Je m'inspire ici d'un chapitre du manga yaoi Okane ga nai. Cela me semblait correspondre assez avec le Gin-Kira. J'espère que c'est cohérent...

Bonne lecture.

Lorsqu'on toqua à sa porte, en fin de soirée, Kira alla ouvrir en pyjama; c'était un kimono blanc en satin flou qui se froissait au moindre de ses mouvements, élargissant l'échancrure de son col à chacun de ses gestes du bras.

Mais peut importe, puisqu'il ne faisait que dormir avec; ça n'avait aucune incidence.

Sauf que lorsqu'il ouvrit, il se trouva face à Ichimaru, et il rougit de se trouver dans cette tenue, assez peu réglementaire.

Gin le regarda de haut en bas, appréciateur; puis il l'attrapa par le bras, le repoussant à l'intérieur tout en claquant la porte derrière lui.

- Je ne peux plus attendre, souffla-t-il tout près de son oreille.

Kira essaya de se réfugier dans la salle de bain, mais Gin l'y suivit et le plaqua brutalement contre le lavabo. Le blond se retrouva accoudé à l'évier, face au miroir, tandis que son supérieur hiérarchique se collait contre son dos. Sa main droite, habile, profita de la large ouverture de son kimono pour se glisser sous le vêtement et venir pincer ses tétons.

De son autre main, il caressait son ventre et jouait à faire descendre tout doucement le pantalon.

Tout le corps d'Izuru tremblait d'appréhension. Soudain, il entendit un son étrange retentir à ses oreilles.

« Qu'est-ce que c'est ? » se demanda-t-il.

Soudain la main gauche d'Ichimaru se glissa vive comme un serpent entre ses jambes.

- Aaaah…

« Mais…c'est ma voix ! » réalisa Kira, la main sur la bouche.

- Tu aimes cela, n'est-ce pas ? Je veux juste que tu l'admettes, susurra Ichimaru à son oreille, tout en continuant ses caresses, sa main droite abandonnant son torse pour venir serrer légèrement sa gorge.

- N-non…

La pression sur sa gorge se fit plus forte, cependant Gin le relâcha presque immédiatement.

- Je vais te montrer !

Le pantalon tomba sur le sol. Puis l'albinos se mit à genoux et se plaça sous les cuisses du blond.

- Ne bouge pas, ordonna-t-il d'une voix dure. Et regarde bien ton expression dans le miroir.

C'est alors qu'il l'enroba de sa bouche et qu'il commença à sucer.

- AAAaaah !, s'écria Kira.

Et ses yeux se posèrent sur son reflet. Ichimaru accentua sa caresse, et ses doigts touchèrent une zone sensible de son intimité.

- Ah ! Ahhh !

Il vit dans le miroir son visage se transformer. Ses joues rosirent, ses yeux devinrent humides et plissés, ses lèvres laissaient échapper un chapelet de gémissements qui embuait la glace.

- Je ne peux…plus t…tenir !, gémit-il.

Il essaya de se retenir, mais c'était plus fort que lui; le désir l'envahissait; ses hanches bougeaient toutes seules, lentement, mimaient le coït; ses halètements se firent plus intenses; il balbutia, effrayé par ses propres réactions :

- Je…je…par pitié laissez-moi tranquille !

Des larmes roulèrent sur ses pommettes rouges. La honte du plaisir lui fit monter une bouffée de chaleur au front; il cria, à bout :

- Je…j-je…vais…

Là, Ichimaru stoppa ses va et vient. Il le relâcha.

- Qui a dit que tu pouvais ?

Il se redressa fièrement, essuyant ses lèvres. Il jeta un coup d'œil glacial à son lieutenant, qui s'en trouva d'autant plus pathétique.

- Si tu veux obtenir quelque chose, il te suffit de demander, ajouta Gin en s'adossant au mur pour l'observer, un sourire pervers accroché à la figure.

Kira, tremblant et encore brûlant de partout, essayait de réfléchir; pourtant son instinct prit le pas sur sa raison, et c'est complètement mort de honte et humilié qu'il se retourna, la tête basse, s'approcha de son capitaine, et le prenant très doucement par les pans de son manteau, le supplia :

- S'il vous plaît…

- Quoi Izuru ?

- Je…vous en prie…faites-moi jouir.

- Bien sûr, chuchota tendrement Ichimaru en lui relevant le menton pour l'embrasser.

Il le prit.