Disclaimer : L'univers et tous les personnages de Harry Potter évidemment ne m'appartiennent pas ! ^^
Ceci est ma première fanfiction, alors j'espère qu'elle vous plaira ! Elle sera toute petite : 5 chapitres seulement, et je posterai un chapitre toutes les deux semaines.
Bonne lecture !
[Chapitre corrigé le 7 Juin 2016]
Edit du 28 Février 2018 : Après relecture, je trouve quelques incohérences dans cette fanfic'. J'imagine un déroulement, un dénouement différent. Comme je n'ai pas envie de la supprimer (je l'aime bien), j'en écrirais une deuxième version dès que j'en aurais le temps. :)
C'était le 31 Octobre 1981, et la lune, encore pleine la veille, décroissait lentement. Godric's Hollow, petit village de charme avec ces maisons à colombages, luisait sous les lumières jaunes des réverbères. A première vue, la nuit était paisible. L'une des demeures pourtant avait sa porte grande ouverte, comme un gouffre exhalant une odeur de mort. Un rideau, par une fenêtre brisée au premier étage, se balançait au dehors tel un fantôme au rythme du vent. Dans cette pièce, la lumière restée allumée tremblotait, et il s'en échappait les cris d'un nourrisson. Il pleurait, il hurlait, sans s'arrêter. Mais, à Grodric's Hollow, la nuit s'était figée dans une quiétude froide, indifférente, et ignorait superbement la tragédie qui s'était jouée là, comme si elle cherchait à en détourner le regard, de gêne.
Il y eut un vrombissement furieux, un concert de crissements et de pétarades, puis une moto volante atterrit lourdement devant la maison. Un homme se précipita à l'intérieur comme un fou.
Au fond de lui, il savait... Il l'avait sans doute deviné à l'instant-même où il avait découvert la cachette de Peter vide, sans aucune trace de lutte. C'était trop tard.
Un grand bruit retentit à l'intérieur, comme un objet qu'on fracasse sur le sol, et un hurlement de rage et de douleur déchira la nuit. C'était fini. Sans grand tapage, Vous-savez-qui venait de disparaître, mais Sirius Black ne s'était jamais senti si mal. Le monde s'effondrait, se dérobait tout entier, car sans James, sans son presque-frère, plus rien n'avait lieu d'être, plus rien ne possédait de valeur, et il se sentit comme mourir avec lui. C'était sa faute, sa faute à lui. James Potter, son meilleur ami, gisait sous ses yeux, sa baguette encore serrée dans sa main, le regard vide, et il crut y déceler un reproche muet.
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Peter avait trahi et il en était responsable. Depuis que Sirius avait découvert les corps sans vie de James et Lily, ces deux idées le harcelaient et l'accablaient, inlassables. Il passait de la fureur à la culpabilité. Des Détraqueurs n'auraient pu le rendre plus malheureux. Il se revoyait à Poudlard, quelques années plus tôt, à rôder dans les couloirs avec Cornedrue. Les mauvais coups, les retenues, la cabane hurlante et les pleines lunes... Les Maraudeurs n'existaient plus, et seule une haine terrible l'empêchait d'éprouver le gouffre béant qui s'était ouvert en lui. Un gouffre qui ne se refermerait plus jamais.
Depuis l'aube, il ne faisait que courir. Courir à la recherche de ce sale rat. Pour la première fois de toute sa vie, il voulait faire souffrir, il voulait faire du mal. Autour, il percevait vaguement les exclamations de joie des sorciers, les chants, les vols de hiboux qui obscurcissaient le ciel, mais il n'éprouvait que dégoût et rancœur à l'égard de ce bonheur. Sirius avait envie de frapper et de jeter des sortilèges cuisants à tout ceux qu'il croisait. Comment pouvait-on s'amuser ? Comment pouvait-on être heureux alors que James Potter et sa femme venaient de mourir ? Un mur s'était dressé entre lui et le reste des humains. Soudain, tout était lointain et étranger et répugnant.
Il ne sut pas combien de temps passa, combien de temps il courut, mais il le reconnut tout de suite. Là, au milieu des moldus, il tentait de se cacher, de se faire le plus minuscule possible. Et ses petits yeux de rat fouillaient les alentours, inquiets, comme s'il s'attendait à le voir surgir à tout moment. Sirius en éprouva une satisfaction cruelle, mais insuffisante pour apaiser sa colère.
- PETER ! rugit-il.
