Salut à tous ! Je sais, j'avais dit que je ne publirais pasàcause de ma période d'examens qui approche à grand pas pour ne pas dire que je suis déjà dedans, mais disons que ceci est un cas un peu exceptionnel. J'avais écrit leprologue decette fic il y a... un certain temps. Donc, je ne me suis pas remise à l'écriture, manque de temps oblige.
Résumé : UA. Slash HPDM. Harry Potter est un jeune étudiant en médecine à l'université de Princeton. Pour payer ses études, il a un métier tout sauf traditionnel, mais il ne s'attendait certainement pas à le retrouver là, … lui.
Bonne lecture
Prologue :
Le soleil commençait à peine à se lever que déjà le campus de l'université Princeton grouillait de vie. Des étudiants se rendaient à la bibliothèque pour étudier un peu avant leur contrôle alors que d'autres couraient dans tous les sens, soit pour trouver leurs bouquins ou ne pas être en retard à un rendez-vous important. Rien de vraiment inhabituel en soi.
Harry Potter, lui, se trouvait parmi ceux à la bibliothèque. Pas pour étudier, ça il l'avait tellement fait qu'il connaissait sa matière par cœur, mais pour essayer de se trouver un petit boulot. Son parrain, Sirius Black, lui avait envoyé plutôt ce matin un mail lui indiquant que bientôt il manquerait d'argent pour subvenir à tous ses besoins. Si Harry voulait continuer ses études, il devait très vite se trouver un emploi. Sirius pouvait certes payer les frais d'inscription, mais pour ce qui était de l'alimentaire et tout autre achat il ne pouvait plus assurer.
Sirius Black était un des meilleurs amis de son père. À la mort de ce dernier et de sa femme Lily, il avait recueilli sous son toit son filleul. James et Lily Potter, les parents d'Harry, avaient trouvé la mort dans un accident de voiture, alors que leur fils était âgé de quinze mois. Un conducteur soûl les avait percutés de plein fouet, causant ainsi la mort immédiate des passagers à l'avant du véhicule. Le bébé y avait échappé, gardant pour seul souvenir de cette nuit une cicatrice en forme d'éclair sur le front.
Le conducteur de l'autre passager, un certain Tom Jedusor, s'en était sorti en un seul morceau. Il avait heureusement été envoyé en prison. Il s'était avéré que ce n'était pas la première fois qu'il conduisait en état d'ébriété et qu'il provoquait un accident. Par contre, c'était la première fois que des personnes mourraient. Il était plutôt triste de voir qu'il fallait un drame avant que la justice ne réagisse. Cet homme aurait du être privé de son droit de conduire bien avant.
Le passé est malheureusement le passé et rien ne peut le changer, c'est pourquoi Harry fût élevé par son parrain et son conjoint, Rémus Lupin, au lieu de ses parents. Ses pères de substitution, comme il se plaisait à les appeler, l'avaient aimé comme leur propre fils et avait tout fait pour que sa vie soit heureuse malgré l'absence de ses parents.
Ils avaient toujours été là pour Harry et lorsqu'il avait émis le souhait de devenir médecin, ils n'avaient pas cherché à le décourager même s'ils n'avaient pas assez d'argent pour payer ses études. Les deux hommes avaient dû faire beaucoup de sacrifices pour lui offrir les études rêvées dans une université plus que prestigieuse. La perte de son emploi avait malheureusement obligé Sirius à réduire ses dépenses. C'est donc pour cette raison qu'Harry devait se trouver un job au plus vite. Sa place à l'université était en jeu.
Malgré ses résultats académiques exemplaires, Harry n'avait reçu aucune bourse d'étude. Les examinateurs avaient préféré en donner à des gens qu'ils étaient sûrs de voir réussir, pas à un simple citoyen comme les autres.
Le jeune homme en était donc réduit à éplucher les petites annonces dans l'espoir de trouver un gagne-pain. Jusqu'à maintenant, il n'avait pas eu beaucoup de chance. Les employeurs cherchaient en général des personnes pouvant être disponibles à plein temps ou à temps partiel, pas juste une soirée par semaine. Même les places pour étudiants lui étaient refusées à cause de son manque de disponibilité. Ce n'était quand même pas sa faute s'il faisait des études prenantes.
Harry était sur le point de balancer son journal. Est-ce que quelqu'un pourrait inventer un emploi spécial pour les cas désespérés qui vont être mis à la porte de leur université faute d'argent ? Il ne devait pas être le seul dans ce cas-là, n'est-ce pas ?
Harry était en train de se fracasser le crâne sur sa table lorsque Blaise Zabini, l'un de ses camarades de classe entra dans la bibliothèque. Blaise faisait parti de ce qu'on pouvait appeler les fils à papa. Malgré ce léger défaut, il était plutôt sympathique. D'accord, il était franchement agaçant avec ses grands airs mais Harry n'avait pas vraiment le choix de le supporter, car il partageait sa chambre.
À son plus grand déplaisir, son colocataire vint prendre place à sa table. Harry fit comme s'il ne l'avait pas remarqué et continua à se frapper la tête contre la table.
