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NOTE ULTRA IMPORTANTE! Ceci est la réécriture de mon ancienne fiction, que j'ai pas mal retapée :D Si vous connaissiez déjà Split Out your Soul, je vous conseille quand même de relire depuis le départ, j'ai ajouté quelques éléments à l'intrigue et publié un nouveau chapitre (ultra long, d'ailleurs .o.) J'ai aussi regroupé les anciens chapitres, pour en avoir que 6 au final plutôt que 15 x3

Je remercie d'ailleurs du fond du cœur Awako, qui m'a redonné l'envie d'écrire cette fiction, t'es la meilleure revieweuse de tout les temps!

Sur ce, merci d'avance et bonne lecture :D

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xXx

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- Cible confirmée.

- En est-tu sur ?

- Aucun doute, des cheveux verts, trois piercings...

L'homme fit une pause, se délectant des secondes d'impatience de son chef.

- C'est Roronoa. Finit-il

- Vous avez trouvé une jolie fille à lui mettre sous la dent ?

- Pour sur, elle est connue dans tout le village pour sa beauté.

- Bon boulot. Dans ce cas...

Un rictus satisfait se forma sur les lèvres du chef.

-... Pourquoi ne pas commencer ?

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L'homme entra dans le bar d'un air un peu trop détaché, un grand sourire sur les lèvres. Il s'approcha du sabreur, et son sourire s'élargit encore si c'était possible alors qu'il interpellait le sabreur.

- Oii, il n'est même pas midi et tu bois déjà autant ? Dit-il en s'asseyant à ses côtés.

Zoro tourna la tête et le dévisagea avec méfiance. Il fut tenté de lui répondre d'aller voir sur le toit s'il y était, mais lui répondit finalement :

-Le saké est bon ici.

-Oh tu le savais ? Le saké local est très réputé ! Tu as plutôt bon goût, même si tu es jeune.

Le vert hocha la tête.

-Cependant, je ne voudrais pas me plaindre, mais je préférerais quelque chose de plus fort.

L'inconnu éclata d'un rire un peu trop fort et long pour être sincère.

-Ooh ! S'écria t-il, Tu est un buveur sérieux toi ! Barman, sers nous une bouteille de ''tu sais quoi''

-Tout de suite. Répondit-il sans se retourner.

-Hey ! réagit Zoro, je n'ai pas de quoi payer ça !

-Non, ne t'en fais pas pour ça, c'est ma tournée.

-Pour un simple villageois, vous semblez prêt à me payer une tournée alors qu'on ne se connaît même pas, qu'est ce qui...

-Et voilà votre commande, messieurs, le coupa le barman en leur tendant une bouteille et deux verres.

Le villageois souleva la bouteille et la regardait avec délectation, presque avec révérence.

-Celui-ci, expliqua t-il, n'a pas été soumis a la filtration, pour préserver sa teneur en alcool, (il servit le saké dans les deux verres), il est si fort que même chez les gens du pays, peu sont capables de finir une bouteille entière ! Tu va vraiment être surpris !

Zoro tiqua, puis esquissa un sourire mystérieux.

-Allez, je suis sur que tu peux boire ça cul sec ! Finit-il avec le même grand sourire sur le visage

-... A l'instant, que viens tu de mettre dans mon verre ? Demanda le sabreur d'une voix calme, Étais-ce un poison pour se débarrasser de moi ?

Le sourire du villageois ne vacilla pas d'un iota.

-Mais enfin, qu'est ce que tu raconte ? Le poison est une chose dangereu-

-Tes yeux... Ils ne sourient pas.

-...

L'homme dégaina une arme à feu et visa la tête de Zoro, qui avait déjà son sabre pointé sur la gorge du villageois.

-Tu es si prévisible, déclara l'homme, tout se passe comme prévu, Roronoa.

-Qu'est ce que tu me veux ?

-Ce que je te veux ... ? un rictus amer se forma sur ses lèvres, Simplement ma vengeance !

Il leva soudainement son arme, et tira un coup vers le plafond en prononçant ce dernier mot.

« Quoi ? Il a tiré ? » se dit Zoro en regardant en l'air.

Grave erreur.

Il sentit une vive piqûre dans une des veines de son cou. Il sursauta.

-Finalement, on t'a eu assez facilement... Pas vrai, ''barman'' ?

