Conseils paternels

Disclaimer : Les personnages de Pot ne m'appartiennent pas, mais à l'illustre T.Konomi

Coucou tout le monde, et une nouvelle fic en deux ou trois chapitres,je penseelle s'inscrit un peu dans le recueil « Père et fils » mais je la considère comme étant un peu à part que j'espère, vous aimerez. Je la dédie à Zairoon pour le fabuleux travail de traduction qu'elle fournit sur « Princesse du tennis ».

Sakuno-chan, je tiens beaucoup à toi. Je sais que tu ne m'aimerais jamais autant que tu as pu l'aimer. Je ne te le demande pas, mais laisse-moi te réconforter, guérir les blessures de ton cœur, je ne veux rien de plus.

-Toya-kun…l'entendit-il balbutier

Le garçon aux cheveux bruns et au yeux couleur ambre caressa doucement la joue de Sakuno, relevant la tête de la jeune fille afin que ses yeux soient ancrés dans les siens.

Le cœur de Sakuno fit un bond dans sa poitrine en lisant tant d'amour dans le regard du garçon, et elle ne bougea pas, ni ne résista quand il posa simplement ses lèvres sur les siennes.

Cependant elle ignorait qu'un garcon aux cheveux rebelles et aux yeux dorés crispait ses poings de rage à cette scène, elle ne se doutait pas combien le cœur de Ryoma pouvait saigner à cet instant.

« Out déclara l'arbitre

-Echizen, qu'est ce que tu fous ! » s'écria Horio en colère.

Ryoma sembla prendre conscience qu'il était en plein match contre Horio, il s'en voulut de se laisser distraire pour une histoire aussi stupide. Il n'en avait rien à faire que Ryuzaki soit avec un autre. Cependant il avait besoin de rejeter sa frustration sur quelqu'un d'autre. Et la cible était juste devant lui. C'est avec un regard glacé et un grand sourire qu'il répondit :

« Horio, je te rappelle que je suis le capitaine de cette équipe. 100 tours de terrain après notre match » tonna la voix du buchou, sèche et tranchante.

Horio déglutit en subissant le regard noir de son capitaine. Bien qu'il connaissait Ryoma depuis sa première année, jamais il ne l'avait vu dans un tel état de confusion au point de perdre son calme ordinaire. Même contre Momoshiro lors de sa première année, alors qu'il hésitait à participer à l'US Open, il n'avait donné l'impression d'être bouleversé. Horio se dit qu'il serait bien le dernier à lui dire que quelque chose n'allait pas et que ça se voyait sous peine d'écoper non pas de 100 tours de terrains mais de 1000.

Ce qui serait un nouveau record, le précédent s'élevant à 500 et détenu par Momo.

Ryoma se fustigea mentalement afin de reprendre le contrôle du match. Perdre contre Horio, même s'il était devenu plutôt doué, n'était pas envisageable. Quelques minutes plus tard, l'arbitre annonça.

« Jeu, set et match pour Echizen, 6- 1 »

Lorsque les entraînements furent terminés, et qu'il sortit des vestiaires marchant pour quitter l'établissement, Ryoma aperçut le fameux Toya. Il ne comprit pas pourquoi soudainement la scène qu'il avait surprise lui revint en mémoire et encore moins pourquoi il ressentait l'envie de refaire le portrait de ce garçon. Il souffla, cherchant à reprendre le contrôle de lui-même puis lorsqu'il releva la tête, Toya avait disparu.

Mais quel est mon problème ? ne put-il s'empêcher de penser

Nanjiroh Echizen alors que son ventre criait famine, rentra subitement dans la cuisine mais s'arrêta net. Son fils avait une mine épouvable, un bol de riz et son poisson devant lui qui n'étaient même pas entamés. De plus il semblait avoir pris en vénération la table qu'il ne cessait de regarder la tête baissée.

« Eh shonen, si tu n'en veux pas, je peux manger ton plat préféré » ricana le samourai en s'emparant du bol de riz.

Tout en engloutissant la moitié du riz, il jeta un coup d'œil à la dérobée à son fils qui n'avait pas bougé d'un pouce. Toute envie de le provoquer le quitta. Il reposa le bol, tira une chaise pour s'asseoir en face de son fils.

« Eh shonen, tu as une mine affreuse, qu'est ce qui ne va pas ? »

Ryoma releva la tête, et haussa les épaules.

« Qu'est ce qui te dit que quelque chose ne va pas ?

-C'est que tu n'as pas vu ta tête dans un miroir répliqua son père avec sympathie. Quelque chose me dit qu'il y a une histoire de fille la-dessous »

Ryoma haussa les épaules, bien déterminé à ne rien dire à son père. Puis il soupira, il ne comprenait pas lui-même son propre comportement. Momo n'était plus là pour lui donner des conseils, pour lui reprocher sa conduite.

