Isabelle Dursley

Disclaimer : Ceci est un travail de fanfiction. Elle n'existe qu'à partir des œuvres de J.K. Rowling et de l'imagination de l'auteur. Tous les personnages, lieux et concepts utilisés dans cette fanfiction appartiennent à J.K. Rowling et à la Warner Bros. Company. Les autres personnages comme Isabelle Dursley et Theodora Zabini sont issus de l'imagination de l'auteur de cette fanfiction. L'auteur ne sera aucunement rémunéré pour son travail et écrit ces lignes dans un but purement gratuit.

Rating : La lecture de cette fanfiction n'est pas conseillée aux enfants de moins de douze ans. Les lecteurs les plus jeunes doivent consulter leurs parents avant de se lancer dans la lecture de cette histoire.

Chapitre 1 : Isabelle

L'appartement de Papa n'était pas bien rangé, mais ce n'était pas non plus une porcherie. Quoique lorsque Isabelle se regardait dans le miroir ou observait son père, elle avait l'impression de voir deux cochons sur deux pattes. Elle trouvait l'appartement de Papa beaucoup plus accueillant et chaleureux que la maison de Maman et de Francesco, son beau-père, située dans la banlieue de Londres. Au moins, on n'avait pas l'impression d'être dans un hôpital où tout pan de mur doit être désinfecté et la moindre molécule d'air aseptisée. Aussi, même si Isabelle devait passer tous ses week-ends et toutes ses vacances chez Maman, elle avait exprimé le souhait à dix ans ans de vivre chez son père. Celui-ci avait soutenu la volonté de sa fille, même s'il était au début hésitant à vouloir héberger un enfant chez lui et qu'il n'était pas habitué aux mioches, rien ne lui importait plus que le bonheur de sa petite Belle et si elle pensait qu'il était avec lui, il serait heureux de lui donner.

Belle avait donc emménagé chez son Papa. Elle se disait que chez lui, elle serait moins énervée que chez Maman qui criait pour un rien. Parce qu'elle avait cru comprendre que ça arrivait quand elle était grandement énervée ou effrayée. Mais elle avait eu tort. A peine six mois après qu'elle aie emménagé à Londres et changé d'école, elle eut le malheur d'être prise comme souffre douleur d'une bande de petites écolières blondes comme Belle. Mais elles, elles étaient minces. Isabelle ne faisait pas attention. Son Papa lui avait dit qu'il était pareil mais qu'il s'était affiné et avait pris du muscle en grandissant. Surtout lorsqu'il avait commencé à faire de la boxe à l'école. C'était normal, c'était une constitution normale dans sa famille... Allez le dire à ces fashion-greluches, grinça-t-elle intérieurement quand, après qu'Isabelle les eut ignorées comme elle en avait l'habitude dans son école de banlieue, elles la suivirent sur le chemin du retour. Les quatre enfant avaient amené trois garçons plus âgés portant le même uniforme qu'eux. Isabelle pressa le pas et bifurqua dans une rue qu'elle pensait être un raccourci et qui se trouva être en fait un cul de sac.

Isabelle se retourna, faisant soudain face à trois garçons qui n'avaient rien à envier à son père, dans des proportions d'enfants de dix ans. Elle déglutit difficilement puis ferma les yeux.

-Qu'est-ce qui se passe, merde ?

-Attends, t'es qu'une poule mouillée, qu'est-ce que tu fous avec ton bras comme ça, vas-y cogne la, la pute !

-Mais... Mais, y'a un truc bizarre, j'vous dis !

-Attends, t'es une gonzesse ou quoi ?

Isabelle ouvrit les yeux, pour les refermer aussitôt qu'elle vit le poing du deuxième garçon tenter de s'abattre sur elle. Mais comme il ne venait pas, elle les ouvrit de nouveau afin de constater que les trois garçons étaient comme empêchés par une barrière invisible contre laquelle ils s'acharnaient.

-Qu'est-ce que vous faites, bande de nazes ! S'écria Milly Wentworth, le leader des quatre petites pestes. Attendez, moi j'vais vous apprendre ce que c'est que de se battre...