Le complice retira sans ménagement la seringue du cou de Zoro et sauta par-dessus le comptoir en ôtant son tablier.

-Ne te méprends pas, Will. Je le fait pour le fric, rien d'autre.

« Alors comme ça, lui aussi était dans le coup ? » pensa le vert.

Sa vue se brouilla, il tenta de combattre la drogue dans ses veines mais du bientôt se rendre a l'évidence. Il n'était pas de taille à combattre un ennemi à l'intérieur même de son corps. Les odeurs de cuisines et d'alcool de la pièce le bercèrent un instant, et si tout ses sens n'avaient pas hurlé au danger imminent, il aurait presque pu se croire dans la cuisine du bateau. L'image du Shitty Cook se forma dans son esprit, fumant tranquillement sa cigarette. Ce dernier lui sourit, puis passa une main sur ses paupières, l'obligeant à fermer les yeux. « Voilà, endors maintenant. Je reste avec toi, mon Zoro »

Mon Zoro ? Mais pour qui il se prenait, ce Love Cook ? Oh, et puis après tout ce n'était pas grave. Il se sentait bien, tellement bien...

Ses jambes, ces traîtresses, se dérobèrent sous lui et il tomba sur le sol du bar. Et ensuite, ce fut le noir complet.

xXx

-Oii ! Réveille toi ! Les choses commencent seulement à devenir amusantes, c'est pas l'heure de roupiller!

Quelqu'un balança le corps de Zoro, encore embourbé dans un semi-coma contre ce qu'il présuma être un arbre. Le choc vida tout l'air de ses poumons, ce qui acheva de le réveiller. Quelque chose se révulsa à l'intérieur de sa gorge quand il se rendit compte que des liens l'enserraient de toute parts.

« Il me connaît... On s'est déjà rencontré ? » pensa t-il en toussant comme un désespéré, tentant de respirer.

-Qu'essaie-tu de... faire ? Dit-il douloureusement

-Je te l'ai déjà dit, non ? Je veux ma revanche !

Au vu de l'air dubitatif de Zoro, Will (c'était le nom donné par le barman) agrippa son bras gauche.

-Il y a longtemps, tu m'as coupé...

On entendit une sorte de claquement sec, puis il retira son bras, qui était en fait une prothèse, et le balança dans l'herbe derrière lui.

-... Et voila dans quel état je suis maintenant. Annonça t-il d'un air furieux.

Comment veux-tu que je me souvienne ? Des mecs comme toi, j'en ai démembré des centaines...

L'homme s'approcha de Zoro, si près qu'il pouvait sentir son souffle rance contre sa joue.

- Ne t'en fait pas, je ne veux pas la prime sur ta tête...

Il se releva et s'écarta, dévoilant une jeune fille plutôt jolie, bien qu'habillée et maquillée outrageusement. Elle était elle aussi ligotée et bâillonnée, et semblait sur le point de tourner de l'œil à tout instant.

- ... Je veux que tu déshonore ton nom ! finit-il, un rictus cruel scotché au visage

Au vu du regard dubitatif du sabreur, il précisa:

-Cette fille est originaire de cette ville, ou elle est très populaire. Et tu sais, tout le monde serait très... Contrarié s'il lui arrivait quelque chose. Alors écoute-moi bien...

Il agrippa les cheveux de Zoro, le forçant à se lever. Et il lui ronronner à l'oreille:

-Tu vas la violer, puis la tuer.

Le cœur de Zoro rata un battement. Comme s'il allait lui obéir ! Plutôt crever !

Will passa derrière le bretteur, et passa une main baladeuse sur ses larges épaules alors qu'il se collait à son dos.

-Tu ne seras plus capable de penser a autre chose, murmura t-il a son oreille.

«Son odeur, c'est dégueulasse » pensa le vert « et arrête de susurrer ça à mon oreille, c'est répugnant, on dirait un serpent »

-Ça fait mal n'est ce pas ? Tu veux tuer? continua Will, Ce qu'on t'a injecté, c'est juste une petite drogue ...

Il prit une lame dans une de ses bottes, pas le genre petit couteau suisse, non, une lame de 30 centimètres au moins, légèrement recourbée et incrustée d'arabesques dorées.

À la grande surprise de Zoro, il trancha les liens de ce dernier.

