur d'époux.
Severus aurait voulu qu'elle soit méconnaissable, pour qu'il puisse faire semblant d'être devant le corps d'une inconnue. Hélas, la mort n'avait rien pu faire contre ses traits généraux, la forme de son visage, de ses bras et de ses mains. Ni même contre la couleur de ses cheveux.
Comme James, elle n'avait plus à la place des yeux que deux orbites cruellement vides. Mais Severus gardait bien précieusement l'image des yeux de son fils dans son esprit. Le parfum de Lily n'était plus le même, non plus. La rondeur de ses joues était perdue. Quant au galbe de ses lèvres, il n'existait même plus. Figée dans un sourire trop large pour rappeler celui qu'il avait aimé, elle semblait serrer les dents, crispée contre une intense douleur.
« Allez. » murmura-t-il pour elle autant que pour lui-même.
La baguette de Lily reposait sur son ventre entre ses mains. Il supposait que la robe dont elle était vêtue avait été choisie par le loup-garou puisque c'est à lui qu'était revenu la tâche d'organiser les deux enterrements. Il devait reconnaître qu'il n'avait pas fait un mauvais choix. Il se pencha en avant, glissa les deux bras sous la robe blanche, aussi précautionneusement que possible et se releva. Il craignait que le corps décomposé de Lily ne se casse en morceaux dans ses bras, qu'il ne tombe en poussière, mais il tint miraculeusement le choc.
Pas le temps de réparer la tombe, cette fois-ci. Il transplana en vitesse, avec son précieux débris dans les bras. Il ouvrit la porte du coude et ferma la porte du pied. Désormais, il ne sortirait plus de l'impasse du Tisseur. Ils ne sortiraient plus.
En arrivant devant le chaudron qui bouillait tout seul gentiment, il comprit soudain que cela ne marcherait pas. Impossible de plier Lily pour la faire rentrer dedans, elle casserait net comme un bout de bois sec. Il grommela contre lui-même, se maudissant de ne pas y avoir penser avant.
Lily n'était pas lourde, bien au contraire, elle était affreusement légère, mais elle était un peu encombrante. Il la posa délicatement sur la table. La poussière du cadavre avait laissé quelques traces sur ses manches. Par respect, il s'abstint d'en débarrasser en se frottant les bras.
Et puis, suivi de son chaudron qui flottait dans l'air, il monta au troisième étage de la demeure de ses parents et poussa une porte depuis longtemps fermée. Elle lui résista un peu, mais capitula devant un coup d'épaule. La porte s'ouvrit en grinçant, révélant une salle de bain, au fond de laquelle une baignoire en fonte reposait sous une bonne couche de poussière, comme toute la pièce, d'ailleurs.
Cette poussière-là, il la déblaya rapidement et renversa dans la baignoire le contenu de son chaudron. La mixture, brillant comme mille diamants, jetait des étincelles de tous côtés et encore, il y manquait des éléments. Il sortit le livre de magie noire de sa poche et relut la recette, cochant mentalement ce qu'il avait déjà et ce qui lui manquait.
Le sang de l'ennemi prit par la force. L'idéal aurait été celui de Voldemort. Mais déjà, il aurait fallu retourner à Poudlard, ensuite, il ne savait pas si cela fonctionnait avec le sang d'un corps mort, et enfin, à bien y réfléchir, le sang de Voldemort, c'était celui d'Harry, qui n'avait rien d'un ennemi de Lily.
Mais cela ne l'inquiétait pas. Il avait une autre idée pour se procurer du sang qui répondrait à la définition. Il alluma un feu magique dont les flammes couraient tout le long du rebord de la baignoire, histoire de maintenir la mixture à bonne température, et releva sa manche. Il fallait que le sang ait été pris par la force. En serrant les dents, il arracha le bandage dont il avait entouré la seule morsure de Nagini qu'il ne s'était pas guéri. Il y appliqua le goulot d'une petite fiole contre les lèvres de la plaie. Il récolta son propre sang en maintenant bien dans son esprit qu'il ne le donnait pas volontairement. C'était un exercice mental périlleux.
Le serpent l'avait mordu dans l'avant-bras, pile dans la Marque des Ténèbres. C'était une bonne chose, car c'était seulement cela qui faisait qu'on pouvait le considérer comme l'ennemi de Lily.