Elle retroussa ses manches et s'élança toutes griffes dehors. Cette gamine avait de véritables serres d'aigles qui horripilaient Isabelle car ils étaient vernis en rose avec des paillettes. Cependant, elle énerva plus Isabelle qu'elle ne lui fit peur. Milly Wentworth et ses ongles, une histoire d'amour ! Elle aurait voulu les lui arracher un à un... ! A peine la fillette avait elle pensé ceci que Milly se stoppa d'un coup, hurlant comme si le Diable la prenait au corps. Isabelle prit de nouveau peur et profita de la confusion de ses agresseurs pour s'enfuir aussi vite qu'elle le pouvait.

Elle arriva à la maison complètement essoufflée. Dans le miroir de l'entrée, elle regardait son visage violacé, marbré par l'effort surhumain qu'elle venait de déployer. Isabelle était assez petite pour son âge. Elle était également aussi large que haute avec un petit cou graisseux et un visage aux joues rebondies dans lesquelles se nichait un petit nez pointu et deux grands yeux bleus pâles. La seule chose dont elle était fière avec sa belle crinière blonde, douce comme de la soie. Grand-Mère ne tarissait pas d'éloges dessus, après tout, à part ses yeux, c'était bien la seule chose qui était jolie en elle. Elle décida de ne pas parler à son père des événement étranges qui l'entourait. Il aurait sûrement peur comme Francesco quand, alors qu'il s'était approchée d'elle d'une manière qui lui avait glacé les sangs, il s'était retrouvé à valdinguer jusqu'à l'autre bout de la pièce.

Francesco, voilà aussi quelque chose dont elle ne devrait pas lui parler non plus. Elle ne l'avait pas dit au juge qui avait statué sur la garde, parce qu'elle savait que Maman l'aimait beaucoup même s'il semblait à Isabelle que les intentions qu'il avait eues à son égard étaient passibles d'une peine de prison. Mais il ne s'était plus approchée d'elle depuis ce jour. Ce qui avait réglé le problème plus ou moins à l'amiable.

Isabelle se dirigea vers sa chambre à pas lourds et lents. Une fois dedans, elle s'allongea sur son lit et se mit à pleurer. Elle ne s'était même pas retournée pour voir ce qu'elle avait fait à Milly, mais elle se rappelait très bien avoir souhaité lui arracher les ongles un à un. Isabelle ferma les yeux pour voir une fille se tenir les mains tandis qu'un ongle rose vif lui sautait au visage. Isabelle eut soudain une horrible envie de vomir. C'était toujours pareil, elle était en danger et elle se protégeait. Puis au fur et à mesure que certaines choses se répétaient, elles énervaient Isabelle. Et elle avait envie d'attaquer. Et elle attaquait. Mais elle ne savait pas comment soudain les cheveux se coupaient, les langues se bloquaient dans les palais sans que le chewing-gum dans la bouche de la victime n'y soit pour rien. Une fois, alors qu'elle courait, elle avait voulu tous les voir mourir sur place et un instant, elle avait cru voir une lueur verte devant ses yeux et ses poursuivants s'étaient arrêtés. Le lendemain, ils n'étaient pas venus en cours, mais le jour suivant, elle avait appris qu'ils avaient eu divers malaises et des maux de tête.

Toutes ces choses étranges qui se passaient autour d'Isabelle l'inquiétait. Parfois, elle avait envie de le dire à ses parents, ou aux professeurs pour qu'ils la croient folle et qu'ils la fassent interner dans une section spéciale et isolée où elle ne serait plus un danger pour personne. Peu importe que la victime « l'aie bien mérité » ou pas. A cause de ces événements, Isabelle n'avait que peu d'amis chez Maman, et encore, c'étaient plus des connaissances cordiales avec qui elle faisait ses devoirs et jouait parfois aux cartes. Et forcément, si elle commençait comme ça dès la troisième semaine chez Papa, ça n'allait pas aller. Mais après tout, l'année prochaine, il lui paierait certainement une école privée bien chère et elle pourrait tout recommencer à zéro.

Belle avait cru comprendre que Papa avait été dans une école privée dans laquelle il ne voudrait pas qu'elle aille. Lui ou quelqu'un de la famille. Belle avait été surprise en questionnant Grand-Mère sur ce sujet qu'elle nie avoir de la parenté. Mais c'était sûrement une querelle de famille. Les Dursley sont doués pour les querelles de famille, disait Maman...