-Tant que tu ne seras pas satisfait, tu auras faim d'elle. Et quand tu en auras assez...

Il n'eut même pas besoin de finir sa phrase, son rictus cruel parlait pour lui.

Zoro se sentait partir, il se rendit compte qu'il ne résisterait pas longtemps. Les longs mois d'abstinence du bateau n'arrangeaient pas les choses, il se sentait déjà sombrer dans la brume de désir qui naviguait dans son corps entier en coulant dans ses veines.

Le barman poussa la jeune fille, qui tomba allongée aux pieds de Zoro, dans une position plus qu'aguicheuse. Elle avait beau se débattre, les liens tinrent bons. On lui retira son bâillon, et elle se mit à crier. Pas un petit cri de damoiselle effarouchée, un véritable cri d'épouvante. Une panique sans nom défigurait son joli visage, et des larmes lourdes et amères roulaient sur ses joues. Sa peau était blanche de terreur.

Il agrippa la demoiselle par les cheveux, et regarda les yeux bleu terrifiés devant lui.

Soudainement, sans qu'il ne comprenne vraiment pourquoi, Will sentit comme un courant d'air... Dans son estomac. Il regarda vers le bas, et fut surpris de voir que du sang de déversait en abondance. Il ne réalisa vraiment ce qui se passait que quand il tomba terre.

À deux endroits différents.

La jeune fille regardait le sang sur le sabre du bretteur avec effroi, mais tout au fond de ses prunelles bleu ciel, ne pouvait-on voir une lueur se soulagement ?

Le barman ne demanda pas son reste en voyant son patron coupé en deux et fuit à toute jambes, en criant au meurtre. Le regard de Zoro se reporta sur la jeune fille. Il détourna les yeux un instant, et trancha ses liens d'un geste précis.

-Va t-en. Dit-il en lui tournant le dos

-Eh ?

-Vite... souffla t-il douloureusement

-M-Mais...

-Dépêche toi! Cria t-il en se retournant à moitié, et plantant son regard glacial dans celui affolé de la jeune fille. Tu veux te faire violer ou quoi ?! J'aurais pas le contrôle bien longtemps! Fuis!

La jeune fille ouvrit la bouche, puis la referma, s'inclina profondément, et détala le plus loin qu'elle pu.

-Bordel...

Il posa un genoux à terre. Tout tournait. Il agrippa son sabre par la lame et le serra le plus fort possible dans sa main moite, comptant sur la douleur émanant de sa paume pour garder le contrôle, au moins le temps que les effets de la drogue se dissipent. Il ne savait pas combien de temps ça prendrait, mais il allait tenir.

Il devait tenir.

La voix de Will résonna dans sa tête.

« Tant que tu n'aura pas satisfait cette envie... Tu aura faim d'elle »

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-Sur le Vogue Merry-

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-Nami-Saaaaan ~ !

-Oui, Sanji ?

-Tu as oublié de prendre les petits fours que j'ai préparés spécialement pour toi et Robin-Swan !

-Oh, pardon Sanji ! Je vais les chercher ! S'excusa t-elle avec un grand sourire

Mufufu, les petits fours de Sanji sont vraiment les meilleurs, même la boulangerie n'est pas comparable ! Dire que j'ai failli les oublier !

Elle alluma la lumière de la réserve et fit quelque pas légers, puis sentit comme une présence. Elle se retourna brusquement et aperçut Zoro, assit par terre, la tête entre ses bras et le dos contre le mur.

-Ouah, Zoro ! Tu m'a fait peur!

-...

-Zoro ? Hé, Zoro tu m'entends ? Je te parle ! dit-elle d'un ton plus inquiet que fâché.

Elle s'agenouilla en face de lui, et pris sa main.

-M-Mais tu saigne ! Qu'est ce qui s'est passé ?!

Zoro releva lentement les yeux vers Nami, inquiète. Mais ce ne fut pas un regard amical qu'il lui lança.

Sanji préparait un deuxième bento de petits fours pour Robin et Nami en sifflotant, quand il entendit un cri venant de la réserve qu'il reconnut tout de suite.

-Nami ! s'écria t-il en se précipitant hors de la cuisine

Il ouvrit à la volée la porte de la réserve, pour découvrir Zoro, allongé de tout son long sur Nami, en train de se débattre sauvagement.

