Je suis de retour !
Après plus d'un an de silence, de syndrome de la page blanche et d'insatisfaction, me revoilà d'attaque, avec en bonus un nouveau fandom.
Il s'agit de mon premier écrit sur Homestuck, j'espère que ça vous plaira malgré le fait qu'il soit extrêmement court (on part sur de l'échauffement)
Il y aura possiblement une suite, j'adore ces deux-là et le bordel de leur relation ~
J'ai commencé d'autres écrits là-dessus, dont un recueil et une possible série, si je m'y tient
Je ne sais hélas pas encore si je retrouverais l'inspiration pour d'autres univers...
Je vous tiens au courant, bises et enjoy !
Le sang rouille glisse en lourdes gouttes sombres le long de tes tatouages qui disparaissent lentement du corps refroidissant.
Et tu regardes cela du haut de ton spectre inutile.
Tu voudrais avoir mal Aradia, car le cœur que tu n'as plus devrait se déchirer devant ton matesprit qui ne t'entends pas et se lamente entre ses sanglots. Mais tu ne ressens rien d'autre qu'un vide atroce, impossible à combler.
« Pardon, pardon Aradiia, je 2uii2 tellement dé2olé, pardon...
- S0l... »
Il rit jaune, en lourdes expirations tremblantes, et ses marques de matespricité le brûlent lorsque les tiennes disparaissent inexorablement.
Les alvéoles mielleuses rouges et bleues qui lui correspondent fondent sur ton épiderme, apparaissant plus pâles sur ton fantôme. Sur le sien, les grenouilles rouges sombres pâlissent. Et il pleure, et, impuissante, ton cœur immobile incapable du moindre sentiment, tu le regardes. Tes yeux sont secs Aradia, mais tu ne te sens pas coupable. Ton âme morte ne peut rien ressentir, et, impassible, tes yeux blancs contemplent le cadavre disloqué, ton cadavre, à peine reconnaissable. Les pouvoirs des sangs moutarde sont puissants, davantage que les tiens, et de toute façon, tu aurais été incapable de lui faire du mal, même pour sauver ta vie. Et maintenant, tu es morte.
Et les voix résonnent plus fort que de ton vivant et prennent toute la place, réduisant au silence le hurlement du vide, des émotions qui devraient être là, et qui n'y sont pas. Tu te détournes de ton âme sœur, et, sans un regard, t'en vas. Les voix ordonnent, et tu obéis, poupée creuse et docile obéissant à plus fort et plus mauvais que toi. Sans t'en douter, tu rejoins la route de ton ancestor, the Handmaid.
Sollux pleure, sanglote, hurle, et seul le silence lui répond, laissant sa culpabilité le ronger.
Et loin, insensible, Vriska rit.
Plus loin encore, le Doc croise les mains dans une posture satisfaite.
Tout s'est déroulé selon le plan.
