Trop chaud ?

Salut mes fidèles lectrices ! ... Comment ça j'en ai pas ? ... Bon ben, bonjour mes toutes nouvelles lectrices ^^' !

Ceci est ma toute première fic, alors soyez indulgentes... ou pas !

Rating M pour cause de saignement de nez au chapitre 2 !

Disclaimer : aucun des personnages de One Piece ne m'appartiennent, mais Oda-sama voulait bien m'offrir Sanji pour mon anniversaire...


Chapitre 1

Une semaine. Ca fait maintenant une semaine que Sanji refuse d'adresser la parole au bretteur. Ce dernier a bien essayé de réengager la conversation, par les petites provocations qui le font d'habitude partir au quart de tour, mais rien à faire, le blond est trop buté. Il s'obstine à l'ignorer et à l'esquiver chaque fois que le vert se met en travers de son chemin.

Tout ça parce que l'épéiste a critiqué sa cuisine un jour où le cuistot était particulièrement mal luné. Et encore, il avait juste râlé que son assiette était trop chaude. Pas de quoi fouetter un chat. Mais le coq n'est pas un chat. Plutôt un canard hyper rancunier.

Alors depuis une semaine, il n'appelle plus Zoro pour les repas, et se contente de déposer son assiette au pied du mât (il ne peut quand même pas le laisser mourir de faim), dans lequel il shoote un grand coup, histoire de secouer toute la vigie et de réveiller le bretteur en douceur.

Inutile de préciser que le temps de récupérer son repas, celui-ci est glacé. Il pourrait presque entendre le blond railler : « Pas trop chaud cette fois ? ».

Mais là, Zoro en a marre. Marre d'être réveillé par le tremblement de terre causé par un Love-Cook trop nerveux, marre de manger froid et séparé du reste de l'équipage... Tout simplement marre de ne plus passer de temps avec le blond.

Parce que Zoro ne nourrit pas que de la rivalité envers son nakama, et ça il l'a compris depuis un moment. Alors son mutisme forcé commence franchement à lui courir sur le haricot !

Cette fois, le vert a décidé de coincer le cuistot pour régler le problème une fois pour toutes. Et si on pouvait en venir aux mains, ça ne serait pas plus mal. Ca leur permettrait de se défouler tous les deux.

Le destin semble jouer en sa faveur, car l'équipage vient d'arriver sur une nouvelle île et Luffy insiste pour qu'ils aillent dîner en ville. Le destin, ou plutôt cette sorcière de Nami, qui désigne vite fait l'épéiste et le coq pour garder le navire, « et-on-ne-discute-pas-sinon-je-triple-votre-dette ».

Le bretteur râle pour faire bonne figure, mais au fond ça arrange bien ses plans. S'ils sont tous les deux seuls sur le bateau, Sourcil en Vrille ne pourra pas se servir de ses mellorines pour se défiler.

Le voilà justement qui exécute sa ridicule danse de l'anguille en clamant un « Oui Nami chériiiiie », puis il file s'enfermer dans sa cuisine, prétextant une vaisselle urgente. L'autre s'installe dans la vigie pour pouvoir le surveiller à son aise.

Le reste de l'équipage prend congé, histoire d'aller causer la pagaille en ville. S'ensuit alors le même rituel que les autres jours : l'assiette déposée au pied du mât, le coup de pied à réveiller les morts, mais cette fois l'épéiste ne dort pas. Et enfin le blond va se coucher. A peine a-t-il poussé la porte de la chambre des garçons, que le vert saute de la vigie et le suit.

Il ouvre silencieusement la porte et trouve le cuistot de dos (« Mauvais choix, Cook ») en train de déboutonner sa chemise. Il n'entend pas, sûrement plongé dans ses pensées ou ruminant sa rage, le bretteur qui s'approche de lui à pas de loup...

~/~/~

Une semaine. Ca fait une semaine que Tête de Cactus a insulté sa cuisine. Alors, tout fier cuistot qu'il est, il s'est vengé. Le bretteur ne s'excusant toujours pas, et le coq ne pardonnant pas, ça fait une semaine que ça dure...

Tout ça à cause de la foutue fierté du vert ! Bien sûr, Sanji aurait pu s'abstenir d'envenimer la situation, mais il n'y avait pas que ça...