-Non ! Zoro arrête ça immédiatement ! Kyaaah ! Non ! Stop ! Hurlait-elle alors que le bretteur faufilait une de ses mains sous sa jupe.

-Espèce d'enfoiré !

Sanji frappa Zoro de toute la force dont il était capable, et on peut dire que le sabreur appris à voler. Sanji fut surpris. Emporté par une rage sans nom, il n'avait pas vraiment visé, et Zoro aurais très facilement pu arrêter son pied. Or il ne l'a pas fait.

Quelque chose clochait...

-Nami ! Ça va aller ?

-Oui, merci Sanji, dit-elle en essuyant quelques larmes perlant aux coins de ses yeux noisette.

Après s'être assuré que Nami était en forme, il fit quelques pas en direction du bretteur, qui ne s'était pas relevé.

Quelque chose clochait...

- Lève-toi, Zoro. Dit-il d'une voix glaciale, faisant fi des surnoms qu'il lui avait attribués. Tu te rends compte ce que tu t'apprêtais à faire ?! Et si je n'étais pas arrivé ?!

Zoro releva doucement les yeux vers le Cook.

-...ci

- Ha?

-Mer...ci

Sanji fut surpris de découvrir des larmes tout au fond des prunelles de jade. Ce n'était pas du au coup de pied, il en était certain. La tronche de cactus était beaucoup plus résistante à la douleur. Alors étais-ce...

Zoro baissa de nouveau les yeux. S'il regardait ce Shitty Cook, il risquait de... Non !

Il devait tenir !

Mais malgré cela, il ne pouvait pas s'empêcher de penser :

« Je veux violer,

Je veux violer,

Je veux violer,

Je veux violer,

Peu importe la personne.

Je veux la déchirer de toutes mes forces.

La faire hurler et pleurer jusqu'à ce qu'elle me supplie d'arrêter.

Oui...

Et ensuite...

Je la tuerais. De la façon la plus cruelle qui soit. »

Sanji regarda le vert esquisser un sourire barbare. Même si le bretteur ne le regardait pas, il devinait ses yeux fous. Il se sentit frissonner de la tête aux pieds.

Quelque chose clochait vraiment...

-Non ! cria Zoro

Il s'assena lui même un énorme coup de poing en pleine face, capable d'assommer un monstre marin. Le sang gicla contre le mur et sur le sol, tellement il avait frappé fort. Il se faisait mal volontairement.

Il devait tenir!

Le Cook recula d'un pas, sidéré. Mais nom d'un brocoli, qu'est ce qui lui arrivait ?!

-Nami? Déclara Zoro douloureusement.

- ...Oui?

-Je ... Suis désolé. Tu vas bien ?

-Oui, je vais bien mais qu'est-ce qu...

-Excuse moi, la coupa t-il, Vraiment.

La rousse ouvrit la bouche pour protester, puis la referma lentement en plissant les yeux. Elle semblait avoir vu que quelque chose l'avait poussé à faire ça.

Sanji s'accroupit en face du Sabreur.

-Hé, tronche de pelouse, dit-il d'une voix un peu trop indulgente qui surprit Zoro, tu es en train de te vider de ton sang, crétin, tu devrais...

-Shitty Cook, le coupa t-il en chuchottant, Sors d'ici, emmène Nami avec toi. Loin. Dis aux autres de ne surtout pas s'approcher de moi. En aucun cas. Sous aucun prétexte.

Il releva les yeux vers le visage d'ange de Sanji.

-S'il te plaît...

Le Cook tiqua. Il resta un peu yeux dans les yeux avec l'épéiste, puis se releva.

-Viens Nami.

-Hein ? Mais Zoro... Il a besoin d'aide, ça crève les yeux !

-Laisse.

-M-Mais...

Sanji entraîna Nami dehors, et claqua la porte. Sitôt la porte fermée, Zoro pris une grande bouffée d'air. Il n'aurait jamais cru l'aura de ce Cook si oppressante.

« Je veux violer »

-...Merde ... Merde, gémit-il

« Je veux tuer »

-Merde ! Il n'y a donc aucun moyen de stopper tout ça ?! cria t-il, enfouissant son visage dans ses bras puissants, Bordel ! Putain ! Merde !

« Peu importe la personne, je veux la détruire de toutes parts.

