Salutation le peuple !
Alors, voilà nous sommes deux nouvelles sur ce site et on fait une fiction à quatre mains, c'est notre premier projet d'écriture donc soyez indulgent s'il vous plait, n'hésiter pas à commenter, même à critiquer mais en restant courtois !
Avertissement: Nous avons pris comme base l'univers de Teen Wolf qui appartient à la MTV et son créateur Jeff Davis que nous remercions de nous donner la lumière au bout du tunnel ( surtout DEREK ! Naaan PETER ! ) =)
Notre histoire se détachera certainement au fil du temps de Teen Wolf. (LA : Mouais... / MA : Chut. )
Bonne lecture ;)
Prologue - Le commencement
Marcher et s'enfoncer dans le lichen, entendre les branches ploirent, percevoir le bruissement des feuilles que fait le vent quand il envahit la futaie, on pouvait presque entendre l'herbe grandir sous les rayons argentés. La nuit était belle au milieu des arbres, quand on levait la tête on apercevait la lune et ses milliards de petites étoiles sur fond bleu irréel, elle aimait ces moments de solitude, personne ne viendrait la dérangée ; ils étaient tous à leur assemblée et ne venait jamais par ici. Le silence fut troublé par le métal qui s'entrechoquait et le grincement familier de la corde, puis par la flèche fouettant l'air et se plantant dans le fruit du pommier qui s'écrasait au sol. C'était un petit arc perse recourbé en bois, il était beaucoup plus léger que ce qu'elle utilisait d'habitude, et avec ça elle ne tuerait que des lapins, voir un écureuil malade...
Encore une fois elle tira sur la corde qui grinça, la flèche prête à transpercer une autre pomme, mais celle-ci se planta dans le sol. Elle avait eu tort de penser qu'elle serait seule, un soir de pleine lune aux abords d'une route peu fréquentée, elle tourna la tête vivement se sentant épiée, une personne normale n'aurait certainement pas entendu le craquement du bois sec à 100 mètres, pourtant elle avait entendu comme si cela c'était passé à coté d'elle. Elle feigna l'indifférence avant de ramasser une flèche sur le sol et de l'encocher; prête à tirer sur le premier malvenu. Ce n'était pas un animal, les pas étaient trop binaires et lents, pourtant cela lui tournait autour comme tel.
Là ! La flèche partit, frôla un tronc avant de finir sa course quelque part dans le vide. Elle était pourtant sûr d'avoir visé quelque chose. Ce serait sa dernière flèche.
Elle la prit dans le carquois, banda la corde, chercha sa cible qui... venait de passer et qui s'amuser à cache-cache, une paire de griffes stria l'écorce ; la nuit n'était plus belle, non, elle était terrifiante. Plus un craquement, plus un bruit, juste le silence. Elle n'eut pas le temps de réagir, comme le serpent qui fond sur le mulot, l'ombre l'assaillit. La créature se jeta de tout son poids pour la faire faillir ; la flèche glissa sur le sol, le souffle coupé elle tomba emportée par la bête. Celle-ci était passée au dessus d'elle lacérant son dos de ses griffes tranchantes comme des lames de rasoirs, elle attendit que la silhouette informe lui arrache la gorge, mais elle s'enfuya en faisant une dernière fois rougeoyer ses yeux enflammés laissant l'adolescente au milieu de la sombre forêt.
Elle roulait, trop vite par apport à la vitesse autorisée, une cigarette à la bouche, déformée par un rictus colérique et d'un dégoût certain. D'un geste vif, elle alluma la radio, déchaînant sa frustration à travers une musique basse et agressive. Elle n'aimait pas vraiment le rock, ni même fumer mais à cet instant, plus rien n'avait d'importance seule sa rage surplombait tout. Au loin dans cette mer végétale sinistre et menaçante, un bruit étouffé de course se fit entendre, quand l'immense ombre surgit de la bordure des arbres au beau milieu de la route, il était trop tard. Il faisait trop sombre pour voir quoi que ce soit sauf peut-être les yeux de la créature, d'un rouge sang qui semblaient se délecter de la situation qui allait survenir.
