Disclaimer : Albator, Toshiro, Clio, Kei, Warius Zéro, Maji, Tori-San et Mi-Kun, appartiennent à leur créateur, M. Leiji Matsumoto.

Les autres personnages sont à bibi.

1.

Perché dans un arbre, Alhannis en dégringola, tombant presque aux pieds de sa cadette, faisant battre des mains d'enthousiasme à Pouchy.

- Papa revient, je viens de voir sa voiture remonter l'allée centrale !

- Oh oui, papa ! trépigna Pouchy.

- On va à sa rencontre ? proposa Alcéllya en virevoltant dans sa robe de mousseline couleur crème de café, ses couettes volant au vent, une vraie petite femme de huit ans en socquettes et ballerines.

- Et comment ! rugit Alhannis en prenant son tout petit frère entre les bras pour trottiner vers les grilles d'entrée du domaine.

Conduisant rapidement sa puissante berline noire, braquant sèchement dans les tournants de l'allée de sable rose pâle, Albator se rapprochait du château, ne voulant pas perdre une minute avec ses enfants à quelques jours de son nouveau départ et pour sans nul doute le vol le plus dangereux de sa vie.

Ayant traversé une partie des jardins avants, il aperçut de loin ses trois enfants rassemblés devant la fontaine et il enfonça encore l'accélérateur pour freiner en catastrophe devant eux, ce qui fit encore plus rire Pouchy.

- Papa !

Poussé en avant par ses aînés, le garçonnet s'avança le premier vers son père qui le serra très fort contre lui, ses lésions abdominales internes encore trop sensibles que pour qu'il le soulève à bout de bras.

- Ce que je t'aime, mon papa. Je t'ai fait plein de dessins !

- Ils seront tous épinglés dans ma chambre, assura le grand brun balafré.

- Je sais, j'ai vu tes photos !

- Nous aussi, on t'adore, jetèrent d'une voix Alhannis et Alcéllya en venant chercher leur dose de câlins mais en veillant bien à ne pas repousser leur cadet.

- Vous êtes toute ma vie, murmura Albator en embrassant passionnément les boucles de ses enfants. Où est votre maman ?

- Elle travaille sur son ordinateur, pour changer. Elle est près de la piscine ronde.

Alhannis fit la grimace.

- Grand-père Skendar me manque déjà !

- Même en bonne santé, sa villa de la plage lui manque. Mais il sera tous les week-end, pour vos vacances, et le jet doit lui amener Pouchy dès après notre départ à votre maman et à moi. Vous ne serez pas seuls, les enfants.

- On sait, sourit le jeune trio. Et toi, tu reviens toujours !

- Comme si je n'avais pas les meilleures raisons de tout traverser pour vous aimer !

- J'ai faim ! renseigna Pouchy en tirant sur les pans de la veste semi-longue couleur vert d'eau de son père.

- Je ne sais faire qu'une chose…

Six prunelles s'illuminèrent de bonheur.

- Des croustillons ! Oh oui, papa !

- Vous devriez quand même le laisser souffler, intervint Cyvelle la nounou Mécanoïde. Il a passé une rude journée à la hiérarchie de la Flotte terrestre. Il a besoin d'être aussi un peu avec votre maman.

- On fait quoi ?

- Je crois que Masgoll a très envie de jouer avec sa très grosse balle, rit Albator alors que l'immense chien-dragon était venu japper autour de l'adolescent, de la fillette et du garçonnet. Allez le distraire.

Oubliant presque leur père, les trois enfants entraînèrent Masgoll dans leurs jeux.

Albator suivit en les suivant du regard.

« Encore si peu de jours, vous allez me manquer plus que jamais ! Au cas où la menace annoncée se précise, même ici vous ne serez plus en sécurité. Et je dois tout faire pour vous protéger ! Ne vous inquiétez pas, personne ne vous fera de mal… Je ferai tout, même affronter celui qui est devenu au fil des ans mon meilleur ami – tout comme lui me combattra sans sourciller ! ».


Salmanille ronronna alors que les bras de son mari l'enlaçaient.

- Les enfants disaient que tu travaillais. Là, il me semble plutôt que tu prends un bain de soleil de première. Tu es toute mouillée et je t'adore !

- Et toi, en dépit du soleil, c'est à peine si tu prends un peu de hâle, tu es désespérant ! J'ai fini de préparer mon départ, je me détendais, je t'attendais, mon bel amour ! Les enfants ?

- Ils jouent. Ils réclament des croustillons, je vais en cuisines pour leur en préparer.

- Masgoll est avec les gosses ? insista Salmanille.

- Il peut les semer en seulement trois foulées, mais il restera près d'eux ! Ils sont en sécurité, qui donc oserait s'en prendre à eux avec nous dans les parages ?

- Personne, sinon je ne donnerais pas cher de la vie de cet agresseur ! rugit Salmanille. Je vais me doucher, ensuite je viendrai te retrouver pour ajouter quelques bicks sucrées à leur goûter.

Alhannis tira de sa poche un petit pistolet jouet éclairant.

- Essaye d'attraper celle-là, Masgoll !

Et l'immense chien partit à toutes foulées, les yeux rivés sur les étincelles à rattraper et à ramener à ses petits maîtres.

- Tu l'as bluffé ! rit Alcéllya.

- Mais je ne suis pas sûr que ce soit une bonne chose, souffla Alhannis, soudain inquiet, observant tout autour de lui, mais n'apercevant rien de menaçant.

Masgoll toujours parti à sa petite quête, Alhannis, Alcéllya et Pouchy étaient retournés de toute la vitesse de leurs jambes vers le château.


D'un arbre bien plus haut que celui de son aîné, Alguérande avait dévalé au sol.

Il n'avait rien perdu de la dernière scène, comme de tellement nombreuses depuis qu'il venait régulièrement espionner la famille officielle de son père.

- Tant de bonheur, des bonheurs… Est-ce que ce j'aurais dû connaître ? Tu m'aurais offert la même chose qu'à tes enfants que tu connais depuis leurs premiers jours ? Je n'arrive pas à y croire… Comme si tu allais aimer le fruit de tes viols ! Mais j'avoue que cet amour infini que tu as au cœur est fascinant et attirant !

Alguérande grimpa le long du mur et le sauta souplement pour filer vers la cache qu'il occupait depuis des semaines !