Manga/anime : Hikaru no Go

Rating : M ( en fait je ne mets ce rating qu'en cas où, je ne crois pas qu'il y aura beaucoup de scènes explicites)

Pairing : Surtout Akira/Hikaru et quelques mentions de Ogata/Isumi, Waya x OC

Note : J'ai écrit cette fiction comme une suite à la merveilleuse histoire de Olessya « love and go ». Je ne saurais écrire aussi bien qu'elle mais j'espère que ma fic sera en cohérence avec la sienne. N'hésitez pas à laisser des reviews.

J'ai découvert Hikaru no Go, il n'y a pas très longtemps et j'ai tout simplement adoré. Je ne connais rien au go alors je vous prie de m'excuser si les termes y faisant référence sont employés à mauvais escient. Sur ce bonne lecture.

Chapitre Un

Une tension presque palpable régnait dans la pièce tandis que plusieurs joueurs, dont Waya, Isumi et Ochi, s'étaient regroupés autour du goban sur lequel s'affrontaient Shindô et Tôya. Il ne s'agissait pourtant que d'une partie amicale et qui par conséquent, ne comportait aucun enjeu déterminant tel que l'obtention d'un nouveau dan.

Les coups étaient portés à une vitesse impressionnante mais personne ne s'en étonnait plus dès lors que ceux qui s'affrontaient étaient considérés comme les étoiles montantes du go. A première vue, il semblait que ce soit Tôya qui menait. Bien que rapide, chacun de ses mouvements était mesuré. Ses yeux brillaient de cette lueur de détermination si particulière qu'il n'avait que lorsque Shindô se trouvait face à lui. Quant à Shindô, son regard parcourait le jeu à la recherche de la moindre faille tandis que ses doigts se crispaient sur l'éventail qu'il tenait en main. Waya serrait des dents en pensant qu'une fois encore, Shindô ne l'emporterait pas. Il ne pouvait néanmoins s'empêcher de frissonner en remarquant combien le gouffre entre son meilleur ami et lui s'étendait de jour en jour.

La surface du goban était presque remplie, ils s'approchaient de la fin. Akira en profita pour scruter son adversaire. Tandis qu'il explorait toutes les possibilités de mouvement, l'expression de Shindô changea presque imperceptiblement. Seul Tôya qui avait tellement l'habitude de jouer contre lui reconnut la lueur caractéristique qui était apparue dans le regard de son ami, celle qui signifiait qu'il avait trouvé comment se sortir d'une situation que quiconque aurait jugée désespérée. Il reporta de nouveau son regard sur la partie, cherchant quelle faille avait pu repérer son adversaire et la vit. Certes, elle était infime et sans nul doute que personne d'autre que Shindô n'aurait été en mesure de l'apercevoir. Il lui suffisait d'un seul coup pour que l'avance minime qu'il conservait soit rattrapée sinon dépassée lors du yose.

Cependant, alors qu'il attendait avec anxiété que Shindô lui porte cette attaque redoutable, il ne put s'empêcher de lâcher un hoquet de stupeur lorsque Shindô joua un coup inutile. Ses poings qui reposaient sur le coussin se serrèrent jusqu'à ce que ses jointures blanchissent. Son regard qui jusque-là n'était que déterminé se fit beaucoup plus dur, voire haineux. Lorsque la fin de la partie lui concéda la victoire d'un moku et demi, sans même procéder aux remerciements d'usage, le jeune homme se leva brusquement avec la souplesse d'un félin prêt à bondir sur sa proie.

Shindo toujours assis, leva les yeux vers lui, inquiet. Les regards des autres joueurs se tournèrent aussi vers Akira, et tous frémirent en sentant la colère dont irradiait le jeune homme.

« Sincèrement, je me demande comment tu peux te considérer comme mon rival en étant si stupide. » Les mots étaient tombés comme le couperet d'une guillotine, sèchement et violemment.

Waya, toujours prêt à prendre la défense de son meilleur ami, ripostait déjà :

« Comment peux-tu parler ainsi à ton a… » Il se mordit la langue en se rendant compte de ce qu'il avait failli dévoiler. Il jeta un coup d'œil discret à ses camarades et soupira intérieurement de soulagement en se rendant compte que tous étaient bien trop préoccupés par l'attitude d'Akira pour avoir fait attention à ses paroles. Celui-ci d'ailleurs s'était déjà emparé de sa veste et sortait de la salle, laissant un Shindô, penaud, la tête baissée pour ne laisser voir à personne combien ces paroles l'avaient blessé.