« J'… J'ai un ami ». Bon c'était banal c'est sûr, son père ne serait certainement pas dupe mais bon c'était ça ou il ne disait rien.

« Et quel est le problème de ton ami ? demanda Nanjiroh

Une fille qui était amoureuse de lui et pour laquelle il n'avait pas vraiment de sentiments, sort maintenant avec un autre garçon. Il a surpris la fille et son nouveau copain en train de s'embrasser et sans se l'expliquer il a eu mal. Ca veut dire quoi ?

Hmm ça peut vouloir dire que les sentiments que cette fille éprouvait pour ton ami le flattaient ou bien que ton ami ressent quelque chose pour cette fille

Mais comment il peut savoir quelle est la bonne réponse ? demanda incrédule le prince du tennis

Il lui faut écouter son cœur et chercher à se débarasser pour une fois, de son stupide orgueil. Compris Shonen »

Ryoma ne répondit pas, mais laissa l'information cheminer jusqu'à son cerveau.

Il se leva en murmurant : Merci

Il rentra dans sa chambre et s'allongea sur son lit en scrutant le plafond.

Que penses-tu de Ryuzaki, sois honnête envers toi-même se dit-il. C'était une fille plutôt mignonne, il devait l'avouer, et il n'était pas le seul à le penser. Bon, elle n'avait pas de réels talents pour le tennis, mais au cours des ans, elle avait progressé grâce à ses efforts. C'était une gaffeuse de première catérogie se dit-il en souriant, repensant à leur première rencontre, mais qui avait le cœur sur la main. Côté qui le dérangeait un tout petit peu parce qu'il la trouvait trop gentille. Mais au final, le peu de temps qu'il avait passé avec elle avait été agréable.

Il se retourna sur le côté et vit une des photos de Shiba-san sur laquelle par un concours de circonstance, Sakuno s'était retrouvée à côté de lui toute souriante au premier plan.

Elle était vraiment adorable sur ce cliché. Il n'avait cessé de jouer les aveugles quant aux sentiments de la jeune fille et il fallait qu'il l'ait perdue pour se rendre compte des sentiments qu'il avait pour elle. C'était tellement ironique, tellement classique.

Il prit son téléphone portable, et s'arrêta sur le nom « Ryuzaki », hésitant à l'appeler ou non. Quand il finit enfin par appuyer sur le bouton d'appel, son cœur se mit à battre la chamade dans sa poitrine. Calme-toi Ryoma, ce n'est rien.

« Moshi moshi » répondit une voix masculine

Non pas ça ! La gorge de Ryoma se noua, il s'apprêta à raccrocher quand…

-Toya-kun, c'est qui ? demanda Sakuno tout en prenant le téléphone

-Je ne sais pas, personne ne parle répondit son ami

-Moshi moshi, Ryusaki desu »

Ryoma déglutit avant de retrouver la parole.

« Konban wa Ryusaki

-Ryoma-kun c'est toi ?s'exclama surprise la jeune fille

-Oui, je me demandais…si tu pouvais venir demain après ton entraînement pour un petit match. J'aimerais sonder ton niveau actuel si cela ne te dérange pas.

Bravo Ryoma ! se dit-il Quelle proposition alléchante !

-Ano… j'avais autre chose de prévu mais je serai peut-être libre en fin d'après-midi dit la jeune fille en regardant Toya avec un air inquiet, lequel celui-ci y répondit par un clin d'œil

-Ca me va , matta ne

-Hai »

Voilà c'était fait se dit-il quand elle eut raccroché. Il souffla, n'ayant aucune idée de ce qu'il allait lui dire. Echizen Ryoma, tu n'es qu'un crétin. Heureusement que tu ne joues pas au tennis de la même manière que pour parler à une fille.

Sakuno avait conservé son portable dans la main et le regardait de façon béate. Elle n'en croyait pas ses yeux, Ryoma l'avait appelée. Bon c'était pour jouer au tennis, mais c'est la première fois qu'il prenait ce genre d'initiative.

« Alors tu es contente murmura Toya à l'oreille de son amie, en profitant pour l'enlacer.

J'ai surtout du mal à y croire, mais dis moi demanda-t'elle soudain inquiète, ça ne te dérange pas que j'aille jouer avec lui ?

Pas du tout, ça me fait même plaisir, tu souris à nouveau.

Merci Toya-kun !

Et voilà pour le premier chapitre. Vous en découvrirez plus sur Toya dans la deuxième partie, et vous comprendrez quelles sont exactement ses relations avec Sakuno et pourquoi il agit ainsi. Je ne gâche pas le suspense, postez quelques reviews pour me dire ce que vous en pensez, ça fait toujours plaisir !