- Tu ne devrais pas faire ça. Tu risquerais d'abîmer ta belle gueule.
- Je ne t'ai pas demandé ton avis.
- Et si tu me disais plutôt pourquoi une telle scène ?
- Ça ne te regarde pas.
- Si tu le dis mais je continue à croire qu'il serait dommage que tu sois couvert d'hématomes. Un si joli visage mérite une plus grande considération.
Harry regarda Blaise légèrement irrité. Pour qui il se prenait celui-là ? Avant qu'il ait pu réagir l'autre jeune homme prit le journal qu'il avait laissé sur la table. Il regarda la page des petites annonces d'un œil intéressé.
- Alors comme ça, tu cherches du travail ?
- Au risque de me répéter, ça ne te regarde pas.
- J'ai quelque chose à te proposer.
- Je ne suis pas intéressé.
- Voyons Harry, je suis sûr que tu ne pourras pas refuser. Je te donnerais tout l'argent dont tu as besoin et même plus encore.
- À quelle condition ?
- Tu seras à ma disposition jour et nuit. Tu sais, mon lit, la nuit, aurait bien besoin d'être réchauffé.
- Tu es dégoûtant Zabini ! Je ne suis pas une catin ! Je suis peut-être désespéré, mais pas à ce point-là. Je préfèrerais abandonner mes études plutôt que me faire tripoter par toi.
Harry se leva profondément insulté et quitta la bibliothèque en emportant son journal. Jamais de toute sa vie, il avait été aussi insulté. Avait-il vraiment l'air d'une pute ? On lui avait souvent dit par le passé qu'il était magnifique, même s'il avait du mal à y croire, mais jamais encore on lui avait fait une proposition aussi dégradante.
Le soleil était maintenant haut dans le ciel. Il avait du passer plus de temps qu'il le pensait depuis qu'il était entré dans la bibliothèque. Cela expliquait aussi pourquoi Zabini était là-bas. Il n'avait pas pour habitude d'être un lève-tôt.
Harry se laissa tomber sous un saule pleureur. Un peu de tranquillité lui ferait du bien. Il reprit son journal et continua à chercher un emploi jusqu'à ce que son estomac le rappelle à l'ordre. Il avait sauté le petit-déjeuner ce matin et son corps ne semblait pas vouloir le laisser sauter le déjeuner, alors il dût abandonner la partie pour se rendre à la cafétéria.
Il rejoignit son groupe d'amis à leur table habituelle après être allé chercher un sandwich. Malgré les plaintes constantes de son estomac il n'avait pas très faim ou plutôt il n'avait pas très envie de manger. Il s'assit sur le seul siège de libre et mangea en écoutant distraitement ses camarades parler d'il ne savait quoi.
- Harry, est-ce que ça va ?
- Ne t'inquiète pas pour moi Ginny, tout va bien.
- Je sais que non, alors soit tu avoues tout ou je le fais pour toi.
- Mon parrain a perdu son emploi. Si je veux rester à l'université, il faut que je me trouve un petit boulot, mais jusqu'à présent, ils m'ont tous refusé.
C'est terrible, Harry.
- Je sais, Hermione, mais je n'y peux rien. Les gens ne veulent pas engager quelqu'un qui n'est pas très disponible.
- Je pourrais demander à mon frère, Ron. Il est chef de ligne dans une entreprise du coin peut-être qu'il pourrait te trouver quelque chose.
- Sans vouloir te vexer, Ginny, je ne crois pas que je suis fait pour travailler dans une usine.
- Tu es sûr que tu as tout regardé ?
- Tout ce qu'il y avait dans le journal du moins.
- Oh, mais vous avez vu l'heure ? Je dois y aller, je vais être en retard en cours.
Peu à peu les amis d'Harry désertèrent la table pour se rendre en cours. Seul Neville, un autre étudiant de médecine resta avec lui, car ils n'avaient pas cours avant une bonne heure.
- Je suis désolé pour ce qui t'arrive.
- Ce n'est pas si grave, je vais m'en sortir.
- Tu mérites de rester à cette université. Je t'ai vu en cours et tu ferais un magnifique médecin.
- Que je sois bon ou pas, ne change pas grand chose dans mon cas, j'en ai peur !
- J'ai su ce que Blaise t'avait proposé.
- Évite de me parler de ça, s'il te plaît.
- Harry, et si c'était la seule option que tu avais ? Tu serais prêt à tout abandonner en sachant que tu as une possibilité de t'en sortir ?
- Je ne m'abaisserais jamais à jouer la pute pour Blaise Zabini même si ma vie en dépendait. Je vais trouver une solution et elle n'aura aucun lien avec lui.
- Je suis contre ce genre de pratique en général et tu le sais, mais si c'était moi et que cela serait le seul moyen pour moi de rester ici, je le ferais.
- Merci de ton opinion, je vais y réfléchir.
- Envisage-le sérieusement Harry. Je ne veux pas perdre mon meilleur ami et la population ne doit pas perdre un excellent médecin.
