LOUP ET LEVRETTE

Il dormait, un bras recourbé au-dessus de la tête, la bouche légèrement entrouverte. Elle ne pouvait s'empêcher de le trouver attendrissant.
Et sexy…
A cause de la chaleur, il avait repoussé le drap qui ne lui couvrait plus que les genoux. Elle bénit Merlin de ce qu'il ne portait jamais de pyjama. Trouver un tel spectacle en rentrant du travail ne pouvait que remonter le moral après une dure journée.
Elle s'assit sur le lit mais, avant qu'elle ait eu le temps de seulement retirer ses chaussures, elle sentit deux mains l'attraper par les hanches et la tirer brusquement en arrière.
« Remus ! Tu es réveillé ?
− A l'instant ! Je rêvais de toi… »
Elle lui sourit et, se dégageant pour lui faire face, s'aperçut qu'il n'avait pas pris le temps de remonter la couverture.
« Et tu as l'air content de me voir ! » ajouta-t-elle, taquine, en désignant du menton son louveteau à l'affût.
Il rougit violemment dans la faible lumière et tenta d'attraper le drap pour se couvrir.
« Ah non ! Maintenant que je l'ai vu, c'est trop tard ! Et puis je n'ai plus sommeil.
− Mais…
− Pas de discussion professeur Lupin ! Veuillez m'arracher ces vêtements immédiatement ! »
L'ordre fut exécuté scrupuleusement…

Elle le sentait, dressé contre le bas de son dos. Remus couvrait sa nuque et ses épaules de baisers tout en caressant ses seins du bout des doigts. Puis ses mains descendirent et l'une d'elle s'arrêta sur sa toison tandis que l'autre venait jouer avec sa cuisse.
Elle se redressa sur les genoux pour qu'il continue son exploration plus avant mais il n'en fit rien et se contenta de remonter une main dans son dos et l'autre sur son ventre.
« Ah, Remus ! Tu veux me torturer ?
− Bien sûr, mon amour… »
Alors, de ses deux mains, il la força à se pencher en avant jusqu'à ce que ses mains touchent le lit.
La main sur son ventre revint retrouver ses seins – ah, il savait se servir de ses doigts ! – tandis que l'autre passait entre ses cuisses pour venir, enfin, effleurer ce bouton de plaisir.
Elle eut un sursaut et un petit cri à ce contact et sentit la main de Remus s'humecter.
« Est-ce que je te torture assez, à ton avis ? demanda-t-il soudain, faussement inquiet, en s'interrompant brusquement.
− Si tu ne reprends pas tout de suite, tu dormiras dans le salon pendant un mois !
− Le canapé est très confortable…
− Remus… » supplia-t-elle.
En riant, il reprit son activité dans un soupir d'aise de sa partenaire.

Finalement, sentant que ni l'un ni l'autre ne pourrait aller beaucoup plus loin sans exploser, il rapprocha son bassin et vint frôler ce puits qui l'attendait.
Un gémissement haletant lui répondit.
Il entra alors lentement, sans cesser d'utiliser ses mains.
« Rem… » Le reste de son nom se noya dans un cri.
Il retint ses doigts. Il ne voulait pas qu'elle l'atteigne avant lui.
Reculant, il replongea aussitôt un peu plus profondément.
Et encore…
Et encore…
Et toujours, ses doigts jouaient avec cette fleur intime, retenant toutefois leur dextérité.
Et encore…
Et encore…
Au moment même où il sentait toute son âme s'enfuir vers elle, elle eut cette merveilleuse sensation que le monde s'effaçait pour se réduire à cette bielle de bronze et de lumière qui venait de la plonger dans un fleuve d'or.

Ils s'écroulèrent, haletants, revenant lentement à la réalité.
« Je t'aime, Remus Lupin. »
Il se redressa sur un coude et la regarda, encore brillante de l'effort, les yeux fermés, le sourire heureux.
Il lui semblait qu'il avait attendu ces mots toute sa vie.