Les personnages ne m'appartiennent pas ( Heureusement pour eux)
Seule l'histoire est à moi ;-)
"Wise men say only fools rush in"
Les hommes sages
disent que seuls les imbéciles se précipitent
House
tendit l'oreille.Il reconnut la voix de Wilson fredonner une
chanson...
Fredonner une chanson quelle idée...Surtout à
ce moment là de la journée.
House venait de passer 12 heures à l'hôpital et il n'en pouvait vraiment plus.Sa boîte de vicodin avait mystérieusement disparue et il ne parvenait pas à remettre la main dessus.Et de ce fait , House , était dans un état proche de l'explosion permanente et lui semblait que pour le moment il tenait plus de la cocotte sous pression que d'autre chose.
Il releva la tête
et aperçu Wilson qui se tenait sur le seuil de son bureau.Ce
qui était signe de mauvaises nouvelles..De très
mauvaises nouvelles.Il le savait..Il le ressentait...
Il lui
restait juste 15 minutes avant la fin de son service et House
entendait bien ne pas dépasser l'horaire d'une minute
supplémentaire, ni même d'une seconde.
A dire vrai il terminerait peut-être même 5 minutes avant.Il l'avait bien mérité.Supporter ses patients toute la journée , avoir l'envie de botter les fesses de Chase à chaque fois qu'il le voyait et expliquer à Cuddy que non il ne tenait pas à se deguiser en clown pour les besoins de la fête de fin d'année ( il avait lui avait d'ailleurs conseillé Chase en lui expliquant longuement que celui-ci avait déjà tout d'un guignol)
Il tendit la main pour prendre le dossier
que Wilson lui tendait et l'ouvrit doucement.
Les mauvaises
nouvelles ayant le don d'arriver assez rapidement , il tenait à
faire une exception de celle-là.
Oh bon sang , Le vieux
Fletcher allait plus mal.
House sentit son coeur se serrer.
Non
qu'il était inquiet pour la santé de ce patient mais
plutôt qu'il allait devoir le supporter encore quelque
temps.
Galère...Ce qui dans l'esprit de House rimait
parfaitement bien avec Fletcher.
L'espace d'un instant House
se prit à rêver.
Une épidémie de grippe
espagnole voilà ce qu'il fallait.
A condition qu'elle passe
la nuit suivante sur l'hopital et qu'elle emporte une bonne partie
des patients.Mr Fletcher en tête.
Le train N°2351 à
destination des verts paturages du seigneur attend sur le quai
C.
House etouffa un rire.
C'était si bon de
rêver...
Wilson se racla la gorge.
House referma
le dossier d'un coup sec et jeta un regard glacial à
Wilson.Regard qui aurait eu de quoi geler sur place un pauvre bédouin
en plein milieu du désert du Sahara.
Le jeune médecin
eut l'impression que House le tenait responsable de l'état de
santé médiocre du patient.
Il reprit le dossier et
se dirigea à reculons vers la porte en levant les
mains.
"Okay..Okay...Oublies ce qui tu as vu dans le
dossier..Oublies même que tu m'a vu..."
"But
i can't help falling in love with you"
Mais je n'y peut rien
si je suis tombé amoureux de toi
House se mit à
esperer que Wilson se taise une bonne fois pour toute..Il n'était
pas d'humeur à entendre chanter.Pas plus qu'il était
d'humeur à entendre des rires , des cris et autres
manifestation de joie.
Tout ce qu'il désirait c'était
rentrer chez lui, ecouter le silence et boire un bon whisky ( ou deux
).
Mais il ne put s'empêcher de rire sous cape en
ecoutant les paroles.
Il était vrai que James Wilson s'y
connaissait en choses précipitées.Ce n'était
tout de même pas House qui s'était marié trois
fois.Trois femmes accrochées à ses basques comme autant
des tiques sur le pelage d'un chien.Une seule fois lui avait
suffit.
Il avait été suffisament faible pour se
laisser passer la corde au cou.Mais depuis il s'était bien
repris.Il considerait les femmes comme d'étranges créatures,
mélange de sirènes tentatrices et de fées
Carabosse.Elles vous appataient avec leurs charmes ensorceleurs ,
elles vous faisaient la danse des sept voiles et hop au dernier
moment le coup de massue.Et l'on se retrouvait bien vite marié
, avec des crédits sur le dos et des mioches à ne plus
savoir qu'en faire.
Alors non ..Le docteur House n'allait pas
tomber dans ce piège vil et grossier.
Et il considérait désormais chaque femme qui traversait sa route comme un animal étrange et il était tour à tour la proie et le chasseur.Et lorsque les choses commencaient à devenir trop sérieuses il se depêchait de mettre les points sur les I mais surtout les voiles...
"Wilson tais-toi ..Primo , Elvis Presley chante mieux que toi , secundo je ne suis pas d'humeur à t'écouter et tertio...Ah ben non y a pas de tertio..."
House s'arrêta net.
Il avait bien dit
Elvis?Comme dans Elvis Presley?Le seul , le vrai et l'unique?
Déjà
que les choses allaient mal pour lui là il touchait carrément
le fond.
Sa main se serra inconsciemment sur le presse-papier en cristal qui se trouvait sur son bureau.
"as the river
flows gently to the sea "
Comme les rivieres vont doucement
jusqu'a la mer
La main de house se crispa davantage sur le
presse-papier.
Et cette fois-ci il s'en aperçut.
Wilson
ne savait donc pas à quel danger il s'exposait.
"Pour l'amour du ciel Wilson!Fiches moi le camp!!Ouste , du balai!!"
Wilson ouvrit la bouche pour
répondre.
"Sileeeeeeeeeeeeeeeeeeeence!!!!"
Le
jeune médécin s'aperçut juste à temps que
le bras de house venait de se lever.
Il se baissa juste à
temps pour eviter le presse-papier que house venait de lui balancer à
la tête."
"Ok c'est bon..Je me tais.."
Il s'éloigna dans le couloir en se demandant quelle mouche avait bien pu piquer House pour qu'il réagisse ainsi.
House
ouvrit un dossier au hasard et le parcourut.
Il avait encore dix
bonnes minutes avant de terminer sa journée.
Mais c'était
peine perdue.
L'air qui Wilson avait fredonné lui revenait
en tête et il savait que quoiqu'il fasse il lui serait
impossible de l'oublier
Il ferma alors les yeux, s'étira et laissa les souvenirs qu'il avait tenté tant de fois d'oublier remonter à la surface...