Neville laissa seul Harry pour qu'il réfléchisse. Il ne voulait pas qu'il parte, mais il comprenait qu'il ne veuille pas faire des faveurs à Blaise. Seulement, il ne savait pas ce que Zabini ressentait pour lui, mais Neville si. Il savait très bien que le colocataire de son ami ne lui voulait aucun mal et qu'il lui portait de tendres sentiments. Il n'avait simplement pas la bonne manière de faire.
Une heure plus tard, durant son cours, Harry se fit rappeler à l'ordre plus d'une fois. Il n'arrivait pas à se concentrer, pas avec tous ces problèmes en tête. Il pensait sans cesse aux paroles de son ami. Peut-être que Blaise était réellement la solution à son problème. Après les cours, il irait le voir pour lui dire qu'il acceptait. Avec un peu de chance il trouverait une autre solution peu de temps après et il pourrait rompre le contrat.
En fin d'après-midi, il décida d'aller faire un tour en ville. Avec un peu de chance, il trouverait quelque chose qui l'empêcherait de faire la pire bêtise de sa vie. Si son parrain et son oncle entendaient ses pensées en ce moment, ils auraient sûrement honte de lui. Jamais auparavant, il n'aurait pensé devoir vendre son corps à un homme qu'il détestait, mais si c'était réellement le seul moyen de rester à l'école…
Il alla à la librairie d'un de ses amis. Théo allait sûrement pouvoir l'aider à y voir un peu plus clair. Théodore Nott était un homme plutôt froid en apparence, mais une fois qu'on le connaissait, on ne pouvait plus se passer de lui. Il l'avait connu durant son adolescence. Son petit-ami de l'époque, de quelques années son aîné ce qui n'avait pas plus à Sirius, l'avait amené dans cette librairie pour lui présenter son meilleur ami. Depuis, il y venait régulièrement.
- Harry, que fais-tu ici ? Je croyais que tu avais des cours.
- Aujourd'hui c'est ma journée relax, alors j'ai pensé à venir te voir.
- Installe-toi, je vais aller nous chercher quelque chose à manger.
Théo disparut dans l'arrière-boutique, qui s'avérait être en réalité son appartement. Très peu de personnes pouvaient se vanter d'y avoir mis les pieds. Même Harry qui le connaissait depuis longtemps n'y avait mis les pieds qu'une seule et unique fois. L'homme revint finalement avec un plateau contenant plusieurs pâtisseries.
- Sers-toi et dis-moi ce qui ne va pas.
- Mais comment sais-tu que…
- Que tu vas mal ? Facile…, à chaque fois que tu viens me voir avec une tête d'enterrement, c'est que tu as un problème.
- Tu commences à trop me connaître.
- Peut-être que oui, peut-être que non. Alors que puis-je faire pour toi ?
- J'aurais besoin d'un emploi.
- D'un emploi ? Tu ne crois pas que cela pourrait nuire à tes études de travailler ?
- Je n'ai plus le choix, Théo. Mon parrain a perdu son emploi, il n'arrivera pas à payer tous les frais de cours peu importe ce qu'il dit.
- Je vois. Je peux t'offrir un emploi, mais vu ton manque de disponibilité tu ne feras pas beaucoup d'argent.
- Peu importe, l'essentiel c'est que j'en fasse au moins un peu.
- Tu sais Harry, j'aurais une solution beaucoup plus payante pour toi.
- Tant que tu ne me proposes pas te coucher avec toi pour de l'argent.
- Non, de toute façon je n'aurais pas les moyens de t'entretenir bien longtemps. Non, ce que j'ai à te proposer c'est un peu dans la même veine mais en beaucoup moins intime.
- Qu'est-ce que c'est ?
Théo se leva et alla chercher une revue. Il revint s'asseoir et regarda Harry dans les yeux pendant un moment. Celui-ci commençait à se demander ce qui rendait son ami si sérieux tout d'un coup. Théo se décida enfin à montrer la revue à Harry lui causant un choc.
- Une revue pornographique ?
- Ils recherchent de jeunes modèles.
- C'est une très mauvaise idée.
- Harry, écoute-moi, c'est une chance en or. Une seule séance photo et tu aurais la belle vie pendant plusieurs mois. En plus, ce magazine ne présente jamais de modèle nu et je connais le photographe, il est très gentil.
- Je ne crois pas que je pourrais…
- Harry, présente-toi au moins aux sélections. Si tu n'es pas choisi, tu n'auras qu'à faire comme si je ne t'avais rien dit.
- Et si je suis choisi ?
- Tu décideras si tu as envie de le faire ou non.
- Montre-moi la revue.
Théo donna le magazine à Harry qui se mit à le feuilleter. Son ami avait dit vrai, aucun modèle n'était nu. Une seule chose le rebutait, il avait toujours été du genre pudique.
- Je veux bien essayer.
- Tant mieux. Tu verras bientôt plein de vieux pervers vont se branler en pensant à toi.
- THÉO !
J'espère que vous avez aimé, laissez-moi une petite review pour me donner votre avis. Aussi je tiens à préciser que la suite ne devrait pas arriver avant, minimum, un mois. Encore une fois, les études avant tout!
babyFleurdeLys