Etait-ce la même personne dont la voix se fêlait en murmurant d'une voix rauque qu'il l'aimait alors qu'ils allaient atteindre l'apogée du plaisir ? Il secoua la tête, bien décidé à ne pas faire preuve de faiblesse devant ses amis.

Waya se précipitait déjà à la suite d'Akira lorsque la voix d'Hikaru le stoppa.

« Laisse tomber Waya, ce n'est pas la peine de te casser la tête avec cet ingrat ».

Waya se retourna pour faire face à son meilleur ami. En apparence il semblait impassible, mais pourtant il savait que ce n'était pas le cas, le jeune homme aux cheveux hirsutes pouvait presque sentir la peine d'Hikaru et elle lui lacérait le cœur. Mais aussi quelle idée de tomber amoureux d'un connard pareil. Il avait bien prévenu son ami que cette histoire ne pouvait que le faire souffrir. Néanmoins, au lieu de ressentir, une certaine satisfaction quant au fait qu'il avait raison, cela le peinait d'une manière qu'il n'aurait pas crû possible.

C'est pourquoi il n'écouta pas Shindô et s'élança pour ne pas perdre la trace de Monsieur-je-suis-le-meilleur-en-go.

Il finit par le retrouver dans les toilettes. Tôya lui tournait le dos et il se rapprocha de lui jusqu'à lui mettre la main sur l'épaule pour qu'il se retourne. Cependant le jeune homme se défit de sa poigne d'un coup d'épaule et toujours sans lui porter le moindre regard lui lança :

« Ce qu'il se passe entre Hikaru et moi ne te regarde en rien. »

Waya sentit la colère le submerger, agrippa l'épaule d'Akira avec violence pour qu'il fasse volte-face tandis que son autre main se resserrait en un poing bien déterminé à dire sa façon de pensée à son vis-à-vis.

Son poing s'arrêta à quelques centimètres du visage d'Akira. Waya ne pouvait plus détacher ses yeux écarquillés des larmes qui coulaient silencieusement sur les joues de Tôya. Ses yeux verts émeraude plongeaient dans les siens avec fierté comme s'il ne s'était pas rendu compte qu'il pleurait.

Waya abaissa son poing en soupirant. Même la tristesse de celui qu'il avait longtemps considéré comme un ennemi ne lui faisait pas plaisir. Décidément quelque chose n'allait pas avec lui. Il n'osa regarder Akira alors que celui-ci passait de l'eau sur son visage dans l'espoir d'atténuer la rougeur de ses yeux et finit par relever la tête quand le son du robinet s'arrêta.

« Je peux savoir pourquoi tu as parlé à Hikaru avec autant de mépris ? » reprit-il.

Akira ouvrit la bouche pour lui répliquer que s'il était un bon joueur, il l'aurait certainement compris mais se ravisa. Se mettre en colère ne lui apporterait rien de bon sinon le faire craquer à nouveau. Il se massa les tempes en fermant les yeux dans l'espoir de calmer son esprit encore passablement sur les nerfs. Que pouvait-il répondre à cela ? Qu'il ne supportait pas que malgré leurs nouveaux liens, Hikaru privilégie ses amis à lui ? Que l'attitude froide de son père depuis qu'il avait découvert « son mauvais penchant » le faisait en plus souffrir ? Qu'il en avait assez d'essayer de bien s'entendre avec lui tandis qu'il ne faisait aucun effort. Que tout cela composait assez de raisons qui faisaient qu'il aurait dû perdre cette partie et qu'il l'ait tout de même gagné à cause de la pitié de son petit ami envers lui et cela l'enrageait ? »

Il faillit rire tant la situation lui semblait tout à coup comique. Il aurait d'ailleurs ri si son attitude envers Hikaru ne lui laissait pas un goût si amer dans la bouche. Il était avec le jeune homme qui le détestait le plus au monde et celui-ci voulait lui servir de psychologue personnel.

« Je ne peux rien te dire, désolé » répondit-il tristement. Waya finit par hausser les épaules et s'apprêtait à sortir, les mains dans les poches quand Akira l'interpela.

Il se retourna nonchalamment et attendit qu'Akira, hésitant, lui parle.

« Merci pour aujourd'hui…De plus je voulais te le dire avant… mais je n'étais pas sûr que tu acceptes mais… »

Un profond soupir lui parvint.

« Vas-y, accouche, bordel ! » gronda Waya

J'organise une fête pour mon anniversaire la semaine prochaine. J'espère que tu viendras »

Je verrai bien, à plus »