Je veux la faire crier et hurler, jusqu'à ce qu'elle me supplie de l'achever »

-Arrête ça, mais arrête ça ! À quoi je pense, moi ?!

Alors qu'il enfonçait ses ongles dans la plaie de sa paume déchirée, espérant se faire mal plus encore, des pas qu'il aurait reconnu entre mille résonnèrent sur le pont.

« Non ! Ne reviens pas, Shitty Cook ! »


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-Désolé, Nami-San, mais j'aimerais que tu rentres à l'hôtel sans moi.

-Tu vas y retourner ?

-Oui. Tu as raison, il à besoin d'aide, on ne peut pas le laisser comme ça. Dis à Robin-Swan et aux autres de rester à l'hôtel tant que je ne serai pas revenu.

Nami hocha la tête, et descendit du bateau. Le Cook finit sa cigarette sur le pont, l'écrasa et en repris une. Il entendit le bretteur gémir sourdement dans la réserve. Il s'était définitivement passé quelque chose.

La voix de Zoro résonna dans sa tête.

« Shitty Cook... S'il te plaît... »

Il m'a dit ''s'il te plaît''... Il devait être bourré... Non, pas possible. Même en étant ivre mort il n'agresserait jamais une demoiselle. Sur ce point là, on se ressemble. Et il avait les pupilles dilatées... Pourquoi il ne nous à rien dit, bordel ? Nous deux ... On se bat tout le temps, mais je sais au moins que il est quelqu'un de bien. Alors, Zoro... Qu'est ce qui t'es arrivé ?

Le cuisinier tourna doucement la poignée et rentra dans la pièce. Il s'adossa à la porte, fumant tranquillement en apparence, mais bouillant de rage et d'incompréhension mêlée a l'intérieur.

Je lui avait pourtant dit de ne pas revenir...

-Hey, tronche de cactus.

-Qu'est ce que tu fous la ?

-Je suis revenu écouter ce que tu as à me dire.

-Sors ! Vite ! Je t'avais dit de ne pas revenir ! Cria le bretteur, se sentant perdre le contrôle.

Le cuisinier sembla hésiter, puis déclara finalement :

-Mais je veux savoir... Je veux savoir ce qui se passe avec toi !

Un long silence s'ensuivit.

Et Zoro perdit pied.

-Heh... Heh heh heh... Heh heh heh heh heh!

-Qu'est ce qu'il y a de drôle ? dit Sanji en fronçant les sourcils.

Zoro releva les yeux vers Sanji, et son regard n'avait rien d'amical.

-Si tu veux savoir... Je vais te montrer. Murmura t-il avec un sourire barbare.

Tout mon être sombra dans l'obscurité

Sanji cligna des yeux. Zoro disparut, pour réapparaître devant lui. Son sourire s'élargit, et il lui assena un coup de poing d'une violence peu commune qui l'envoya à terre.

Il ne rigole pas, cette fois ci

Mais il ne lui laissa pas le temps de se reprendre. Déjà il l'agrippait par les cheveux et le relevait pour mieux le rouer de coups. Sanji, qui ne comptait pas se laisser martyriser sans réagir, contra un puissant coup de pied dans les cotes de Zoro.

Mais, au lieu d'essayer de l'éviter, Zoro l'encaissa. Et garda son pied dans ses mains.

Sanji écarquilla les yeux. Il n'allait tout de même pas...

Le sourire de Zoro s'élargit encore si possible, et il retourna le pied du Cook avec sauvagerie.

On entendit un 'crac' écœurant et Sanji hurla. Il tomba à terre sous la douleur cuisante.

Bordel, il me l'a cassé !

-Ha ! Haaa !

Zoro s'accroupit, et pris Sanji dans ses bras. Mais ce n'était définitivement pas pour lui faire un câlin.

Il attrapa le bras droit du cuisinier, et commença à le tordre.

-Ha ! Non, ne fais pas ça ! Arrête ça, Zoro ! Pas mon bras !

Zoro continuait de tordre, et un rire cruel remplit la pièce.

-Zoro !

Un autre 'crac'. Sanji cria de nouveau. Les larmes envahirent ses yeux. Jamais Zoro n'aurai fait ça dans son état normal. Leur petites querelles se bornaient en général à quelques bosses, parfois des bleus, mais jamais, ô grand jamais, il ne l'aurait sérieusement blessé comme ça.