Il pouvait commencer le processus. La maison était plongée dans l'obscurité, mais il descendit reprendre le corps en décomposition de sa Lily sans trembler. Il la monta à l'étage, dans la salle de bain, et la posa par terre. Il lui retira des mains sa baguette qu'il alla déposer dans sa chambre. Et puis, précautionneusement pour ne pas la briser, il déshabilla ce corps qui ne ressemblait plus à rien. Il aurait put découper la robe, mais elle en aurait besoin quand elle serait vivante. Curieusement, à cause de la fragilité du corps figé, ce fut le passage le plus délicat du plan de Rogue.
Quand ce fut fait, il glissa le corps nu et décharné dans la baignoire. Il l'immergea entièrement, et elle disparut de sa vision, dans l'opacité visqueuse de la mixture. La cérémonie proprement dite commença :
Debout devant la baignoire transformée en chaudron, Severus jeta un dernier regard au grimoire de magie noire et se mit à psalmodier :
« Que les ossements de la mère, donnés en toute ignorance, fassent renaître sa fille ! »
Il ouvrit la petite bourse en cuir qu'il était allé remplir au cimetière d'à côté et la vida de son contenu dans la baignoire, qui prit aussitôt une teinte bleu vif.
« Que la chair du serviteur, donnée volontairement, fasse revivre sa maîtresse. »
Severus crispa les mâchoires et ferma les yeux. Il agrippa sa blessure au bras et tira un lambeau de chair qui se déchira et finit par tomber dans la baignoire. Il rouvrit les yeux et la bouche, courbé en avant sous la douleur, haletant, les yeux fixes devant lui, et serrant son bras blessé. Il n'avait pas imaginé pas que son corps puisse se manifester avec autant d'intensité alors qu'il était si concentré sur son esprit en ébullition.
Sous ses yeux flous de souffrance, le sortilège commençait à prendre effet. Il avait déjà rajouté deux des trois éléments indispensables et la potion –devenue d'un rouge incandescent- tournait désormais comme un tourbillon, de plus en plus vite.
Il se guérirait plus tard. Il ne fallait pas laisser la potion retomber. De sa main valide, il saisit le petit flacon de sang qu'il venait de récupérer avec l'aimable collaboration de Nagini et la versa dans la baignoire. Il prononça d'une voix aussi assurée que possible la dernière incantation :
« Que le sang de l'ennemi, pris par la force, ressuscite celle qui le combat »
Aussitôt, la mixture changea de couleur. D'un rouge ardent, elle passa au blanc le plus éblouissant, et tournoyait toujours, si vite à présent que Severus en avait le tournis. Le corps de Lily, à l'intérieur, restait invisible.
Il y eut soudain une explosion, qui le projeta à terre contre la porte. Les flammèches s'éteignirent, tout vola dans la pièce. Et puis le calme retomba d'un coup et Rogue se releva. Il chassa la fumée de grands gestes impatients et s'approcha. Il n'y avait plus la moindre goutte de potion dans la baignoire, celle-ci était d'ailleurs aussi propre que si elle n'avait jamais rien contenu.
Rien à part le corps d'une femme. Rien à part Lily. S'il ne l'avait pas vu de ses propres yeux, il n'aurait jamais pu croire que c'était un corps décharné et rabougri, en décomposition depuis plus de dix-sept ans, qu'on avait placé là où se tenait désormais une femme à la chair douce et bien rebondie, au cheveu épais et brillant.
« De la vie, souffla Rogue, de la vie, vite, il lui faut de la vie. »
S'il avait redonné à Lily un corps neuf, celui qu'elle avait le jour de sa mort, il lui manquait tout de même quelque chose de crucial : la vie. Pettigrow n'avait pas eu à se soucier de cela quand il avait pratiqué la même opération sur Voldemort. Rogue allait devoir pratiquer plusieurs sortilèges différents pour que le sang se remette en circulation, pour que les poumons se gonflent et que le cœur se mette à nouveau à battre.
N'eut-il été pressé par le temps, il aurait sûrement pris le temps d'admirer ce qui s'offrait à sa vue. Il aurait sûrement aussi frémi de joie à la pensée de ce qu'il allait enfin pouvoir faire.