Il tente de remettre de l'ordre dans ses pensées, tandis qu'il finit sa vaisselle imaginaire [ils mangent en ville, souvenez-vous, alors pas de vaisselle à faire !], puis se livre à sa tentative quotidienne de déracinement du mât, et enfin entre dans la chambre des garçons.

Ca fait quelques temps que le blond sent que son nakama se rapproche de lui. Dans leurs combats quotidiens, où ils sont tellement en symbiose qu'ils devinent les coups de l'autre. Mais aussi certains soirs, où le Marimo le rejoint avec quelques bouteilles. Ils s'assoient alors sur le pont pour boire et discuter, comme le feraient deux personnes normales qui ne passent pas leur journée à essayer de s'étriper.

Sanji se surprend à apprécier ces moments de calme avec le bretteur, alors qu'il devrait le détester, comme tout bon rival. Du coup il ne sait plus trop quoi penser...

Et quand Face de Cresson a critiqué son plat, ça l'a blessé bien plus que ça n'aurait dû. Alors le cuistot a décrété que le vert n'était qu'un parfait crétin, que ce n'était pas prêt de changer, et qu'il ne valait pas la peine de se torturer les méninges pour lui !

On connaît la suite...

Il en est là de ses réflexions, déboutonnant sa chemise dans la chambre des garçons [ça rime ! Ok, je vais me pendre...], lorsqu'il se sent tiré violemment en arrière. Il perd l'équilibre et se retrouve allongé sur un matelas...

~/~/~

Zoro, profitant de l'inattention du coq, saisit le col de sa chemise à moitié ouverte, le tire en arrière, et le fait trébucher pour qu'il retombe sur le lit à côté de lui. Le temps que le blond retrouve ses esprits, il en profite pour s'asseoir à califourchon sur lui, coince ses jambes entre les siennes pour lui interdire toutes représailles, et bloque ses poignets au-dessus de sa tête avec une seule main.

Puis il annonce très calmement :

- Faut qu'on parle, Sourcil en Vrille.

Ledit sourcil se fronce au-dessus d'un œil bleu qui le fusille du regard.

- Teme ! Lâche-moi tout de suite, Face de Cactus ! hurle le cook, se débattant comme il peut.

- Tiens, t'as enfin retrouvé ta langue ? raille Zoro en le regardant se démener pour se libérer.

Le cuistot grogne méchamment, puis arrête de bouger et se tait, le visage caché par ses cheveux.

L'épéiste soupire longuement. Quel gamin !

- T'en as pas marre de faire la gueule pour rien, Ero-Cook ?

- La ferme ! C'est pas pour rien, c'est parce que l'imbécile de plante verte que tu es est incapable d'apprécier les plats d'un grand chef et que...

- Mais j'ai même pas critiqué ta cuisine ! s'énerve le bretteur qui n'apprécie pas de se faire traiter de plante verte.

- ... Et puis d'abord je fais pas la gueule ! conclut le blond, à court d'arguments. Lâche-moi, je t'ai dit !

- Pas tant que tu ne te seras pas calmé, refuse le vert. Et il ressert sa prise sur les poignets de son prisonnier.

Le blond recommence alors à gigoter dans tous les sens pour tenter d'échapper à la poigne de son adversaire. Mais ils savent tous les deux que c'est inutile, car Zoro l'emporte toujours lorsqu'il s'agit de force brute. Surtout que la technique de combat de Sanji repose uniquement sur ses jambes, et que pour l'instant, elles sont fermement immobilisées.

Le cuistot finit par épuiser ses forces, et s'arrête, à bout de souffle. Zoro observe alors le corps de son nakama étendu sous lui, les cheveux en bataille, les yeux (l'œil) mi-clos, le souffle court, les joues rouges, la chemise entrouverte laissant voir sa peau pâle...

Et là, c'est comme un plomb qui saute, un neurone qui déserte, une petite lumière qui s'éteint dans l'esprit du Marimo. Il oublie la raison de sa présence dans cette chambre, et ne voit plus que ce corps couché sous lui...


Alors, comment trouvez-vous ce début ?

Et comme je suis trop sympa (ben voyons), je vous poste le chapitre 2 en même temps !