Merci, mon dieu, c'est juste une blessure externe. Enfin, pour mon bras, au moins.

Zoro laissa retomber le corps sanglant de Sanji à terre, à genoux au dessus de lui de la façon la plus dominatrice qui soit, toujours le même sourire fou sur le visage. Il agrippa la chemise du Cook, et l'arracha d'un coup sec, sous le regard éberlué de ce dernier.

Ne me dites pas qu'il veut me...

Sanji serra les dents et envoya sa main valide dans la face de Zoro de toute la force dont il était capable. Ce dernier tomba en arrière, passablement sonné.

Il savait. pensa Sanji en se traînant vers la porte

Zoro se releva.

Il savait qu'il allait perdre le contrôle

Zoro se dirigea vers lui.

Voila pourquoi il a dit de ne laisser personne s'approcher de lui.

Zoro l'attrapa par les cheveux, et le claqua à terre d'une violence qui ne lui ressemblait pas.

Il le savait.

Zoro se mit à genoux au dessus de lui, et attrapa sa gorge.

Et moi...

Zoro maintint la gorge de sa victime jusqu'à ce qu'elle suffoque, puis la lâcha sans ménagement. Le Cook s'étrangla en essayant de remplir ses poumons d'air.

...Je suis revenu sans l'écouter

Zoro arracha presque le pantalon de Sanji, alors que celui-ci tentait encore de se débattre. Le bretteur passa sa langue sur ses lèvres avides, alors qu'il enfonçait sans ménagement son sexe déjà gonflé à l'intérieur de l'intimité du jeune homme, sans aucune préparation.

-Aaaah ! Aaaaah !

C'est... Ma faute. pensa t-il en fermant les yeux.

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Ce n'est pas assez... , pensa le sabreur.

Cela faisait plus d'une heure qu'il déchirait sa victime de toute part, se délectait de ses cris, se nourrissait de ses gémissements et se régalait de ses soupirs.

C'est bien, mais ce n'est pas assez

-Heh ! ça fait mal ? demanda t-il entre des coups de reins les plus barbares les uns que les autres.

Sa victime ne répondit pas, concentrée à ne pas hurler de douleur. Elle tentait de se contenir, pour ne pas nourrir la bête habitant son violeur.

-... Alors pleure ! cria t-il, enfonçant férocement son sexe dans le blond.

Sanji ne pouvait plus se contenir. Il hurla. Toute sa peine, sa déception, et sa douleur transparaissaient dans ce cri.

-Aaaaah ! Aah ! Aaaaahhh !

Un sourire féroce éclaira de visage du tortionnaire alors que ses yeux s'écarquillaient sous le feu de l'adrénaline.

-Oui ! Hurle !

-N-Ngh ! Aaah !

-Plus ! Amuse moi !

-Ah ! Ngh... Ngh... !

Sanji tenta en vain de se rattraper à quelque chose, mais ne trouvant rien d'autre que le parquet froid en dessous de lui, il y planta ses ongles désespérément. Les coups du sabreur étaient barbares, et une douleur sourde rayonnait en lui. Mais quelque part au fond de lui, une part de son être commençait à apprécier ses va et viens brutaux. Juste une toute petite voix en lui, qui lui susurrait qu'il aimait ça, malgré tous ces efforts pour le cacher.

Putain de merde, est ce que je suis en train de rougir?

Cette petite voix s'intensifiait, et chantais les louanges du bel épéiste lui faisant sauvagement l'amour. Il tenta vainement de se dégager de la prise de son assaillant, mais alors qu'en se débattant il bougea légèrement son bassin vers le haut...

Ooooh, bon dieu de merde, c'est quoi ça?

Zoro avait accidentellement percuté quelque chose qui avait littéralement fait de son cerveau de la compote pendant un instant. Il fut passablement effrayé que le bretteur ait entendu sa soudaine exclamation de plaisir, mais celui ci ne devait pas s'en soucier, trop occupé à soulager son propre besoin en lui. Alors...

Peut être que... Si j'arrivais à le refaire...