Il brandit sa baguette, indifférent aux moldus autour d'eux. Le traître eut un violent sursaut, et sans même se retourner, tenta aussitôt de prendre la fuite. Mais il était lent, empoté. Sirius le rattrapa vite, l'accula dans un coin de la ruelle. A présent face à face avec Peter, la rage explosait en lui et débordait hors de son corps. Des étincelles rouges jaillissaient de sa baguette pointée sur la gorge de Queudver qui s'était ratatiné sur lui-même. De ses yeux grands ouverts, il le fixait, ne respirait plus, ne tremblait pas.
- Pourquoi ? gronda Sirius en lui enfonçant sa baguette dans le cou, comme s'il s'était agi d'un couteau. Pourquoi as-tu trahi tes amis ?!
Peter sursauta encore, et il y eut comme un instant de flottement. Il le regardait toujours de ses yeux écarquillés, mais il se redressa d'un coup et s'exclama très fort de sa voix aiguë :
- Qu'est-ce que tu dis ? TU as trahi James et Lily !
Il laissa échapper une longue plainte et se prit la tête dans une main.
- Par Godric... Je n'arrive toujours pas à y croire... Patmol, ton meilleur ami ! Tu étais leur gardien du secret, la personne en qui ils avaient le plus confiance au monde, et TU LES AS TRAHI !
Sirius, la baguette toujours enfoncée dans la gorge du rat, se sentait agité de tics nerveux et une veine palpitait sur sa tempe. Mais l'incrédulité face à un tel mensonge l'empêcha de réagir aussitôt. Peter continuait sur sa lancée, si convaincant que les larmes ruisselaient sur son visage. A moins qu'il ne s'agisse de peur ?
- J'avais confiance en toi, je t'admirais tant ! Pourquoi as-tu fait une chose pareille ?
A présent, toute la rue était silencieuse et les regards s'étaient braqués sur eux. Peter ne tremblait toujours pas, Sirius avisa deux secondes trop tard le bras qui était resté tout ce temps caché derrière son dos... Il ne l'avait pas désarmé.
- Avada Kedavra!
Un rayon de lumière verte l'aveugla, et lorsqu'il ouvrit les yeux les cadavres des moldus jonchaient le sol. Leur image se superposa à celle de James, étendu dans le vestibule, à Godric's Hollow. Bouillonnant de l'intérieur, Sirius se tourna vers Peter, prêt à en finir. Mais il n'y avait plus qu'un tas de vêtements et un doigt sanguinolent. C'était un cauchemar, ce fut comme s'il devenait fou. Oui, ce rire dément venait de lui. Il entendait déjà des martèlements au coin de la rue, des pop, des éclats de voix. Les Aurors transplanaient tout autour, et venaient l'arrêter lui. Quelle bonne blague ! Mais bien sûr, qui aurait pu être au courant que le meilleur ami de James avait proposé le traître comme gardien du secret à sa place ?
- Tu ne fileras pas, Peter.
Sa folie s'était dissipée aussi vite qu'elle était venue, à l'instant-même où il avait aperçu le rat disparaître dans une rue adjacente. Il pouvait encore tuer ce traître, avant qu'on ne l'arrête. Des sorts fusèrent au dessus de sa tête, et brûlèrent quelques mèches de ses cheveux au passage. Sirius grimaça, et bondit à la suite du rat. Il visa au hasard derrière lui :
- Stupéfix !
Il ne sut pas s'il avait fait mouche, mais un sort de désarmement lui fit sauter sa baguette des mains. Il s'engouffra dans l'autre rue, et repéra Queudver loin devant lui. Il laissait derrière lui une traînée de sang. Profitant d'être momentanément hors de vue des Aurors, Sirius se métamorphosa. Sous sa forme canine, ses émotions se firent plus simples et plus claires. Il n'y eut plus que l'odeur du rat qui lui emplissait la truffe, la volonté de tuer. Il le flairait de loin. Impossible qu'il lui échappe. Il jubilait même, car il sentait toute la peur de Peter. Cela lui faisait un immense bien, quelque part, et il eut à nouveau envie de rire.
Il sema les Aurors très vite - ceux-là n'avaient pas eut l'idée de poursuivre un chien - et traqua Peter jusqu'à une minuscule maison. Elle était minable, presque délabrée, à l'écart des autres habitations. La bâtisse donnait l'impression de vouloir se cacher, comme si elle avait honte. L'inquiétude étreignit Sirius d'un coup au milieu de sa rage . Cette maison, il la connaissait, et il sentait désormais une deuxième odeur familière se mêler à celle de Peter...
Voilà ! J'espère que c'était pas trop mal pour un début. Qu'en dites-vous ? ^^
Des idées sur la deuxième personne que Sirius a flairé ? ;)
