Parfois, je fais des rêves bizarres. Cette nuit par exemple. Alors je les relie à des histoires que j'invente. Ce matin par exemple. En voici le résultat. Ce n'est que le prologue, mais la suite ne devrait pas tarder. Dans la suite, j'emploierai la troisième personne.
Résumée : une ancienne alchimiste qui a tout perdu est forcée de rejoindre les rangs de Mangemorts, sur la proposition de Voldemort. Une proposition, nullement désintéressée naturellement. Nullement fortuite non plus.
Car dans l'ombre, les maîtres alchimistes tirent les ficelles de leur marionnette alors qu'une menace des temps du chaos se réveille. Hum, légérement AU XD.
Disclaimer : les personnages de JKR sont à JKR. Tout comme son monde. En revanche, la mise en scène des dragons et des alchimistes est l'oeuvre de Morphée, maître des rêves et du chat qui me réveille la nuit, me permettant de m'en souvenir. Les fautes d'orthographe sont miennes.
Rating : T.
NB : Ce prologue n'est qu'un rêve mis en forme, avec un glissement dans les temps grammaticaux. Par la suite, je me cantonne au passé simple/imparfait, énoncé à la troisième personne. En gros un trailer introductif. La suite est un peu différente.
Prologue : Par trois fois, je l'ai affronté.
Par trois fois, nous nous sommes rencontrés.
La première fois se situe il y a bien des années. À l'époque, j'étais une alchimiste entraînée et redoutée. Je me souviens, cela s'était déroulé dans les souterrains. Nous avions passés des jours et des jours à jouer au chat et à la souris -pardon au phénix et au serpent- dans le dédale minérale, chacun tentant de surprendre l'autre au détour d'une stalagmite couverte de calcite ou d'une rivière cristalline. Cette chasse, rythmée par le bruit des gouttes d'eau chargées en minéraux qui tombaient en frappant la pierre, se fut achevée à proximité d'une ouverture donnant au milieu d'une falaise vertigineuse. Je me rappelle du soleil couchant qui avait baigné l'horizon de sang.
À l'époque j'étais puissante, le Ministère m'avait confié un artefact draconique afin d'être plus redoutable encore. Je le vainquis. Je l'épargna. Pour cette faute de pitié, le Ministère me congédia, gardant pour lui ma baguette. Quelque mois plus tard, mon ennemi connaîtrait une nouvelle défaite face à un enfant de un an.
Des années passèrent, bien des années. Je vivais de petits boulots, je dépérissais. L'homme avec qui je pensais fonder un foyer partit. Il ne me restait plus rien.
Puis il revint, mon ennemi. Potter criait au loup, le Minsitère faisait la sourde oreille, mais moi je l'entendis. J'eus peur.
Je m'entraînais, dans l'espoir vain de lui résister. Par la pensée j'englobais les objets que je voyais et tentais de les soulever. Parfois cela marchait. Tel était mon dernier pouvoir : la télékinésie.
Il me trouva un jour, nous nous battîmes. Il était le chat et moi la souris. Lui s'est amusé. Pas moi. Nous avons terminé notre combat, si tant est que l'on peut appeler cela un combat, dans l'Allée des Embrumes. Il a jeté le sort d'invocation d'un dragon des ténèbres et il est parti. Le dragon a semé la panique, sans me blesser, jusqu'à ce que les Aurors l'ont maîtrisé. On m'a accusée d'avoir invoqué le dragon ; qui d'autre aurait pu le faire ? Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom était mort depuis des années. Ils m'ont condamnée à Askaban, mais je suis parvenue à m'enfuir. Entre temps, ils m'avaient inhibé ma magie.
Quelques jours de fuite plus tard, alors que je tentais d'entrer dans une bibliothèque, à la recherche d'un remède pour retrouver ma magie, il m'a vue. Il s'est avancé vers moi d'un pas calme. Personne ne le reconnaissait, il avait trop changé. Il n'avait plus rien du serpent hideux : c'était un homme d'une quarantaine d'année, brun, le visage beau et fin, les yeux sombres détenant un léger reflet incarnat qui marchait en plein jour.
À présent, il se tient devant moi, il me dévisage. Je soutient son regard, sans peur. Qu'ai-je à perdre ? Rien, à part une vie maudite. C'est donc sans émotion que je contemple la baguette qu'il vient de sortir discrètement. Il le voit, il s'en amuse. Il range sa baguette.
« Je te dois la vie » rappelle-t-il, mais son t6n sent la moquerie.
J'opine. Que puis-je faire d'autre ?
Il poursuit.
« Aussi je suis prêt à sauver la tienne, à te rendre ta magie. En échange, tu dois me jurer trois ans d'obéissance »
Qu'ai-je à perdre ? Rien. Un peu de fierté peut-être... pour ce qu'il m'en reste. Qu'ai-je à gagner ? Beaucoup.
Il est le seul à me tendre la main. C'est intéressé, mais lui le fait. Qui peut en dire autant ? Personne. Il y a ceux qui m'ont calomniée, ceux qui m'ont jugée ceux qui m'ont condamnée, ceux qui m'ont abandonnée. Lui qui a voulu me tuer, peut maintenant me sauver. Des larmes amères coulent sur mes joues. Dans leur sel, se mélange joie et désespoir.
« J'accepte ».
Il esquisse un sourire, je me sens plus honteuse encore. Je viens de me renier moi-même. J'ai tout perdu, sauf l'espoir que je viens de retrouver.
Et voilà, c'est fini ! Qu'en pensez-vous ?