Il remonta légèrement son bassin encore une fois, cette fois ci pleinement conscient de ce qu'il faisait. Le vert s'enfonça alors profondément en lui avec un rictus sauvage et heurta de plein fouet cette paroi si sensible. Le glapissement rauque du blond retentit dans la réserve. Le vert attrapa alors ses hanches et le força à rester dans cette position de sa force inhumaine, sans tenir compte des soupirs d'extase que Sanji laissait échapper avec honte de ses lèvres serrées.

Le blond tenta bien de se débattre pour échapper à cette mare de plaisir dans laquelle il se noyait, mais cela ne servit qu'a faire son tortionnaire le tenir plus serré dans ses grandes mains puissantes. Au grand désespoir du cuisinier, il sentit une lourde érection poindre et prendre de l'importance rapidement, malgré la douleur lancinante.

Aaah putain oui, juste ici... Oh merde, c'est bon...

Zoro interrompis ses pensées en se retirant. Il ouvrit la bouche de Sanji de force, et y introduit son sexe, humide de sang.

-Avale tout !

Le sabreur alla percuter le fond de la gorge de sa victime, l'étouffant presque. Il attrapa les cheveux du cuisinier et le fit bouger d'avant en arrière, imposant son rythme. Sanji s'étrangla avec le liquide séminal perlant en abondance du sexe de son agresseur. Il avait un léger goût métallique de sang.

Mon propre sang, pensa le blond.

Curieusement, alors que cela aurait du le révulser, il sentit son sexe sursauter et se balancer douloureusement dans l'air froid. Il était dans une de ses plus belles érections, son membre rouge de désir ruisselant de liquide séminal quémandant de l'attention. Il y approcha une main timide, et la massa généreusement, priant pour que le sabreur ne s'en rende pas compte.

Ce n'est pas assez... Il m'en faut plus, pensa celui ci en bougeant dans la bouche du Cook.

Il se retira sans délicatesse, alors que Sanji toussait comme un désespéré.

Plus ! Jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien de lui !

Il releva Sanji sans manières, et le plaqua sauvagement contre le mur. Il rentra en lui encore plus brutalement que les fois précédentes, faisant gicler un peu de sang du blond sur le sol, tellement ses coups étaient agressifs.

Le sabreur martelait cet endroit magique depuis quelques temps déjà, le faisant feuler son plaisir de toute la force de sa voix, malgré la douleur sourde à l'endroit ou le sang avait giclé. Son érection était horriblement tendue contre son ventre, et quand Zoro se rapprocha un peu plus de lui et qu'elle se retrouva coincée entre les deux abdomens humides se frottant l'un l'autre, le blond cru qu'il allait tomber en pièces. Ses râles rauques de plaisir résonnaient le long des murs et emplissaient la pièce d'un air gorgé d'une luxure indécente. Il se sentait si près, tellement près de venir! Mais quelque chose l'en empêchait.

Il se sentait horriblement coupable. Il était celui qui n'avait pas écouté l'autre, et était revenu malgré son interdiction. Il s'était bien rendu compte que le sabreur n'était pas conscient de ce qu'il faisait, il était beaucoup trop brutal. Quelque part, il se sentait violeur, et non victime. Le Cook savait parfaitement que quand il en aurait assez eu, et qu'il redeviendrait le Nakama qu'il connaissait, un peu bourru sur les bords, mais gentil et attentionné au fond, il s'en voudrait sûrement terriblement

Les pensées de Sanji furent interrompues par un violent spasme de plaisir qui faillit le faire venir une fois encore.

-Haan ! Ngh !

-Heh heh, j'ai l'impression que ça se resserre ! T'a l'air d'apprécier finalement !

Sanji, piqué au vif, se débattis vigoureusement, tentant vainement une fois de plus de se défaire du bretteur. Cela ne lui fit ni chaud ni froid, au contraire.

-Oh ? Tu résiste encore ? dit-il sans se départir de son éternel rictus.

Il empoigna plus fermement les fesses de sa victime et lui envoya une série de va et viens plus bestiaux les uns que les autres.

-T'es plutôt vigoureux vu la situation !

-Haaaah !

Il continua son rythme infernal et avide pendant quelques minutes, mais s'arrêta brusquement en sentant une main douce effleurer ses cheveux poisseux.

-Zoro...

Sanji l'attira dans ses bras, l'emportant dans une étreinte douce. Il avait susurré son prénom au creux de son oreille, comme une prière, une supplication. Il l'appelait. Le vrai Zoro, pas la « Bête » avide de chair ayant pris possession de son corps.