A genoux devant la baignoire, le bras valide passé dans le dos pour la surélever, il lui ouvrit la bouche et plaqua la sienne dessus. Il souffla de toutes ses forces. Cela n'avait rien d'un baiser.
« Enervatum ! Enervatum ! » s'écria-t-il plusieurs fois de suite, la baguette pointée sur Lily.
Dans ses bras, Lily fut agitée de soubresauts à chaque sortilège, sans pour autant donner le moindre signe de bouger d'elle-même. Il l'insuffla plusieurs fois, et se vit même tenter le si moldu massage cardiaque. Il essaya plusieurs sort qu'il alterna une bonne vingtaine de minutes, patiemment, sans paniquer, mais fébrilement. Il savait que cela ne serait pas facile, il s'attendait à devoir se débattre comme cela. Le corps de Lily était en parfait état de marche. Il allait le faire marcher.
L'éclair de génie lui vint à ce moment-là.
« Imperio ! »
Il ordonna ainsi au cœur de battre, et sentit aussitôt dans le corps qu'il tenait les pulsations qui indiquaient que cela avait marché. Quand le sang eut fait deux-trois tours complets, il ordonna aux poumons d'inspirer et d'expirer. Et puis, anxieusement, il libéra Lily du sortilège de l'Impérius. Contre toute attente, le miracle se produisit : le rythme continua tout seul.
Son corps fonctionnait, il ne lui manquait plus que l'étincelle de vie.
« Enervatum ! » cria-t-il une dernière fois sans succès.
Il feuilleta fébrilement les pages de son livre de sa main libre. Il trouva comment faire un inferus et comment faire un échange d'âme, mais aucune des deux solutions n'était satisfaisante. Il faillit s'énerver et perdre patience. Il avait été un temps où les sortilèges de magie noire, c'était lui-même qui les inventait !
Il se concentra sur toute la noirceur qu'il pouvait trouver en lui, c'était encore plus facile que quand il était adolescent et qu'il n'avait encore rien vécu. Une expression aux consonances latines lui vint alors. Il jugea qu'il n'avait plus rien à perdre d'essayer. Il tourna la baguette du même mouvement que celui qu'on utilise en métamorphose, pour transformer un objet en un animal, visualisa de toutes ses forces son but et cria :
« Morste Retorne ! »
Le corps de Lily se cambra violemment, comme pris d'un haut-le-corps et retomba lourdement sur le bras de Rogue qui fixait fébrilement son visage.
Dans un cri, elle ouvrit brusquement les paupières. Le cœur de Rogue fit un bond dans sa poitrine. Elle avait des yeux ! Elle avait retrouvé ses yeux ! De si beaux yeux verts ! Ce fut la première chose à laquelle il pensa devant sa résurrection. Des yeux qui se fixèrent aussitôt sur lui !
Elle semblait paniquée, terrifiée, perdue, déboussolée, et elle lui saisit le poignet. Alors seulement, il s'accorda de savourer son bonheur. Le bonheur de la sensation de sa main chaude et charnue, de sa peau douce et ronde sur la sienne. Cela faisait des années et des années qu'il avait été privé de ce contact rassurant. Il l'avait un jour attrapée par le poignet pour essayer de la forcer à l'écouter. C'était en sixième année, soit vingt-deux ans auparavant. Il ne l'avait plus jamais frôlée depuis.
« Sev ! » haleta-t-elle.
La réussite était complète : elle était vivante, belle et elle avait gardé ses souvenirs. Il laissa libre court à sa joie et l'étreignit énergiquement.
« Oh Lily ! J'ai réussi ! J'ai réussi ! Je t'ai sauvée, Lily ! Lily !
- Sev… Severus… »
Elle se tortilla dans ses bras et il comprit ce qui la dérangeait. Il tendit la main, attrapa la robe qui pendait du lavabo sur lequel il l'avait jetée et la secoua vigoureusement. Quelques pellicules marrons, restes de peau décomposée, voltigèrent dans l'air et se déposèrent par terre sans qu'il n'y accorde de l'attention. Il se releva en lui tendant la robe, et détourna poliment les yeux quand elle lui prit des mains.
« Tu vas voir, elle est parfaitement à ta taille.
- Qu'est-ce que tu t'es fait, au bras ? » demanda-t-elle dans un froufrou de satin.
Alors, ça vous plait, comme début ?