Tout s'enchaîna très vite, la conductrice dans un cri de terreur et d'un geste désespéré braqua violemment le volant, la voiture fit une embardée avant de percuter un arbre.
Quand elle ouvrit les yeux, un affreux goût de sang au fond de la gorge la fit grimacé, elle sentit plus qu'elle ne vit contre son dos non pas la matière plastique de son siège mais une étrange sensation de terre, d'une petite plante rase, douce semblable à de la mousse et de boue, plissant les yeux, la jeune femme toucha frénétiquement autour d'elle, essayant de prendre appuie sur quelque chose ce que après quelques minutes elle parvint à se redresser suffisamment pour se rendre compte qu'elle n'était plus dans sa voiture mais dans une forêt sombre et dense. Passer cette constatation saugrenue, une douleur fulgurante prit soudain possession d'elle, dans un craquement atroce, elle rejeta la tête en arrière, la bouche entrouverte dans le vain espoir de crier sa souffrance, un feu se propagea dans son corps, embrasant son sang.
Sa vision était flou et pourtant, la tête inclinée vers le ciel, la pleine lune lui paru plus clairement que jamais.
L'omoplate arrachée dégoulinante d'un sang poisseux, elle sentit les lambeaux de chair pendouillant avec ceux de son débardeur, elle avait l'impression que ses griffes s'étaient enfoncées si loin qu'elles étaient arrivées jusqu'à l'os et plus loin encore. Ses pieds raclaient le sol: les épines de pins, la poussière, la terre et les feuilles; la douleur éclair l'avait prise au cœur faisant remonté bile et larmes qu'elle ravala, elle n'était pas très résistante à la douleur.
C'était une faiblesse.
La foret des Osselets s'étendait sur toute la ville, de l'autoroute au centre, jusqu'aux propriétés privées dans les plaines. Et l'adolescente était bien loin de chez elle, à l'opposé en vérité. Alors elle marcha longuement, titubant, trébuchant, s'arrêtant à intervalle régulier, perdant le sens de l'orientation bien que pour le perdre il aurait fallu en avoir un. Plus elle avançait vers l'est et plus l'espace entre les arbres se resserrait , les ténèbres devenaient denses et tout était devenu hermétique à l'extérieur. Il n'y avait plus aucun moyen de se repérer ; elle se sentait de plus en plus faible et était dépourvue de la moindre arme si la bête réapparaissait.
Puis, lueur d'espoir au tréfonds des ténèbres de cette nuit d'été, le chant des criquets, qui annonçait le ruisseau protecteur entourant le domaine.
Alors elle longea le ruisselet toujours vers l'est, elle mis les pieds dans la vase puante et continua à avancer, jusqu'à découvrir le vallon perdu sur lequel était le manoir. Il était encore loin, il était tard, il faisait une chaleur étouffante et il lui suffit de buter sur une pierre pour s'effondrer de tout son long sur la terre aride dont l'herbe sèche lui écorcha les mains, la laissant inconsciente.
Cela avait duré quelques secondes, quelques minutes tout au son corps lui semblait lourd comme de la pierre, et ses bras aussi mou que du caoutchouc, elle sentait les petites pointes piquantes de l'herbe jaunie par le soleil à travers son débardeur, enfin ce qu'il en restait. Elle en aurait presque oublié son altercation tardive avec cette sale bestiole. Presque. Elle enserra l'herbe sèche qui l'avait piquée jusqu'au sang avant de l'arracher rageusement et de se redresser.
La lune pleine et clair comme l'opale miroitait fièrement au coté de l' édifice, comme un pied-de-nez à elle-même, vautrée et dégueulassée sur la colline.
La chasseuse se releva et marcha vers l'antique Manoir et la lune rieuse, mère des loups, dont les yeux brillent aussi bien dans la pénombre que leur muse aux multiples facettes.
Nous acceptons toutes les reviews (Non sans blague !), si vous ne comprenez pas quelques choses, n'hésitez pas !
Merci d'avoir lu ce modeste prologue et à une prochaine fois !
(Du moins pour ceux qui ne sont pas partit en courant :p)
Cordialement,
Les LaMastories !