-Zoro... Zoro...

-... !

Pendant une seconde, Zoro repris le contrôle. Mais fut immédiatement submergé de nouveau par le pouvoir de la drogue, et claqua violemment Sanji à terre, le frappant de toutes ses forces.

Qu'est ce qui ne va pas chez lui ?!

Il s'enfonça de nouveau en lui, faisant gémir le blond. Il posa une de ses jambes sur son épaule et la maintint en place d'une poigne de fer, alors que le blond ruait avidement contre le sexe immobile du vert.

Qu'est ce qui cloche avec lui ?!

-Haaaaah... gémit Sanji dans une longue plainte gutturale.

-Plus... murmura Zoro, Plus...

Il se remit en mouvement et s'acharna sur la prostate brûlante du blond, changeant de plan. Il voyait bien que les gémissements de Sanji n'étaient plus causés par la douleur, mais bien par le plaisir. Et il voyait tout aussi bien que c'était le seul moyen de le faire crier. Il devenait de plus en plus précis, touchant la prostate presque à chaque fois. Le blond sanglotait doucement, son corps hurlant de toutes ses forces pour sa libération qu'il ne parvenait pas à obtenir. Des larmes de rage et de plaisir mêlés perlèrent au coins de ses yeux bleu sombre, et coulaient paresseusement sur ses joues rougies.

-Haaa !... Ha... Haaa... !

- Ce n'est pas assez... Laisse sortir ta voix ! Pleure ! hurla t-il en frappant Sanji

Je voulais voir son visage détruit de toutes parts. Je voulais le voir rampant et quémandant pour ma miséricorde.

-C'est pour me satisfaire !

Criant et suppliant de m'arrêter. Son visage ravagé par la peur, son corps tuméfié et sanglant cherchant à se traîner hors de ma portée.

-... oro...

Sanji leva doucement la main et la plongea dans les cheveux si particuliers de son agresseur. Le geste était tendre, doux. C'était comme de lui dire ''je comprends, je te pardonne...Je t'aime''

Je ne voulais pas de cette voix douce et indulgente.

Les larmes perlaient aux coins des yeux si bleus de Sanji. Il adressait au sabreur un regard d'animal blessé, mais si calme pourtant...

Je ne voulais pas voir ces yeux me pardonner et m'aimer.

Il se rappela la douceur avec laquelle sa victime l'avait pris dans ses bras. Zoro lui en voulait.

Je n'ai jamais voulu de ces bras.

Le vert tendit la main vers la gorge de Sanji.

C'en est assez. Je vais le tuer.

Son sourire cruel revint déformer son visage, si beau d'habitude. Il accorda quelques derniers coups de reins à sa proie, qui rejeta la tête en arrière sous les intrusions du vert en son intimité.

Après tout, c'était mon intention depuis le début... Non ?

-Aaaah ! Humm, Zoro... gémit Sanji, bien malgré lui.

-Hah! Tu m'aspire en toi comme un fou !

Le sexe du vert faisait un bruit spongieux en rentrant et sortant du corps de sa victime. Zoro sentait qu'il ne procurait désormais plus que du plaisir au Shitty Cook, et cela l'agaçait. Il était censé lui faire mal, non pas le rendre fou de désir !

-Tu aimes ça, hein ?! Petite salope! Tu es sur le point de venir, pas vrai ?! Tu as l'air d'avoir bien profité après tout !

J'en ai assez maintenant... C'est le moment.

La deuxième main de Zoro quitta l'épaule de Sanji et retrouva la première sur la gorge de ce dernier. Le sabreur commença à serrer.

Je vais le tuer.

Sanji jeta un ultime regard à son... Amant ? Agresseur ? Victime ? Il avait les traits déformés par un masque sadique et cruel, alors qu'il s'appliquait à l'étrangler lentement.

Sanji lui sourit, essaya de prononcer quelque chose, mais aucun son ne sortit de sa bouche. Néanmoins, ses yeux parlaient pour lui.

Et ils criaient 'Pardon de ne pas t'avoir écouté. Je t'aime, bretteur du dimanche'

Puis un voile se forma sur ses si beaux yeux bleus majorelle, et tout fut noir pour la dernière fois.

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xXx

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Review? :D