Isabelle soupira et ferma ses yeux. Ils lui piquaient encore, mais ça allait. Elle n'irait pas à l'école pendant quelques jours. Papa ne serait certainement pas contre jusqu'à ce qu'il sache. D'ailleurs, elle entendit la porte claquer. Papa rentrait du travail. Mais, chose étrange, il n'était pas seul. Isabelle décida de se lever et d'écouter discrètement à la porte de la chambre.

-... worth m'ont appelé sur mon portable pour se plaindre d'Isabelle, disait Papa. Leur fille affirme qu'elle lui aurait arraché les ongles par la force de la pensée... Les parents n'y croient pas trop, mais imagine leur frayeur...

Déjà au courant ? Les nouvelles vont vite.

-... Et je pense que c'est du à une manifestation de tu-sais-quoi, continuait Papa.

Au couinement effrayé, qu'Isabelle reconnut comme appartenant à sa Grand-Mère Tunie, elle tendit plus l'oreille.

-Après tout... C'est dans la famille, quand même, non ?

-Je suppose que oui, fit Grand-Mère. Mais je n'en sais pas assez... Il faudrait demander conseil à l'autre...

L'Autre ? Serait-ce le fameux cousin germain renié par les Dursley parce qu'il n'aurait pas fréquenté la bonne école ? Isabelle continua d'écouter.

-Tu veux dire, que...

-Nous avons essayé de débarrasser l'Autre de ces choses. Mais nous avons échoué. Nous avons mis la tête dans le sable et nié quelque chose qui nous dérangeait et il en a horriblement souffert. Le Vieil Homme nous l'avait dit quand il est venu le chercher, tu te souviens ? Coupa Grand-Mère.

-Donc tu regrettes pour l'Autre ?

Silence. Isabelle entrouvrit un peu plus la porte et se faufila à quatre pattes dans l'ouverture en essayant de faire le moins de bruits possible. Là, elle vit Grand-Mère, ses cheveux d'un blanc immaculé encadraient deux yeux d'un bleu pâle semblables à ceux d'Isabelle dans la couleur. C'était là que s'arrêtait la ressemblance entre la fillette et sa mère grand. Elle ressemblait beaucoup à son père, avec une poitrine précoce typiquement Paulson et une arcade sourcilière et une forme des yeux d'origine inconnue. Peut-être était-ce un héritage de l'Autre ? Après tout, c'est dans la famille, non ?

-Oui, je regrette, murmura enfin Grand-Mère en baissant la tête. Ton père ne regrettera jamais, parce qu'il ne s'est aliéné aucune soeur parce qu'elle avait des capacités qu'il n'avait pas.

Le mot capacité fit tilter Isabelle. Elle eut soudain peur de savoir le rapport entre l'Autre et ce qu'elle avait fait à Milly Wentworth. Ou le rapport entre l'Autre et la soeur de Grand-Mère... Dont elle n'avait jamais entendu parler d'ailleurs.

-Je vais voir si je peux le contacter, dit Papa. Peut-être que si j'arrive à trouver un hibou ou leur Ministère, ce qui m'étonnerait, je pourrais contacter quelqu'un qui le connait. Après tout, à ce qu'il paraît, il est célèbre chez Eux...

Isabelle n'y comprenait plus rien, mais nota que son sentiment de culpabilité avait été évincé par cette conversation sans queue ni tête.

-J'enverrai une lettre à ces gens. Ils peuvent recevoir des lettres par la poste normale. Si ils peuvent par la suite transférer le message à l'Autre et qu'il nous répond, si possible sans ces hiboux et sans tenir compte de mes agissements à ton père et moi envers lui, peut-être que Belle aura un passage vers le monde des sorciers plus subtil que lorsque cet homme géant est venu démolir notre porte le jour de ses onze ans...

Le monde des sorciers ? Isabelle était tellement abasourdie, qu'elle s'assit sans aucune grâce aucune, provoquant une forte vibration du parquet et des escaliers qui alerta Papa et Grand-Mère. Ils la regardèrent d'un air effaré, tandis que des larmes coulaient de nouveau sur les grosses joues désormais rouges d'incompréhension, de peur et de colère. Sans plus un mot, Isabelle se leva et réintégra sa chambre en verrouillant la porte de l'intérieur.